Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְחִישֵּׁב עָלֶיהָ בֵּין חוּץ לִמְקוֹמוֹ בֵּין חוּץ לִזְמַנּוֹ – פָּסוּל, וְאֵין בּוֹ כָּרֵת.et qu'il a eu à son sujet une intention invalidante, que ce soit hors de son lieu ou hors de son temps : l'offrande est invalide, mais elle n'entraîne pas le karèt (retranchement).
- (לֹא) חִישֵּׁב עָלֶיהָ חוּץ לִמְקוֹמוֹ – פָּסוּל, וְאֵין בּוֹ כָּרֵת. חוּץ לִזְמַנּוֹ – פִּיגּוּל, וְחַיָּיבִין עָלָיו כָּרֵת, דִּבְרֵי רַבִּי אֶלְעָזָר וְרַבִּי שִׁמְעוֹן.Autre leçon de la baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : s'il a eu à son sujet une intention, alors que la poignée était dans sa main droite, hors de son lieu, elle est invalide, mais elle n'entraîne pas le karèt ; hors de son temps, c'est pigoul (sacrifice rejeté à cause d'une intention invalidante) et l'on est passible de karèt pour cela. Telles sont les paroles de Rabbi Elazar et de Rabbi Chimon.
- וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: כֵּיוָן שֶׁנְּתָנוֹ לִשְׂמֹאל – פְּסָלַתּוּ מַתְּנָתוֹ, מַאי טַעְמָא? מִשּׁוּם דְּבָעֵי קְדוּשָּׁה בִּכְלִי, וְכֵיוָן שֶׁנְּתָנוֹ לִשְׂמֹאל – נַעֲשָׂה כְּדָם שֶׁנִּשְׁפַּךְ מִצַּוַּאר בְּהֵמָה עַל הָרִצְפָּה וַאֲסָפוֹ, שֶׁפָּסוּל.Et les Sages disent : dès lors qu'il l'a mise dans la main gauche, ce dépôt l'a invalidée, et la remettre dans la main droite n'y change rien. Quelle en est la raison ? Parce qu'elle requiert une sanctification dans un ustensile du service, et dès lors qu'il l'a mise dans la main gauche, elle est devenue comme du sang qui s'est répandu du cou de la bête sur le sol et qu'on a recueilli, lequel est invalide.
- מִכְּלָל דְּרַבִּי אֶלְעָזָר וְרַבִּי שִׁמְעוֹן לָא בָּעוּ מַתַּן כְּלִי, תְּיוּבְתָּא דְּרַב נַחְמָן, תְּיוּבְתָּא.On en déduit que Rabbi Elazar et Rabbi Chimon n'exigent pas le dépôt dans un ustensile pour sanctifier la poignée. Voilà une teyouvta (réfutation définitive) de Rav Na'hman bar Yits'hak, qui a dit que tous admettent cette exigence. La Guemara conclut : c'est bien une teyouvta.
- לְרַבִּי יְהוּדָה בְּרֵיהּ דְּרַבִּי חִיָּיא מְסַיְּיעָא לֵיהּ, לְרַבִּי יַנַּאי לֵימָא תֶּיהְוֵי תְּיוּבְתָּא?Cela soutient Rabbi Yehouda, fils de Rabbi 'Hiya, pour qui, selon Rabbi Chimon, le service à la main se fait de la main droite. Pour Rabbi Yannaï, dira-t-on que ce soit une teyouvta, puisque la baraïta exige de remettre la poignée dans la main droite, alors qu'il valide tout mode de transport ?
- אָמַר לָךְ רַבִּי יַנַּאי: אֲנָא דַּאֲמַרִי כְּתַנָּא דְּהֶקְטֵר, וְלָאו לִצְדָדִים קָתָנֵי.Rabbi Yannaï te dira : moi, j'ai parlé selon le Tanna (Sage de l'époque de la Michna) de la combustion des graisses et des membres, qui valide la main gauche, et il n'enseigne pas en distinguant les cas, contrairement à l'explication donnée plus haut.
- הִקְטִיר קוּמְצָהּ פַּעֲמַיִם – כְּשֵׁרָה. אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: ״פַּעֲמַיִם״ – וְלֹא פַּעֲמֵי פַעֲמַיִם, וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: ״פַּעֲמַיִם״ – וַאֲפִילּוּ פַּעֲמֵי פַעֲמַיִם.La Michna a enseigné : s'il a fait fumer sa poignée en deux fois, elle est valable. Rabbi Yehochoua ben Lévi a dit : « deux fois », moitié par moitié, mais non plusieurs fois deux fois. Et Rabbi Yo'hanan a dit : « deux fois », et même plusieurs fois deux fois, en petites portions.
- מַאי בֵּינַיְיהוּ? אָמַר רַבִּי זֵירָא: יֵשׁ קוֹמֶץ פָּחוֹת מִשְּׁנֵי זֵיתִים, וְיֵשׁ הַקְטָרָה פְּחוּתָה מִכְּזַיִת אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ.Qu'y a-t-il entre eux ? Rabbi Zeira a dit : entre eux, il y a la question de savoir s'il existe une poignée de moins de deux olives, et s'il existe une combustion de moins d'une olive.
- רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי סָבַר: אֵין קוֹמֶץ פָּחוֹת מִשְּׁנֵי זֵיתִים, וְאֵין הַקְטָרָה פְּחוּתָה מִכְּזַיִת. וְרַבִּי יוֹחָנָן סָבַר: יֵשׁ קוֹמֶץ פָּחוֹת מִשְּׁנֵי זֵיתִים, וְיֵשׁ הַקְטָרָה פְּחוּתָה מִכְּזַיִת.Rabbi Yehochoua ben Lévi pense : il n'existe pas de poignée de moins de deux olives, et il n'existe pas de combustion de moins d'une olive. Aussi « deux fois » est-il à prendre à la lettre, chaque fois une olive. Et Rabbi Yo'hanan pense : il existe une poignée de moins de deux olives, et il existe une combustion de moins d'une olive. Aussi la poignée reste-t-elle valable même divisée en petites portions.
- אִיתְּמַר: קוֹמֶץ מֵאֵימָתַי מַתִּיר שִׁירַיִם בַּאֲכִילָה? רַבִּי חֲנִינָא אוֹמֵר: מִשֶּׁמָּשְׁלָה בּוֹ (אֶת) הָאוּר, רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: מִשֶּׁתַּצִּית בּוֹ (אֶת) הָאוּר בְּרוּבּוֹ.Il a été dit par les Amoraïm (Sages de l'époque de la Guemara) : à partir de quand la poignée permet-elle la consommation du reste de l'offrande aux Cohanim (prêtres) ? Rabbi 'Hanina dit : à partir du moment où le feu s'en est emparé. Rabbi Yo'hanan a dit : à partir du moment où le feu en a embrasé la majeure partie.
- אֲמַר לֵיהּ רַב יְהוּדָה לְרַבָּה בַּר רַב יִצְחָק: אַסְבְּרַהּ לָךְ טַעְמָא דְּרַבִּי יוֹחָנָן, אָמַר קְרָא: ״וְהִנֵּה עָלָה קִיטֹר הָאָרֶץ כְּקִיטֹר הַכִּבְשָׁן״, אֵין כִּבְשָׁן מַעֲלֶה קִיטוֹר עַד שֶׁתַּצִּית הָאוּר בְּרוּבּוֹ.Rav Yehouda a dit à Rabba bar Rav Yits'hak : je vais t'expliquer la raison de Rabbi Yo'hanan. Le verset dit : « Et voici que la fumée de la terre montait comme la fumée d'une fournaise » (Genèse 19, 28) : une fournaise ne dégage de fumée que lorsque le feu en a embrasé la majeure partie. Or, pour la poignée aussi, il est écrit que le Cohen la « fera fumer » (Lévitique 2, 2).
- אֲמַר לֵיהּ רָבִין בַּר רַב אַדָּא לְרָבָא: אָמְרִי תַּלְמִידֶיךָ אָמַר רַב עַמְרָם, תַּנְיָא: אֵין לִי אֶלָּא דְּבָרִים שֶׁדַּרְכָּן לִיקְרַב בַּלַּיְלָה, כְּגוֹן אֵבָרִים וּפְדָרִים, שֶׁמַּעֲלָן וּמַקְטִירָן מִבּוֹא הַשֶּׁמֶשׁ, וּמִתְעַכְּלִין וְהוֹלְכִין כׇּל הַלַּיְלָה כּוּלָּהּ.Ravin bar Rav Adda a dit à Rava : tes disciples disent que Rav Amram a dit : il a été enseigné dans une baraïta : je n'ai de source que pour les choses qui sont d'ordinaire offertes de nuit, comme les membres de l'holocauste et les graisses (pedarim), que l'on fait monter et fumer à partir du coucher du soleil, et qui se consument toute la nuit.
- דְּבָרִים שֶׁדַּרְכָּן לִיקְרַב בַּיּוֹם, כְּגוֹן: הַקּוֹמֶץ, וְהַלְּבוֹנָה, וְהַקְּטֹרֶת, וּמִנְחַת כֹּהֲנִים, וּמִנְחַת כֹּהֵן מָשׁוּחַ, וּמִנְחַת נְסָכִים, שֶׁמַּעֲלָן וּמַקְטִירָן מִבּוֹא הַשֶּׁמֶשׁ?Pour les choses qui sont d'ordinaire offertes de jour, comme la poignée, l'oliban, l'encens, la min'ha (offrande végétale) des Cohanim, la min'ha du Cohen oint et la min'ha des libations, que l'on ferait monter et fumer à partir du coucher du soleil, d'où le sait-on ?
- וְהָא אָמְרַתְּ דַּרְכָּן לִיקְרַב בַּיּוֹם! אֶלָּא, עִם בֹּא הַשֶּׁמֶשׁ, שֶׁמִּתְעַכְּלִין וְהוֹלְכִין כׇּל הַלַּיְלָה – מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״זֹאת תּוֹרַת הָעֹלָה״ – רִיבָּה.La Guemara s'interroge : mais tu as dit qu'elles sont d'ordinaire offertes de jour ! Dis plutôt : avec le coucher du soleil, c'est-à-dire juste avant, de sorte qu'elles se consument toute la nuit : d'où le sait-on ? Le verset dit : « Telle est la loi de l'holocauste » (Lévitique 6, 2) : il a inclus tout ce qui monte sur l'autel.
- וְהָא עִם בֹּא הַשֶּׁמֶשׁ – לָא מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ שֶׁתַּצִּית הָאוּר בְּרוּבּוֹ. לָא קַשְׁיָא: כָּאן לִקְלוֹט, כָּאן לְהַתִּיר.Ravin bar Rav Adda objecte : mais avec le coucher du soleil, tu ne trouveras pas que le feu en ait embrasé la majeure partie avant la tombée de la nuit ! Cela contredit Rabbi Yo'hanan. Ce n'est pas difficile : ici, il s'agit de recevoir l'offrande, pour que l'autel la saisisse et qu'elle ne soit pas invalidée ; là, il s'agit de permettre le reste à la consommation.
- רַבִּי אֶלְעָזָר מַתְנֵי לַהּ ״מִבּוֹא הַשֶּׁמֶשׁ״, וּמוֹקֵים לַהּ בְּפוֹקְעִין, וְכֵן כִּי אֲתָא רַב דִּימִי אָמַר רַבִּי יַנַּאי: בְּפוֹקְעִין.Rabbi Elazar enseigne la baraïta avec la leçon « à partir du coucher du soleil », et l'applique aux parties projetées hors du feu, que l'on remet sur le feu toute la nuit. Et de même, quand Rav Dimi est venu de terre d'Israël, il a dit que Rabbi Yannaï a dit : il s'agit des parties projetées.
- וּמִי אָמַר רַבִּי יַנַּאי הָכִי? וְהָא אָמַר רַבִּי יַנַּאי: קְטֹרֶת שֶׁפָּקְעָה מֵעַל גַּבֵּי הַמִּזְבֵּחַ, אֲפִילּוּ קְרָטִין שֶׁבָּהּ אֵין מַחֲזִירִין אוֹתָן! וְתָנֵי רַב חֲנִינָא בַּר מִנְיוֹמֵי בִּדְבֵי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב: ״אֲשֶׁר תֹּאכַל הָאֵשׁ אֶת הָעֹלָה עַל הַמִּזְבֵּחַ״ – עִיכּוּלֵי עוֹלָה אַתָּה מַחְזִיר, וְאִי אַתָּה מַחְזִיר עִיכּוּלֵי קְטֹרֶת! סְמִי מִיכָּן קְטֹרֶת.Et Rabbi Yannaï a-t-il dit cela ? Mais Rabbi Yannaï n'a-t-il pas dit : de l'encens projeté de dessus l'autel, même ses morceaux, on ne les remet pas sur le feu ! Et Rav 'Hanina bar Minyomi, de l'école de Rabbi Eliézer ben Yaakov, a enseigné : « ce que le feu consumera de l'holocauste sur l'autel » (Lévitique 6, 3) : les parties à demi consumées de l'holocauste, tu les remets, mais tu ne remets pas les parties à demi consumées de l'encens ! La Guemara répond : retire d'ici « l'encens » de la liste de la baraïta.
- אָמַר רַבִּי אַסִּי: כִּי פָּשֵׁיט רַבִּי אֶלְעָזָר בִּמְנָחוֹת, בָּעֵי הָכִי – בָּעֵי רַבִּי אֶלְעָזָר: קוֹמֶץ שֶׁסִּידְּרוֹ, וְסִידֵּר עָלָיו אֶת הַמַּעֲרָכָה, מַהוּ? דֶּרֶךְ הַקְטָרָה בְּכָךְ, אוֹ אֵין דֶּרֶךְ הַקְטָרָה בְּכָךְ? תֵּיקוּ.Rabbi Assi a dit : quand Rabbi Elazar enseignait le traité Mena'hot, il posait ainsi la question. Rabbi Elazar a demandé : une poignée que le Cohen a disposée sur l'autel et sur laquelle il a disposé le bûcher, qu'en est-il ? Est-ce une manière de faire fumer, ou n'est-ce pas une manière de faire fumer ? Tékou (la question reste en suspens).
- בָּעֵי חִזְקִיָּה: אֵבָרִין שֶׁסִּידְרָן וְסִידֵּר עֲלֵיהֶן אֶת הַמַּעֲרָכָה, מַהוּ? ״עַל הָעֵצִים״ אָמַר רַחְמָנָא דַּוְקָא עַל הָעֵצִים, אוֹ דִלְמָא כֵּיוָן דִּכְתִיב קְרָא אַחֲרִינָא: ״אֲשֶׁר תֹּאכַל הָאֵשׁ אֶת הָעֹלָה עַל הַמִּזְבֵּחַ״, אִי בָּעֵי הָכִי עָבֵיד, אִי בָּעֵי הָכִי עָבֵיד? תֵּיקוּ.'Hizkiya a demandé : des membres qu'il a disposés et sur lesquels il a disposé le bûcher, qu'en est-il ? Le Miséricordieux a dit « sur le bois » (Lévitique 1, 8) : est-ce précisément sur le bois, ou peut-être, puisqu'il est écrit dans un autre verset : « ce que le feu consumera de l'holocauste sur l'autel » (Lévitique 6, 3), s'il le veut il fait ainsi, s'il le veut il fait ainsi ? Tékou.
- בָּעֵי רַבִּי יִצְחָק נַפָּחָא: אֵבָרִין שֶׁסִּידְּרָן בְּצִידֵּי הַמַּעֲרָכָה, מַהוּ? אַלִּיבָּא דְּמַאן דְּאָמַר ״עַל״ מַמָּשׁ – לָא תִּיבְּעֵי לָךְ,Rabbi Yits'hak Nappa'ha a demandé : des membres qu'il a disposés sur les côtés du bûcher, qu'en est-il ? Selon celui qui dit que « sur » est à prendre à la lettre, ne te pose pas la question,
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.