Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ תְּרֵי גּוּפֵי נִינְהוּ – מִי מִיצְטָרְפִי?mais si tu dis que ce sont deux corps, les intentions portant sur les deux pains se joignent-elles ?
- הָא מַנִּי? רַבִּי הִיא, דְּתַנְיָא: הַשּׁוֹחֵט אֶת הַכֶּבֶשׂ לֶאֱכוֹל חֲצִי זַיִת מֵחַלָּה זוֹ, וְכֵן חֲבֵירוֹ לֶאֱכוֹל חֲצִי זַיִת מֵחַלָּה זוֹ, רַבִּי אוֹמֵר: אוֹמֵר אֲנִי שֶׁזֶּה כָּשֵׁר.Rav Houna répond : Celle-ci, de qui est-elle ? C'est Rabbi (Yehouda HaNassi), car il a été enseigné dans une baraïta : Celui qui égorge l'agneau pour manger la moitié d'un kezayit (volume d'une olive) de ce pain-ci le lendemain, et de même l'autre agneau pour manger la moitié d'un kezayit de ce pain-là, Rabbi dit : Je dis que cela est valide.
- טַעְמָא דְּאָמַר ״חֲצִי חֲצִי״, אֲבָל אָמַר ״כְּזַיִת מִשְּׁתֵּיהֶן״ – מִצְטָרֵף.La raison en est qu'il a dit « moitié, moitié » ; mais s'il a dit « un kezayit des deux », cela se joint.
- וְרַבִּי, אַלִּיבָּא דְּמַאן? אִי אַלִּיבָּא דְּרַבָּנַן – אֲפִילּוּ בְּאַחַת מֵהֶן נָמֵי! אִי אַלִּיבָּא דְּרַבִּי יוֹסֵי – הָדַר קוּשְׁיַין לְדוּכְתֵּיהּ.Et Rabbi, selon qui parle-t-il ? Si c'est selon les Rabbanan, même dans l'un d'eux aussi ce devrait être pigoul (rendu abominable par une intention illicite de temps) ! Si c'est selon Rabbi Yossé, notre difficulté revient à sa place.
- לְעוֹלָם אַלִּיבָּא דְּרַבָּנַן, וְלָא תֵּימָא ״עַד שֶׁיְּפַגֵּל בִּשְׁתֵּיהֶן״, אֶלָּא [אֵימָא] ״עַד שֶׁיְּפַגֵּל בִּשְׁנֵיהֶן״, וַאֲפִילּוּ בְּאַחַת מֵהֶן.En réalité c'est selon les Rabbanan, et ne dis pas « à moins qu'il ne rende pigoul dans les deux » (au féminin, bichtéhèn : les pains), mais [dis] « à moins qu'il ne rende pigoul dans les deux » (au masculin, bichnéhèn : les agneaux), et même dans l'un d'eux seulement, parmi les pains.
- וּלְאַפּוֹקֵי מִדְּרַבִּי מֵאִיר, דְּאָמַר: מְפַגְּלִין בַּחֲצִי מַתִּיר, קָא מַשְׁמַע לַן דְּלָא.Et c'est pour exclure l'opinion de Rabbi Méïr, qui dit : on rend pigoul par un demi-matir (l'un seulement des éléments qui rendent l'offrande permise) : elle nous apprend que non.
- אִי הָכִי, מַאי ״לְעוֹלָם״? אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא בִּשְׁתֵּיהֶן וּבִשְׁנֵיהֶן, וְרַבִּי יוֹסֵי הִיא, וּלְאַפּוֹקֵי מִדְּרַבִּי מֵאִיר וּמִדְּרַבָּנַן קָאָתֵי – הַיְינוּ דְּקָאָמַר ״לְעוֹלָם״.S'il en est ainsi, que signifie « jamais » ? Il est compréhensible, si tu dis : dans les deux pains et dans les deux agneaux, et que c'est Rabbi Yossé, et qu'elle vient exclure l'opinion de Rabbi Méïr et celle des Rabbanan : c'est pourquoi il dit « jamais ».
- אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ רַבָּנַן, וּלְאַפּוֹקֵי מִדְּרַבִּי מֵאִיר, מַאי ״לְעוֹלָם״?Mais si tu dis que ce sont les Rabbanan et que c'est pour exclure l'opinion de Rabbi Méïr, que signifie « jamais » ?
- וְעוֹד, הָא אָמַר רַב אָשֵׁי: תָּא שְׁמַע, רַבִּי אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי יוֹסֵי: פִּיגֵּל בְּדָבָר הַנַּעֲשֶׂה בַּחוּץ – פִּיגֵּל, בְּדָבָר הַנַּעֲשֶׂה בִּפְנִים – לֹא פִּיגֵּל.Et de plus, Rav Achi n'a-t-il pas dit : Viens et entends : Rabbi dit au nom de Rabbi Yossé : celui qui, à propos des taureaux et des boucs entièrement brûlés, a eu une intention de pigoul sur une chose qui se fait à l'extérieur du Sanctuaire, a rendu pigoul ; sur une chose qui se fait à l'intérieur, il n'a pas rendu pigoul.
- כֵּיצַד? הָיָה עוֹמֵד בַּחוּץ וְאָמַר: ״הֲרֵינִי שׁוֹחֵט עַל מְנָת לְהַזּוֹת מִדָּמוֹ לְמָחָר״ – לֹא פִּיגֵּל, שֶׁמַּחְשָׁבָה בַּחוּץ בְּדָבָר הַנַּעֲשֶׂה בְּפָנִים. הָיָה עוֹמֵד בִּפְנִים וְאָמַר: ״הֲרֵינִי מַזֶּה עַל מְנָת לְהַקְטִיר אֵימוּרִין לְמָחָר וְלִשְׁפּוֹךְ שִׁירַיִים לְמָחָר״ – לֹא פִּיגֵּל, שֶׁמַּחְשָׁבָה בִּפְנִים בְּדָבָר הַנַּעֲשֶׂה בַּחוּץ.Comment cela ? S'il se tenait à l'extérieur et a dit : « Voici que j'égorge dans l'intention d'asperger de son sang le lendemain », il n'a pas rendu pigoul, car c'est une intention à l'extérieur sur une chose qui se fait à l'intérieur. S'il se tenait à l'intérieur et a dit : « Voici que j'asperge dans l'intention de faire brûler les émourim (parties brûlées sur l'autel) le lendemain et de verser les restes du sang le lendemain », il n'a pas rendu pigoul, car c'est une intention à l'intérieur sur une chose qui se fait à l'extérieur.
- הָיָה עוֹמֵד בַּחוּץ, וְאָמַר: ״הֲרֵינִי שׁוֹחֵט עַל מְנָת לִשְׁפּוֹךְ שִׁירַיִים לְמָחָר וּלְהַקְטִיר אֵימוּרִין לְמָחָר״ – פִּיגֵּל, שֶׁמַּחְשָׁבָה בַּחוּץ בְּדָבָר הַנַּעֲשֶׂה בַּחוּץ.S'il se tenait à l'extérieur et a dit : « Voici que j'égorge dans l'intention de verser les restes le lendemain et de faire brûler les émourim le lendemain », il a rendu pigoul, car c'est une intention à l'extérieur sur une chose qui se fait à l'extérieur.
- לִשְׁפּוֹךְ שִׁירַיִים, לְאִיפַּגּוֹלֵי מַאי? אִילֵימָא לְאִיפַּגּוֹלֵי דָּם – דָּם מִי מִיפַּגַּל? וְהָתְנַן: אֵלּוּ דְּבָרִים שֶׁאֵין חַיָּיבִין עֲלֵיהֶן מִשּׁוּם פִּיגּוּל: הַקּוֹמֶץ, וְהַלְּבוֹנָה, וְהַקְּטוֹרֶת, וּמִנְחַת כֹּהֲנִים, וּמִנְחַת נְסָכִים, וּמִנְחַת כֹּהֵן מָשִׁיחַ, וְהַדָּם!Pour verser les restes : pour rendre pigoul quoi ? Si tu dis : pour rendre pigoul le sang, le sang devient-il pigoul ? Or nous avons appris dans une Michna (Zeva'him 42b) : Voici les choses pour lesquelles on n'est pas 'hayav (passible) pour pigoul : la poignée, l'encens, la kétorèt (parfum brûlé sur l'autel intérieur), l'offrande de farine des Cohanim, l'offrande de farine des libations, l'offrande de farine du Cohen oint, et le sang !
- אֶלָּא פְּשִׁיטָא לְאִפַּגּוֹלֵי בָּשָׂר, הַשְׁתָּא וּמָה הָתָם דְּלָא חַשֵּׁיב בֵּיהּ בְּבָשָׂר גּוּפֵיהּ, אָמַר רַבִּי יוֹסֵי מִיפַּגַּל, הָכָא דְּחַשֵּׁיב בֵּיהּ בְּזֶבַח גּוּפֵיהּ, לֹא כׇּל שֶׁכֵּן דְּפִיגֵּל בְּיֶרֶךְ יָמִין פִּיגֵּל בְּיֶרֶךְ שְׂמֹאל?Il est donc évident que c'est pour rendre pigoul la chair. Or maintenant, si là-bas, où il n'a pas pensé à la chair elle-même, Rabbi Yossé a dit qu'elle devient pigoul, ici, où il pense au sacrifice lui-même, à plus forte raison, s'il a rendu pigoul la cuisse droite, a-t-il rendu pigoul la cuisse gauche !
- וְעוֹד, הָאָמַר רָבִינָא: תָּא שְׁמַע, הַקּוֹמֵץ אֶת הַמִּנְחָה לֶאֱכוֹל שְׁיָרֶיהָ אוֹ לְהַקְטִיר קוּמְצָהּ לְמָחָר, מוֹדֶה רַבִּי יוֹסֵי בָּזוֹ שֶׁפִּיגֵּל וְחַיָּיבִין עָלָיו כָּרֵת.Et de plus, Ravina n'a-t-il pas dit : Viens et entends : Celui qui prélève la poignée de l'offrande de farine pour manger ses restes ou pour faire brûler sa poignée le lendemain, Rabbi Yossé reconnaît en ce cas qu'il a rendu pigoul et que l'on encourt pour cela le karèt (retranchement).
- לְהַקְטִיר קוּמְצָהּ, לְאִיפַּגּוֹלֵי מַאי? אִילֵימָא לְאִיפַּגּוֹלֵי קוֹמֶץ, קוֹמֶץ מִי מִיפַּגַּל? וְהָתְנַן: אֵלּוּ דְּבָרִים שֶׁאֵין חַיָּיבִין עֲלֵיהֶן מִשּׁוּם פִּיגּוּל: הַקּוֹמֶץ כּוּ׳! אֶלָּא פְּשִׁיטָא לְאִיפַּגּוֹלֵי שִׁירַיִים. הַשְׁתָּא וּמָה הָתָם, דְּלָא חַשֵּׁיב בְּהוּ בְּשִׁירַיִים גּוּפֵיהּ,Pour faire brûler sa poignée : pour rendre pigoul quoi ? Si tu dis : pour rendre pigoul la poignée, la poignée devient-elle pigoul ? Or nous avons appris : Voici les choses pour lesquelles on n'est pas 'hayav pour pigoul : la poignée, etc. ! Il est donc évident que c'est pour rendre pigoul les restes. Or maintenant, si là-bas, où il n'a pas pensé aux restes eux-mêmes,
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