Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֲבֹתֵיהֶם וַיִּזְנוּ אַחֲרֵי הַבְּעָלִים״.« Ils furent infidèles envers le D.ieu de leurs pères, et ils se sont égarés à la suite des Baalim » (I Chroniques 5, 25). De même, celui qui commet une méïla (usage profane d'un bien consacré) détourne l'objet de sa destination.
- יָכוֹל פָּגַם וְלֹא נֶהֱנָה, אוֹ נֶהֱנָה וְלֹא פָּגַם,La baraïta (enseignement tannaïtique) poursuit : On pourrait penser que l'on est passible de méïla même si l'on a endommagé le bien consacré sans en tirer profit, comme dans l'idolâtrie, où l'on change de culte sans profit ; ou si l'on en a tiré profit sans l'endommager, comme la femme infidèle, qui tire profit de la faute sans subir de dommage physique ;
- וּבִמְחוּבָּר לַקַּרְקַע, וּבְשָׁלִיחַ שֶׁעָשָׂה שְׁלִיחוּתוֹ?et que l'on en serait passible aussi pour un objet attaché au sol, et que, dans le cas d'un émissaire qui a accompli sa mission, ce serait l'émissaire lui-même qui serait passible, et non son mandant ?
- תַּלְמוּד לוֹמַר ״וְחָטְאָה״. נֶאֱמַר: ״חֵטְא״ בִּתְרוּמָה, וְנֶאֱמַר: ״חֵטְא״ בִּמְעִילָה.Le verset enseigne : « Si quelqu'un commet une méïla et pèche par inadvertance » (Lévitique 5, 15). Il est dit « péché » à propos de la terouma (prélèvement donné au Cohen) : « Vous ne porterez pas de péché à cause de cela » (Nombres 18, 32), et il est dit « péché » à propos de la méïla. On en tire donc une guezéra chava (analogie textuelle).
- מָה ״חֵטְא״ הָאָמוּר בִּתְרוּמָה, פּוֹגֵם וְנֶהֱנֶה, וּמִי שֶׁפָּגַם נֶהֱנֶה, וּבַדָּבָר שֶׁפּוֹגֵם בּוֹ נֶהֱנֶה, וּפְגִימָתוֹ וַהֲנָאָתוֹ כְּאֶחָד, וּבְתָלוּשׁ מִן הַקַּרְקַע, וּבְשָׁלִיחַ שֶׁעָשָׂה שְׁלִיחוּתוֹ –De même que le « péché » dit de la terouma suppose que l'on endommage et que l'on tire profit, et que celui qui a endommagé est celui qui a tiré profit, et que l'on tire profit de l'objet même que l'on endommage, et que son dommage et son profit sont simultanés, et ne concerne qu'un produit détaché du sol, et s'applique à un émissaire qui a accompli sa mission –
- אַף ״חֵטְא״ הָאָמוּר בִּמְעִילָה, פּוֹגֵם וְנֶהֱנֶה, וּמִי שֶׁפָּגַם נֶהֱנֶה, וּבַדָּבָר שֶׁפּוֹגֵם בּוֹ נֶהֱנֶה, וּפְגִימָתוֹ וַהֲנָאָתוֹ כְּאֶחָד, וּבְתָלוּשׁ מִן הַקַּרְקַע, וּבְשָׁלִיחַ שֶׁעָשָׂה שְׁלִיחוּתוֹ.de même le « péché » dit de la méïla suppose que l'on endommage et que l'on tire profit, et que celui qui a endommagé est celui qui a tiré profit, et que l'on tire profit de l'objet même que l'on endommage, et que son dommage et son profit sont simultanés, et ne concerne qu'un objet détaché du sol, et s'applique, à la charge du mandant, à un émissaire qui a accompli sa mission.
- אֵין לִי אֶלָּא אוֹכֵל, וְנֶהֱנֶה בְּדָבָר שֶׁאֵין בּוֹ פְּגָם, מִנַּיִן?Je ne déduis de là que celui qui mange un bien consacré, comme pour la terouma. Et pour celui qui tire profit d'un objet qui n'est pas susceptible de dommage, d'où l'apprenons-nous ?
- אֲכִילָתוֹ וַאֲכִילַת חֲבֵרוֹ, הֲנָיָיתוֹ וַהֲנָיַית חֲבֵרוֹ, הֲנָאָתוֹ וַאֲכִילַת חֲבֵרוֹ, אֲכִילָתוֹ וַהֲנָיַית חֲבֵרוֹ שֶׁמִּצְטָרְפִין זֶה עִם זֶה, אֲפִילּוּ לִזְמַן מְרוּבֶּה, מִנַּיִן?Et si l'on en mange et en donne à manger à autrui, soit sa consommation et la consommation de son prochain ; son profit et le profit de son prochain ; son profit et la consommation de son prochain ; sa consommation et le profit de son prochain : qu'ils s'additionnent l'un à l'autre pour atteindre la valeur d'une perouta (la plus petite pièce de monnaie), même sur une longue durée dans une même journée, d'où l'apprenons-nous ?
- תַּלְמוּד לוֹמַר: ״תִּמְעֹל מַעַל״ – מִכׇּל מָקוֹם.Le verset enseigne : « Si quelqu'un commet une méïla » (Lévitique 5, 15) : la formule redoublée inclut tous les cas.
- אִי מָה ״חֵטְא״ הָאָמוּר בִּתְרוּמָה – לֹא צֵירַף שְׁתֵּי אֲכִילוֹת כְּאֶחָד, אַף ״חֵטְא״ הָאָמוּר בִּמְעִילָה – לֹא צֵירַף שְׁתֵּי אֲכִילוֹת כְּאַחַד. מִנַּיִן אָכַל הַיּוֹם וְאָכַל לְמָחָר, וַאֲפִילּוּ לִזְמַן מְרוּבֶּה? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״תִּמְעֹל מַעַל״ – מִכׇּל מָקוֹם.Si l'on compare, on pourrait objecter : de même que le « péché » dit de la terouma n'additionne pas deux consommations en une seule faute, de même le « péché » dit de la méïla n'additionnerait pas deux consommations en une seule. D'où savons-nous que s'il a mangé aujourd'hui la moitié de la mesure et mangé demain l'autre moitié, même sur une longue durée, il est passible ? Le verset enseigne : « Si quelqu'un commet une méïla » : dans tous les cas.
- אִי מָה ״חֵטְא״ הָאָמוּר בִּתְרוּמָה – פְּגִימָתוֹ וַהֲנָאָתוֹ כְּאֶחָד, מִנַּיִן לַאֲכִילָתוֹ וַאֲכִילַת חֲבֵרוֹ? וַאֲפִילּוּ מִכָּאן וְעַד שָׁלֹשׁ שָׁנִים, מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״תִּמְעֹל מַעַל״ – מִכׇּל מָקוֹם.Si l'on compare, on pourrait objecter : de même que dans le « péché » dit de la terouma son dommage et son profit sont simultanés, il en serait ainsi pour la méïla. D'où savons-nous que l'on est passible pour sa consommation et la consommation de son prochain, chacune inférieure à une perouta, et même si elles sont séparées d'ici à trois ans, d'où l'apprenons-nous ? Le verset enseigne : « Si quelqu'un commet une méïla » : dans tous les cas.
- אִי מָה ״חֵטְא״ הָאָמוּר בִּתְרוּמָהSi l'on compare encore, on pourrait objecter : de même que dans le « péché » dit de la terouma
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