Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- גְּמָ׳ מַאן תַּנָּא דְּכׇל מִילְּתָא דְּמִימְּלַךְ עֲלַהּ שָׁלִיחַ תַּרְתֵּי מִילֵּי הָוְיָין?GUEMARA : La Michna a enseigné que l'émissaire qui donne du foie au lieu de viande, ou l'inverse, n'a pas accompli sa mission, et que c'est lui qui commet la méïla (l'usage profane d'un bien consacré). Qui est le Tanna selon lequel toute chose au sujet de laquelle l'émissaire prend conseil – s'il doit la donner à la place d'une autre – constitue deux choses distinctes ?
- אָמַר רַב חִסְדָּא: דְּלָא כְּרַבִּי עֲקִיבָא, דִּתְנַן: הַנּוֹדֵר מִן הַיָּרָק – מוּתָּר בְּדִילּוּעִין, וְרַבִּי עֲקִיבָא אוֹסֵר.Rav 'Hisda a dit : Cela n'est pas conforme à l'opinion de Rabbi Akiva, car nous avons appris dans une Michna (Nedarim 54a) : Celui qui fait vœu de s'interdire les légumes est permis pour les courges, que l'on n'inclut pas d'ordinaire dans les légumes, et Rabbi Akiva les lui interdit. Selon Rabbi Akiva, bien que l'émissaire prenne conseil avant d'acheter des courges à la place des légumes, ceux-ci appartiennent à la même catégorie : une chose au sujet de laquelle on prend conseil n'est donc pas une chose distincte.
- אַבָּיֵי אָמַר: אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבִּי עֲקִיבָא, מִי לָא בָּעֵי לְאִימְּלוֹכֵי? כִּי אֲמַרוּ רַבָּנַן קַמֵּיהּ דְּרָבָא, אֲמַר לְהוּ: שַׁפִּיר קָאָמַר נַחְמָנִי!Abayé a dit : Tu peux même dire que notre Michna est conforme à Rabbi Akiva. N'exige-t-il pas lui aussi de prendre conseil ? L'émissaire qui a donné du foie sans prendre conseil a agi de son propre chef, et c'est pourquoi il commet la méïla, et non parce que viande et foie seraient deux choses distinctes. Lorsque les Sages rapportèrent cela devant Rava, il leur dit : Na'hmani, c'est-à-dire Abayé, a bien parlé !
- מַאן תַּנָּא דִּפְלִיג עֲלֵיהּ דְּרַבִּי עֲקִיבָא? רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל הִיא, דְּתַנְיָא: הַנּוֹדֵר מִן הַבָּשָׂר – אָסוּר בְּכׇל מִינֵי בָּשָׂר, וְאָסוּר בָּרֹאשׁ וּבָרַגְלַיִם, בַּקָּנֶה וּבַכָּבֵד וּבַלֵּב. וְאָסוּר בִּבְשַׂר עוֹפוֹת, וּמוּתָּר בִּבְשַׂר דָּגִים וַחֲגָבִים. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל מַתִּיר בָּרֹאשׁ וּבָרַגְלַיִם, בַּקָּנֶה וּבַכָּבֵד, וּבָעוֹפוֹת וּבַדָּגִים וּבַחֲגָבִים.Quel est le Tanna qui est en désaccord avec Rabbi Akiva dans la Michna de Nedarim ? C'est Rabban Chimon ben Gamliel, car il a été enseigné dans une baraïta : Celui qui fait vœu de s'interdire la viande est interdit de toutes les sortes de viande, et il est interdit de la tête et des pattes, de la trachée, du foie et du cœur. Et il est interdit de la viande de volaille, qu'on appelle aussi viande, mais il est permis de la chair de poisson et de sauterelles. Rabban Chimon ben Gamliel permet la tête et les pattes, la trachée et le foie, ainsi que la volaille, les poissons et les sauterelles.
- וְכֵן הָיָה רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: קְרָבַיִים לָאו בָּשָׂר הֵן, וְאוֹכְלֵיהֶן לָאו בַּר אִינִישׁ.Et ainsi Rabban Chimon ben Gamliel disait : Les entrailles ne sont pas de la viande, et celui qui les mange n'est pas un homme, car elles sont indignes d'une consommation humaine. On en déduit que, selon lui, bien que l'émissaire prenne conseil avant de les rapporter à la place de la viande, elles forment une chose distincte.
- וּלְתַנָּא קַמָּא, מַאי שְׁנָא בִּבְשַׂר עוֹפוֹת? מִשּׁוּם דִּרְגִיל אִינִישׁ דְּאָמַר: לָא אַשְׁכַּחִי בִּשְׂרָא דְּחֵיוְתָא, וַאֲתַאי בִּשְׂרָא דְצִיפְּרָא. אִי הָכִי, הָכִי נָמֵי עֲבִיד אִינִישׁ לְמֵימְרָא: לָא אַשְׁכַּחִי בִּשְׂרָא דְּחֵיוְתָא, וַאֲתַאי דָּגִים!Revenons à cette baraïta. Et selon le premier Tanna, en quoi la viande de volaille est-elle différente, pour être incluse dans la viande ? Parce qu'un homme a l'habitude de dire : Je n'ai pas trouvé de viande de bête, et j'ai apporté de la viande d'oiseau. S'il en est ainsi, de même un homme est capable de dire : Je n'ai pas trouvé de viande de bête, et j'ai apporté des poissons ! Pourquoi donc les poissons sont-ils permis ?
- אָמַר רַב פָּפָּא: בְּיוֹם הַקָּזָה עָסְקִינַן, דְּלָא אָכֵיל אִינִישׁ דָּגִים.Rav Pappa a dit : Nous traitons du jour de la saignée, où un homme ne mange pas de poissons ; le vœu ne les vise donc pas.
- אִי הָכִי, צִיפְּרָא נָמֵי לָא נֵיכוֹל, דְּאָמַר שְׁמוּאֵל: דִּמְסוֹכַר וְאָכֵל צִיפְּרָא – פָּרַח לִיבֵּיהּ כְּצִיפְּרָא! וְעוֹד, תַּנְיָא: אֵין מַקִּיזִין דָּם לֹא עַל הַדָּגִים, וְלֹא עַל הָעוֹפוֹת, וְלֹא עַל בָּשָׂר מָלִיחַ.S'il en est ainsi, ce jour-là il ne mangerait pas non plus d'oiseau, car Chmouel a dit : Celui qui se fait saigner et mange de l'oiseau, son cœur s'envole comme un oiseau ! De plus, il a été enseigné dans une baraïta : On ne pratique pas de saignée, ni avant de manger des poissons, ni des oiseaux, ni de la viande salée.
- אֶלָּא אָמַר רַב פָּפָּא: בְּיוֹמָא דְּכָיְיבִין לֵיהּ עֵינֵיהּ עָסְקִינַן, דְּלָא אָכֵיל דָּגִים.Mais Rav Pappa a dit plutôt : Nous traitons du jour où ses yeux le font souffrir, où l'on ne mange pas de poissons, nuisibles aux yeux.
- אָמַר לוֹ: תֵּן לוֹ חֲתִיכָה כּוּ׳. שְׁמַע מִינַּהּ: מוֹסִיף עַל שְׁלִיחוּתוֹ – הָוֵי שָׁלִיחַ!La Michna a enseigné : Si le maître de maison lui a dit : Donne-lui un morceau, etc., et que l'émissaire a dit aux invités d'en prendre deux, et qu'ils en ont pris trois, tous commettent la méïla. Déduis-en : celui qui ajoute à sa mission reste un émissaire !
- אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: דְּאָמַר שָׁלִיחַ: טוֹל אַחַת מִדַּעְתּוֹ וְאַחַת מִדַּעְתִּי.Rav Chéchèt a dit : Il n'y a pas de preuve, car il s'agit du cas où l'émissaire a dit aux invités : Prenez-en un selon la volonté du maître de maison et un selon ma volonté.
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