Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- רַבִּי יְהוּדָה בָּתַר חֲזוּתָא אָזֵיל, וְאִידֵּי וְאִידֵּי מִין בְּמִינוֹ הוּא.Rabbi Yehouda suit l'apparence, et l'une et l'autre, viande abattue et névéla (bête morte sans abattage rituel), qui ont même aspect, sont une espèce dans sa propre espèce.
- אֶלָּא, אַלִּיבָּא דְּרַבִּי חִיָּיא, דְּתָנֵי רַבִּי חִיָּיא: נְבֵילָה וּשְׁחוּטָה בְּטֵילוֹת זוֹ בָּזוֹ.Plutôt, ils parlent selon Rabbi 'Hiya, car Rabbi 'Hiya a enseigné : la névéla et la bête abattue s'annulent l'une dans l'autre. Rav 'Hisda y voit la névéla dans la bête abattue, Rabbi 'Hanina la bête abattue dans la névéla.
- רַבִּי חִיָּיא אַלִּיבָּא דְּמַאן? אִי אַלִּיבָּא דְּרַבָּנַן – הָא אָמְרִי: עוֹלִין הוּא דְּלָא מְבַטְּלִי אַהֲדָדֵי, הָא מִין בְּמִינוֹ בָּטֵיל! וְאִי אַלִּיבָּא דְּרַבִּי יְהוּדָה – כׇּל מִין בְּמִינוֹ לְרַבִּי יְהוּדָה לֹא בָּטֵיל!Rabbi 'Hiya, selon qui parle-t-il ? Si c'est selon les Sages, ils ont dit : ce sont les éléments qui montent qui ne s'annulent pas l'un l'autre, mais une espèce dans sa propre espèce est annulée ! Et si c'est selon Rabbi Yehouda, pour Rabbi Yehouda toute espèce dans sa propre espèce n'est pas annulée !
- לְעוֹלָם אַלִּיבָּא דְּרַבִּי יְהוּדָה, וְכִי קָא אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: מִין בְּמִינוֹ לֹא בָּטֵל – הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּאֶפְשָׁר לֵיהּ לְמִיהְוֵי כְּוָותֵיהּ, אֲבָל הֵיכָא דְּלָא אֶפְשָׁר לֵיהּ לְמִיהְוֵי כְּוָותֵיהּ – בָּטֵל.En réalité, c'est selon Rabbi Yehouda ; et lorsque Rabbi Yehouda dit qu'une espèce dans sa propre espèce n'est pas annulée, cela vaut là où il lui est possible de devenir comme lui ; mais là où il ne lui est pas possible de devenir comme lui, elle est annulée.
- וּבְהָא קָא מִיפַּלְגִי, דְּרַב חִסְדָּא סָבַר: בָּתַר מְבַטֵּל אָזְלִינַן.Et c'est en cela qu'ils sont en désaccord : Rav 'Hisda pense que nous suivons l'annulant, la plus grande quantité : si elle peut devenir comme la plus petite, celle-ci n'est pas annulée.
- וְרַבִּי חֲנִינָא סָבַר: בָּתַר בָּטֵל אָזְלִינַן.Et Rabbi 'Hanina pense que nous suivons l'annulé, la plus petite quantité : si elle peut devenir comme la plus grande, elle n'est pas annulée.
- תְּנַן: שְׁתֵּי מְנָחוֹת שֶׁלֹּא נִקְמְצוּ וְנִתְעָרְבוּ זוֹ בְּזוֹ, אִם יָכוֹל לִקְמוֹץ מִזּוֹ בִּפְנֵי עַצְמָהּ וּמִזּוֹ בִּפְנֵי עַצְמָהּ – כְּשֵׁרוֹת, וְאִם לָאו – פְּסוּלוֹת. וְהָא הָכָא, כֵּיוָן דְּקָמֵיץ לֵיהּ מֵחֲדָא – אִידַּךְ הֲוָה לֵיהּ שִׁירַיִם, וְלָא קָא מְבַטְּלִי שִׁירַיִם לְטִיבְלָא.Nous avons appris dans la Michna : deux offrandes de farine dont la poignée (kométs) n'a pas été prélevée et qui se sont mêlées l'une à l'autre : si l'on peut prélever une poignée de celle-ci à part et de celle-là à part, elles sont valides ; sinon, elles sont invalides. Or ici, dès qu'on a prélevé la poignée de l'une, l'autre partie devient des restes, et les restes n'annulent pas ce qui est encore tivla (offrande dont la poignée n'a pas été prélevée).
- מַנִּי? אִי רַבָּנַן – הָא אָמְרִי: עוֹלִין הוּא דְּלָא מְבַטְּלִי הֲדָדֵי, הָא מִין בְּמִינוֹ בָּטֵל! אֶלָּא פְּשִׁיטָא – רַבִּי יְהוּדָה.Selon qui est la Michna ? Si c'est selon les Sages, ils ont dit : ce sont les éléments qui montent qui ne s'annulent pas l'un l'autre, mais une espèce dans sa propre espèce est annulée ! Il est donc évident que c'est selon Rabbi Yehouda.
- בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר: בָּתַר בָּטֵל אָזְלִינַן, בָּטֵל הָוֵי כִּמְבַטֵּל, דִּלְכִי קָמֵיץ מֵאִידַּךְ – הָווּ לְהוּ שִׁירַיִם כִּי הָנֵי.C'est bien selon celui qui dit : nous suivons l'annulé, Rabbi 'Hanina : l'annulé devient comme l'annulant, car lorsqu'on prélèvera la poignée de l'autre, ce seront des restes comme ceux-ci.
- אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר בָּתַר מְבַטֵּל אָזְלִינַן, שִׁירַיִם מִי קָא הָווּ טִיבְלָא? לֵימָא אַלִּיבָּא דְּרַב חִסְדָּא, דְּלָא כְּרַבִּי חִיָּיא.Mais selon celui qui dit : nous suivons l'annulant, Rav 'Hisda, les restes deviennent-ils tivla ? Disons que, selon Rav 'Hisda, la Michna n'est pas conforme à Rabbi 'Hiya ?
- הָתָם, כִּדְרַבִּי זֵירָא, דְּאָמַר רַבִּי זֵירָא: נֶאֶמְרָה הַקְטָרָה בְּקוֹמֶץ, וְנֶאֶמְרָה הַקְטָרָה בְּשִׁירַיִם.Là, c'est conformément à Rabbi Zeira, car Rabbi Zeira a dit : le fait de brûler a été dit pour la poignée (Lévitique 2, 2) et le fait de brûler a été dit pour les restes (Lévitique 2, 11).
- מָה הַקְטָרָה הָאֲמוּרָה בַּקּוֹמֶץ – אֵין הַקּוֹמֶץ מְבַטֵּל אֶת חֲבֵירוֹ, אַף הַקְטָרָה הָאֲמוּרָה בַּשִּׁירַיִם – אֵין שִׁירַיִם מְבַטְּלִין אֶת הַקּוֹמֶץ.De même que pour le fait de brûler dit pour la poignée, une poignée n'annule pas sa compagne, de même pour le fait de brûler dit pour les restes, les restes n'annulent pas la poignée.
- תָּא שְׁמַע: הַקּוֹמֶץ שֶׁנִּתְעָרֵב בְּמִנְחָה שֶׁלֹּא נִקְמְצָה – לֹא יַקְטִיר, וְאִם הִקְטִיר – זוֹ שֶׁנִּקְמְצָה עָלְתָה לַבְּעָלִים, וְזוֹ שֶׁלֹּא נִקְמְצָה לֹא עָלְתָה לַבְּעָלִים, וְלָא קָא מְבַטֵּיל לֵיהּ טִיבְלָא לְקוֹמֶץ.Viens et entends : une preuve de la Michna : la poignée qui s'est mêlée à une offrande dont la poignée n'a pas été prélevée : qu'on ne fasse pas brûler ; et si on l'a fait brûler, celle dont la poignée a été prélevée est acquittée pour les propriétaires, et celle dont la poignée n'a pas été prélevée n'est pas acquittée pour les propriétaires. Ainsi, le tivla n'annule pas la poignée.
- מַנִּי? אִי רַבָּנַן – הָא אָמְרִי: עוֹלִין הוּא דְּלָא מְבַטְּלִי הֲדָדֵי, הָא מִין בְּמִינוֹ בְּטִיל! אֶלָּא פְּשִׁיטָא – רַבִּי יְהוּדָה.Selon qui est la Michna ? Si c'est selon les Sages, ils ont dit : ce sont les éléments qui montent qui ne s'annulent pas l'un l'autre, mais une espèce dans sa propre espèce est annulée ! Il est donc évident que c'est selon Rabbi Yehouda.
- בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר: בָּתַר מְבַטֵּל אָזְלִינַן, מְבַטֵּל הָוֵי כְּבָטֵל, דְּכֹל פּוּרְתָּא חֲזֵי לְמִקְמַץ מִינֵּיהּ, וְהָוֵי לֵיהּ מִין וּמִינוֹ, וּמִין בְּמִינוֹ לֹא בָּטֵל.C'est bien selon celui qui dit : nous suivons l'annulant, Rav 'Hisda : l'annulant devient comme l'annulé, car chaque petite partie est apte à ce qu'on en prélève la poignée ; c'est donc une espèce et sa propre espèce, et une espèce dans sa propre espèce n'est pas annulée.
- אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר בָּתַר בָּטֵל אָזְלִינַן, קוֹמֶץ מִי קָא הָוֵי טִיבְלָא? לֵימָא דְּלָא כְּרַבִּי חִיָּיא? הָא נָמֵי כִּדְרַבִּי זֵירָא.Mais selon celui qui dit : nous suivons l'annulé, Rabbi 'Hanina, la poignée devient-elle tivla ? Disons que ce n'est pas conforme à Rabbi 'Hiya ? Ceci aussi est conformément à Rabbi Zeira.
- תָּא שְׁמַע: נִתְעָרֵב קוּמְצָהּ בְּשִׁירַיִם שֶׁל חֲבֶרְתָּהּ – לֹא יַקְטִיר, וְאִם הִקְטִיר – עָלְתָה לַבְּעָלִים. וְהָא הָכָא דְּלָא הָוֵי מְבַטֵּל כְּבָטֵיל, וְלָא קָא מְבַטְּלִי לֵיהּ שִׁירַיִם לְקוֹמֶץ.Viens et entends : si sa poignée s'est mêlée aux restes de sa compagne : qu'on ne fasse pas brûler ; et si on l'a fait brûler, elle est acquittée pour les propriétaires. Or ici, l'annulant ne devient pas comme l'annulé, et les restes n'annulent pas la poignée.
- מַנִּי? אִי רַבָּנַן וְכוּ׳.Selon qui est la Michna ? Si c'est selon les Sages, etc. Ce serait donc selon Rabbi Yehouda, alors qu'aucun des deux ne peut devenir comme l'autre, contrairement à Rabbi 'Hiya.
- אָמַר רַבִּי זֵירָא: נֶאֶמְרָה הַקְטָרָה בַּקּוֹמֶץ, וְנֶאֶמְרָה הַקְטָרָה בַּשִּׁירַיִם, מָה הַקְטָרָה הָאֲמוּרָה בַּקּוֹמֶץ – אֵין קוֹמֶץ מְבַטֵּל אֶת חֲבֵירוֹ, אַף הַקְטָרָה הָאֲמוּרָה בַּשִּׁירַיִם – אֵין שִׁירַיִם מְבַטְּלִין אֶת הַקּוֹמֶץ.Rabbi Zeira a dit : le fait de brûler a été dit pour la poignée, et le fait de brûler a été dit pour les restes ; de même que pour le fait de brûler dit pour la poignée, une poignée n'annule pas sa compagne, de même pour le fait de brûler dit pour les restes, les restes n'annulent pas la poignée.
- תָּא שְׁמַע: תִּיבְּלָהּ בְּקֶצַח, בְּשׁוּמְשְׁמִין, וּבְכׇל מִינֵי תַּבְלִין – כְּשֵׁרָה. מַצָּה הִיא, אֶלָּא שֶׁנִּקְרֵאת מַצָּה מְתוּבֶּלֶת. קָא סָלְקָא דַּעְתָּךְ דְּאַפֵּישׁ לַהּ תַּבְלִין טְפֵי מִמַּצָּה.Viens et entends : une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : si on l'a assaisonnée avec de la nigelle, avec du sésame ou avec toutes sortes d'épices, elle est valide. Il s'agit de la matsa : c'est de la matsa, sauf qu'on l'appelle matsa assaisonnée. Tu aurais pu penser qu'il y a là plus d'épices que de matsa.
- בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר בָּתַר בָּטֵל אָזְלִינַן, בָּטֵיל הָוֵי כִּמְבַטֵּל, דִּלְכִי מִעַפְּשָׁא (הוי) [הָוְיָא] לַהּ כְּתַבְלִין. אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר בָּתַר מְבַטֵּל אָזְלִינַן, תַּבְלִין מִי קָא הֲווֹ מַצָּה?C'est bien selon celui qui dit : nous suivons l'annulé : l'annulé devient comme l'annulant, car lorsqu'elle moisit, elle devient comme les épices. Mais selon celui qui dit : nous suivons l'annulant, les épices deviennent-elles matsa ?
- הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן? דְּלָא אַפִּישׁ לַהּ תַּבְלִין, דְּרוּבַּהּ מַצָּה הִיא, וְלָא בָּטְלָה. דַּיְקָא נָמֵי, דְּקָתָנֵי: מַצָּה הִיא, אֶלָּא שֶׁנִּקְרֵאת מַצָּה מְתוּבֶּלֶת, שְׁמַע מִינַּהּ.De quoi s'agit-il ici ? D'un cas où les épices ne sont pas plus abondantes : sa majorité est de la matsa, et celle-ci n'est pas annulée. Le texte le montre également avec précision, car il enseigne : c'est de la matsa, sauf qu'on l'appelle matsa assaisonnée. Déduis-en bien cela.
- כִּי סְלֵיק רַב כָּהֲנָא, אַשְׁכְּחִינְהוּ לִבְנֵי רַבִּי חִיָּיא דְּיָתְבִי וְקָאָמְרִי: עִשָּׂרוֹן שֶׁחִלְּקוֹLorsque Rav Kahana monta de Babylonie en Terre d'Israël, il trouva les fils de Rabbi 'Hiya assis, qui disaient : un dixième d'épha d'offrande qu'on a partagé
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