Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְאִי בָּעֵי זָרֵיק, וְקָתָנֵי דְּאֵינוֹ מְטַמֵּא טוּמְאַת אֳכָלִין. מַאי לָאו דְּפַיגֵּל בִּזְרִיקָה? לָא, דְּפַיגֵּל בִּשְׁחִיטָה.et s'il l'avait voulu, il aurait aspergé sans piggoul (intention disqualifiante rendant l'offrande interdite), et pourtant Rabbi Chimon enseigne qu'elle n'est pas susceptible de l'impureté des aliments. N'est-ce pas qu'il l'a rendue piggoul lors de l'aspersion ? Elle aurait donc dû être considérée comme ayant eu un temps d'aptitude. Non : il l'a rendue piggoul lors de l'abattage, et le sang n'a jamais été destiné à une aspersion valable.
- אֲבָל פַּיגֵּל בִּזְרִיקָה, מַאי? הָכִי נָמֵי דִּמְטַמֵּא טוּמְאַת אֳכָלִין.Mais s'il l'a rendue piggoul lors de l'aspersion, qu'en est-il ? En effet, elle serait susceptible de l'impureté des aliments ?
- אַדְּתָנֵי פִּיגֵּל בְּמִנְחָה מְטַמֵּא טוּמְאַת אֳכָלִין, לִיפְלוֹג בְּדִידַהּ, בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים? דְּפַיגֵּל בִּשְׁחִיטָה, אֲבָל פַּיגֵּל בִּזְרִיקָה – מְטַמֵּא טוּמְאַת אֳכָלִין!Dans ce cas, au lieu d'enseigner : s'il a rendu piggoul une offrande de farine (min'ha), elle est susceptible de l'impureté des aliments, qu'il fasse la distinction dans le cas même de l'offrande animale : en quel cas ces paroles ont-elles été dites ? Quand il l'a rendue piggoul lors de l'abattage ; mais s'il l'a rendue piggoul lors de l'aspersion, elle est susceptible de l'impureté des aliments !
- פִּיגֵּל בְּמִנְחָה אִיצְטְרִיכָא לֵיהּ, דְּאַף עַל גַּב דְּפַיגֵּל בִּקְמִיצָה, דְּקוֹמֶץ בְּמִנְחָה כִּשְׁחִיטָה דָּמֵי, אֲפִילּוּ הָכִי – מְטַמֵּא טוּמְאַת אֳכָלִין, הוֹאִיל וְהָיְתָה לוֹ שְׁעַת הַכּוֹשֶׁר מֵעִיקָּרוֹ.Le cas où il a rendu piggoul une offrande de farine lui était nécessaire pour enseigner que, bien qu'il l'ait rendue piggoul lors du prélèvement de la poignée (kemitsa), et que la poignée, pour l'offrande de farine, soit comparable à l'abattage, malgré cela elle est susceptible de l'impureté des aliments, puisqu'elle a eu un temps d'aptitude à l'origine, avant d'être consacrée.
- אָמַר רַב אָשֵׁי: אַמְרִיתַהּ לִשְׁמַעְתָּא קַמֵּיהּ דְּרַב נַחְמָן, אֲפִילּוּ תֵּימָא לָן מַמָּשׁ, וַאֲפִילּוּ תֵּימָא דְּפַיגֵּל בִּזְרִיקָה.Rav Achi a dit : j'ai rapporté cet enseignement devant Rav Na'hman en expliquant autrement l'opinion de Rabbi Chimon : tu peux même dire que dans la baraïta il s'agit d'un cas où la viande a réellement passé la nuit alors qu'il restait du temps pour asperger, et tu peux même dire qu'il l'a rendue piggoul lors de l'aspersion : Rabbi Chimon ne considère pas ces cas comme un temps d'aptitude.
- דְּאִי בָּעֵי פָּרֵיק – אָמְרִינַן, אִי בָּעֵי הֲוָה זָרֵיק – לָא אָמְרִינַן.Car « s'il le voulait, il rachèterait », nous le disons, le rachat étant une simple parole ; « s'il le voulait, il aurait aspergé », nous ne le disons pas.
- מֵיתִיבִי, כְּלָל אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: כֹּל שֶׁהָיְתָה לָהּ שְׁעַת הֶיתֵּר לַכֹּהֲנִים – אֵין מוֹעֲלִין בָּהּ, וְכֹל שֶׁלֹּא הָיְתָה לָהּ שְׁעַת הֶיתֵּר לַכֹּהֲנִים – מוֹעֲלִין בָּהּ.On a objecté à Rav Achi d'après une Michna (Mé'ila 2a) : Rabbi Yehochoua a énoncé une règle générale : toute offrande qui a eu un temps de permission pour les Cohanim, on n'est pas passible de mé'ila (profanation d'un bien consacré) à son sujet ; et toute offrande qui n'a pas eu de temps de permission pour les Cohanim, on est passible de mé'ila à son sujet.
- וְאֵיזֶהוּ שְׁעַת הֶיתֵּר לַכֹּהֲנִים? שֶׁלָּנָה, וְשֶׁנִּטְמֵאת, וְשֶׁיָּצְאָה.Et quel est le cas d'un temps de permission pour les Cohanim ? Celle qui a passé la nuit, après l'aspersion du sang, celle qui est devenue impure et celle qui est sortie de la cour du Temple.
- וְאֵיזוֹ הִיא שֶׁלֹּא הָיְתָה לָהּ שְׁעַת הֶיתֵּר לַכֹּהֲנִים? שֶׁנִּשְׁחֲטָה חוּץ לִזְמַנָּהּ, וְחוּץ לִמְקוֹמָהּ, וְשֶׁקִּבְּלוּ פְּסוּלִין וְזָרְקוּ אֶת דָּמָהּ.Et quelle est celle qui n'a pas eu de temps de permission pour les Cohanim ? Celle qui a été abattue avec l'intention de la consommer hors de son temps ou hors de son lieu, et celle dont des hommes disqualifiés ont recueilli ou aspergé le sang.
- קָתָנֵי מִיהָא רֵישָׁא שֶׁלָּנָה, וְשֶׁנִּטְמֵאת, וְשֶׁיָּצְאָה. מַאי לָאו לָנָה מַמָּשׁ, וְהָכָא דְּאִי בָּעֵי הֲוָה זָרֵיק הוּא, וְקָתָנֵי דְּאֵין מוֹעֲלִין.En tout cas, la première partie enseigne : celle qui a passé la nuit, celle qui est devenue impure et celle qui est sortie. N'est-ce pas qu'elle a réellement passé la nuit, le sang comme la viande, et c'est donc ici le cas de « s'il l'avait voulu, il aurait aspergé », et il enseigne qu'on n'est pas passible de mé'ila ! Cela contredit Rav Achi.
- לָא, רְאוּיָה לָצֵאת, וּרְאוּיָה לִטַּמֵּא, וּרְאוּיָה לָלִין.Non : il s'agit d'une offrande apte à sortir, apte à devenir impure et apte à passer la nuit, c'est-à-dire après l'aspersion du sang, quand aucune autre disqualification n'y est attachée.
- אֲבָל לִינָה מַמָּשׁ, מַאי? הָכִי נָמֵי דְּמוֹעֲלִין! הַאי ״כׇּל (שהיה) [שֶׁהָיְתָה] לָהּ שְׁעַת הֶיתֵּר לַכֹּהֲנִים״ וְ״כֹל שֶׁלֹּא הָיְתָה לָהּ שְׁעַת הֶיתֵּר לַכֹּהֲנִים״?Mais si elle a réellement passé la nuit, avec le sang, qu'en est-il ? En effet, on serait passible de mé'ila ! Dans ce cas, pourquoi cette formule : « toute offrande qui a eu un temps de permission pour les Cohanim » et « toute offrande qui n'a pas eu de temps de permission pour les Cohanim » ?
- ״כֹּל שֶׁיֵּשׁ לָהּ שְׁעַת הֶיתֵּר לַכֹּהֲנִים אֵין מוֹעֲלִין בָּהּ״, וְ״כֹל שֶׁאֵין לָהּ שְׁעַת הֶיתֵּר לַכֹּהֲנִים מוֹעֲלִין בָּהּ״ מִיבְּעֵי לֵיהּ!Il aurait dû dire : « toute offrande qui a un temps de permission pour les Cohanim, on n'est pas passible de mé'ila à son sujet », et « toute offrande qui n'a pas de temps de permission pour les Cohanim, on est passible de mé'ila à son sujet » !
- אֶלָּא אָמַר רַב אָשֵׁי: מְעִילָה אַטּוּמְאָה קָא רָמֵית?Il faut donc reconnaître que la Michna de Mé'ila inclut ce cas. Mais Rav Achi a dit : opposes-tu la mé'ila à l'impureté ?
- מְעִילָה מִשּׁוּם קְדוּשָּׁה וְלָאו קְדוּשָּׁה הִיא, לְבָתַר דְּפָקְעָה לַהּ קְדוּשְּׁתֵיהּ, בְּמַאי הָדְרָא רָכְבָא לַהּ?La mé'ila dépend de la sainteté et de l'absence de sainteté ; après que sa sainteté s'est dissipée, lorsque le sang est prêt à être aspergé et qu'elle est déjà considérée comme permise aux Cohanim, par quoi reviendrait-elle s'y attacher ?
- טוּמְאָה מִשּׁוּם אוּכְלָא וְלָאו (מִשּׁוּם) אוּכְלָא הִיא, כֹּל הֵיכָא דְּאִי בָּעֵי זָרֵיק מָצֵי זָרֵיק לֵיהּ – מְשַׁוֵּי לֵיהּ אוּכְלָא, וּמְטַמֵּא טוּמְאַת אֳכָלִין. הֵיכָא דְּאִי בָּעֵי (מָצֵי) זָרֵיק לָא מָצֵי זָרֵיק – לָא מְשַׁוֵּי לֵיהּ אוּכְלָא, [וְלָא] מְטַמֵּא טוּמְאַת אֳכָלִין.L'impureté dépend de l'aliment et du non-aliment : partout où, s'il veut asperger, il peut asperger, il en fait un aliment, et elle est susceptible de l'impureté des aliments. Là où, s'il veut asperger, il ne peut pas asperger, il n'en fait pas un aliment, et elle n'est pas susceptible de l'impureté des aliments.
- מֵיתִיבִי: הַמֵּבִיא אָשָׁם תָּלוּי, וְנוֹדַע שֶׁלֹּא חָטָא – אִם עַד שֶׁלֹּא נִשְׁחַט נוֹדַע לוֹ, יֵצֵא וְיִרְעֶה בָּעֵדֶר, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים:On a objecté d'après une Michna (Keritot 23b) : Celui qui amène un sacrifice de culpabilité conditionnel (acham talouy, pour une faute douteuse), et il apprend qu'il n'a pas fauté : si c'est avant que l'animal soit abattu qu'il l'apprend, il sortira et paîtra dans le troupeau, comme un animal profane ; telles sont les paroles de Rabbi Méïr. Et les Sages disent :
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.