Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דְּאָמַר רַב: הַמַּקִּיז דָּם לְבֶהֱמַת קָדָשִׁים, אָסוּר בַּהֲנָאָה, וּמוֹעֲלִין בּוֹ.Comme Rav a dit : celui qui fait une saignée à un animal consacré (kodachim, offrande destinée à l'autel) – ce sang est interdit au profit et l'on commet une méïla (détournement sacrilège d'un bien consacré) à son sujet, selon la Torah. Puisqu'il existe un stade où la méïla s'applique selon la Torah, on comprend que les Sages l'aient maintenue, de façon rabbinique, même lorsque le sang s'écoule finalement vers la vallée du Kidron ; ce qui n'est pas le cas des tourterelles dont le temps n'est pas encore venu, qui n'ont jamais été soumises à la méïla de la Torah.
- גּוּפָא. אָמַר רַב הוּנָא, אָמַר רַב: הַמַּקִּיז דָּם לְבֶהֱמַת קָדָשִׁים – אָסוּר בַּהֲנָאָה, וּמוֹעֲלִין בּוֹ. מֵתִיב רַב הַמְנוּנָא חֲלֵב הַמּוּקְדָּשִׁין, וּבֵיצֵי תוֹרִין – לֹא נֶהֱנִין וְלֹא מוֹעֲלִין!Revenons au sujet lui-même. Rav Houna a dit au nom de Rav : celui qui fait une saignée à un animal consacré – ce sang est interdit au profit, et l'on commet une méïla à son sujet. Rav Hamnouna a objecté à partir de la Michna plus loin : le lait des animaux consacrés et les œufs des tourterelles consacrées – on n'en tire pas profit a priori, mais on ne commet pas de méïla si on en a profité ! Les produits d'un bien consacré ne partagent donc pas son statut ; pourquoi en irait-il autrement du sang ?
- אֲמַר לֵיהּ: כִּי קָאָמְרִינַן, לְגַבֵּי דָּם, דְּלֹא מִתְקַיֶּימֶת בְּלָא דָּם. אֲבָל חֵלֶב, דְּקָא מִקַּיְימָא בְּלֹא חֵלֶב – לָא.Rav lui a répondu : quand nous l'avons dit, c'était à propos du sang, car l'animal ne peut subsister sans sang, et le sang est donc considéré comme l'animal lui-même. Mais le lait, puisque l'animal subsiste sans lait – non, il n'est pas considéré comme l'animal.
- מֵתִיב רַב מְשַׁרְשְׁיָא: הַזֶּבֶל וְהַפֶּרֶשׁ שֶׁבֶּחָצֵר – אֵין נֶהֱנִין וְאֵין מוֹעֲלִין. וְיִפְּלוּ דָּמֶיהָ לַלִּשְׁכָּה.Rav Mecharchiya a objecté à partir d'une baraïta : le fumier et la fiente des offrandes qui se trouvent dans la cour du Temple – on n'en tire pas profit a priori, mais on ne commet pas de méïla ; et leur valeur, l'argent de leur vente, ira à la Chambre du trésor du Temple.
- אַמַּאי? הָכָא נָמֵי, לָא מְקַיֵּים בְּלֹא פֶּרֶשׁ! אָמְרִי: מַאי אִירְיָא, הָדֵין פֶּרֶשׁ דְּמִן עָלְמָא קָאָתֵי לַהּ, אָזֵיל הַאי – אָתֵי אַחֲרִינָא. לְאַפּוֹקֵי דָּם, מִגּוּפַהּ.Pourquoi n'y a-t-il pas de méïla ? Ici aussi, l'animal ne subsiste pas sans fiente dans ses entrailles ! Ils ont répondu : qu'y a-t-il de comparable ? Cette fiente, c'est de l'extérieur qu'elle lui vient, de la nourriture qu'il mange ; celle-ci s'en va – une autre arrive. Cela exclut le sang, qui provient de son corps même.
- הָא קָתָנֵי לֹא נֶהֱנִין וְלֹא מוֹעֲלִין וְדָמָיו לַלִּשְׁכָּה. מְסַיְּיעָא לֵיהּ לְרַבִּי אֶלְעָזָר, דְּאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: כׇּל מָקוֹם שֶׁאָמְרוּ חֲכָמִים קָדוֹשׁ וְאֵינוֹ קָדוֹשׁ – דָּמָיו יִפְּלוּ לַלִּשְׁכָּה.La Guemara remarque : voici qu'il est enseigné dans la baraïta : on n'en tire pas profit, mais on ne commet pas de méïla, et leur valeur va à la Chambre. Cela vient à l'appui de Rabbi Elazar, car Rabbi Elazar a dit : partout où les Sages ont dit qu'une chose est « sainte et non sainte » – c'est-à-dire qu'on n'en profite pas mais qu'il n'y a pas de méïla – sa valeur ira à la Chambre du trésor.
- מַתְנִי׳ חֲלֵב הַמּוּקְדָּשִׁין וּבֵיצֵי תוֹרִין – לֹא נֶהֱנִין וְלֹא מוֹעֲלִין.MICHNA – Le lait des animaux consacrés et les œufs des tourterelles consacrées – on n'en tire pas profit a priori, mais on ne commet pas de méïla si on en a profité.
- בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים – בְּקׇדְשֵׁי מִזְבֵּחַ. אֲבָל בְּקׇדְשֵׁי בֶּדֶק הַבַּיִת, הִקְדִּישׁ תַּרְנְגוֹלֶת – מוֹעֲלִין בָּהּ וּבְבֵיצָתָהּ, חֲמוֹרָה – מוֹעֲלִין בָּהּ וּבַחֲלָבָהּ.De quoi parle-t-on ? Des biens consacrés à l'autel, dont le lait et les œufs ne sont pas offerts sur l'autel. Mais pour les biens consacrés à l'entretien du Temple (bédek habayit) : s'il a consacré une poule – on commet une méïla avec elle et avec son œuf ; une ânesse – on commet une méïla avec elle et avec son lait, car l'animal et son produit sont consacrés ensemble pour leur valeur.
- גְּמָ׳ אֶלָּא גַּבֵּי מִזְבֵּחַ, כִּי אַקְדְּשַׁהּ קְדוּשַּׁת דָּמִים, לָא אִית בַּהּ מְעִילָה?GUEMARA – La Michna dit que pour les biens consacrés à l'autel, il n'y a pas de méïla sur le lait et les œufs. Mais alors, pour l'autel, quand on l'a consacré d'une sainteté de valeur (kedouchat damim : pour le vendre et acheter une offrande avec l'argent), il n'y aurait pas de méïla sur ses produits ? Puisqu'il ne compte pas l'offrir lui-même, pourquoi n'y en aurait-il pas ?
- אָמַר רַב פָּפָּא: חַסּוֹרֵי מִיחַסְּרָא וְהָכִי קָתָנֵי: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים – כְּשֶׁהִקְדִּישׁ קְדוּשַּׁת הַגּוּף לְגַבֵּי מִזְבֵּחַ, אֲבָל הִקְדִּישׁוֹ קְדוּשַּׁת דָּמִים לְגַבֵּי מִזְבֵּחַ – נַעֲשָׂה כְּמִי שֶׁהִקְדִּישׁוֹ לְבֶדֶק הַבַּיִת. הִקְדִּישׁ תַּרְנְגוֹלֶת – מוֹעֲלִין בָּהּ וּבְבֵיצָתָהּ, חֲמוֹרָה – מוֹעֲלִין בָּהּ וּבַחֲלָבָהּ.Rav Pappa a dit : la Michna est lacunaire, et voici ce qu'elle enseigne : de quoi parle-t-on ? Lorsqu'il l'a consacré d'une sainteté intrinsèque (kedouchat haguf) pour l'autel, c'est-à-dire pour l'offrir lui-même. Mais s'il l'a consacré d'une sainteté de valeur pour l'autel, c'est comme s'il l'avait consacré à l'entretien du Temple, et la méïla s'applique. Ainsi, s'il a consacré une poule – on commet une méïla avec elle et avec son œuf ; une ânesse – avec elle et avec son lait.
- מַתְנִי׳, כׇּל הָרָאוּי לַמִּזְבֵּחַMICHNA – Tout ce qui est apte à l'autel
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.