Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַתְנִי׳ שׇׁרְשֵׁי אִילָן שֶׁל הֶדְיוֹט הַבָּאִין בְּשֶׁל הֶקְדֵּשׁ, וְשֶׁל הֶקְדֵּשׁ שֶׁבָּאִין בְּשֶׁל הֶדְיוֹט – לֹא נֶהֱנִין וְלֹא מוֹעֲלִין. מַעְיָן שֶׁהוּא יוֹצֵא מִתּוֹךְ הַשָּׂדֶה שֶׁל הֶקְדֵּשׁ – לֹא נֶהֱנִין וְלֹא מוֹעֲלִין. יָצָא חוּץ לַשָּׂדֶה – נֶהֱנִין מִמֶּנּוּ.MICHNA – Les racines d'un arbre d'un particulier (hédiot) qui pénètrent dans le terrain du sanctuaire (hekdech), et celles d'un arbre du sanctuaire qui pénètrent dans le terrain d'un particulier – on n'en tire pas profit a priori, mais on ne commet pas de méïla (détournement sacrilège d'un bien consacré) si on en a profité. Une source qui sort d'un champ profane et coule à l'intérieur d'un champ du sanctuaire – tant qu'elle s'y trouve, on n'en tire pas profit, mais on ne commet pas de méïla. Une fois sortie hors du champ, on peut en tirer profit.
- הַמַּיִם שֶׁבַּכַּד שֶׁל זָהָב – לֹא נֶהֱנִין וְלֹא מוֹעֲלִין. נְתָנָן בִּצְלוֹחִית – מוֹעֲלִין בָּהֶן.L'eau qui est dans la cruche d'or, puisée au Chiloa'h pour la libation de Souccot et versée dans un récipient non consacré – on n'en tire pas profit, car elle a été puisée pour le service, mais on ne commet pas de méïla. Une fois qu'on l'a versée dans la fiole, ustensile de service, on commet une méïla avec elle.
- עֲרָבָה – לֹא נֶהֱנִין וְלֹא מוֹעֲלִין. רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי צָדוֹק אוֹמֵר: נוֹהֲגִין הָיוּ הַזְּקֵנִים שֶׁנֶּהֱנִים מִמֶּנּוּ בְּלוּלְבֵיהֶן.Le saule (arava) dressé autour de l'autel à Souccot – avant d'être dressé, on n'en tire pas profit, mais on ne commet pas de méïla. Rabbi Elazar fils de Rabbi Tsadok dit : les Anciens avaient coutume d'en tirer profit en en prenant des branches pour leurs loulav.
- גְּמָ׳ אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: אֵין מוֹעֲלִין בְּכוּלָּן, אֲבָל מוֹעֲלִין בְּשָׁלֹשׁ לוּגִּין.GUEMARA – Rech Lakich a dit : on ne commet pas de méïla avec la totalité de l'eau de la cruche, si elle contient plus de trois log (unité de volume) ; mais on commet une méïla avec trois log, la mesure requise pour la libation.
- וְהָקָתָנֵי סֵיפָא: ״נְתָנוֹ לִצְלוֹחִית – מוֹעֲלִין בָּהֶן״, מִכְּלָל דְּרֵישָׁא אֲפִילּוּ בִּשְׁלֹשֶׁת לוּגִּין נָמֵי לָא!Mais voici que la fin de la Michna enseigne : « une fois qu'on l'a versée dans la fiole, on commet une méïla avec elle » ; on en déduit que dans le début, tant qu'elle est dans la cruche, même pour trois log, il n'y a pas de méïla !
- אֶלָּא אִי אִיתְּמַר אַסֵּיפָא אִיתְּמַר. מוֹעֲלִין בָּהֶן, אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: אֵין מוֹעֲלִין אֶלָּא בִּשְׁלֹשָׁה לוּגִּין.Plutôt, si cela a été dit, cela a été dit sur la fin de la Michna : « on commet une méïla avec elle » – Rech Lakich a dit : on ne commet de méïla que si la fiole contient exactement trois log ; s'il y en a davantage, rien n'est consacré.
- וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר – מוֹעֲלִין בְּכוּלָּן. לְמֵימְרָא דְקָסָבַר רֵישׁ לָקִישׁ: יֵשׁ שִׁיעוּר לַמַּיִם, וְהָתְנַן, אָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר: הַמְנַסֵּךְ מֵי חַג, בֶּחָג בַּחוּץ – חַיָּיב.Et Rabbi Yo'hanan a dit : on commet une méïla avec la totalité, car il n'y a pas de mesure fixe pour l'eau. La Guemara demande : faut-il en conclure que Rech Lakich estime qu'il y a une mesure pour l'eau de la libation ? Or nous avons appris (Zeva'him 110b) : Rabbi Eliézer dit : celui qui fait la libation de l'eau de la fête de Souccot, pendant la fête, à l'extérieur du parvis, est passible du karet, comme pour une offrande faite à l'extérieur.
- וְאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם מְנַחֵם יוֹדָאפָה: רַבִּי אֶלְעָזָר בְּשִׁיטַת רַבִּי עֲקִיבָא אָמַר, דְּדָרֵישׁ ״נִסְכֵּיהֶם״ – אֶחָד נִיסּוּךְ הַמַּיִם, וְאֶחָד נִיסּוּךְ הַיַּיִן.Et Rabbi Yo'hanan a dit au nom de Rabbi Mena'hem Yodfaa : Rabbi Elazar a parlé selon la méthode de Rabbi Akiva, qui interprète « et leurs libations » (Nombres 29, 31), au pluriel : l'une est la libation de l'eau, et l'autre la libation du vin.
- וְאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: אִי מָה יַיִן שָׁלֹשׁ לוּגִּין, אַף מַיִם שָׁלֹשׁ לוּגִּין! מִכְּלָל דְּסָבַר רֵישׁ לָקִישׁ אֵין שִׁיעוּר לַמַּיִם! לְטַעְמָא דִּמְנַחֵם יוֹדָאפָה, קָאָמַר.Et Rech Lakich a dit à Rabbi Yo'hanan : dans ce cas, de même que pour le vin la mesure est de trois log, de même pour l'eau, elle devrait être de trois log ! On en déduit que Rech Lakich estime qu'il n'y a pas de mesure pour l'eau ! La Guemara répond : en réalité il pense qu'il y en a une, mais il a parlé selon le raisonnement de Rabbi Mena'hem Yodfaa.
- מַתְנִי׳ הַקֵּן שֶׁבְּרֹאשׁ הָאִילָן שֶׁל הֶקְדֵּשׁ – לָא נֶהֱנִין וְלֹא מוֹעֲלִין. שֶׁבָּאֲשֵׁירָה – יַתִּיז בְּקָנֶה. הַמַּקְדִּישׁ אֶת הַחוֹרֶשׁ – מוֹעֲלִין בְּכוּלּוֹ.MICHNA – Le nid qui est au sommet d'un arbre du sanctuaire – on n'en tire pas profit, mais on ne commet pas de méïla. Celui qui est sur une achéra (arbre voué à l'idolâtrie), dont on ne peut profiter même en y grimpant – on le fera tomber avec un roseau. Celui qui consacre la forêt – on commet une méïla avec la totalité de ce qu'elle contient.
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