Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַתְנִי׳ אֵין בֵּין הַמּוּדָּר הֲנָאָה מֵחֲבֵירוֹ לַמּוּדָּר מִמֶּנּוּ מַאֲכָל, אֶלָּא דְּרִיסַת הָרֶגֶל וְכֵלִים שֶׁאֵין עוֹשִׂין בָּהֶן אוֹכֶל נֶפֶשׁ.Michna : Il n'y a de différence entre celui à qui un vœu interdit de tirer profit de son prochain et celui à qui un vœu interdit sa nourriture que le fait de poser le pied sur sa propriété et les ustensiles avec lesquels on ne prépare pas de nourriture : ces deux profits sont interdits au premier et permis au second.
- גְּמָ׳ הָא לְעִנְיַן כֵּלִים שֶׁעוֹשִׂין בָּהֶן אוֹכֶל נֶפֶשׁ — זֶה וָזֶה שָׁוִין.Guemara : On en déduit qu'en ce qui concerne les ustensiles avec lesquels on prépare de la nourriture, l'un et l'autre sont égaux : ils sont interdits aux deux.
- דְּרִיסַת הָרֶגֶל? הָא לָא קָפְדִי אִינָשֵׁי! אֲמַר רָבָא: הָא מַנִּי — רַבִּי אֱלִיעֶזֶר, דְּאָמַר: וִיתּוּר אָסוּר בְּמוּדַּר הֲנָאָה.Poser le pied serait interdit ? Mais les gens n'y tiennent pas ! Quel profit y a-t-il là ? Rava a dit : De qui est-ce ? De Rabbi Eliézer, qui a dit : Ce à quoi on renonce d'ordinaire est interdit à celui à qui un vœu interdit tout profit, même si d'habitude on n'y attache aucune importance.
- מַתְנִי׳ אֵין בֵּין נְדָרִים לִנְדָבוֹת, אֶלָּא שֶׁהַנְּדָרִים חַיָּיב בְּאַחְרָיוּתָן, וּנְדָבוֹת אֵינוֹ חַיָּיב בְּאַחְרָיוּתָן.Michna : Il n'y a de différence entre les vœux et les dons volontaires que ceci : pour les vœux, on est responsable de les remplacer si l'animal meurt ou se perd, et pour les dons volontaires, on n'en est pas responsable.
- גְּמָ׳ הָא לְעִנְיַן ״בַּל תְּאַחֵר״ — זֶה וָזֶה שָׁוִין.Guemara : On en déduit qu'en ce qui concerne l'interdit « Tu ne tarderas pas » (bal téa'hèr, Deutéronome 23, 22), l'un et l'autre sont égaux.
- תְּנַן הָתָם: אֵי זֶהוּ נֶדֶר? הָאוֹמֵר: ״הֲרֵי עָלַי עוֹלָה״. אֵיזוֹ הִיא נְדָבָה? הָאוֹמֵר: ״הֲרֵי זוֹ עוֹלָה״, וּמָה בֵּין נְדָרִים לִנְדָבוֹת? נְדָרִים, מֵתוּ אוֹ נִגְנְבוּ אוֹ אָבְדוּ — חַיָּיב בְּאַחְרָיוּתָן, נְדָבוֹת, מֵתוּ אוֹ נִגְנְבוּ אוֹ אָבְדוּ — אֵינוֹ חַיָּיב בְּאַחְרָיוּתָן.Nous avons appris là-bas : Qu'est-ce qu'un vœu ? Celui qui dit : « J'ai à ma charge un holocauste ». Qu'est-ce qu'un don volontaire ? Celui qui dit : « Cet animal est un holocauste ». Et quelle est la différence entre les vœux et les dons volontaires ? Pour les vœux, s'ils sont morts, ont été volés ou perdus, on est responsable de les remplacer, car on s'est engagé à apporter un holocauste ; pour les dons volontaires, s'ils sont morts, ont été volés ou perdus, on n'en est pas responsable.
- מְנָהָנֵי מִילֵּי? דְּתָנוּ רַבָּנַן: ״וְנִרְצָה לוֹ לְכַפֵּר עָלָיו״, רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: אֶת שֶׁעָלָיו — חַיָּיב בְּאַחְרָיוּתוֹ, וְאֶת שֶׁאֵינוֹ עָלָיו — אֵינוֹ חַיָּיב בְּאַחְרָיוּתוֹ.D'où savons-nous cela ? Car nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Et il lui sera agréé pour faire l'expiation sur lui » (Lévitique 1, 4). Rabbi Chimon dit : Ce qui est sur lui, ce qu'il a pris à sa charge, il en est responsable ; et ce qui n'est pas sur lui, il n'en est pas responsable.
- מַאי מַשְׁמַע? אָמַר רַבִּי יִצְחָק בַּר אַבְדִּימִי: כֵּיוָן דְּאָמַר ״עָלַי״ — כְּמַאן דִּטְעִין אַכַּתְפֵּיהּ דָּמֵי.Comment cela s'entend-il ? Rabbi Its'hak bar Avdimi a dit : Dès lors qu'il a dit « à ma charge » (littéralement : sur moi), c'est comme celui qui le porte sur ses épaules.
- מַתְנִי׳ אֵין בֵּין זָב הָרוֹאֶה שְׁתֵּי רְאִיּוֹת לָרוֹאֶה שָׁלֹשׁ אֶלָּא קׇרְבָּן.Michna : Il n'y a de différence entre le zav (homme atteint d'écoulement pathologique) qui a deux écoulements et celui qui en a trois que le sacrifice, apporté par ce dernier au terme de sa purification.
- גְּמָ׳ הָא לְעִנְיַן מִשְׁכָּב וּמוֹשָׁב וּסְפִירַת שִׁבְעָה — זֶה וָזֶה שָׁוִין.Guemara : On en déduit qu'en ce qui concerne l'impureté de la couche et du siège et le compte de sept jours purs, l'un et l'autre sont égaux.
- מְנָהָנֵי מִילֵּי? דְּתָנוּ רַבָּנַן: רַבִּי סִימַאי אוֹמֵר: מָנָה הַכָּתוּב שְׁתַּיִם, וּקְרָאוֹ ״טָמֵא״. שָׁלֹשׁ, וּקְרָאוֹ ״טָמֵא״. הָא כֵּיצַד? שְׁתַּיִם לַטּוּמְאָה וְשָׁלֹשׁ לַקׇּרְבָּן.D'où savons-nous cela ? Car nos Maîtres ont enseigné : Rabbi Simaï dit : Le verset a compté deux écoulements : « Quiconque a un écoulement de sa chair, son écoulement est impur » (Lévitique 15, 2), et il l'a appelé « impur » ; il en a compté trois : « Et telle sera son impureté dans son écoulement : que sa chair laisse couler son écoulement ou que sa chair soit obstruée par son écoulement, c'est son impureté » (Lévitique 15, 3), et il l'a appelé « impur ». Comment cela ? S'il est impur dès deux, pourquoi en mentionner trois ? Deux pour l'impureté et trois pour le sacrifice.
- וְאֵימַר: שְׁתַּיִם לְטוּמְאָה וְלֹא לְקׇרְבָּן, שָׁלֹשׁ לְקׇרְבָּן וְלֹא לְטוּמְאָה! אָמְרַתְּ: עַד שֶׁלֹּא רָאָה שָׁלֹשׁ רָאָה שְׁתַּיִם.Et dis plutôt : Deux pour l'impureté et non pour le sacrifice ; trois pour le sacrifice et non pour l'impureté ! La Guemara répond : Tu ne peux pas le dire, car avant d'en avoir eu trois, il en a eu deux, et il est donc déjà impur.
- וְאֵימַר: שְׁתַּיִם לְקׇרְבָּן וְלֹא לְטוּמְאָה, שָׁלֹשׁ אַף לְטוּמְאָה! לָא סָלְקָא דַּעְתָּךְ, דְּתַנְיָא: ״וְכִפֶּר עָלָיו הַכֹּהֵן לִפְנֵי ה׳ מִזּוֹבוֹ״, מִקְצָת זָבִין מְבִיאִין קׇרְבָּן וּמִקְצָת זָבִין אֵין מְבִיאִין קׇרְבָּן. הָא כֵּיצַד? רָאָה שָׁלֹשׁ — מֵבִיא, שְׁתַּיִם — אֵינוֹ מֵבִיא.Et dis plutôt : Deux pour le sacrifice et non pour l'impureté ; trois aussi pour l'impureté ! La Guemara répond : Cela ne peut te venir à l'esprit, car il a été enseigné : « Et le Cohen fera l'expiation sur lui devant Hachem à cause de son écoulement » (Lévitique 15, 15) : le mot « de son écoulement » indique que certains zavim apportent un sacrifice et certains zavim n'apportent pas de sacrifice. Comment cela ? S'il en a eu trois, il l'apporte ; deux, il ne l'apporte pas.
- אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא: רָאָה שְׁתַּיִם — מֵבִיא, רָאָה שָׁלֹשׁ — אֵינוֹ מֵבִיא, אָמְרַתְּ: עַד שֶׁלֹּא רָאָה שָׁלֹשׁ רָאָה שְׁתַּיִם.Ou bien ce n'est que : S'il en a eu deux, il l'apporte ; s'il en a eu trois, il ne l'apporte pas ? On répond : Tu ne peux pas le dire, car avant d'en avoir eu trois, il en a eu deux.
- וְאִיצְטְרִיךְ דְּרַבִּי סִימַאי וְאִיצְטְרִיךְ ״מִזּוֹבוֹ״, דְּאִי מִדְּרַבִּי סִימַאי — הֲוָה אָמֵינָא כִּי קוּשְׁיַין, קָמַשְׁמַע לַן ״מִזּוֹבוֹ״. וְאִי ״מִזּוֹבוֹ״ — לָא יָדַעְנָא כַּמָּה רְאִיּוֹת, קָמַשְׁמַע לַן דְּרַבִּי סִימַאי.La Guemara remarque : Il a fallu l'enseignement de Rabbi Simaï et il a fallu « de son écoulement ». Car si on l'avait appris de Rabbi Simaï, j'aurais dit selon notre question ; il nous enseigne donc « de son écoulement ». Et si on l'avait appris de « de son écoulement », je n'aurais pas su combien d'écoulements sont requis ; il nous enseigne donc l'enseignement de Rabbi Simaï.
- וְהַשְׁתָּא דְּאָמְרַתְּ ״מִזּוֹבוֹ״ לִדְרָשָׁא, ״וְכִי יִטְהַר הַזָּב מִזּוֹבוֹ״ מַאי דָּרְשַׁתְּ בֵּיהּ?Et maintenant que tu as dit que « de son écoulement » sert à une drasha (interprétation d'un verset), que déduis-tu de « Et lorsque le zav sera purifié de son écoulement » (Lévitique 15, 13) ?
- הַהוּא מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְתַנְיָא: ״וְכִי יִטְהַר הַזָּב״ — לִכְשֶׁיִּפְסוֹק מִזּוֹבוֹ, [״מִזּוֹבוֹ״ —] וְלֹא מִזּוֹבוֹ וְנִגְעוֹ. ״מִזּוֹבוֹ וְסָפַר״ — לִימֵּד עַל זָב בַּעַל שְׁתֵּי רְאִיּוֹת שֶׁטָּעוּן סְפִירַת שִׁבְעָה.Celui-là est nécessaire pour ce qui a été enseigné : « Et lorsque le zav sera purifié » : lorsqu'il cessera son écoulement ; « de son écoulement » : et non de son écoulement et de sa tsaraat (lèpre rituelle), car il compte ses sept jours même si la tsaraat persiste. « De son écoulement, et il comptera » : cela enseigne que le zav à deux écoulements doit compter sept jours.
- וַהֲלֹא דִּין הוּא, אִם מְטַמֵּא מִשְׁכָּב וּמוֹשָׁב לֹא יְהֵא טָעוּן סְפִירַת שִׁבְעָה?Mais n'est-ce pas un raisonnement logique ? S'il rend impurs la couche et le siège, ne devrait-il pas compter sept jours ?
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