Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַתְנִי׳ הָעׇרְלָה וְכִלְאֵי הַכֶּרֶם – מִצְטָרְפִין זֶה עִם זֶה. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: אֵין מִצְטָרְפִין.Michna : La orla (fruits d'un arbre durant ses trois premières années) et les kilé hakérem (mélanges interdits de la vigne) se joignent l'un à l'autre pour rendre interdit le mélange où ils sont tombés. Rabbi Chimon dit : Ils ne se joignent pas.
- גְּמָ׳ וּמִי צָרִיךְ רַבִּי שִׁמְעוֹן לְצָרוֹפֵי? וְהָתַנְיָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: כׇּל שֶׁהוּא לְמַכּוֹת? תְּנִי: אֵין צְרִיכִין לְצָרֵף.Guemara : Rabbi Chimon a-t-il donc besoin de les joindre ? N'a-t-il pas été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Chimon dit : Pour toute quantité on reçoit la flagellation ? Enseigne donc : Il n'est pas nécessaire de les joindre.
- מַתְנִי׳ הַבֶּגֶד וְהַשַּׂק, הַשַּׂק וְהָעוֹר, הָעוֹר וְהַמַּפָּץ – כּוּלָּן מִצְטָרְפִין זֶה עִם זֶה.Michna : Un vêtement doit mesurer trois téfa'him (largeurs de paume) sur trois pour contracter l'impureté, un sac quatre, une peau cinq et une natte six. Le vêtement et le sac, le sac et la peau, la peau et la natte : tous se joignent les uns aux autres.
- אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: מָה טַעַם? מִפְּנֵי שֶׁהֵן רְאוּיִן לִיטָּמֵא בְּמוֹשָׁב.Rabbi Chimon a dit : Quelle en est la raison ? Parce qu'ils sont aptes à devenir impurs comme siège d'un zav (homme atteint d'un écoulement impur).
- גְּמָ׳ תָּנָא: קִיצַּע מִכּוּלָּן שְׁלֹשָׁה, וְעָשָׂה מֵהֶן בֶּגֶד לְמִשְׁכָּב – שְׁלֹשָׁה, לְמוֹשָׁב – טֶפַח, לַאֲחִיזָה – כׇּל שֶׁהוּ.Guemara : Il a été enseigné dans une baraïta : Si l'on a découpé de chacun d'eux un morceau inférieur à la mesure et que l'on en a fait un vêtement : pour s'y coucher, trois téfa'him ; pour s'y asseoir, un téfa'h ; pour la préhension, toute quantité.
- מַאי לַאֲחִיזָה? אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ, אָמַר רַבִּי יַנַּאי: שֶׁכֵּן עוֹמֵד לְנַוְולָה. בְּמַתְנִיתָא תָּנָא: הוֹאִיל וְרָאוּי לְקוֹצְצֵי תְאֵנִים.Que signifie « pour la préhension » ? Rech Lakich a dit au nom de Rabbi Yannaï : Car il est destiné à tisser (lenavla), pour protéger les doigts du tisserand. Dans une baraïta il est enseigné : Parce qu'il convient aux coupeurs de figues, pour protéger leurs mains.
הַדְרָן עֲלָךְ קׇדְשֵׁי מִזְבֵּחַ
Nous reviendrons à toi, Kodché Mizbéa'h (« Les offrandes de l'autel », titre de ce chapitre)- הַנֶּהֱנֶה מִן הַהֶקְדֵּשׁ שָׁוֶה פְּרוּטָה, אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא פָּגַם – מָעַל, דִּבְרֵי רַבִּי עֲקִיבָא. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: כׇּל דָּבָר שֶׁיֵּשׁ בּוֹ פְּגָם – לֹא מָעַל, עַד שֶׁיִּפְגּוֹם. וְשֶׁאֵין בּוֹ פְּגָם, כֵּיוָן שֶׁנֶּהֱנָה – מָעַל.Michna : Celui qui tire profit du hékdèch (bien consacré au Temple) pour la valeur d'une perouta (la plus petite pièce), même s'il ne l'a pas endommagé, a commis une méïla (profanation d'un bien consacré) : ce sont les paroles de Rabbi Akiva. Et les Sages disent : Toute chose qui est sujette à dommage, il n'a pas commis de méïla tant qu'il ne l'a pas endommagée ; et celle qui n'est pas sujette à dommage, dès qu'il en a tiré profit, il a commis une méïla.
- כֵּיצַד? נָתְנָה קַטְלָא בְּצַוָּארָהּ, טַבַּעַת בְּיָדָהּ, שָׁתָה בְּכוֹס שֶׁל זָהָב, כֵּיוָן שֶׁנֶּהֱנָה – מָעַל. לָבַשׁ בְּחָלוּק, כִּסָּה בְּטַלִּית, בִּיקַּע בְּקַרְדּוֹם – לֹא מָעַל עַד שֶׁיִּפְגּוֹם.Comment ? Une femme a mis un collier (katla) à son cou, une bague à sa main, ou quelqu'un a bu dans une coupe d'or : dès qu'il en a tiré profit, il a commis une méïla. S'il a revêtu une tunique, s'est couvert d'un manteau ou a fendu du bois avec une hache, il n'a pas commis de méïla tant qu'il ne les a pas endommagés.
- הַנֶּהֱנֶה מִן הַחַטָּאת, כְּשֶׁהִיא חַיָּה – לֹא מָעַל, עַד שֶׁיִּפְגּוֹם. כְּשֶׁהִיא מֵתָה, כֵּיוָן שֶׁנֶּהֱנָה – מָעַל.Celui qui tire profit de la 'hatat (offrande expiatoire) tant qu'elle est vivante n'a pas commis de méïla tant qu'il ne l'a pas endommagée. Lorsqu'elle est morte, dès qu'il en a tiré profit, il a commis une méïla.
- גְּמָ׳: תָּנָא: מוֹדֶה רַבִּי עֲקִיבָא לַחֲכָמִים בְּדָבָר שֶׁיֵּשׁ בּוֹ פְּגָם. בְּמַאי קָא מִיפַּלְגִי?!Guemara : Il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Akiva reconnaît aux Sages leur position pour une chose sujette à dommage. S'il en est ainsi, sur quoi divergent-ils ?
- אָמַר רָבָא: בִּלְבוּשׁ מְצִיעָאָה, וּמַלְמְלָא.Rava a dit : Sur le vêtement intermédiaire, porté entre le vêtement de dessus et celui de dessous, et sur le malmala (étoffe très fine), qui ne s'abîment qu'à long terme. Rabbi Akiva les considère comme non sujets à dommage, et les Sages comme sujets à dommage.
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״נֶפֶשׁ״ – אֶחָד הַיָּחִיד, וְאֶחָד הַנָּשִׂיא, וְאֶחָד הַמָּשִׁיחַ.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : « Une âme » (Lévitique 5, 15) : aussi bien le particulier que le prince ou le Grand Prêtre oint sont soumis à la même loi.
- ״כִּי תִמְעֹל מַעַל״, אֵין ״מַעַל״ אֶלָּא שִׁנּוּי, וְכֵן הוּא אוֹמֵר: ״אִישׁ אִישׁ כִּי תִשְׂטֶה אִשְׁתּוֹ וּמָעֲלָה בוֹ מַעַל״, וְאוֹמֵר: ״וַיִּמְעֲלוּ בֵּאלֹהֵי« Si une âme commet une méïla » (ibid.) : méïla ne désigne rien d'autre qu'un changement. Et ainsi le verset dit : « Tout homme dont la femme s'égare et commet envers lui une infidélité » (Nombres 5, 12). Et il dit : « Ils furent infidèles au D.ieu de leurs pères… (I Chroniques 5, 25)
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