Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- קָא מַשְׁמַע לַן דִּבְהָא מוֹדֵי.elle nous apprend qu'en cela il reconnaît que l'offrande est pigoul (rendue abominable par une intention illicite de temps), et que son motif pour l'encens est autre.
- לְהַקְטִיר לְבוֹנָתָהּ לְמָחָר, רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: פָּסוּל וְאֵין בּוֹ כָּרֵת. אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: אוֹמֵר הָיָה רַבִּי יוֹסֵי, אֵין מַתִּיר מְפַגֵּל אֶת הַמַּתִּיר.La Michna a enseigné : « Pour faire brûler son encens le lendemain, Rabbi Yossé dit : c'est invalide et il n'y a pas là de karèt » (retranchement). Rech Lakich a dit : Rabbi Yossé disait : un matir (élément qui rend l'offrande permise) ne rend pas pigoul l'autre matir.
- וְכֵן אַתָּה אוֹמֵר בִּשְׁנֵי בְּזִיכֵי לְבוֹנָה שֶׁל לֶחֶם הַפָּנִים, שֶׁאֵין מַתִּיר מְפַגֵּל אֶת הַמַּתִּיר.Et tu diras de même pour les deux coupes d'encens des pains de proposition : un matir ne rend pas pigoul l'autre matir.
- מַאי ״וְכֵן אַתָּה אוֹמֵר״? מַהוּ דְּתֵימָא טַעְמָא דְּרַבִּי יוֹסֵי בִּלְבוֹנָה – מִשּׁוּם דְּלָאו מִינַהּ דְּמִנְחָה הִיא, אֲבָל בִּשְׁנֵי בְּזִיכֵי לְבוֹנָה, דְּמִינַהּ דַּהֲדָדֵי נִינְהוּ – אֵימָא מְפַגְּלִי אַהֲדָדֵי, קָא מַשְׁמַע לַן.Que signifie « et tu diras de même » ? Tu aurais pu dire que la raison de Rabbi Yossé pour l'encens est que celui-ci n'est pas de même nature que l'offrande de farine, mais pour les deux coupes d'encens, qui sont de même nature l'une que l'autre, je dirais qu'elles se rendent mutuellement pigoul. Il nous apprend que non.
- וּמִי מָצֵית אָמְרַתְּ טַעְמָא דְּרַבִּי יוֹסֵי בִּלְבוֹנָה לָאו מִשּׁוּם דְּלָאו מִינַהּ דְּמִנְחָה הִיא? וְהָא קָתָנֵי סֵיפָא: אָמְרוּ לוֹ: מָה שִׁינְּתָה מִן הַזֶּבַח? אָמַר לָהֶן: הַזֶּבַח דָּמוֹ וּבְשָׂרוֹ וְאֵימוּרָיו אֶחָד, וּלְבוֹנָה אֵינָהּ מִן הַמִּנְחָה.Et peux-tu dire que la raison de Rabbi Yossé pour l'encens n'est pas que celui-ci n'est pas de même nature que l'offrande ? Or il est enseigné à la fin de la Michna : Ils lui ont dit : En quoi diffère-t-elle du sacrifice ? Il leur a dit : Le sacrifice, son sang, sa chair et ses émourim (parties brûlées sur l'autel) sont une seule chose, tandis que l'encens ne fait pas partie de l'offrande.
- מַאי ״אֵינָהּ מִן הַמִּנְחָה״? אֵינָהּ בְּעִיכּוּב מִנְחָה, דְּלָאו כִּי הֵיכִי דִּמְעַכֵּב לְהוּ קוֹמֶץ לְשִׁירַיִם, דְּכַמָּה דְּלָאו מִתְקַטַּר קוֹמֶץ לָא מִיתְאַכְלִי שִׁירַיִם, הָכִי נָמֵי מְעַכֵּב לַהּ לִלְבוֹנָה, אֶלָּא אִי בָּעֵי הַאי מַקְטַר בְּרֵישָׁא וְאִי בָּעֵי הַאי מַקְטַר בְּרֵישָׁא.Que signifie « ne fait pas partie de l'offrande » ? Il n'entre pas dans ce qui fait obstacle à l'offrande : car ce n'est pas comme la poignée, qui fait obstacle aux restes — tant que la poignée n'a pas été brûlée, les restes ne se mangent pas — qu'elle ferait obstacle aussi à l'encens ; mais s'il veut, il fait brûler celui-ci en premier, et s'il veut, il fait brûler celle-là en premier. L'encens est donc un matir indépendant.
- וְרַבָּנַן, כִּי אָמְרִינַן ״אֵין מַתִּיר מְפַגֵּל אֶת הַמַּתִּיר״ (גַּבֵּי שָׁחַט אֶחָד מִן הַכְּבָשִׂים לֶאֱכוֹל מֵחֲבֵירוֹ לְמָחָר, דְּאָמְרַתְּ שְׁנֵיהֶם כְּשֵׁרִים), הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּלָא אִיקְּבַעוּ בְּחַד מָנָא, אֲבָל הֵיכָא דְּאִיקְּבַעוּ בְּחַד מָנָא – כְּחַד דָּמֵי.Et les Rabbanan, qui tiennent que c'est pigoul ? Lorsque nous disons : « un matir ne rend pas pigoul l'autre matir » (à propos de celui qui a égorgé l'un des agneaux de Chavouot pour manger de son compagnon le lendemain, où tu dis que tous deux sont valides), cela ne vaut que lorsqu'ils n'ont pas été fixés dans un seul récipient ; mais lorsqu'ils ont été fixés dans un seul récipient, c'est comme une seule chose.
- אָמַר רַבִּי יַנַּאי: לִיקּוּט לְבוֹנָה בְּזָר – פָּסוּל. מַאי טַעְמָא? אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה: מִשּׁוּם הוֹלָכָה נָגְעוּ בָּהּ, קָסָבַר הוֹלָכָה שֶׁלֹּא בָּרֶגֶל שְׁמָהּ הוֹלָכָה, וְהוֹלָכָה בְּזָר – פְּסוּלָה.Rabbi Yannaï a dit : Le likkout (ramassage) de l'encens par un non-Cohen est invalide. Quelle en est la raison ? Rabbi Yirmeya a dit : Ils l'ont rattaché à la holakha (transport vers l'autel). Il est d'avis qu'une holakha sans déplacement du pied s'appelle holakha, et la holakha par un non-Cohen est invalide.
- אָמַר רַב מָרִי: אַף אֲנַן נָמֵי תְּנֵינָא, זֶה הַכְּלָל: כׇּל הַקּוֹמֵץ, וְנוֹתֵן בִּכְלִי, וְהַמּוֹלִיךְ, וְהַמַּקְטִיר.Rav Mari a dit : Nous aussi avons enseigné cela : Voici la règle : Quiconque prélève la poignée, met dans le récipient, transporte ou fait brûler, etc.
- בִּשְׁלָמָא קוֹמֵץ הַיְינוּ שׁוֹחֵט, מוֹלִיךְ נָמֵי הַיְינוּ מוֹלִיךְ, מַקְטִיר הַיְינוּ זוֹרֵק, אֶלָּא נוֹתֵן בִּכְלִי מַאי קָא עָבֵיד?Il est compréhensible que le prélèvement de la poignée soit comme l'égorgement, que le transport aussi soit comme le transport du sang, et que la combustion soit comme l'aspersion. Mais mettre dans le récipient, que fait-il par là ?
- אִילֵּימָא מִשּׁוּם דְּדָמֵי לְקַבָּלָה, מִי דָּמֵי? הָתָם מִמֵּילָא, הָכָא קָא שָׁקֵיל וְרָמֵי.Si tu dis que c'est parce que cela ressemble à la kabbala (réception du sang dans un récipient), est-ce comparable ? Là-bas, le sang tombe de lui-même, ici il prend et il dépose.
- אֶלָּא מִשּׁוּם דְּכֵיוָן דְּלָא סַגִּיא לֵיהּ דְּלָא עָבֵד לַהּ, עֲבוֹדָה חֲשׁוּבָה הִיא, עַל כֻּרְחָיךְ מְשַׁוֵּי לַהּ כְּקַבָּלָה. הָכָא נָמֵי, כֵּיוָן דְּלָא סַגִּיא לֵהּ דְּלָא עָבֵד לַהּ, עֲבוֹדָה חֲשׁוּבָה הִיא, עַל כֻּרְחָיךְ מְשַׁוֵּי לַהּ כִּי הוֹלָכָה.Mais c'est parce que, puisqu'on ne peut se passer de l'accomplir, c'est un service important, et tu dois forcément le considérer comme la kabbala. Ici aussi, pour le ramassage de l'encens, puisqu'on ne peut se passer de l'accomplir, c'est un service important, et tu dois forcément le considérer comme la holakha.
- לָא, לְעוֹלָם דְּדָמֵי לְקַבָּלָה, וּדְקָא קַשְׁיָא לָךְ: הָתָם מִמֵּילָא, הָכָא קָא שָׁקֵיל וְרָמֵי –Non, en réalité c'est qu'il ressemble à la kabbala. Et quant à ce qui te fait difficulté : là-bas le sang tombe de lui-même, ici il prend et il dépose —
- מִכְּדֵי תַּרְוַיְיהוּ קְדוּשַּׁת כְּלִי הוּא, מָה לִי מִמֵּילָא, מָה לִי קָא שָׁקֵיל וְרָמֵי.Puisque, dans les deux cas, il s'agit de la sanctification par le récipient, que m'importe que ce soit de lui-même ou qu'il prenne et dépose ?
- מַתְנִי׳ שָׁחַט שְׁנֵי כְּבָשִׂים לֶאֱכוֹל אַחַת מִן הַחַלּוֹת לְמָחָר, הִקְטִיר שְׁנֵי בָּזִיכִין לֶאֱכוֹל אֶחָד מִן הַסְּדָרִים לְמָחָר, רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: אוֹתָהּ הַחַלָּה וְאוֹתוֹ הַסֵּדֶר שֶׁחִישֵּׁב עָלָיו – פִּיגּוּל וְחַיָּיבִין עָלָיו כָּרֵת, וְהַשֵּׁנִי פָּסוּל וְאֵין בּוֹ כָּרֵת. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: זֶה וָזֶה פִּיגּוּל וְחַיָּיבִין עָלָיו כָּרֵת.MICHNA : S'il a égorgé les deux agneaux de Chavouot pour manger l'un des pains le lendemain, s'il a fait brûler les deux coupes d'encens pour manger l'une des rangées de pains de proposition le lendemain, Rabbi Yossé dit : Ce pain-là et cette rangée-là sur lesquels il a eu l'intention sont pigoul et l'on encourt pour cela le karèt, et le second est invalide mais il n'y a pas là de karèt. Et les Sages disent : L'un et l'autre sont pigoul et l'on encourt pour cela le karèt.
- גְּמָ׳ אָמַר רַב הוּנָא: אוֹמֵר הָיָה רַבִּי יוֹסֵי, פִּיגֵּל בַּיָּרֵךְ שֶׁל יָמִין – לֹא נִתְפַּגֵּל הַיָּרֵךְ שֶׁל שְׂמֹאל. מַאי טַעְמָא? אִיבָּעֵית אֵימָא סְבָרָא, וְאִיבָּעֵית אֵימָא קְרָא.GUEMARA : Rav Houna a dit : Rabbi Yossé disait : S'il a rendu pigoul la cuisse droite, la cuisse gauche ne devient pas pigoul. Quelle en est la raison ? Si tu veux, dis un raisonnement ; et si tu veux, dis un verset.
- אִיבָּעֵית אֵימָא סְבָרָא: לָא עֲדִיפָא מַחְשָׁבָה מִמַּעֲשֵׂה הַטּוּמְאָה, אִילּוּ אִיטַּמִּי חַד אֵבֶר מִי אִיטַּמִּי לֵיהּ כּוּלֵּיהּ? וְאִיבָּעֵית אֵימָא קְרָא: ״וְהַנֶּפֶשׁ הָאֹכֶלֶת מִמֶּנּוּ עֲוֹנָהּ תִּשָּׂא״ – מִמֶּנּוּ וְלֹא מֵחֲבֵירוֹ.Si tu veux, dis un raisonnement : l'intention n'est pas plus forte que l'acte d'impureté ; or si un seul membre devient tamé (impur), le tout devient-il tamé ? Et si tu veux, dis un verset : « Et la personne qui en mange portera sa faute » (Lévitique 7, 18) : « qui en mange », et non de son compagnon.
- אֵיתִיבֵיהּ רַב נַחְמָן לְרַב הוּנָא: וַחֲכָמִים אוֹמְרִים, לְעוֹלָם אֵין בּוֹ כָּרֵת עַד שֶׁיְּפַגֵּל בִּשְׁתֵּיהֶן בִּכְזַיִת. בִּשְׁתֵּיהֶן – אִין, בְּאַחַת מֵהֶן – לָא.Rav Na'hman a objecté à Rav Houna à partir d'une baraïta : Et les Sages disent : Il n'y a jamais de karèt, à moins qu'il ne rende pigoul dans les deux pains par un kezayit (volume d'une olive). Dans les deux, oui ; dans l'un d'eux, non.
- מַנִּי? אִילֵּימָא רַבָּנַן – אֲפִילּוּ בְּאַחַת מֵהֶן נָמֵי! אֶלָּא פְּשִׁיטָא רַבִּי יוֹסֵי. אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא חַד גּוּפָא הוּא – מִשּׁוּם הָכִי מִצְטָרֵף,De qui est-ce ? Si tu dis que ce sont les Rabbanan de la Michna, même dans l'un d'eux aussi ce devrait être pigoul ! Il est donc évident que c'est Rabbi Yossé. Il est compréhensible, si tu dis que les deux cuisses sont un seul corps, que pour cette raison cela se joigne ;
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.