Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הַכֹּהֲנִים״ – מִקְרָא נִדְרָשׁ לְפָנָיו וּלְאַחֲרָיו.les Cohanim » : le verset s'interprète vers ce qui le précède et vers ce qui le suit. Avant ces mots, il est question du versement de l'huile, et après eux, du prélèvement de la poignée ; un Cohen est donc requis pour les deux.
- וְסָבַר רַבִּי שִׁמְעוֹן מִקְרָא נִדְרָשׁ לְפָנָיו וּלְאַחֲרָיו? וְהָתַנְיָא: ״וְלָקַח הַכֹּהֵן מִדַּם הַחַטָּאת בְּאֶצְבָּעוֹ וְנָתַן עַל קַרְנֹת הַמִּזְבֵּחַ״, ״בְּאֶצְבָּעוֹ וְלָקַח״ – מְלַמֵּד שֶׁלֹּא תְּהֵא קַבָּלָה אֶלָּא בְּיָמִין, ״בְּאֶצְבָּעוֹ וְנָתַן״ – מְלַמֵּד שֶׁלֹּא תְּהֵא נְתִינָה אֶלָּא בְּיָמִין.Rabbi Chimon pense-t-il donc qu'un verset s'interprète vers ce qui le précède et vers ce qui le suit ? N'a-t-il pas été enseigné dans une baraïta : « Le Cohen prendra du sang du 'hatat (sacrifice expiatoire) avec son doigt et le mettra sur les cornes de l'autel » (Lévitique 4, 34) : « avec son doigt » se rapporte à « il prendra », ce qui enseigne que la réception du sang ne se fera qu'avec la main droite ; « avec son doigt » se rapporte à « il mettra », ce qui enseigne que l'application du sang ne se fera qu'avec la main droite.
- אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: וְכִי נֶאֱמַר ״יָד״ בְּקַבָּלָה? הוֹאִיל וְלֹא נֶאֱמַר ״יָד״ בְּקַבָּלָה, קִיבֵּל בִּשְׂמֹאל – כָּשֵׁר.Rabbi Chimon a dit : La « main » est-elle donc mentionnée pour la réception ? Puisque la « main » n'est pas mentionnée pour la réception, s'il a reçu le sang de la main gauche, c'est valable.
- וְאָמַר אַבָּיֵי: בְּמִקְרָא נִדְרָשׁ לְפָנָיו וּלְאַחֲרָיו קָא מִיפַּלְגִי (וְרַבִּי שִׁמְעוֹן סָבַר: לְאַחֲרָיו נִדְרָשׁ, וּלְפָנָיו אֵין נִדְרָשׁ).Et Abayé a dit : Ils sont en désaccord sur le point de savoir si un verset s'interprète vers ce qui le précède et vers ce qui le suit : les Sages rapportent « avec son doigt » aux deux verbes, (et Rabbi Chimon pense qu'il s'interprète vers ce qui le suit, mais qu'il ne s'interprète pas vers ce qui le précède). Rabbi Chimon ne peut donc pas tirer de « les Cohanim » l'exigence d'un Cohen pour le versement, qui précède.
- אֶלָּא הַיְינוּ טַעְמָא דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן: ״וֶהֱבִיאָהּ״ – וָי״ו מוֹסִיף עַל עִנְיָן רִאשׁוֹן.Mais voici plutôt la raison de Rabbi Chimon : il est écrit « et il l'apportera » (Lévitique 2, 2) ; le vav (la conjonction « et ») ajoute au sujet précédent, de sorte que le versement est lui aussi confié aux fils d'Aharon.
- וְסָבַר רַבִּי שִׁמְעוֹן וָיו מוֹסִיף עַל עִנְיָן רִאשׁוֹן? אֶלָּא מֵעַתָּה, דִּכְתִיב: ״וְשָׁחַט אֶת בֶּן הַבָּקָר וְהִקְרִיבוּ בְּנֵי אַהֲרֹן הַכֹּהֲנִים אֶת הַדָּם וְזָרְקוּ אֶת הַדָּם״, מִקַּבָּלָה וְאֵילָךְ מִצְוַת כְּהוּנָּה, מְלַמֵּד עַל שְׁחִיטָה שֶׁכְּשֵׁירָה בְּזָר; אִי לְרַבִּי שִׁמְעוֹן וָיו מוֹסִיף עַל עִנְיָן רִאשׁוֹן, שְׁחִיטָה הָכִי נָמֵי בְּזָר תְּהֵא פְּסוּלָה!Rabbi Chimon pense-t-il donc que le vav ajoute au sujet précédent ? Mais alors, puisqu'il est écrit : « Il abattra le jeune taureau, et les fils d'Aharon, les Cohanim, offriront le sang et aspergeront le sang » (Lévitique 1, 5), on en déduit qu'à partir de la réception du sang, c'est une mitsva de la prêtrise, ce qui enseigne, au sujet de l'abattage, qu'il est valable par un non-Cohen. Si, selon Rabbi Chimon, le vav ajoute au sujet précédent, l'abattage aussi devrait alors être invalide par un non-Cohen !
- שָׁאנֵי הָתָם, דְּאָמַר קְרָא: ״וְסָמַךְ ... וְשָׁחַט״, מָה סְמִיכָה בְּזָרִים – אַף שְׁחִיטָה בְּזָרִים.Là-bas, c'est différent, car le verset dit : « Il posera sa main… et il abattra » (Lévitique 1, 4-5) : de même que l'imposition des mains se fait par des non-Cohanim, de même l'abattage se fait par des non-Cohanim.
- אִי: מָה סְמִיכָה בִּבְעָלִים, אַף שְׁחִיטָה בִּבְעָלִים? הָהוּא לָא מָצֵית אָמַרְתָּ, קַל וָחוֹמֶר: וּמָה זְרִיקָה דְּעִיקַּר כַּפָּרָה – לָא בָּעֲיָא בְּעָלִים, שְׁחִיטָה דְּלָאו עִיקַּר כַּפָּרָה – לֹא כׇּל שֶׁכֵּן.Ou bien dira-t-on : de même que l'imposition des mains se fait par les propriétaires de l'offrande, de même l'abattage se fait par les propriétaires ? Cela, tu ne peux pas le dire, à cause d'un kal va'homer (raisonnement a fortiori) : si l'aspersion du sang, qui est l'essentiel de l'expiation, n'exige pas les propriétaires, à plus forte raison l'abattage, qui n'est pas l'essentiel de l'expiation, ne l'exige-t-il pas.
- וְכִי תֵּימָא, אֵין דָּנִין אֶפְשָׁר מִשֶּׁאִי אֶפְשָׁר, גַּלִּי רַחֲמָנָא בְּיוֹם הַכִּפּוּרִים: ״וְשָׁחַט אֶת פַּר הַחַטָּאת אֲשֶׁר לוֹ״, מִכְּלָל דִּשְׁחִיטָה בְּעָלְמָא לָא בָּעֵינַן בְּעָלִים.Et si tu dis : on ne juge pas le possible d'après l'impossible (l'aspersion par le propriétaire est impossible, puisqu'il n'est pas Cohen, alors que l'abattage est possible), le Miséricordieux l'a révélé pour Yom Kippour : « Il abattra le taureau du 'hatat qui est le sien » (Lévitique 16, 11) : on en déduit que, d'une manière générale, nous n'exigeons pas les propriétaires pour l'abattage.
- אָמַר רַב: כׇּל מָקוֹם שֶׁנֶּאֱמַר ״תּוֹרָה״ וְ״חוּקָּה״, אֵינוֹ אֶלָּא לְעַכֵּב. קָא סָלְקָא דַּעְתִּין תַּרְתֵּי בָּעֲיָא, כְּדִכְתִיב: ״זֹאת חֻקַּת הַתּוֹרָה״.Rav a dit : Partout où il est dit « torah » (loi) et « 'houka » (statut), ce n'est que pour rendre l'acte indispensable. Il nous vient à l'esprit qu'il faut les deux, comme il est écrit : « Voici le statut de la loi » (Nombres 19, 2).
- (סִימָן: נת״ץ יקמ״ל.)(Moyen mnémotechnique : Nun, Tav, Tsadi ; Youd, Kouf, Mèm, Lamed), pour les cas qui vont suivre : nazir, toda, metsora ; Yom Kippour, korbanot, min'ha, le'hem hapanim.
- וַהֲרֵי נָזִיר, דְּלָא כְּתִיבָא בֵּיהּ אֶלָּא תּוֹרָה, וְאָמַר רַב: תְּנוּפָה בְּנָזִיר מְעַכְּבָא! שָׁאנֵי הָתָם, כֵּיוָן דִּכְתִיב ״כֵּן יַעֲשֶׂה״, כְּמַאן דִּכְתִיבָא בְּהוּ חוּקָּה דָּמֵי.Mais voici le nazir (celui qui a fait vœu de naziréat), pour lequel n'est écrit que « torah », et Rav a dit : le balancement est indispensable pour le nazir ! Là-bas, c'est différent : puisqu'il est écrit « ainsi fera-t-il » (Nombres 6, 21), c'est comme si « 'houka » était écrit à son sujet.
- הֲרֵי תּוֹדָה, דְּלָא כְּתִיבָא בֵּיהּ אֶלָּא תּוֹרָה, וּתְנַן: אַרְבָּעָה שֶׁבַּתּוֹדָה מְעַכְּבִין זֶה אֶת זֶה. שָׁאנֵי תּוֹדָה דְּאִיתַּקַּשׁ לְנָזִיר, דִּכְתִיב: ״עַל זֶבַח תּוֹדַת שְׁלָמָיו״, וְאָמַר מָר: ״שְׁלָמָיו״ לְרַבּוֹת שַׁלְמֵי נָזִיר.Mais voici le toda (sacrifice d'action de grâce), pour lequel n'est écrit que « torah », et nous avons appris dans une Michna (plus loin, 27a) : les quatre sortes de pains du toda sont indispensables les unes aux autres ! Le toda est différent, car il est rapproché du nazir, comme il est écrit : « avec le sacrifice d'action de grâce de ses chelamim » (Lévitique 7, 13), et le Maître a dit : « ses chelamim » (sacrifices de paix) vient inclure les chelamim du nazir.
- וַהֲרֵי מְצוֹרָע, דְּלָא כְּתִיב בֵּיהּ אֶלָּא תּוֹרָה, וּתְנַן: אַרְבָּעָה מִינִין שֶׁבַּמְּצוֹרָע מְעַכְּבִין זֶה אֶת זֶה! שָׁאנֵי הָתָם, כֵּיוָן דִּכְתִיב ״זֹאת תִּהְיֶה תּוֹרַת הַמְּצֹרָע״, כְּמַאן דִּכְתִיב בֵּיהּ חוּקָּה דָּמֵי.Mais voici le metsora (lépreux), pour lequel n'est écrit que « torah », et nous avons appris : les quatre espèces du metsora (cèdre, hysope, écarlate et oiseaux) sont indispensables les unes aux autres ! Là-bas, c'est différent : puisqu'il est écrit « telle sera la loi du metsora » (Lévitique 14, 2), c'est comme si « 'houka » était écrit à son sujet.
- וַהֲרֵי יוֹם הַכִּפּוּרִים, דְּלָא כְּתִיב בֵּיהּ אֶלָּא חוּקָּה, וּתְנַן: שְׁנֵי שְׂעִירֵי יוֹם הַכִּפּוּרִים מְעַכְּבִין זֶה אֶת זֶה, אֶלָּא: אוֹ תּוֹרָה אוֹ חוּקָּה.Mais voici Yom Kippour, pour lequel n'est écrit que « 'houka » (Lévitique 16, 29), et nous avons appris : les deux boucs de Yom Kippour sont indispensables l'un à l'autre ! Disons donc plutôt que Rav entend : soit « torah », soit « 'houka ».
- וַהֲרֵי שְׁאָר קׇרְבָּנוֹת, דִּכְתִיב בְּהוּ תּוֹרָה, וְלָא מְעַכְּבִי? תּוֹרָה בָּעֲיָא חוּקָּה, וְחוּקָּה לָא בָּעֲיָא תּוֹרָה.Mais voici les autres offrandes, pour lesquelles il est écrit « torah » (Lévitique 7, 37), et elles ne sont pas indispensables ! Réponse : « torah » a besoin de « 'houka », mais « 'houka » n'a pas besoin de « torah ».
- וְהָא תּוֹרָה וְחוּקָּה קָא אָמַר, הָכִי קָאָמַר: אַף עַל גַּב דִּכְתִיב תּוֹרָה, אִי כְּתִיבָא חוּקָּה – אִין, וְאִי לָא – לָא.Mais il a pourtant dit « torah et 'houka » ! Voici ce qu'il veut dire : même lorsque « torah » est écrit, si « 'houka » est écrit, oui, c'est indispensable, et sinon, non.
- וַהֲרֵי מִנְחָה, דִּכְתִיב בָּהּ חוּקָּה, וְאָמַר רַב: כׇּל מָקוֹם שֶׁהֶחְזִיר הַכָּתוּב בְּתוֹרַת מִנְחָה אֵינוֹ אֶלָּא לְעַכֵּב, הֶחְזִיר – אִין, לֹא הֶחֱזִיר – לָא.Mais voici la min'ha, pour laquelle il est écrit « 'houka » (Lévitique 6, 11), et Rav a dit : partout où le verset a répété dans la loi de la min'ha un détail, ce n'est que pour le rendre indispensable : s'il l'a répété, oui, c'est indispensable ; s'il ne l'a pas répété, non, et ce, malgré la mention de « 'houka ».
- שָׁאנֵי הָתָם, דְּכִי כְּתִיבָא חוּקָּה – אַאֲכִילָה כְּתִיבָא.Là-bas, c'est différent, car, lorsque « 'houka » est écrit, c'est à propos de la consommation de la min'ha, et non du service.
- וַהֲרֵי לֶחֶם הַפָּנִים, דְּכִי כְּתִיבָא חוּקָּה אַאֲכִילָה כְּתִיבָא, וּתְנַן: שְׁנֵי סְדָרִים מְעַכְּבִין זֶה אֶת זֶה, שְׁנֵי בָּזִיכִין מְעַכְּבִין זֶה אֶת זֶה, הַסְּדָרִין וְהַבָּזִיכִין מְעַכְּבִין זֶה אֶת זֶה.Mais voici les pains de proposition, pour lesquels, lorsque « 'houka » est écrit, c'est à propos de la consommation (Lévitique 24, 9), et nous avons appris (plus loin, 27a) : les deux rangées sont indispensables l'une à l'autre, les deux coupes d'encens sont indispensables l'une à l'autre, les rangées et les coupes sont indispensables les unes aux autres !
- אֶלָּא, כֹּל הֵיכָא דִּכְתִיבָא אַאֲכִילָה – אַכּוֹלָּא מִילְּתָא כְּתִיבָא.Disons donc plutôt : partout où il est écrit à propos de la consommation, il est écrit à propos de l'ensemble de la chose, c'est-à-dire de toutes ses règles.
- שָׁאנֵי הָתָם, דְּאָמַר קְרָא: ״מִגִּרְשָׂהּ וּמִשַּׁמְנָהּ״,Là-bas, pour la min'ha, c'est différent, car le verset dit : « de son gruau et de son huile » (Lévitique 2, 16), et non simplement « du gruau et de l'huile », ce qui enseigne :
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