Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- נִזְרַק דָּם שֶׁל אֶחָד מֵהֶם, אִי אַתָּה מוֹדֶה שֶׁכְּשֵׁם שֶׁדָּמָהּ פּוֹטֵר אֶת בְּשָׂרָהּ מִן הַמְּעִילָה, אַף יִפְטוֹר בְּשַׂר חֲבֶירְתָּהּ מִן הַמְּעִילָה?Et si le sang de l'un d'eux a été aspergé, ne reconnais-tu pas que, de même que son sang exempte sa propre viande de la me'ila (usage profane d'un bien consacré), il exemptera aussi la viande de son compagnon de la me'ila ?
- אִם הִצִּיל בְּשַׂר חֲבֶירְתָּהּ מִן הַמְּעִילָה, אַף עַל פִּי שֶׁהוּא פָּסוּל, דִּין הוּא שֶׁיַּצִּיל אֶת בְּשָׂרָהּ!S'il a préservé la viande de son compagnon de la me'ila, bien qu'elle soit disqualifiée (étant un 'hatat « surplus »), il est logique qu'il préserve sa propre viande, bien qu'elle soit sortie de la cour !
- אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ מִשּׁוּם רַב אוֹשַׁעְיָא: תְּשׁוּבָה גְּנוּבָה הֱשִׁיבוֹ רַבִּי עֲקִיבָא לְאוֹתוֹ תַּלְמִיד, בְּבַת אַחַת – אִין, בְּזֶה אַחַר זֶה – לָא,Rech Lakich a dit au nom de Rav Ochaya : Rabbi Akiva a répondu à ce disciple (Rabbi Chimon) par une réponse dérobée (qui masque la difficulté) : d'après sa réponse, s'ils ont été abattus en même temps, oui, le sang de l'un exempte l'autre ; l'un après l'autre, non.
- דְּכֵיוָן דְּפָסוּל הוּא, מָה לִי בְּבַת אַחַת, מָה לִי בְּזֶה אַחַר זֶה?!Car, puisque le second est disqualifié de toute façon, que m'importe qu'ils aient été abattus en même temps, que m'importe qu'ils l'aient été l'un après l'autre ?!
- אֲמַר לֵיהּ רַבִּי יוֹחָנָן לְרֵישׁ לָקִישׁ: וְאַתָּה, אִי אַתָּה אוֹמֵר כֵּן?Rabbi Yo'hanan a dit à Rech Lakich : Et toi, ne dis-tu pas ainsi toi-même, qu'il y a une différence entre les deux cas ?
- אִילּוּ הִפְרִישׁ שְׁתֵּי אֲשָׁמוֹת לְאַחְרָיוּת, וְשָׁחַט אֶת שְׁנֵיהֶן, וְקָדַם וְהֶעֱלָה אֵימוּרִין שֶׁל אֶחָד מֵהֶן קוֹדֶם זְרִיקָה, אִי אַתָּה מוֹדֶה שֶׁאִם עָלוּ – יֵרְדוּ?Si quelqu'un a désigné deux acham (sacrifices de culpabilité) comme garantie (au cas où l'un se perdrait), a abattu les deux, et a d'abord fait monter sur l'autel les émourim (parties destinées à l'autel) de l'un d'eux avant l'aspersion, puis a aspergé le sang de l'autre, ne reconnais-tu pas que, même s'ils sont montés, ils doivent redescendre ?
- וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ חַד גּוּפָא הוּא, אַמַּאי אִם עָלוּ – יֵרְדוּ? הָאָמַר עוּלָּא: אֵימוּרֵי קָדָשִׁים קַלִּים שֶׁהֶעֱלָן לִפְנֵי זְרִיקַת דָּם – לֹא יֵרְדוּ, נַעֲשָׂה לַחְמוֹ שֶׁל מִזְבֵּחַ!Or s'il te venait à l'esprit que c'est un seul corps même lorsqu'ils sont abattus l'un après l'autre, pourquoi, s'ils sont montés, doivent-ils redescendre ? Voici qu'Oula a dit : Les émourim de kodachim kalim (sacrifices de moindre sainteté) qu'on a fait monter sur l'autel avant l'aspersion du sang ne redescendent pas, car ils sont devenus le pain de l'autel !
- אִישְׁתִּיק. אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: קַצֵּצְתִּינּוּן לְרַגְלוֹהִי דְיָנוֹקָא.Rech Lakich se tut. Rabbi Yo'hanan a dit : J'ai coupé les jambes de l'enfant, c'est-à-dire : j'ai réfuté son raisonnement à la base.
- מַתְנִי׳ יֵשׁ מַעֲשֵׂה דָמִים בְּקׇדְשֵׁי קָדָשִׁים לְהָקֵל וּלְהַחֲמִיר, וּבְקָדָשִׁים קַלִּים כּוּלְּהוּ לְהַחֲמִיר.MICHNA (enseignement des Tannaïm) : Il y a dans l'opération du sang (l'aspersion) pour les kodché kodachim (sacrifices du plus haut degré de sainteté) un effet d'allègement et un effet d'aggravation quant à la me'ila ; et pour les kodachim kalim, tout est dans le sens de l'aggravation.
- כֵּיצַד? קׇדְשֵׁי קָדָשִׁים לִפְנֵי זְרִיקַת דָּמִים – מוֹעֲלִין בְּאֵימוּרֵיהֶן וּבַבָּשָׂר. לְאַחַר זְרִיקַת דָּמִים – מוֹעֲלִין בְּאֵימוּרֵיהֶן, וְאֵין מוֹעֲלִין בַּבָּשָׂר.Comment cela ? Les kodché kodachim : avant l'aspersion du sang, on commet une me'ila avec leurs émourim et avec la viande ; après l'aspersion du sang, on commet une me'ila avec leurs émourim, mais on ne commet pas de me'ila avec la viande, désormais permise aux Cohanim (prêtres).
- וְעַל זֶה וְעַל זֶה – חַיָּיב מִשּׁוּם פִּיגּוּל, נוֹתָר, וְטָמֵא. נִמְצָא, מַעֲשֵׂה דָמִים בְּקׇדְשֵׁי קָדָשִׁים לְהָקֵל וּלְהַחֲמִיר,Et pour l'un comme pour l'autre (les émourim et la viande), après l'aspersion, on est passible de karèt (retranchement) au titre de piggoul (sacrifice disqualifié par l'intention de l'offrir hors du temps prescrit), de notar (restes au-delà du temps permis) et d'impureté. Il se trouve que l'opération du sang pour les kodché kodachim comporte allègement et aggravation,
- וּבְקָדָשִׁים קַלִּים כּוּלָּן לְהַחֲמִיר. כֵּיצַד? קָדָשִׁים קַלִּים לִפְנֵי זְרִיקַת דָמִים – אֵין מוֹעֲלִין לֹא בָּאֵימוּרִין וְלֹא בַּבָּשָׂר, לְאַחַר זְרִיקַת דָמִים – מוֹעֲלִין בָּאֵימוּרִין וְאֵין מוֹעֲלִין בַּבָּשָׂר.et pour les kodachim kalim, tout est aggravation. Comment cela ? Les kodachim kalim : avant l'aspersion du sang, on ne commet de me'ila ni avec les émourim ni avec la viande ; après l'aspersion du sang, on commet une me'ila avec les émourim, mais on ne commet pas de me'ila avec la viande.
- עַל זֶה וְעַל זֶה חַיָּיבִין עָלָיו מִשּׁוּם פִּיגּוּל, נוֹתָר, וְטָמֵא. נִמְצָא מַעֲשֵׂה דָמִים בְּקָדָשִׁים קַלִּים כּוּלָּן לְהַחֲמִיר.Pour l'un comme pour l'autre, on est passible au titre de piggoul, de notar et d'impureté. Il se trouve que l'opération du sang pour les kodachim kalim est tout entière aggravation.
- גְּמָ׳ קָתָנֵי ״אֵין מוֹעֲלִין בַּבָּשָׂר״ – מְעִילָה הוּא דְּלֵיכָּא, הָא אִיסּוּרָא אִיכָּא, וְאַמַּאי? הָא מָמוֹנָא דְכֹהֵן הוּא!GUEMARA (discussion des Amoraïm) : Il enseigne : « on ne commet pas de me'ila avec la viande » : c'est la me'ila qui n'existe pas, mais l'interdit existe pour le Cohen qui la mange. Pourquoi donc ? C'est le bien du Cohen !
- לָא קַשְׁיָא, מִשּׁוּם דְּנָסֵיב רֵישָׁא ״מוֹעֲלִין״, נָסֵיב סֵיפָא ״אֵין מוֹעֲלִין״.Ce n'est pas difficile : parce que la Michna a employé dans la première partie l'expression « on commet une me'ila », elle a employé dans la dernière partie « on ne commet pas de me'ila », sans que cela implique un interdit.
- אֵימָא סֵיפָא: ״בְּקָדָשִׁים קַלִּים כּוּלְּהוּ לְהַחֲמִיר. כֵּיצַד? בְּשַׂר קָדָשִׁים קַלִּים לִפְנֵי זְרִיקַת דָּמִים – אֵין מוֹעֲלִין בָּהֶן וּבְאֵימוּרֵיהֶן, וְאֵין חַיָּיבִין עֲלֵיהֶן מִשּׁוּם פִּיגּוּל, נוֹתָר, וְטָמֵא. לְאַחַר זְרִיקַת דָּמִים – מוֹעֲלִין בְּאֵימוּרֵיהֶן וְאֵין מוֹעֲלִין בַּבָּשָׂר״.Dis la dernière partie : « Pour les kodachim kalim, tout est aggravation. Comment cela ? La viande de kodachim kalim : avant l'aspersion du sang, on ne commet de me'ila ni avec elle ni avec leurs émourim, et l'on n'est pas passible pour eux au titre de piggoul, de notar et d'impureté. Après l'aspersion du sang, on commet une me'ila avec leurs émourim, et on ne commet pas de me'ila avec la viande. »
- מְעִילָה הוּא דְּלֵיכָּא, הָא אִיסּוּרָא אִיכָּא, וְאַמַּאי? הָא מָמוֹנָא דִבְעָלִים הוּא!C'est la me'ila qui n'existe pas, mais l'interdit existe pour le propriétaire qui la mange. Pourquoi donc ? C'est le bien des propriétaires !
- אָמַר רַבִּי חֲנִינָא: לַיּוֹצְאִין, וְרַבִּי עֲקִיבָא הִיא.Rabbi 'Hanina a dit : il s'agit de la viande sortie (de son enceinte avant l'aspersion), et c'est l'opinion de Rabbi Akiva.
- כִּי אָמַר רַבִּי עֲקִיבָא זְרִיקָה מוֹעֶלֶת, לַיּוֹצֵא לִשְׂרֵיפָה,Lorsque Rabbi Akiva dit que l'aspersion est efficace pour la viande sortie, c'est seulement quant à la combustion (pour qu'elle ne soit brûlée qu'après un délai), mais non pour la permettre à la consommation,
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