Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְהָתְנַן: שִׁשִּׁים נִבְלָלִין, שִׁשִּׁים וְאֶחָד אֵין נִבְלָלִין, וְהָוֵינַן בָּהּ: כִּי אֵינָם נִבְלָלִין מַאי הָוֵי? וְהָתְנַן: ״לֹא בָּלַל״ – כְּשֵׁרָה!La Guemara demande : Mais n'avons-nous pas appris dans une Michna (plus loin, 103b), à propos de celui qui veut offrir une min'ha (offrande de farine) de soixante et un issaron (dixièmes d'épha) : soixante dixièmes se mélangent convenablement à un log d'huile, mais soixante et un ne se mélangent pas ; c'est pourquoi on apporte soixante dans un récipient et un dans un second. Et nous avons discuté à ce sujet : s'ils ne se mélangent pas, qu'est-ce que cela fait ? N'avons-nous pas appris dans notre Michna : s'il « n'a pas mélangé » l'huile, la min'ha est valable !
- וְאָמַר רַבִּי זֵירָא: כׇּל הָרָאוּי לְבִילָּה – אֵין בִּילָּה מְעַכֶּבֶת בּוֹ, וְכֹל שֶׁאֵינוֹ רָאוּי לְבִילָּה – בִּילָּה מְעַכֶּבֶת בּוֹ.Et Rabbi Zeira a dit pour l'expliquer : tout ce qui est apte au mélange, l'absence de mélange ne l'invalide pas ; et tout ce qui n'est pas apte au mélange, l'absence de mélange l'invalide. Il ressort de cette discussion que « il n'a pas mélangé » signifie qu'on n'a pas mélangé du tout, et il devrait en être de même pour « il n'a pas versé ».
- מִידֵּי אִירְיָא? הָא כִּדְאִיתַהּ וְהָא כִּדְאִיתַהּ: ״לֹא יָצַק״ – לֹא יָצַק כֹּהֵן אֶלָּא זָר, ״לֹא בָּלַל״ – לֹא בָּלַל כְּלָל.La Guemara réfute cette preuve : Ces cas sont-ils comparables ? Celui-ci est tel qu'il est, et celui-là est tel qu'il est : « il n'a pas versé » signifie qu'un Cohen n'a pas versé, mais qu'un non-Cohen l'a fait ; « il n'a pas mélangé » signifie qu'il n'a pas mélangé du tout.
- אוֹ שֶׁפְּתָתָן פִּתִּים מְרוּבּוֹת – כְּשֵׁרָה. הַשְׁתָּא לֹא פָּתַת כְּלָל – כְּשֵׁרָה, פִּתִּין מְרוּבּוֹת מִיבַּעְיָא? מַאי ״פִּתִּין מְרוּבּוֹת״? שֶׁרִיבָּה בִּפְתִיתִין.Notre Michna enseigne : Ou s'il les a rompues en morceaux trop grands (pitim merouvot), elle est valable. La Guemara demande : Maintenant que l'on sait que s'il ne l'a pas rompue du tout, elle est valable, est-il besoin d'enseigner le cas de morceaux trop grands ? Elle répond : Que signifie ici « morceaux merouvin » ? Cela signifie qu'il a multiplié les fragments, en les rompant plus finement qu'il ne convient.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא: לְעוֹלָם פִּתִּים מְרוּבּוֹת מַמָּשׁ, וּמַהוּ דְּתֵימָא: הָתָם הוּא דְּאִיכָּא תּוֹרַת חַלּוֹת עֲלֵיהֶן, אֲבָל הָכָא, דְּלָא תּוֹרַת חַלּוֹת אִיכָּא וְלָא תּוֹרַת פְּתִיתִין אִיכָּא, קָא מַשְׁמַע לַן.Et si tu veux, dis plutôt : en réalité, ce sont bien de grands morceaux au sens propre, et il fallait le préciser, de crainte que tu ne dises : c'est là-bas, lorsqu'on ne l'a pas rompue du tout, qu'elle a encore le statut de pains et qu'elle est donc valable, mais ici, où elle n'a ni le statut de pains, puisqu'on les a rompus, ni le statut de fragments, puisque les morceaux sont trop grands, on pourrait la croire invalide. Il nous enseigne donc qu'elle est valable.
- לֵימָא מַתְנִיתִין דְּלָא כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן, דְּתַנְיָא: רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: כׇּל כֹּהֵן שֶׁאֵינוֹ מוֹדֶה בָּעֲבוֹדָה אֵין לוֹ חֵלֶק בַּכְּהוּנָּה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״הַמַּקְרִיב אֶת דַּם הַשְּׁלָמִים וְאֶת הַחֵלֶב מִבְּנֵי אַהֲרֹן לוֹ תִהְיֶה שׁוֹק הַיָּמִין לְמָנָה״ – מוֹדֶה בָּעֲבוֹדָה יֵשׁ לוֹ חֵלֶק בַּכְּהוּנָּה, שֶׁאֵינוֹ מוֹדֶה בָּעֲבוֹדָה אֵין לוֹ חֵלֶק בַּכְּהוּנָּה.Dirons-nous que notre Michna, selon laquelle le versement de l'huile est valable par un non-Cohen, n'est pas conforme à Rabbi Chimon ? Car il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Chimon dit : Tout Cohen qui ne reconnaît pas le service sacrificiel n'a pas de part dans les dons de la prêtrise, comme il est dit : « Celui des fils d'Aharon qui offrira le sang des sacrifices de paix et la graisse aura la cuisse droite pour part » (Lévitique 7, 33). On en déduit : celui qui reconnaît le service a une part dans la prêtrise ; celui qui ne reconnaît pas le service n'a pas de part dans la prêtrise.
- וְאֵין לִי אֶלָּא זוֹ בִּלְבַד, מִנַּיִן לְרַבּוֹת חֲמֵשׁ עֶשְׂרֵה עֲבוֹדוֹת –La baraïta poursuit : Je n'aurais appris cela que pour ces services seuls, le sang et la graisse mentionnés dans le verset. D'où sait-on qu'il faut inclure quinze services :
- הַיְּצִיקוֹת, וְהַבְּלִילוֹת, וְהַפְּתִיתוֹת, וְהַמְּלִיחוֹת, וְהַתְּנוּפוֹת, וְהַהַגָּשׁוֹת, וְהַקְּמִיצוֹת, וְהַקְטָרוֹת, וְהַמְּלִיקוֹת, וְהַקַּבָּלוֹת, וְהַזָּאוֹת, וְהַשְׁקָאַת סוֹטָה, וַעֲרִיפַת עֶגְלָה, וְטׇהֳרַת מְצוֹרָע, וּנְשִׂיאוּת כַּפַּיִם, בֵּין מִבִּפְנִים בֵּין מִבַּחוּץ, מִנַּיִן?les versements d'huile, les mélanges, les fractionnements, les salages, les balancements, les présentations à l'autel, les prélèvements de la poignée, les combustions, les melika (fait de pincer la nuque de l'oiseau offert), les réceptions du sang, les aspersions, le fait de faire boire la sota (femme soupçonnée d'adultère), la nuque brisée de la génisse, la purification du metsora (lépreux) et l'élévation des mains pour la bénédiction des Cohanim, qu'elle se fasse à l'intérieur du Temple ou à l'extérieur : d'où le sait-on ?
- תַּלְמוּד לוֹמַר: ״מִבְּנֵי אַהֲרֹן״, עֲבוֹדָה הַמְּסוּרָה לִבְנֵי אַהֲרֹן, כׇּל כֹּהֵן שֶׁאֵינוֹ מוֹדֶה בָּהּ אֵין לוֹ חֵלֶק בַּכְּהוּנָּה!Le verset dit : « parmi les fils d'Aharon », ce qui enseigne que, pour tout service confié aux fils d'Aharon, tout Cohen qui ne le reconnaît pas n'a pas de part dans la prêtrise ! Puisque le versement de l'huile figure dans cette liste, il devrait, selon Rabbi Chimon, être invalide par un non-Cohen.
- אָמַר רַב נַחְמָן, לָא קַשְׁיָא: כָּאן בְּמִנְחַת כֹּהֲנִים, כָּאן בְּמִנְחַת יִשְׂרָאֵל. מִנְחַת יִשְׂרָאֵל דְּבַת קְמִיצָה הִיא, מִקְּמִיצָה וְאֵילָךְ מִצְוַת כְּהוּנָּה, לִימֵּד עַל יְצִיקָה וּבְלִילָה שֶׁכְּשֵׁירָה בְּזָר. מִנְחַת כֹּהֲנִים דְּלָאו בַּת קְמִיצָה הִיא, מֵעִיקָּרָא בָּעֲיָא כְּהוּנָּה.Rav Na'hman a dit : Ce n'est pas difficile. Ici, dans la baraïta, il s'agit de la min'ha des Cohanim, là, dans notre Michna, de la min'ha d'un Israélite. La min'ha d'un Israélite, qui est sujette au prélèvement de la poignée : à partir du prélèvement de la poignée, c'est une mitsva de la prêtrise, ce qui enseigne, au sujet du versement et du mélange, qui le précèdent, qu'ils sont valables par un non-Cohen. La min'ha des Cohanim, qui n'est pas sujette au prélèvement de la poignée, requiert la prêtrise dès le début.
- אֲמַר לֵיהּ רָבָא: מִכְּדֵי מִנְחַת כֹּהֲנִים מֵהֵיכָא אִיתְרַבַּי לִיצִיקָה? מִמִּנְחַת יִשְׂרָאֵל, מָה הָתָם כְּשֵׁירָה בְּזָר – אַף הָכָא נָמֵי כְּשֵׁירָה בְּזָר!Rava lui a dit : En fin de compte, la min'ha des Cohanim, d'où a-t-elle été incluse dans l'obligation du versement de l'huile ? De la min'ha d'un Israélite. De même que là-bas il est valable par un non-Cohen, de même ici aussi il est valable par un non-Cohen !
- אִיכָּא דְּאָמְרִי, אָמַר רַב נַחְמָן: לָא קַשְׁיָא, כָּאן בְּנִקְמָצוֹת, כָּאן בְּשֶׁאֵין נִקְמָצוֹת.Certains disent que la discussion se présente ainsi : Rav Na'hman a dit : Ce n'est pas difficile. Ici, dans notre Michna, il s'agit des min'hot dont on prélève une poignée, là, dans la baraïta, de celles dont on ne prélève pas de poignée.
- אֲמַר לֵיהּ רָבָא: מִכְּדֵי שֶׁאֵין נִקְמָצוֹת, מֵהֵיכָא אִיתְרַבַּי לִיצִיקָה? מִנִּקְמָצוֹת, כְּנִקְמָצוֹת – מָה הָתָם כְּשֵׁירָה בְּזָר, אַף הָכָא נָמֵי כְּשֵׁירָה בְּזָר! אֶלָּא מְחַוַּורְתָּא מַתְנִיתִין דְּלָא כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן.Rava lui a dit : En fin de compte, celles dont on ne prélève pas de poignée, d'où ont-elles été incluses dans l'obligation du versement ? De celles dont on prélève une poignée. Elles sont donc comme celles dont on prélève une poignée : de même que là-bas il est valable par un non-Cohen, de même ici aussi il est valable par un non-Cohen ! Il est donc plutôt clair que notre Michna n'est pas conforme à Rabbi Chimon.
- מַאי טַעְמָא דְּרַבָּנַן? אָמַר קְרָא: ״וְיָצַק עָלֶיהָ שֶׁמֶן וְנָתַן עָלֶיהָ לְבוֹנָה וֶהֱבִיאָהּ אֶל בְּנֵי אַהֲרֹן הַכֹּהֵן וְקָמַץ״, מִקְּמִיצָה וְאֵילָךְ מִצְוַת כְּהוּנָּה, לִימֵּד עַל יְצִיקָה וּבְלִילָה שֶׁכְּשֵׁירָה בְּזָר.Quelle est la raison des Sages, qui valident le versement par un non-Cohen ? Le verset dit : « Il versera sur elle de l'huile et mettra sur elle de l'encens, et il l'apportera aux fils d'Aharon, les Cohanim, et il prélèvera une poignée » (Lévitique 2, 1-2) : à partir du prélèvement de la poignée, c'est une mitsva de la prêtrise, ce qui enseigne, au sujet du versement et du mélange, qu'ils sont valables par un non-Cohen.
- וְרַבִּי שִׁמְעוֹן, ״בְּנֵי אַהֲרֹןEt Rabbi Chimon, que répond-il ? Il te dira : l'expression « les fils d'Aharon
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