Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מִיפַּגְּלִי – הָכָא דְּחַשֵּׁיב בְּהוּ בִּזְבִיחָה גּוּפַהּ, לֹא כׇּל שֶׁכֵּן?et pourtant Rabbi Yossé a dit que le reste devient piggoul (offrande invalidée par une intention illicite sur le moment de sa consommation) ; alors ici, où il a eu une intention portant sur la cuisse droite, qui relève de l'offrande même (de l'abattage lui-même), n'est-ce pas à plus forte raison que les deux cuisses deviennent piggoul ?
- אֶלָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הַיְינוּ טַעְמָא דְּרַבִּי יוֹסֵי – הַכָּתוּב עֲשָׂאָן גּוּף אֶחָד, וְהַכָּתוּב עֲשָׂאָן שְׁנֵי גּוּפִין; גּוּף אֶחָד – דִּמְעַכְּבִי אַהֲדָדֵי, שְׁנֵי גּוּפִין – דְּאָמַר רַחֲמָנָא: הָא לְחוֹדַהּ עֲבִידָא וְהָא לְחוֹדַהּ עֲבִידָא.Mais plutôt, Rabbi Yo'hanan a dit : une intention de piggoul sur une cuisse rend bien l'autre piggoul, car elles forment un seul corps ; et quant aux deux pains, dont Rabbi Yossé dit qu'une intention sur l'un ne rend pas l'autre piggoul, voici la raison de Rabbi Yossé : le verset en a fait un seul corps, et le verset en a fait deux corps. Il en a fait un seul corps en ce sens qu'ils s'empêchent mutuellement (aucun pain n'est valable sans l'autre) ; il en a fait deux corps, car le Miséricordieux a dit : celui-ci est préparé séparément et celui-là est préparé séparément.
- עָרְבִינְהוּ – מִתְעָרְבִין, דְּהַכָּתוּב עֲשָׂאָן גּוּף אֶחָד; פַּלְגִינְהוּ מִיפַּלְגִי, דְּהַכָּתוּב עֲשָׂאָן שְׁנֵי גּוּפִין.C'est pourquoi, s'il les a mêlés dans son intention, en pensant à un kazayit (volume d'une olive) pris des deux pains, ils sont mêlés et deviennent tous deux piggoul, car le verset en a fait un seul corps ; s'il les a séparés en ne pensant qu'à l'un d'eux, ils sont séparés et seul celui-là est piggoul, car le verset en a fait deux corps.
- בָּעֵי רַבִּי יוֹחָנָן: פִּיגֵּל בְּלַחְמֵי תוֹדָה מַהוּ, בְּמִנְחַת מַאֲפֶה מַהוּ? תְּנָא לֵיהּ רַב תַּחְלִיפָא מִמַּעְרְבָא: וְכֵן אַתָּה אוֹמֵר בְּלַחְמֵי תוֹדָה, וְכֵן אַתָּה אוֹמֵר בְּמִנְחַת מַאֲפֶה.Rabbi Yo'hanan a demandé : s'il a eu une intention de piggoul sur une seule sorte des pains de la toda (sacrifice d'action de grâce, accompagné de quatre sortes de pains), qu'en est-il des autres sortes ? Et s'il a eu cette intention sur l'une des deux sortes d'une min'ha (offrande de farine) cuite au four, qu'en est-il de l'autre ? Rav Ta'hlifa, de l'Occident (d'Erets Israël), lui a enseigné une baraïta (enseignement tannaïtique hors de la Michna) : Et de même tu diras pour les pains de la toda, et de même tu diras pour la min'ha cuite au four : ces cas font l'objet de la même divergence entre Rabbi Yossé et les Sages.
- תָּנוּ רַבָּנַן: בִּשְׁעַת שְׁחִיטָה חִישֵּׁב לֶאֱכוֹל חֲצִי זַיִת, וּבִשְׁעַת זְרִיקָה חִישֵּׁב לֶאֱכוֹל חֲצִי זַיִת – פִּיגּוּל, מִפְּנֵי שֶׁשְּׁחִיטָה וּזְרִיקָה מִצְטָרְפִין.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : Si, au moment de l'abattage, il a eu l'intention de consommer un demi-zayit de la viande le lendemain, et au moment de l'aspersion du sang il a eu l'intention de consommer un demi-zayit le lendemain, l'offrande est piggoul, car l'abattage et l'aspersion se combinent.
- אִיכָּא דְּאָמְרִי: שְׁחִיטָה וּזְרִיקָה, דְּתַרְוַויְיהוּ מַתִּירִין – אִין, קַבָּלָה וְהוֹלָכָה – לָא. וְאִיכָּא דְּאָמְרִי: הָנָךְ דִּמְרַחֲקָן, וְכׇל שֶׁכֵּן הָנֵי דִּמְקָרְבָן.Certains disent : pour l'abattage et l'aspersion, qui sont tous deux des actes rendant permis, oui, les intentions se combinent ; pour la réception du sang dans l'ustensile et son transport vers l'autel, non. Et d'autres disent : si ceux-là, qui sont éloignés l'un de l'autre, se combinent, à plus forte raison ceux-ci, qui sont proches.
- אִינִי? וְהָא תָּנֵי לֵוִי: אַרְבַּע עֲבוֹדוֹת אֵין מִצְטָרְפוֹת לְפִיגּוּל, שְׁחִיטָה וּזְרִיקָה, קַבָּלָה וְהוֹלָכָה! אָמַר רָבָא, לָא קַשְׁיָא: הָא רַבִּי, הָא רַבָּנַן.Est-ce vrai ? Mais voici que Lévi a enseigné : Les intentions lors des quatre services ne se combinent pas pour rendre l'offrande piggoul : l'abattage et l'aspersion, la réception et le transport ! Rava a dit : ce n'est pas difficile : celle-ci est l'avis de Rabbi Yehouda HaNassi, celle-là l'avis des Sages.
- דְּתַנְיָא: הַשּׁוֹחֵט אֶת הַכֶּבֶשׂ לֶאֱכוֹל חֲצִי זַיִת מֵחַלָּה זוֹ, וְכֵן חֲבֵירוֹ לֶאֱכוֹל חֲצִי זַיִת מֵחַלָּה זוֹ, רַבִּי אוֹמֵר: אוֹמֵר אֲנִי שֶׁזֶּה כָּשֵׁר.Car il a été enseigné dans une baraïta à propos des deux agneaux et des deux pains de Chavouot : Celui qui abat l'agneau avec l'intention de consommer le lendemain un demi-zayit de ce pain-ci, et de même abat l'autre agneau avec l'intention de consommer un demi-zayit de ce pain-là, Rabbi Yehouda HaNassi dit : je dis, moi, que cette offrande est valable. Il tient donc que les intentions au cours de deux actes rendant permis ne se combinent pas.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: אֵימַר דְּשָׁמְעַתְּ לֵיהּ לְרַבִּי – חֲצִי מַתִּיר וַחֲצִי אֲכִילָה, כּוּלּוֹ מַתִּיר וַחֲצִי אֲכִילָה מִי שָׁמְעַתְּ לֵיהּ?Abayé lui a dit (à Rava) : dis plutôt que tu as entendu Rabbi Yehouda HaNassi s'exprimer sur le cas d'un demi-acte rendant permis (un seul agneau) et une demi-consommation (un demi-zayit) ; mais pour un acte rendant permis entier (l'abattage ou l'aspersion) et une demi-consommation, l'as-tu entendu dire que les intentions ne se combinent pas ?
- אֲמַר לֵיהּ רָבָא בַּר רַב חָנָן לְאַבָּיֵי: וְאִי אִית לֵיהּ לְרַבִּי כּוּלּוֹ מַתִּיר וַחֲצִי אֲכִילָה, לִגְזוֹר חֲצִי מַתִּיר וַחֲצִי אֲכִילָה אַטּוּ כּוּלּוֹ מַתִּיר וַחֲצִי אֲכִילָה, דְּהָא רַבִּי יוֹסֵי גָּזַר וְרַבָּנַן גָּזְרִי!Rava bar Rav 'Hanan a dit à Abayé : Mais si Rabbi Yehouda HaNassi admet qu'un acte rendant permis entier et une demi-consommation se combinent pour rendre piggoul, pourquoi juge-t-il l'offrande pleinement valable ? Qu'il décrète l'invalidité pour un demi-acte rendant permis et une demi-consommation, à cause d'un acte rendant permis entier et d'une demi-consommation, puisque Rabbi Yossé a décrété et que les Sages ont décrété de la sorte !
- רַבִּי יוֹסֵי גָּזַר, דִּתְנַן: לְהַקְטִיר לְבוֹנָתָהּ לְמָחָר, רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: פָּסוּל וְאֵין בּוֹ כָּרֵת, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: פִּיגּוּל וְחַיָּיבִין עָלֶיהָ כָּרֵת.Rabbi Yossé a décrété, comme nous l'avons appris dans une Michna (13a) : Celui qui prélève la poignée de la min'ha avec l'intention de brûler son encens le lendemain, Rabbi Yossé dit : elle est invalide, mais il n'y a pas de karet (retranchement) ; et les Sages disent : elle est piggoul et on est passible de karet pour elle. Rabbi Yossé l'invalide donc par décret, à cause du cas de la poignée.
- וְרַבָּנַן נָמֵי גָּזְרִי, דִּתְנַן: פִּיגֵּל בַּקּוֹמֶץ וְלֹא בַּלְּבוֹנָה, בַּלְּבוֹנָה וְלֹא בַּקּוֹמֶץ – רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: פִּיגּוּל וְחַיָּיבִין עָלָיו כָּרֵת, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵין בּוֹ כָּרֵת עַד שֶׁיְּפַגֵּל בְּכׇל הַמַּתִּיר.Et les Sages aussi ont décrété, comme nous l'avons appris dans une Michna (16a) : S'il a eu une intention de piggoul lors de la combustion de la poignée et non lors de celle de l'encens, ou lors de l'encens et non lors de la poignée, Rabbi Méïr dit : elle est piggoul et on est passible de karet pour elle ; et les Sages disent : il n'y a pas de karet tant qu'il n'a pas eu l'intention de piggoul sur la totalité de ce qui rend permis. Il n'y a donc pas de karet, mais l'offrande reste invalide par décret.
- אֲמַר לֵיהּ: הָכִי הַשְׁתָּא? בִּשְׁלָמָא הָתָם, גָּזַר רַבִּי יוֹסֵי קוֹמֶץ דִּלְבוֹנָה אַטּוּ קוֹמֶץ דְּמִנְחָה.Abayé lui a dit : Est-ce comparable ? Certes là-bas, Rabbi Yossé a décrété pour la poignée d'encens à cause de la poignée de la min'ha, car les deux cas se ressemblent.
- רַבָּנַן גָּזְרִי קוֹמֶץ אַטּוּ קוֹמֶץ דְּמִנְחַת חוֹטֵא, וּלְבוֹנָה אַטּוּ לְבוֹנָה הַבָּאָה בְּבָזִיכִין.De même, les Sages ont décrété pour la poignée à cause de la poignée de la min'ha du fauteur (offrande sans encens, où la poignée seule rend permis), et pour l'encens à cause de l'encens apporté dans les coupelles des pains de proposition (où il n'y a pas de poignée, et où l'encens seul rend permis).
- כְּבָשִׂים נָמֵי, כֶּבֶשׂ אַטּוּ כֶּבֶשׂ חֲבֵירוֹ.Pour les agneaux aussi de Chavouot, ils ont décrété pour un agneau à cause de l'autre agneau : si l'on abattait les deux avec cette intention, ce serait piggoul sur la totalité de ce qui rend permis.
- בָּזֵךְ, אַטּוּ בָּזֵךְ חֲבֵירוֹ.Et de même pour une coupelle d'encens des pains de proposition, ils ont décrété à cause de l'autre coupelle.
- אֶלָּא הָכָא, מִי אִיכָּא חֲצִי מַתִּיר וַחֲצִי אֲכִילָה בְּעָלְמָא, דְּלֵיקוּם וְלִיגְזַר?Mais ici, dans la baraïta de Rabbi Yehouda HaNassi, existe-t-il un cas quelconque de piggoul avec un demi-acte rendant permis et une demi-consommation, pour qu'il se lève et décrète ?
- הָכִי נָמֵי מִסְתַּבְּרָא, דְּטַעְמָא דְּרַבָּנַן מִשּׁוּם הָכִי הוּא, דְּקָתָנֵי סֵיפָא: מוֹדִים חֲכָמִים לְרַבִּי מֵאִיר בְּמִנְחַת חוֹטֵא וּמִנְחַת קְנָאוֹת שֶׁאִם פִּיגֵּל בַּקּוֹמֶץ שֶׁפִּיגּוּל, וְחַיָּיבִין עָלֶיהָ כָּרֵת, שֶׁהַקּוֹמֶץ הוּא הַמַּתִּיר.C'est aussi ce qui est logique, que la raison des Sages tient à cela (au fait qu'il existe des cas semblables de piggoul), car il est enseigné à la fin de la Michna (16a) : Les Sages admettent, avec Rabbi Méïr, pour la min'ha du fauteur et la min'ha de jalousie, que s'il a eu une intention de piggoul lors de la poignée, c'est piggoul et on est passible de karet pour elle, car la poignée est ce qui rend permis.
- הָא לְמָה לִי לְמִיתְנָא כְּלָל? פְּשִׁיטָא, מִי אִיכָּא מַתִּיר אַחֲרִינָא? אֶלָּא לָאו הָא קָא מַשְׁמַע לַן, דְּטַעְמָא דְּקוֹמֶץ מִשּׁוּם דְּאִיכָּא קוֹמֶץ דְּמִנְחַת חוֹטֵא דְּדָמֵי לֵיהּ.Pourquoi avais-je besoin d'enseigner cela ? C'est évident : existe-t-il un autre élément rendant permis que la poignée ? N'est-ce pas plutôt ceci qu'elle nous apprend : que la raison pour laquelle les Sages invalident une min'ha ordinaire avec intention sur la poignée seule, c'est qu'il existe la poignée de la min'ha du fauteur, qui lui ressemble et qui devient piggoul par elle seule.
- מַתְנִי׳ נִטְמֵאת אַחַת מִן הַחַלּוֹת, אוֹ אֶחָד מִן הַסְּדָרִים – רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: שְׁנֵיהֶם יֵצְאוּ לְבֵית הַשְּׂרֵיפָה, שֶׁאֵין קׇרְבַּן צִיבּוּר חָלוּק. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: הַטָּמֵא בְּטוּמְאָתוֹ וְהַטָּהוֹר יֵאָכֵל.MICHNA : Si l'un des deux pains de Chavouot ou l'une des deux rangées des pains de proposition est devenu impur, Rabbi Yehouda dit : tous deux iront au lieu de la crémation, car une offrande communautaire ne se divise pas (elle est valable ou invalide dans sa totalité). Et les Sages disent : l'impur reste dans son impureté, et le pur sera consommé.
- גְּמָ׳ אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: מַחְלוֹקֶת לִפְנֵי זְרִיקָה, אֲבָל לְאַחַר זְרִיקָה – דִּבְרֵי הַכֹּל הַטָּמֵא בְּטוּמְאָתוֹ וְהַטָּהוֹר יֵאָכֵל.GUEMARA : Rabbi Elazar a dit : la divergence porte sur le cas où l'impureté survient avant l'aspersion du sang des agneaux, acte qui permet les pains à la consommation ; mais après l'aspersion, tous s'accordent : l'impur reste dans son impureté et le pur sera consommé.
- וְלִפְנֵי זְרִיקָה, בְּמַאי פְּלִיגִי? אָמַר רַב פָּפָּא: בְּצִיץ מְרַצֶּה עַל אֲכִילוֹת קָא מִיפַּלְגִי,Et avant l'aspersion, sur quoi divergent-ils ? Rav Pappa a dit : ils divergent sur la question de savoir si le tsits (plaque frontale du Cohen Gadol) fait agréer pour l'impureté des aliments consommés par les Cohanim.
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