Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אוֹ קוֹרֶט לְבוֹנָה – פָּסוּל. כֹּל הָנֵי לְמָה לִי?ou une pincée d'encens (korèt levona), l'offrande est invalide, car il manque à la poignée la place occupée par ces éléments. La Guemara demande : Tous ces exemples, pourquoi en ai-je besoin ? Un seul suffirait à enseigner que la poignée doit être complète.
- צְרִיכָא, דְּאִי תְּנָא צְרוֹר – מִשּׁוּם דְּלָאו בַּת הַקְרָבָה הִיא, אֲבָל מֶלַח דְּבַת הַקְרָבָה הִיא – אֵימָא תִּתַּכְשַׁר.La Guemara explique : Ils sont nécessaires, car si la Michna (enseignement des Tannaïm) avait enseigné seulement la pierre, on aurait pensé qu'elle diminue la poignée parce qu'elle n'est pas apte à être offerte ; mais le sel, qui est apte à être offert, puisque l'on en met sur la poignée avant de la brûler, je dirais qu'il ne la diminue pas et que la poignée doit être valide.
- וְאִי תְּנָא מֶלַח, דְּלָא אִיקְּבַע בַּהֲדֵי מִנְחָה מֵעִיקָּרָא (שֶׁאֵינוֹ מוֹלֵחַ אֶלָּא הַקּוֹמֶץ בִּלְבַד), אֲבָל לְבוֹנָה דְּאִיקְּבַע בַּהֲדֵי מִנְחָה מֵעִיקָּרָא – אֵימָא תִּתַּכְשַׁר, קָא מַשְׁמַע לַן.Et si elle avait enseigné seulement le sel, on aurait pensé qu'il diminue la poignée parce qu'il n'a pas été fixé avec l'offrande de farine dès le début (car on ne sale que la poignée seule) ; mais l'encens, qui a été fixé avec l'offrande dès le début, puisqu'il est posé sur elle avant le prélèvement, je dirais qu'il ne la diminue pas et que la poignée doit être valide. Elle nous enseigne donc que tous ces cas invalident l'offrande.
- מִפְּנֵי שֶׁאָמְרוּ: הַקּוֹמֶץ הֶחָסֵר אוֹ הַיָּתֵר פָּסוּל. מַאי אִירְיָא מִשּׁוּם חָסֵר וְיָתֵר? וְתִיפּוֹק לֵיהּ מִשּׁוּם חֲצִיצָה! אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה: מִן הַצַּד.La Michna enseignait que l'offrande est invalide parce qu'ils ont dit : La poignée insuffisante ou excédentaire est invalide. La Guemara demande : Pourquoi spécifiquement à cause du fait qu'elle est insuffisante ou excédentaire ? Qu'on le déduise plutôt de l'interposition entre la main du Cohen et la farine ! Rabbi Yirmeya a dit : Il s'agit d'un élément situé sur le côté de la poignée, où il n'y a pas d'interposition.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי לְרָבָא: כֵּיצַד קוֹמְצִין? אֲמַר לֵיהּ: כִּדְקָמְצִי אִינָשֵׁי. אֵיתִיבֵיהּ: זוֹ זֶרֶת, זוֹ קְמִיצָה.Abayé a dit à Rava : Comment prélève-t-on la poignée ? Il lui a dit : Comme les gens prennent une poignée, en repliant tous les doigts sur la paume. Abayé lui a objecté à partir d'un enseignement sur la fonction de chaque doigt : Celui-ci, le petit doigt, sert à mesurer l'empan ; celui-ci, l'annulaire, sert au prélèvement de la poignée, qui commence à partir de ce doigt.
- זוֹ אַמָּה, זוֹ אֶצְבַּע, זוֹ גּוּדָל.Celui-ci, le majeur, sert à mesurer la coudée ; celui-ci, l'index, est le doigt de l'aspersion du sang ; celui-ci est le pouce, sur lequel on met le sang et l'huile lors de la purification du lépreux. Il ressort que le petit doigt ne prend pas part au prélèvement de la poignée !
- אֶלָּא לְהַשְׁווֹת, (כְּלוֹמַר, קוֹמֵץ מְלֹא הַיָּד כְּדֵי שֶׁלֹּא יְהֵא חָסֵר, וְאַחַר כָּךְ מוֹחֵק בְּאֶצְבַּע קְטַנָּה מִלְּמַטָּה).La Guemara répond : Le petit doigt ne sert qu'à égaliser, (c'est-à-dire que le Cohen prélève à pleine main afin qu'il ne manque rien, et ensuite il essuie avec le petit doigt par le bas).
- הֵיכִי עָבֵיד? אָמַר רַב זוּטְרָא בַּר טוֹבִיָּה, אָמַר רַב: חוֹפֶה שְׁלֹשׁ אֶצְבְּעוֹתָיו, עַד שֶׁמַּגִּיעַ עַל פַּס יָדוֹ, וְקוֹמֵץ.La Guemara demande : Comment fait-il ? Rav Zoutra bar Toviya a dit au nom de Rav : Il replie ses trois doigts jusqu'à ce qu'ils atteignent sa paume, et il prélève.
- תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: ״מְלֹא קֻמְצוֹ״ – יָכוֹל מְבוֹרָץ? תַּלְמוּד לוֹמַר ״בְּקֻמְצוֹ״.Il a été enseigné également ainsi dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Plein sa poignée » (Lévitique 2, 2) : je pourrais penser qu'il s'agit d'une poignée débordante ; le verset dit donc : « Dans sa poignée » (Lévitique 6, 8), c'est-à-dire ce que contiennent les doigts.
- אִי בְּקֻמְצוֹ, יָכוֹל בְּרָאשֵׁי אֶצְבְּעוֹתָיו? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״מְלֹא קֻמְצוֹ״, הָא כֵּיצַד? חוֹפֶה שְׁלֹשׁ אֶצְבְּעוֹתָיו עַל פַּס יָדוֹ וְקוֹמֵץ.Si c'est « dans sa poignée », je pourrais penser qu'il prend du bout des doigts ; le verset dit donc : « Plein sa poignée ». Comment donc ? Il replie ses trois doigts sur sa paume et il prélève.
- בְּמַחֲבַת וּבְמַרְחֶשֶׁת, מוֹחֵק בְּגוּדָלוֹ מִלְּמַעְלָה וּבְאֶצְבָּעוֹ קְטַנָּה מִלְּמַטָּה, וְזוֹ הִיא עֲבוֹדָה קָשָׁה שֶׁבַּמִּקְדָּשׁ.Pour l'offrande à la poêle et pour celle à la marmite, dont les morceaux frits sont durs, il essuie avec son pouce par le haut et avec son petit doigt par le bas ce qui dépasse ; et c'est là le service difficile du Temple.
- זֶהוּ וְתוּ לָא? וְהָאִיכָּא מְלִיקָה, וְהָאִיכָּא חֲפִינָה! אֶלָּא זוֹ הִיא אַחַת מֵעֲבוֹדוֹת קָשׁוֹת שֶׁבַּמִּקְדָּשׁ.La Guemara demande : Celui-ci et pas d'autre ? Mais il y a le pincement de la nuque de l'oiseau (melika), et il y a la prise de l'encens à pleines mains ('hafina) par le Grand Prêtre à Yom Kippour ! Il faut plutôt dire : C'est l'un des services difficiles du Temple.
- אָמַר רַב פָּפָּא: פְּשִׁיטָא לִי, ״מְלֹא קֻמְצוֹ״ כִּדְקָמְצִי אִינָשֵׁי. בָּעֵי רַב פָּפָּא: קָמַץ בְּרָאשֵׁי אֶצְבְּעוֹתָיו, מַאי?Rav Pappa a dit : Il est évident pour moi que « plein sa poignée » signifie comme les gens prennent une poignée. Rav Pappa a posé la question : S'il a prélevé avec le bout de ses doigts, qu'en est-il ?
- מִן הַצְּדָדִין, מַאי? מִמַּטָּה לְמַעְלָה, מַאי? תֵּיקוּ.S'il a prélevé par les côtés, qu'en est-il ? De bas en haut, qu'en est-il ? Tékou (la question reste en suspens).
- אָמַר רַב פָּפָּא: פְּשִׁיטָא לִי, ״מְלֹא חׇפְנָיו״ כִּדְחָפְנִי אִינָשֵׁי. בָּעֵי רַב פָּפָּא: חָפַן בְּרָאשֵׁי אֶצְבְּעוֹתָיו מַהוּ? מִן הַצְּדָדִין מַהוּ? חָפַן בְּזוֹ וּבָזוֹ וְקֵרְבָן זוֹ אֵצֶל זוֹ מַהוּ? תֵּיקוּ.Rav Pappa a dit : Il est évident pour moi que « plein ses deux mains » (Lévitique 16, 12) signifie comme les gens prennent à pleines mains. Rav Pappa a posé la question : S'il a pris avec le bout de ses doigts, qu'en est-il ? Par les côtés, qu'en est-il ? S'il a pris avec celle-ci et avec celle-là séparément et les a rapprochées l'une de l'autre, qu'en est-il ? Tékou.
- בָּעֵי רַב פָּפָּא: דַּבְּקֵיהּ לְקוֹמֶץ בְּדַפְנֵיהּ דְּמָנָא, מַאי? תּוֹךְ כְּלִי בָּעֵינַן, וְהָאִיכָּא, אוֹ דִלְמָא הַנָּחָה בְּתוֹכוֹ בָּעֵינַן, וְלֵיכָּא? תֵּיקוּ.Rav Pappa a posé la question : S'il a collé la poignée à la paroi de l'ustensile pour la sanctifier, qu'en est-il ? Exigeons-nous qu'elle soit à l'intérieur de l'ustensile, et c'est le cas, ou bien exigeons-nous qu'elle soit posée à l'intérieur, et ce n'est pas le cas ? Tékou.
- בָּעֵי מָר בַּר רַב אָשֵׁי: הַפְכֵיהּ לְמָנָא, וְדַבְּקֵיהּ לְקוֹמֶץ בְּאַרְעִיתָא דְּמָנָא, מַאי? הַנָּחָה בְּתוֹכוֹ בָּעֵינַן, וְהָאִיכָּא, אוֹ דִלְמָא כְּתִיקְנוֹ בָּעִינַן, וְלֵיכָּא? תֵּיקוּ.Mar bar Rav Achi a posé la question : S'il a retourné l'ustensile et a collé la poignée au fond de l'ustensile, par en dessous, là où se trouve un creux, qu'en est-il ? Exigeons-nous qu'elle soit posée à l'intérieur, et c'est le cas, ou bien exigeons-nous qu'elle soit posée selon l'usage normal, et ce n'est pas le cas ? Tékou.
- מַתְנִי׳ כֵּיצַד הוּא עוֹשֶׂה? פּוֹשֵׁט אֶת אֶצְבְּעוֹתָיו עַל פַּס יָדוֹ. רִיבָּה שַׁמְנָהּ, חִסֵּר שַׁמְנָהּ, חִיסֵּר לְבוֹנָתָהּ – פְּסוּלָה.MICHNA : Comment fait-il ? Il étend ses doigts sur sa paume. S'il a augmenté son huile, s'il a diminué son huile, s'il a diminué son encens, l'offrande est invalide.
- גְּמָ׳ הֵיכִי דָמֵי רִיבָּה שַׁמְנָהּ? אָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר: כְּגוֹן שֶׁהִפְרִישׁ לָהּ שְׁנֵי לוּגִּין. וְלוֹקְמַהּ כְּגוֹן דְּעָרֵיב בָּהּ שֶׁמֶן דְּחוּלִּין וָשֶׁמֶן דַּחֲבֶירְתַּהּ!GUEMARA : Quel est le cas où il a augmenté son huile ? Rabbi Eliézer a dit : Lorsqu'il a mis de côté pour elle deux log (mesure de capacité) d'huile au lieu d'un seul, et les a mêlés à la farine. La Guemara objecte : Qu'il l'établisse plutôt dans le cas où il y a mêlé de l'huile profane ou l'huile d'une autre offrande !
- וְכִי תֵּימָא, שֶׁמֶן דְּחוּלִּין וָשֶׁמֶן דַּחֲבֶירְתַּהּ לָא פָּסֵל, מַתְקֵיף לַהּ רַב זוּטְרָא בַּר טוֹבִיָּה: אֶלָּא מֵעַתָּה, מִנְחַת חוֹטֵא דְּפָסֵל בָּהּ שֶׁמֶן, הֵיכִי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ?Et si tu dis que l'huile profane et l'huile d'une autre offrande n'invalident pas, Rav Zoutra bar Toviya objecte : S'il en est ainsi, l'offrande du pécheur, que l'huile invalide, comment trouveras-tu ce cas ?
- אִי דִּידַהּ – הָא לֵית לַהּ, אִי דְּחוּלִּין וְדַחֲבֶירְתַּהּ – הָא אָמְרַתְּ לָא פָּסֵל, (וְאִי אָמְרַתְּ דְּאַפְרֵישׁ לֵהּ שֶׁמֶן – כֵּיוָן דְּלֵית לֵהּ שֶׁמֶן כְּלָל, חוּלִּין נִינְהוּ).S'il s'agit de son huile propre, elle n'en a pas ; s'il s'agit d'huile profane ou de celle d'une autre offrande, tu as dit qu'elle n'invalide pas ; (et si tu dis qu'il a mis de côté de l'huile pour elle, puisqu'elle ne comporte pas d'huile du tout, cette huile est profane).
- וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר לָא מִיבַּעְיָא קָאָמַר: לָא מִיבַּעְיָא דְּחוּלִּין וְדַחֲבֶירְתַּהּ דְּפָסֵיל, אֲבָל הִפְרִישׁ לָהּ שְׁנֵי לוּגִּין, הוֹאִיל וְהַאי חֲזֵי לֵיהּ וְהַאי חֲזֵי לֵיהּ, אֵימָא לָא לִיפְּסִיל – קָא מַשְׁמַע לַן.La Guemara répond : En réalité, ces huiles invalident, et Rabbi Eliézer parle selon le mode « il n'est pas nécessaire » : Il n'est pas nécessaire de dire que l'huile profane et celle d'une autre offrande invalident ; mais s'il a mis de côté pour elle deux log, puisque celui-ci lui convient et que celui-là lui convient, je dirais qu'il n'invalide pas : il nous enseigne que si.
- וּמְנָא לֵיהּ לְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר הָא? אָמַר רָבָא: מַתְנִיתִין קְשִׁיתֵיהּ, מַאי אִירְיָא דְּתָנֵי ״רִיבָּה שַׁמְנָהּ״? לִיתְנֵי ״רִיבָּה לָהּ שֶׁמֶן״! אֶלָּא הָא קָא מַשְׁמַע לַן, דְּאַף עַל גַּב דְּהִפְרִישׁ לָהּ שְׁנֵי לוּגִּין.Et d'où Rabbi Eliézer tire-t-il cela ? Rava a dit : La Michna lui faisait difficulté : Pourquoi enseigner spécifiquement « il a augmenté son huile » ? Qu'elle enseigne : « il a augmenté de l'huile pour elle » ! Elle nous enseigne donc ceci : que l'offrande est invalide même s'il a mis de côté pour elle deux log.
- חִיסֵּר לְבוֹנָתָהּ. תָּנוּ רַבָּנַן: חָסְרָה וְעָמְדָה עַל קוֹרֶט אֶחָד – פְּסוּלָה, עַל שְׁנֵי קְרָטִין – כְּשֵׁרָה, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: עַל קוֹרֶט אֶחָד – כְּשֵׁרָה, פָּחוֹת מִכָּאן – פְּסוּלָה.La Michna enseignait : S'il a diminué son encens. Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : S'il a diminué l'encens et qu'il en est resté à une seule pincée, elle est invalide ; à deux pincées, elle est valide, tels sont les propos de Rabbi Yehouda. Rabbi Chimon dit : À une seule pincée, elle est valide ; moins que cela, elle est invalide.
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