Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: אִי עָלוּ, מַהוּ שֶׁיֵּרְדוּ? רַבָּה אָמַר: אִם עָלוּ – יֵרְדוּ, רַב יוֹסֵף אָמַר: אִם עָלוּ – לֹא יֵרְדוּ.Ils ont posé la question : dans les cas de la Michna (enseignement des Tannaïm) où l'on a changé le lieu d'un rite, par exemple des offrandes très saintes égorgées au sud au lieu du nord, si ces offrandes sont déjà montées sur l'autel, qu'en est-il : doivent-elles redescendre ? Rabba dit : si elles sont montées, elles redescendront. Rav Yossef dit : si elles sont montées, elles ne redescendront pas.
- אַלִּיבָּא דְּרַבִּי יְהוּדָה לָא תִּיבְּעֵי לָךְ, דְּכוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דְּאִם עָלוּ – יֵרְדוּ. כִּי פְּלִיגִי אַלִּיבָּא דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן.La Guemara rappelle une machlokèt (divergence d'opinions) entre Rabbi Yehouda et Rabbi Chimon (Zeva'him 84a) au sujet des offrandes disqualifiées dans l'enceinte sacrée. Selon Rabbi Yehouda, ne pose pas cette question, car tout le monde – Rabba comme Rav Yossef – s'accorde à dire que selon lui, si elles sont montées, elles redescendront. Ils divergent seulement selon Rabbi Chimon, qui soutient qu'une offrande disqualifiée dans l'enceinte sacrée ne redescend pas.
- רַב יוֹסֵף כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן. רַבָּה אָמַר לָךְ: עַד כָּאן לָא קָאָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן אֶלָּא בַּנִּיתָּנִין לְמַטָּה שֶׁנְּתָנָן לְמַעְלָה אוֹ בַּנִּיתָּנִין לְמַעְלָה שֶׁנְּתָנָן לְמַטָּה,Rav Yossef suit simplement Rabbi Chimon : les offrandes de notre Michna, disqualifiées dans l'enceinte, ne redescendent pas. Rabba te dira : Rabbi Chimon n'a dit qu'elles ne redescendent pas que pour les offrandes dont le sang est à placer en bas du fil rouge de l'autel et qu'on a placé en haut, ou pour celles dont le sang est à placer en haut et qu'on a placé en bas,
- וּלְעוֹלָם דִּשְׁחָטָן וְקִבֵּל דָּמָן בַּצָּפוֹן, אֲבָל הָכָא, כֵּיוָן דִּשְׁחָטָן בַּדָּרוֹם – כְּמַאן דְּחַנְקִינּוּן דָּמֵי.et en réalité il s'agit d'un cas où l'on a égorgé les offrandes et reçu leur sang au nord, comme il se doit. Mais ici, dans notre Michna, puisqu'on les a égorgées au sud, c'est comme si on les avait étranglées, et non égorgées du tout ; Rabbi Chimon reconnaît donc qu'elles redescendent.
- תְּנַן: קׇדְשֵׁי קָדָשִׁים שֶׁשְּׁחָטָן בַּדָּרוֹם – מוֹעֲלִין בָּהֶן. בִּשְׁלָמָא לְרַב יוֹסֵף נִיחָא, אֶלָּא לְרַבָּה קַשְׁיָא! מַאי מוֹעֲלִין בָּהֶן – מִדְּרַבָּנַן.Nous avons appris (dans la Michna) : des offrandes très saintes qu'on a égorgées au sud – on commet à leur égard une mé'ila (profanation d'un bien consacré) si l'on en tire profit. Certes, selon Rav Yossef, c'est bien : puisqu'elles ne redescendent pas, elles gardent leur sainteté. Mais selon Rabba, c'est difficile ! Si elles doivent redescendre de l'autel, comment y aurait-il une mé'ila ? La Guemara répond : que signifie « on commet une mé'ila à leur égard » ? Une mé'ila d'ordre rabbinique, et non de la Torah.
- מַאי אִיכָּא בֵּין דְּאוֹרָיְיתָא לְרַבָּנַן? דְּאוֹרָיְיתָא מְשַׁלְּמִין חוֹמֶשׁ, דְּרַבָּנַן – לָא.Quelle différence y a-t-il entre la mé'ila de la Torah et celle des Rabbanan ? Pour celle de la Torah, on paie, en plus du principal, un cinquième ('homech) ; pour celle des Rabbanan, non.
- וּמִי אִיכָּא מְעִילָה מִדְּרַבָּנַן? אִין, דְּאָמַר עוּלָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: קָדָשִׁים שֶׁמֵּתוּ – יָצְאוּ מִידֵי מְעִילָה, דְּבַר תּוֹרָה. אַלְמָא מִדְּאוֹרָיְיתָא לָא אִית לְהוֹן, בִּדְרַבָּנַן אִית בְּהוֹן. הָכִי נָמֵי – מִדְּרַבָּנַן.Et y a-t-il donc une mé'ila d'ordre rabbinique ? Oui, car Oula a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : des animaux consacrés qui sont morts sont sortis du statut de mé'ila selon la parole de la Torah. Il en ressort que selon la Torah, ils n'y sont pas soumis, mais que d'ordre rabbinique, ils y sont soumis. Ici aussi, pour les offrandes égorgées au sud, la mé'ila est d'ordre rabbinique.
- לֵימָא תְּנֵינָא לְהָא דְּעוּלָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן! אַף עַל גַּב דִּתְנֵינָא, אִיצְטְרִיךְ דְּעוּלָּא, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא, הָכָא לָא בְּדִילִין מִנְּהוֹן,Disons alors que nous avons déjà appris dans notre Michna, selon Rabba, ce qu'Oula a dit au nom de Rabbi Yo'hanan ! Pourquoi Oula a-t-il eu besoin de le dire ? Bien que nous l'ayons appris, la déclaration d'Oula était nécessaire : il te serait venu à l'esprit de dire qu'ici, pour les offrandes égorgées au sud, on ne s'en écarte pas, car elles ressemblent en apparence à des offrandes valides, et c'est pourquoi les Sages ont décrété une mé'ila d'ordre rabbinique ;
- אֲבָל קָדָשִׁים שֶׁמֵּתוּ, הוֹאִיל וּבְדִילִין מִנְּהוֹן, אֵימָא: אֲפִילּוּ מְעִילָה מִדְּרַבָּנַן לָא, קָא מַשְׁמַע לַן.mais pour des animaux consacrés qui sont morts, puisqu'on s'en écarte naturellement, dis qu'il n'y a pas même de mé'ila d'ordre rabbinique ; c'est pourquoi Oula nous apprend qu'il y en a une.
- מֵתוּ – נָמֵי תְּנֵינָא: הַנֶּהֱנֶה מִן הַחַטָּאת כְּשֶׁהִיא חַיָּה – לֹא מָעַל עַד שֶׁיִּפְגּוֹם. וּכְשֶׁהִיא מֵתָה, כֵּיוָן דְּנֶהֱנָה כׇּל שֶׁהוּא – מָעַל.Mais à propos des animaux consacrés morts aussi, nous l'avons déjà appris dans une Michna (plus loin, 18a) : celui qui tire profit d'une 'hatat (sacrifice expiatoire) lorsqu'elle est vivante ne commet pas de mé'ila tant qu'il ne l'a pas dépréciée de la valeur d'une prouta (plus petite pièce de monnaie). Mais lorsqu'elle est morte, dès qu'il en a tiré un profit, si petit soit-il (de la valeur d'une prouta), il a commis une mé'ila – ce qui ne peut être que d'ordre rabbinique, puisqu'un animal consacré mort n'est pas soumis à la mé'ila selon la Torah. Pourquoi donc Oula le répète-t-il ?
- סָלְקָא דַּעְתָּךְLa Guemara répond : il te serait venu à l'esprit
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