Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- תְּחִלָּה לַקֹּדֶשׁ.Abba Chaoul dit : celui qui s'est immergé le jour même (tevoul yom) est considéré jusqu'au coucher du soleil comme premier degré d'impureté pour les choses saintes (kodech) : un aliment saint qu'il touche devient de deuxième degré, celui-ci rend un autre de troisième degré, et ce dernier un autre de quatrième degré.
- רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: מְטַמֵּא אֶת הַקֹּדֶשׁ, וּפוֹסֵל אֶת הַתְּרוּמָה. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: כְּשֵׁם שֶׁהוּא פּוֹסֵל מַשְׁקֵה תְרוּמָה וְאוֹכְלֵי תְרוּמָה, כָּךְ הוּא פּוֹסֵל מַשְׁקֵה קֹדֶשׁ וְאוֹכְלֵי קֹדֶשׁ.Rabbi Méïr dit : le tevoul yom est de deuxième degré même pour le sacré, et il rend impur le sacré et rend inapte la terouma (prélèvement donné au Cohen). Et les Sages disent : de même qu'il ne fait que rendre inaptes les liquides de terouma et les aliments de terouma, sans les rendre impurs au point de transmettre l'impureté, ainsi il ne fait que rendre inaptes les liquides sacrés et les aliments sacrés. Apparemment, notre Michna suit les Sages, et non Abba Chaoul ni Rabbi Méïr.
- אָמַר רָבָא: לְאַבָּא שָׁאוּל מַעֲלָה עָשׂוּ בַּקֳּדָשִׁים, שַׁוִּינְהוּ רַבָּנַן לִטְבוּל יוֹם כָּרִאשׁוֹן,Rava dit : la Michna peut suivre aussi Abba Chaoul et Rabbi Méïr, car selon la Torah le tevoul yom ne fait que rendre inapte. Mais selon Abba Chaoul, les Sages ont instauré une rigueur supplémentaire pour les choses saintes : les Sages ont assimilé le tevoul yom au premier degré d'impureté,
- לְרַבִּי מֵאִיר כְּאוֹכֶל שֵׁנִי. לְרַבָּנַן, כֵּיוָן דִּטְבַל – קְלַשׁ טוּמְאָה, פָּסוּל – מְשַׁוֵּי, טָמֵא – לָא מְשַׁוֵּי.selon Rabbi Méïr, ils l'ont assimilé à un aliment de deuxième degré. Selon les Sages, il n'y a pas de rigueur rabbinique : puisqu'il s'est immergé, l'impureté s'est affaiblie ; il rend donc la chose inapte, mais il ne la rend pas impure.
- הוּזָּה דָּמָהּ – חַיָּיבִין כּוּ׳. מְעִילָה הוּא דְּלֵיכָּא, אֲבָל אִיסּוּרָא – אִיכָּא. וְאַמַּאי? הָא מָמוֹנָא דְכֹהֲנִים הוּא!La Michna a enseigné à propos de l'offrande expiatoire d'oiseau : une fois que son sang a été aspergé, on est passible de karet (retranchement) pour piggoul, notar et impureté, mais il n'y a pas de me'ila (profanation des biens consacrés). On en déduit : c'est la me'ila qui n'existe pas, mais l'interdit, lui, existe encore. Mais pourquoi ? N'est-ce pas devenu le bien des Cohanim (prêtres), après l'aspersion du sang ?
- אָמַר רַבִּי חֲנִינָא: לַיּוֹצְאִין, וְרַבִּי עֲקִיבָא הִיא, דְּאָמַר זְרִיקָה מוֹעֶלֶת לַיּוֹצֵא, דְּלָאו בַּת אֲכִילָה הִיא.Rabbi 'Hanina dit : la Michna parle de chairs qui sont sorties du lieu où il est permis de les manger, et c'est l'avis de Rabbi Akiva, qui a dit : l'aspersion du sang est efficace pour la chair sortie, en la faisant échapper à la me'ila, bien qu'elle ne soit pas propre à être mangée.
- אָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַב: מִיצּוּי חַטַּאת הָעוֹף – אֵינוֹ מְעַכֵּב. דְּתָנֵי רַב: ״הוּזָּה דָּמָהּ״.Rav Houna dit au nom de Rav : l'omission de l'exprimage du sang (mitsouï) de l'offrande expiatoire d'oiseau n'invalide pas l'offrande, car Rav enseigne dans sa version de la Michna : une fois que « son sang a été aspergé ».
- רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה אָמַר רַב: מִיצּוּי חַטַּאת הָעוֹף מְעַכֵּב. וְתָנֵי רַב: ״מִיצָּה דָּמָהּ״.Rav Ada bar Ahava dit au nom de Rav : l'exprimage du sang de l'offrande expiatoire d'oiseau est indispensable, et Rav enseigne dans sa version : une fois que « son sang a été exprimé ».
- תָּא שְׁמַע: ״וְהַנִּשְׁאָר בַּדָּם יִמָּצֵה אֶל יְסוֹד הַמִּזְבֵּחַ חַטָּאת הִיא״. בִּשְׁלָמָא לְרַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה, הַיְינוּ דִּכְתִיב: ״וְהַנִּשְׁאָר בַּדָּם יִמָּצֵה... חַטָּאת הִיא״, אֶלָּא לְרַב הוּנָא, מַאי ״וְהַנִּשְׁאָר״?Viens et entends une preuve du verset : « Et le reste du sang sera exprimé au pied de l'autel, c'est une offrande expiatoire » (Lévitique 5, 9). Certes, selon Rav Ada bar Ahava, qui tient l'exprimage pour indispensable, c'est ce qui est écrit : « Et le reste du sang sera exprimé… c'est une offrande expiatoire » : ce n'est qu'après l'exprimage qu'elle est une offrande expiatoire valide. Mais selon Rav Houna, que signifie « et le reste » ?
- כִּדְתַנְיָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: שֶׁאִם נִשְׁאַר. וּמַאי ״חַטָּאת הִיא״? אַרֵישָׁא.Rav Houna l'explique comme l'a enseigné l'école de Rabbi Ichmaël : le verset signifie que s'il reste du sang, on l'exprime, mais il n'est pas nécessaire qu'il en reste. Et que signifie « c'est une offrande expiatoire » ? Cela se rapporte au début du verset, à l'aspersion.
- אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרָבָא לְרַב אָשֵׁי: אֶלָּא מֵעַתָּה, גַּבֵּי מִנְחָה דִּכְתִיב: ״וְהַנּוֹתֶרֶת״. הָכִי נָמֵי שֶׁאִם נִיתּוֹתַר? וְכִי תֵּימָא: הָכִי נָמֵי,Rav A'ha, fils de Rava, dit à Rav Achi : mais alors, à propos de l'offrande de farine (min'ha), où il est écrit : « Et ce qui restera de l'offrande sera pour Aharon et ses fils » (Lévitique 2, 3), dira-t-on aussi que cela signifie : « s'il en reste », sans qu'il soit nécessaire qu'il en reste ? Et si tu dis : effectivement, c'est bien le cas,
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