Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אָמֵינָא: חַטָּאת, הוֹאִיל וּלְכַפָּרָה קָא אָתְיָא – לָא בְּדִילִין מִינַּהּ, אֲבָל קָדָשִׁים, הוֹאִיל וְלָאו לְכַפָּרָה קָאָתֵי – בְּדִילִי מִנְּהוֹן, וְלֵית בְּהוּ מְעִילָה, קָא מַשְׁמַע לַן.de dire : une 'hatat (sacrifice expiatoire), puisqu'elle vient pour l'expiation, on ne s'en écarte pas même après sa mort, et c'est pourquoi les Sages ont décrété à son égard une mé'ila (profanation d'un bien consacré) ; mais les autres animaux consacrés très saints, puisqu'ils ne viennent pas pour l'expiation, on s'en écarte après leur mort, et ils ne sont pas soumis à la mé'ila. C'est pourquoi Oula nous apprend que même eux y sont soumis d'ordre rabbinique.
- וְחַטָּאת שֶׁמֵּתָה מִי אִית בַּהּ מְעִילָה? וְהָתְנַן: חַטָּאוֹת הַמֵּתוֹת וּמָעוֹת הַהוֹלְכוֹת לְיָם הַמֶּלַח – לֹא נֶהֱנִין וְלֹא מוֹעֲלִין!Et une 'hatat morte est-elle donc soumise à la mé'ila ? Nous avons pourtant appris (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : les 'hatat vouées à la mort, car devenues inaptes à l'autel, et l'argent interdit au profit, qui va à la mer Morte pour y être détruit – on n'en tire pas profit a priori, mais si on l'a fait, on ne commet pas de mé'ila à leur égard !
- אָמְרִי: חַטָּאוֹת הַמֵּתוֹת – בְּחַיֵּיהֶן בְּדִילִין מִנְּהוֹן, לְאַפּוֹקֵי הֵיכָא דְּמֵחַיִּים – דְּלָא בְּדִילִין מִינֵּיהּ.Ils répondent : les 'hatat vouées à la mort, de leur vivant déjà, on s'en écarte, car elles ne sont plus destinées à être offertes ; il n'était donc pas nécessaire de décréter une mé'ila. Cela vient exclure le cas d'une 'hatat dont, de son vivant, on ne s'écartait pas, car elle était apte à être offerte ; pour elle, les Sages ont décrété une mé'ila après sa mort.
- אֵיתִיבֵיהּ רַב יוֹסֵף לְרַבָּה חֲדָא מִגּוֹ חֲדָא, וַחֲדָא מִגּוֹ חֲדָא:La Guemara revient à la machlokèt (divergence d'opinions) sur les offrandes égorgées au mauvais endroit et montées sur l'autel. Rav Yossef a objecté à Rabba une preuve tirée de plusieurs sources combinées : l'une à l'intérieur de l'autre, et l'une à l'intérieur de l'autre.
- וְכוּלָּן, אֵין מְטַמְּאִים בְּגָדִים אַבֵּית הַבְּלִיעָה וּמוֹעֲלִין בָּהֶן,La Michna (Zeva'him 66b), qui traite des oiseaux offerts dont la mélika (incision de la nuque) ou l'aspersion du sang a été faite au mauvais endroit, enseigne : et tous ceux-là ne rendent pas impurs les vêtements de celui qui en avale la chair, lorsqu'elle est dans le gosier – contrairement à la charogne d'un oiseau pur –, car la mélika a été faite dans le cadre du rite ; et on commet une mé'ila à leur égard,
- חוּץ מֵחַטַּאת הָעוֹף שֶׁעָשָׂה לְמַטָּה, כְּמַעֲשֵׂה חַטַּאת הָעוֹף לְשֵׁם חַטָּאת.sauf la 'hatat d'oiseau qu'on a faite en bas du fil rouge, selon le procédé de la 'hatat d'oiseau, au nom d'une 'hatat : offerte correctement, sa chair est permise aux Cohanim (prêtres) et n'est plus soumise à la mé'ila.
- וְקָתָנֵי עִילָּוֵיהּ: כׇּל שֶׁהָיָה פְּסוּלוֹ בַּקֹּדֶשׁ – אֵינוֹ מְטַמֵּא בְּגָדִים אַבֵּית הַבְּלִיעָה, וְכׇל שֶׁלֹּא הָיָה פְּסוּלוֹ בַּקֹּדֶשׁ – מְטַמֵּא בְּגָדִים אַבֵּית הַבְּלִיעָה.Et il est enseigné à leur sujet (Zeva'him 68b) : tout oiseau dont l'invalidité est survenue dans le sacré, c'est-à-dire dans l'enceinte du Temple, ne rend pas impurs les vêtements de celui qui l'avale, lorsqu'il est dans le gosier ; et tout oiseau dont l'invalidité n'est pas survenue dans le sacré rend impurs les vêtements lorsqu'il est dans le gosier.
- וְקָתָנֵי: כׇּל שֶׁהָיָה פְּסוּלוֹ בַּקֹּדֶשׁ – אִם עָלוּ, לֹא יֵרְדוּ. תְּיוּבְתָּא דְּרַבָּה! תְּיוּבְתָּא.Et il est enseigné (Zeva'him 84a) : tout ce dont l'invalidité est survenue dans le sacré, s'ils sont montés sur l'autel, ils ne redescendent pas. Ces trois Michnayot réunies montrent qu'une offrande dont l'acte initial a été accompli au mauvais endroit ne redescend pas de l'autel. C'est une réfutation de Rabba ! En effet, c'est une réfutation (teyouvta) définitive.
- וְהָא דִּפְלִיגִי בַּהּ רַבָּה וְרַב יוֹסֵף פְּשִׁיטָא לֵיהּ לְרַבִּי אֶלְעָזָר, דְּאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: עוֹלַת בָּמַת יָחִיד, שֶׁהִכְנִיסָהּ לִפְנִים –Et ce point sur lequel Rabba et Rav Yossef divergent est évident pour Rabbi Elazar, car Rabbi Elazar a dit : un holocauste consacré pour un autel privé (bamat ya'hid), à l'époque où ceux-ci étaient permis, qu'on a fait entrer à l'intérieur du parvis du Temple –
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