Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- קְלָטוּהָ מְחִיצוֹת לְכׇל דָּבָר.les cloisons du parvis l'ont saisi pour tout : il a désormais, pour toutes les lois, le statut d'un holocauste offert au Temple.
- בָּעֵי רַבִּי אֶלְעָזָר: [עוֹלַת בָּמַת יָחִיד שֶׁהִכְנִיסָהּ, שֶׁנִּפְסְלָה] – עָלוּ, מַהוּ שֶׁיֵּרְדוּ?Rabbi Elazar a demandé : un holocauste consacré pour un autel privé, qu'on a fait entrer dans le parvis et qui a été invalidé, par exemple égorgé au sud au lieu du nord – s'ils sont montés (ses membres) sur l'autel, doivent-ils redescendre ? Car s'il avait été égorgé au sud sur l'autel privé, il n'aurait pas été invalidé.
- מִדְּקָמִיבַּעְיָא לֵיהּ לַחֲדָא, מִכְּלַל דְּאִידַּךְ פְּשִׁיטָא לֵיהּ, אִי כְּרַבָּה אִי כִּדְרַב יוֹסֵף.La Guemara conclut : du fait qu'il s'interroge sur l'un de ces cas seulement, on en déduit que l'autre – l'holocauste consacré pour le Temple – lui est évident, soit comme Rabba (il redescend), soit comme Rav Yossef (il ne redescend pas).
- חֲדָא מִגּוֹ חֲדָא קָמִיבַּעְיָא לֵיהּ:La Guemara rejette cette déduction : peut-être a-t-il un doute dans les deux cas, mais il pose une question à l'intérieur de l'autre : la seconde question se pose quelle que soit l'opinion retenue dans la première.
- עַד כָּאן לָא קָאָמַר רַבָּה הָתָם אִם עָלוּ – יֵרְדוּ, מְחִיצָה כְּתִיקְנָהּ –Même s'il pense comme Rabba, on peut dire que Rabba n'a dit que là-bas, s'ils sont montés, ils redescendent – lorsque l'holocauste a été consacré pour le Temple, où la cloison du parvis est conforme à sa règle (l'égorgement y est prescrit au nord) –
- פָּסְלָה, שֶׁלֹּא כְּתִיקְנָהּ – לֹא פָּסְלָה,elle l'invalide donc, s'il est égorgé au sud, et même s'il est monté, il redescend ; mais pour un holocauste consacré de façon non conforme, pour un autel privé, l'égorgement au sud ne l'invalide pas, et s'il est monté, il ne redescend pas ;
- אוֹ דִילְמָא: אֲפִילּוּ לְרַב יוֹסֵף דְּאָמַר אִם עָלְתָה – לֹא תֵּרֵד, מְחִיצָה כְּתִיקְנָהּ – קָלְטָה, שֶׁלֹּא כְּתִיקְנָהּ – לָא קָלְטָה. תֵּיקוּ.ou peut-être est-ce l'inverse : même selon Rav Yossef, qui a dit que s'il est monté, il ne redescend pas, c'est seulement lorsque la cloison est conforme à sa règle qu'elle l'a saisi, de sorte qu'il ne redescend pas ; mais lorsqu'il a été consacré de façon non conforme, elle ne l'a pas saisi, et même s'il est monté, il redescend. Que la question demeure (tékou : la question reste en suspens).
- אָמַר רַב גִּידֵּל אָמַר רַב: זְרִיקַת פִּיגּוּל אֵינוֹ מוֹצִיא מִידֵי מְעִילָה בְּקׇדְשֵׁי קָדָשִׁים, וְאֵינוֹ מֵבִיא לִידֵי מְעִילָה בְּקָדָשִׁים קַלִּים.Rav Guiddel a dit au nom de Rav : l'aspersion du sang avec intention de pigoul (intention de consommer l'offrande hors de son temps) ne fait pas sortir la chair du statut de mé'ila (profanation d'un bien consacré) pour les offrandes très saintes, car elle ne l'a pas permise aux Cohanim ; et elle ne fait pas entrer les parties de l'autel dans le statut de mé'ila pour les offrandes de sainteté mineure, car seule une aspersion valide le fait.
- יְתֵיב אַבָּיֵי וְקָאָמַר לַהּ לְהָא שְׁמַעְתָּא, אֵיתִיבֵיהּ רַב פָּפָּא לְאַבָּיֵי: הַשּׁוֹחֵט אֶת הַתּוֹדָה לִפְנִים, וְלַחְמָהּ חוּץ לַחוֹמָה – לֹא קִדֵּשׁ אֶת הַלֶּחֶם.Abayé était assis et énonçait cet enseignement de Rav Guiddel. Rav Pappa a objecté à Abayé à partir d'une Michna (Mena'hot 78b) : celui qui égorge le sacrifice de reconnaissance (toda) à l'intérieur du parvis, alors que ses pains (les quarante pains qui l'accompagnent) sont hors de la muraille – il n'a pas sanctifié les pains.
- שְׁחָטָהּ עַד שֶׁלֹּא קָרְמוּ פָּנֶיהָ בַּתַּנּוּר, וַאֲפִילּוּ קָרְמוּ כּוּלָּן חוּץ מֵאַחַת מֵהֶן – לֹא קָדַשׁ הַלֶּחֶם. שְׁחָטָהּ חוּץ לִזְמַנָּהּ וְחוּץ לִמְקוֹמָהּ – קָדַשׁ הַלֶּחֶם.S'il l'a égorgé avant que leur surface ait formé une croûte dans le four, et même si la surface de tous les pains avait formé une croûte sauf l'un d'eux – il n'a pas sanctifié les pains. S'il l'a égorgé avec l'intention de le consommer hors de son temps, le rendant pigoul, ou hors de son lieu, il a sanctifié les pains, qui deviennent soumis à la mé'ila – et cela vaut apparemment même s'il a aussi aspergé le sang avec intention de pigoul.
- אַלְמָא פִּיגּוּל מַיְיתֵי לַהּ לִידֵי מְעִילָה! אִישְׁתִּיק.Il en ressort que le pigoul fait entrer les offrandes de sainteté mineure dans la mé'ila, contrairement à Rav Guiddel ! Abayé se tut, ne sachant que répondre.
- כִּי אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי אַבָּא, אֲמַר לֵיהּ: בִּזְרִיקָה.Quand Abayé vint devant Rabbi Abba et lui rapporta l'objection, celui-ci lui dit : Rav Guiddel parle d'une intention de pigoul lors de l'aspersion : l'offrande devient alors un pigoul complet et ne peut entrer dans la mé'ila. Alors que la Michna de Mena'hot parle d'une intention lors de l'égorgement seulement, l'aspersion ayant été faite sans mauvaise intention : elle fait donc entrer l'offrande dans la mé'ila.
- אֲמַר לֵיהּ רַב אָשֵׁי לְרָבָא: וְהָא אָמַר עוּלָּא: קוֹמֶץ פִּיגּוּל שֶׁהֶעֱלוֹ לְגַבֵּי מִזְבֵּחַ – פָּקַע פִּיגּוּלוֹ מִמֶּנּוּ,Rav Achi a dit à Rava : à propos de cette explication, Oula n'a-t-il pas dit : une poignée (kométs, prélevée sur l'offrande végétale) rendue pigoul, qu'on a montée sur l'autel et que le feu a saisie – son statut de pigoul s'en est détaché, et elle est apte à être offerte ?
- וּקְמִיצָה הַיְינוּ שְׁחִיטָה!Or le prélèvement de la poignée équivaut à l'égorgement ! Puisque l'intention lors du prélèvement suffit à rendre l'offrande végétale pigoul, l'égorgement seul avec intention de pigoul devrait rendre l'offrande pigoul complet, quelle que soit l'intention lors de l'aspersion ; la réponse de Rabbi Abba est donc contestable.
- אֲמַר לֵיהּ: אִיסּוּרָא דְּמַיְיתֵי לִידֵי פִיגּוּל.Rava lui dit : Oula ne voulait pas dire que l'intention lors du prélèvement suffit à elle seule ; il s'agit d'un interdit qui amène l'offrande au statut de pigoul, mais le pigoul complet n'est atteint que s'il y a aussi une intention lors de la combustion de la poignée, qui correspond à l'aspersion pour l'animal.
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