Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַהוּ דְּתֵימָא: עָקַר שָׁלִיחַ שְׁלִיחוּתֵיהּ דְּבַעַל הַבַּיִת, וְלָא לִמְעוֹל – קָא מַשְׁמַע לַן.Rav Chéchèt ajoute que cet enseignement reste nécessaire : tu aurais pu dire que l'émissaire a supprimé la mission du maître de maison en y ajoutant, et que celui-ci ne commet pas la méïla (l'usage profane d'un bien consacré) ; il nous enseigne donc qu'il la commet.
- מַתְנִי׳ אָמַר לוֹ: ״הָבֵא לִי מִן הַחַלּוֹן אוֹ מִן הַדְּלוֹסְקָמָא״, וְהֵבִיא לוֹ. אַף עַל פִּי שֶׁאָמַר בַּעַל הַבַּיִת: ״לֹא הָיָה בְּלִבִּי אֶלָּא מִזֶּה״, וְהֵבִיא מִזֶּה – בַּעַל הַבַּיִת מָעַל. אֲבָל אִם אָמַר לוֹ: ״הָבֵא לִי מִן הַחַלּוֹן״, וְהֵבִיא לוֹ מִן הַדְּלוֹסְקָמָא, אוֹ ״מִן הַדְּלוֹסְקָמָא״, וְהֵבִיא לוֹ מִן הַחַלּוֹן – הַשָּׁלִיחַ מָעַל.MICHNA : Si le maître de maison lui a dit : Apporte-moi tel objet de la fenêtre ou du coffret (deloskama), et qu'il le lui a apporté de l'endroit indiqué, même si le maître de maison a dit : Je n'avais à l'esprit que tel autre endroit, et il l'a apporté de celui-ci, le maître de maison commet la méïla, car sa mission a été accomplie. Mais s'il lui a dit : Apporte-moi cela de la fenêtre, et qu'il le lui a apporté du coffret, ou s'il lui a dit : « du coffret », et qu'il le lui a apporté de la fenêtre, c'est l'émissaire qui commet la méïla.
- שִׁלַּח בְּיַד חֵרֵשׁ שׁוֹטֶה וְקָטָן, אִם עָשׂוּ שְׁלִיחוּתוֹ – בַּעַל הַבַּיִת מָעַל, לֹא עָשׂוּ שְׁלִיחוּתוֹ – חֶנְווֹנִי מֵעַל.S'il a envoyé de l'argent consacré par un sourd-muet, un dément ou un mineur, qui n'ont pas la capacité légale d'être émissaires : s'ils ont accompli sa mission, le maître de maison commet la méïla ; s'ils n'ont pas accompli sa mission, c'est le boutiquier qui commet la méïla.
- שִׁלַּח בְּיַד פִּקֵּחַ, וְנִזְכַּר עַד שֶׁלֹּא הִגִּיעַ אֵצֶל חֶנְווֹנִי – חֶנְווֹנִי מָעַל לִכְשֶׁיּוֹצִיא.S'il a envoyé l'argent par une personne saine d'esprit, et qu'il s'est souvenu qu'il était consacré avant qu'elle n'arrive chez le boutiquier, c'est le boutiquier qui commet la méïla lorsqu'il le dépensera.
- כֵּיצַד יַעֲשֶׂה? נוֹטֵל פְּרוּטָה אוֹ כְלִי, וְאוֹמֵר: ״פְּרוּטָה שֶׁל הֶקְדֵּשׁ בְּכׇל מָקוֹם שֶׁהוּא מְחוּלָּל עַל זֶה״, שֶׁהַהֶקְדֵּשׁ נִפְדֶּה בְּכֶסֶף וּבְשָׁוֶה כֶּסֶף.Comment doit-il agir pour que le boutiquier n'en vienne pas à commettre la méïla ? Il prend une prouta (la plus petite pièce) ou un ustensile et dit : La prouta consacrée, où qu'elle se trouve, est rachetée sur ceci, car le bien consacré se rachète avec de l'argent ou la valeur de l'argent.
- גְּמָ׳ מַאי קָא מַשְׁמַע לַן? דְּבָרִים שֶׁבַּלֵּב אֵינָם דְּבָרִים.GUEMARA : Que nous enseigne la Michna dans le cas de la fenêtre et du coffret ? Que les paroles restées dans le cœur ne sont pas des paroles.
- שִׁילַּח בְּיַד חֵרֵשׁ שׁוֹטֶה וְקָטָן, אִם עָשׂוּ [וְכוּ׳]. וְהָא לָאו בְּנֵי שְׁלִיחוּתָא נִינְהוּ!La Michna a enseigné : S'il a envoyé de l'argent par un sourd-muet, un dément ou un mineur : s'ils ont accompli [etc.] le maître de maison commet la méïla. Mais ils n'ont pas la capacité d'être émissaires !
- אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: עֲשָׂאוּם כְּמַעֲטָן שֶׁל זֵיתִים,Rabbi Elazar a dit : Les Sages les ont rendus semblables à la cuve à olives : de même que l'écoulement des olives dans la cuve est considéré comme voulu, puisqu'il convient au propriétaire, de même ce qu'ils font et qui convient au maître de maison est considéré comme fait selon sa volonté.
- דִּתְנַן: הַזֵּיתִים, מֵאֵימָתַי מְקַבְּלִין טוּמְאָה? מִשֶּׁיַּזִּיעוּ זֵיעַת הַמַּעֲטָן, וְלֹא זֵיעַת הַקּוּפָּה.Car nous avons appris dans une Michna (Teharot 9, 1) : Les olives, à partir de quand sont-elles susceptibles de devenir impures ? À partir du moment où elles exsudent l'humidité de la cuve, mais non l'humidité du panier. La première est utile au propriétaire et les rend réceptives à l'impureté ; la seconde se perd sans lui servir.
- רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: כְּאוֹתָהּ שֶׁשָּׁנִינוּ, נְתָנוֹ עַל גַּבֵּי הַקּוֹף וְהוֹלִיכוֹ, אוֹ עַל גַּבֵּי הַפִּיל וְהוֹלִיכוֹ, וְאָמַר לְאַחֵר לְקַבְּלוֹ מִמֶּנּוּ – הֲרֵי זֶה עֵירוּב. אַלְמָא קָא עָבְדָא שְׁלִיחוּתֵיהּ. הָכִי נָמֵי, אִיתְעֲבִיד שְׁלִיחוּתֵיהּ.Rabbi Yo'hanan a dit : Ce cas est comme celui que nous avons appris : S'il l'a placé sur un singe et que celui-ci l'a porté, ou sur un éléphant et que celui-ci l'a porté, et qu'il a dit à un autre de le recevoir de lui, c'est un érouv (repas déposé pour étendre la limite de déplacement du Chabbat) valable. Il en ressort que l'animal accomplit sa mission. De même ici, sa mission a été accomplie.
- שִׁלַּח בְּיַד פִּקֵּחַ וְכוּ׳. וְאַף עַל גַּב דְּלָא אִידְּכַר שָׁלִיחַ. וּרְמִינְהִי: נִזְכַּר בַּעַל הַבַּיִת וְלֹא נִזְכַּר שָׁלִיחַ – הַשָּׁלִיחַ מָעַל, נִזְכְּרוּ שְׁנֵיהֶם – חֶנְוָנִי מָעַל!La Michna a enseigné : S'il a envoyé par une personne saine d'esprit, etc., et que le maître de maison s'en est souvenu, c'est le boutiquier qui commet la méïla, et ce, bien que l'émissaire ne se soit pas souvenu. Et on oppose à cela une baraïta : Si le maître de maison s'est souvenu et que l'émissaire ne s'est pas souvenu, c'est l'émissaire qui commet la méïla ; si tous deux se sont souvenus, c'est le boutiquier qui commet la méïla !
- אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: מַתְנִיתִין נָמֵי, כְּשֶׁנִּזְכְּרוּ שְׁנֵיהֶם.Rav Chéchèt a dit : Notre Michna aussi traite du cas où tous deux se sont souvenus.
- מַתְנִי׳ נָתַן לוֹ פְּרוּטָה, אָמַר לוֹ: ״הָבֵא לִי בְּחֶצְיָהּ נֵרוֹת וּבְחֶצְיָהּ פְּתִילוֹת״ וְהָלַךְ וְהֵבִיא לוֹ בְּכוּלָּהּ פְּתִילוֹת אוֹ בְּכוּלָּהּ נֵרוֹת, אוֹ שֶׁאָמַר לוֹ: ״הָבֵא לִי בְּכוּלָּהּ נֵרוֹת״, אוֹ ״בְּכוּלָּהּ פְּתִילוֹת״, וְהָלַךְ וְהֵבִיא בְּחֶצְיָהּ נֵרוֹת וּבְחֶצְיָהּ פְּתִילוֹת – שְׁנֵיהֶם לֹא מָעֲלוּ.MICHNA : S'il lui a donné une prouta consacrée et lui a dit : Apporte-moi avec sa moitié des lampes et avec sa moitié des mèches, et qu'il est allé lui apporter pour le tout des mèches ou pour le tout des lampes ; ou s'il lui a dit : Apporte-moi pour le tout des lampes, ou pour le tout des mèches, et qu'il est allé apporter pour la moitié des lampes et pour la moitié des mèches : aucun des deux ne commet la méïla, car chacun n'est concerné que par une demi-prouta.
- אֲבָל אִם אָמַר לוֹ: ״הָבֵא לִי בְּחֶצְיָהּ נֵרוֹת מִמָּקוֹם פְּלוֹנִי וּבְחֶצְיָהּ פְּתִילוֹת מִמָּקוֹם פְּלוֹנִי״, וְהָלַךְ וְהֵבִיא לוֹ נֵרוֹת מִמְּקוֹם פְּתִילוֹת, וּפְתִילוֹת מִמְּקוֹם נֵרוֹת – הַשָּׁלִיחַ מָעַל.Mais s'il lui a dit : Apporte-moi pour sa moitié des lampes de tel endroit et pour sa moitié des mèches de tel endroit, et qu'il est allé lui apporter des lampes de l'endroit des mèches et des mèches de l'endroit des lampes, c'est l'émissaire qui commet la méïla, car il a dévié de sa mission pour une prouta entière.
- נָתַן לוֹ שְׁתֵּי פְרוּטוֹת, וְאָמַר לוֹ: ״לֵךְ וְהָבֵא לִי אֶתְרוֹג״, וְהָלַךְ וְהֵבִיא לוֹ בְּאַחַת אֶתְרוֹג וּבְאַחַת רִימּוֹן – שְׁנֵיהֶם מָעֲלוּ. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בַּעַל הַבַּיִת לֹא מָעַל, שֶׁהוּא אוֹמֵר לוֹ: אֶתְרוֹג גָּדוֹל הָיִיתִי מְבַקֵּשׁ, וְהֵבֵאתָ לִי קָטָן וְרַע.S'il lui a donné deux proutot et lui a dit : Va m'apporter un étrog (cédrat), et qu'il est allé lui apporter avec l'une un étrog et avec l'autre une grenade, tous deux commettent la méïla : le maître de maison, dont la mission a été accomplie pour une prouta, et l'émissaire, qui a dévié pour une prouta. Rabbi Yehouda dit : Le maître de maison ne commet pas la méïla, car il lui dira : Je cherchais un grand étrog, et tu m'en as apporté un petit et mauvais.
- נָתַן לוֹ דִּינַר זָהָב, וְאָמַר לוֹ: לֵךְ וְהָבֵא לִי חָלוּק,S'il lui a donné un dinar d'or et lui a dit : Va m'apporter une tunique,
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