Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- קִיַּימְתָּ בָּנוּ רַבֵּינוּ, ״וּמִשְׁלוֹחַ מָנוֹת אִישׁ לְרֵעֵהוּ וּמַתָּנוֹת לָאֶבְיוֹנִים״.Tu as accompli par nous, notre Maître : à la fois « Et l'envoi de portions de l'un à son prochain » et « des dons aux pauvres », car Rabbi Ochaya était pauvre et ce présent était important.
- רַבָּה שַׁדַּר לֵיהּ לְמָרֵי בַּר מָר בְּיַד אַבָּיֵי מְלֵא טַסְקָא דְקַשְׁבָּא וּמְלֵי כָּסָא קִמְחָא דַאֲבִשׁוּנָא. אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: הַשְׁתָּא אָמַר מָרִי: אִי חַקְלָאָה מַלְכָּא לֶיהֱוֵי — דִּיקּוּלָא מִצַּוְּארֵיהּ לָא נָחֵית.Rabba envoya à Maré bar Mar, par l'entremise d'Abayé, pour Pourim, un sac plein de dattes et une coupe pleine de farine de grains grillés. Abayé lui dit : Maintenant, Mari dira le proverbe : Même si le paysan devient roi, le panier ne descend pas de son cou. Rabba, nommé à la tête de la yéchiva de Poumbedita, continuait d'envoyer des présents modestes, car il était pauvre.
- הֲדַר שַׁדַּר לֵיהּ אִיהוּ מְלֵא טַסְקָא דְזַנְגְּבִילָא וּמְלֵא כָּסָא דְּפִלְפְּלָתָא אֲרִיכָתָא. אֲמַר אַבָּיֵי: הַשְׁתָּא אָמַר מָר: אֲנָא שַׁדַּרִי לֵיהּ חוּלְיָא, וְאִיהוּ שַׁדַּר לִי חוּרְפָּא.Maré bar Mar lui renvoya un sac plein de gingembre et une coupe pleine de poivre long, présent bien plus coûteux. Abayé dit à ce dernier : Maintenant, le Maître, Rabba, dira : Moi, je lui ai envoyé du doux, et lui m'a envoyé du piquant.
- אֲמַר אַבָּיֵי: כִּי נְפַקִי מִבֵּי מָר, הֲוָה שָׂבַעְנָא. כִּי מְטַאי לְהָתָם, קָרִיבוּ לִי שִׁיתִּין צָעֵי דְּשִׁיתִּין מִינֵי קְדֵירָה, וַאֲכַלִי בְּהוּ שִׁיתִּין פְּלוּגֵי. וּבִישּׁוּלָא בָּתְרָיְיתָא הֲווֹ קָרוּ לֵיהּ צְלִי קֵדָר, וּבְעַאי לְמִיכַּס צָעָא אַבָּתְרֵהּ.Abayé a dit : Quand je suis sorti de chez le Maître, Rabba, j'étais rassasié. Quand je suis arrivé là-bas, chez Maré bar Mar, on m'a servi soixante plats de soixante sortes de mets, et j'en ai mangé soixante parts. Et le dernier mets, on l'appelait « rôti de marmite », et j'ai voulu ronger le plat après lui.
- אָמַר אַבָּיֵי, הַיְינוּ דְּאָמְרִי אִינָשֵׁי: כָּפֵין עַנְיָא וְלָא יָדַע. אִי נָמֵי: רַוְוחָא לִבְסִימָא שְׁכִיחַ.Abayé a dit : C'est ce que disent les gens : Le pauvre a faim et ne le sait pas. Abayé ignorait à quel point il avait faim chez son maître. Ou encore : Il se trouve toujours de la place pour le sucré.
- אַבָּיֵי בַּר אָבִין וְרַבִּי חֲנִינָא בַּר אָבִין מְחַלְּפִי סְעוֹדְתַּיְיהוּ לַהֲדָדֵי.Abayé bar Avin et Rabbi 'Hanina bar Avin échangeaient leurs repas l'un avec l'autre pour s'acquitter de l'envoi de portions à Pourim.
- אָמַר רָבָא: מִיחַיַּיב אִינִישׁ לְבַסּוֹמֵי בְּפוּרַיָּא עַד דְּלָא יָדַע בֵּין אָרוּר הָמָן לְבָרוּךְ מָרְדֳּכַי.Rava a dit : On est tenu de s'enivrer à Pourim jusqu'à ne plus savoir distinguer entre « maudit soit Haman » et « béni soit Mordekhaï ».
- רַבָּה וְרַבִּי זֵירָא עֲבַדוּ סְעוּדַת פּוּרִים בַּהֲדֵי הֲדָדֵי. אִיבַּסּוּם. קָם רַבָּה שַׁחְטֵיהּ לְרַבִּי זֵירָא. לְמָחָר, בָּעֵי רַחֲמֵי וְאַחֲיֵיהּ. לְשָׁנָה, אֲמַר לֵיהּ: נֵיתֵי מָר וְנַעֲבֵיד סְעוּדַת פּוּרִים בַּהֲדֵי הֲדָדֵי. אֲמַר לֵיהּ: לָא בְּכֹל שַׁעְתָּא וְשַׁעְתָּא מִתְרְחִישׁ נִיסָּא.Rabba et Rabbi Zeira firent le repas de Pourim ensemble. Ils s'enivrèrent. Rabba se leva et égorgea Rabbi Zeira. Le lendemain, dégrisé, il implora la miséricorde divine et le ramena à la vie. L'année suivante, il lui dit : Que le Maître vienne, et faisons le repas de Pourim ensemble. Il lui répondit : Ce n'est pas à chaque heure que survient un miracle.
- אָמַר רָבָא: סְעוּדַת פּוּרִים שֶׁאֲכָלָהּ בַּלַּיְלָה — לֹא יָצָא יְדֵי חוֹבָתוֹ. מַאי טַעְמָא — ״יְמֵי מִשְׁתֶּה וְשִׂמְחָה״, כְּתִיב: רַב אָשֵׁי הֲוָה יָתֵיב קַמֵּיהּ (דְּרַב כָּהֲנָא), נְגַהּ וְלָא אֲתוֹ רַבָּנַן. אֲמַר לֵיהּ: מַאי טַעְמָא לָא אֲתוֹ רַבָּנַן? דִּלְמָא טְרִידִי בִּסְעוּדַת פּוּרִים. אֲמַר לֵיהּ: וְלָא הֲוָה אֶפְשָׁר לְמֵיכְלַהּ בְּאוּרְתָּא? אָמַר לֵיהּ: לָא שְׁמִיעַ לֵיהּ לְמָר הָא דְּאָמַר רָבָא: סְעוּדַת פּוּרִים שֶׁאֲכָלָהּ בַּלַּיְלָה לֹא יָצָא יְדֵי חוֹבָתוֹ? אָמַר לֵיהּ: (אָמַר רָבָא הָכִי?) [אֲמַר לֵיהּ: אִין]. תְּנָא מִינֵּיהּ אַרְבְּעִין זִימְנִין וְדָמֵי לֵיהּ כְּמַאן דְּמַנַּח בְּכִיסֵיהּ.Rava a dit : Le repas de Pourim mangé la nuit, on ne s'est pas acquitté de son obligation. Quelle en est la raison ? Il est écrit : « des jours de festin et de joie » (Esther 9, 22) : des jours et non des nuits. Rav Achi était assis devant Rav Kahana, son maître, à Pourim. Le jour avança et les Sages ne vinrent pas étudier. Rav Achi lui dit : Pour quelle raison les Sages ne sont-ils pas venus ? Il répondit : Peut-être sont-ils occupés par le repas de Pourim. Il lui dit : N'était-il pas possible de le manger la veille au soir ? Il lui dit : Le Maître n'a-t-il pas entendu ce qu'a dit Rava : Le repas de Pourim mangé la nuit, on ne s'est pas acquitté de son obligation ? Il lui dit : Rava a dit cela ? Il lui dit : Oui. Rav Achi l'apprit de lui quarante fois, et cela lui parut comme déposé dans sa bourse.
- מַתְנִי׳ אֵין בֵּין יוֹם טוֹב לַשַּׁבָּת אֶלָּא אוֹכֶל נֶפֶשׁ בִּלְבָד.Michna : Il n'y a de différence entre Yom Tov (jour de fête) et Chabbat que la nourriture seule : il est permis de cuisiner à Yom Tov, mais non à Chabbat.
- גְּמָ׳ הָא לְעִנְיַן מַכְשִׁירֵי אוֹכֶל נֶפֶשׁ — זֶה וָזֶה שָׁוִין.Guemara : On en déduit qu'en ce qui concerne les préparatifs de la nourriture, comme aiguiser un couteau pour l'abattage, l'un et l'autre sont égaux : ils sont interdits aux deux.
- מַתְנִיתִין דְּלָא כְּרַבִּי יְהוּדָה, דְּתַנְיָא: אֵין בֵּין יוֹם טוֹב לַשַּׁבָּת אֶלָּא אוֹכֶל נֶפֶשׁ, רַבִּי יְהוּדָה מַתִּיר אַף מַכְשִׁירֵי אוֹכֶל נֶפֶשׁ.Notre Michna n'est pas conforme à Rabbi Yehouda, car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Il n'y a de différence entre Yom Tov et Chabbat que la nourriture. Rabbi Yehouda permet aussi les préparatifs de la nourriture à Yom Tov.
- מַאי טַעְמָא דְּתַנָּא קַמָּא? אָמַר קְרָא: ״הוּא״ — וְלֹא מַכְשִׁירָיו, וְרַבִּי יְהוּדָה (אָמַר): ״לָכֶם״ — לָכֶם לְכׇל צוֹרְכֵיכֶם.Quelle est la raison du premier Tanna (Sage de l'époque de la Michna) ? Le verset dit : « Seul ce que chacun mangera, cela seul sera fait pour vous » (Exode 12, 16) : « cela », et non ses préparatifs. Et Rabbi Yehouda dit : « pour vous » : pour vous, pour tous vos besoins.
- וְאִידַּךְ נָמֵי, הָכְתִיב ״לָכֶם״? לָכֶם וְלֹא לְגוֹיִם, לָכֶם וְלֹא לִכְלָבִים.Et pour l'autre aussi, n'est-il pas écrit « pour vous » ? Il en déduit : Pour vous, et non pour les non-Juifs ; pour vous, et non pour les chiens.
- וְאִידַּךְ נָמֵי, הָא כְּתִיב ״הוּא״? כְּתִיב ״הוּא״ וּכְתִיב ״לָכֶם״. כָּאן בְּמַכְשִׁירִין שֶׁאֶפְשָׁר לַעֲשׂוֹתָן מֵעֶרֶב יוֹם טוֹב, כָּאן בְּמַכְשִׁירִין שֶׁאִי אֶפְשָׁר לַעֲשׂוֹתָן מֵעֶרֶב יוֹם טוֹב.Et pour l'autre aussi, n'est-il pas écrit « cela » ? On répond : Il est écrit « cela » et il est écrit « pour vous ». Ici, il s'agit de préparatifs qu'il était possible de faire la veille de Yom Tov, et qui sont interdits, là, de préparatifs qu'il était impossible de faire la veille de Yom Tov, et qui sont permis.
- מַתְנִי׳ אֵין בֵּין שַׁבָּת לְיוֹם הַכִּפּוּרִים, אֶלָּא שֶׁזֶּה — זְדוֹנוֹ בִּידֵי אָדָם, וְזֶה — זְדוֹנוֹ בְּכָרֵת.Michna : Il n'y a de différence entre Chabbat et Yom Kippour que ceci : pour l'un, la transgression délibérée relève de la main de l'homme, car le tribunal lapide le fauteur averti, et pour l'autre, la transgression délibérée est punie de karèt (retranchement, peine céleste).
- גְּמָ׳ הָא לְעִנְיַן תַּשְׁלוּמִין — זֶה וָזֶה שָׁוִין.Guemara : On en déduit qu'en ce qui concerne le paiement des dommages, l'un et l'autre sont égaux : celui qui cause un dommage en transgressant l'un ou l'autre en est exempté.
- מַנִּי מַתְנִיתִין? רַבִּי נְחוּנְיָא בֶּן הַקָּנָה הִיא, דְּתַנְיָא: רַבִּי נְחוּנְיָא בֶּן הַקָּנָה הָיָה עוֹשֶׂה אֶת יוֹם הַכִּפּוּרִים כַּשַּׁבָּת לְתַשְׁלוּמִין, מָה שַׁבָּת — מִתְחַיֵּיב בְּנַפְשׁוֹ וּפָטוּר מִן הַתַּשְׁלוּמִין, אַף יוֹם הַכִּפּוּרִים — מִתְחַיֵּיב בְּנַפְשׁוֹ וּפָטוּר מִן הַתַּשְׁלוּמִין.De qui est notre Michna ? C'est de Rabbi Ne'hounia ben HaKana, car il a été enseigné : Rabbi Ne'hounia ben HaKana assimilait Yom Kippour à Chabbat pour le paiement : de même que pour Chabbat, on est passible de la vie et exempté du paiement, de même pour Yom Kippour, on est passible de la vie et exempté du paiement.
- תְּנַן הָתָם: כׇּל חַיָּיבֵי כָרֵיתוֹת שֶׁלָּקוּ — נִפְטְרוּ מִידֵי כְּרִיתָתָן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְנִקְלָה אָחִיךָ לְעֵינֶיךָ״, כֵּיוָן שֶׁלָּקָה — הֲרֵי הוּא כְּאָחִיךָ. דִּבְרֵי רַבִּי חֲנַנְיָה בֶּן גַּמְלִיאֵל. אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: חֲלוּקִין עָלָיו חֲבֵירָיו עַל רַבִּי חֲנַנְיָה בֶּן גַּמְלִיאֵל.Nous avons appris là-bas (Makot 23a) : Tous ceux qui sont passibles de karèt et ont reçu la flagellation sont dispensés de leur karèt, comme il est dit : « Et ton frère sera avili à tes yeux » (Deutéronome 25, 3) : dès qu'il a été flagellé, il est comme ton frère. Telles sont les paroles de Rabbi 'Hanania ben Gamliel. Rabbi Yo'hanan a dit : Ses collègues divergent de Rabbi 'Hanania ben Gamliel sur ce point.
- אָמַר רָבָא: אָמְרִי בֵּי רַב, תְּנֵינָא: אֵין בֵּין יוֹם הַכִּפּוּרִים לַשַּׁבָּת אֶלָּא שֶׁזֶּה — זְדוֹנוֹ בִּידֵי אָדָם, וְזֶה — זְדוֹנוֹ בְּהִיכָּרֵת. וְאִם אִיתָא — אִידֵּי וְאִידֵּי בִּידֵי אָדָם הִיא!Rava a dit : On dit dans l'école de Rav : Nous l'avons appris : Il n'y a de différence entre Yom Kippour et Chabbat que ceci : pour l'un, la transgression délibérée relève de la main de l'homme, et pour l'autre, la transgression délibérée est punie de karèt. Et s'il en était ainsi, selon Rabbi 'Hanania ben Gamliel, dans les deux cas, ce serait de la main de l'homme !
- אָמַר רַב נַחְמָן: הָא מַנִּי — רַבִּי יִצְחָק הִיא, דְּאָמַר: מַלְקוֹת בְּחַיָּיבֵי כָרֵיתוֹת לֵיכָּא. דְּתַנְיָא, רַבִּי יִצְחָק אוֹמֵר: חַיָּיבֵי כָרֵיתוֹת בַּכְּלָל הָיוּ, וְלָמָּה יָצָאת כָּרֵת בַּאֲחוֹתוֹ — לְדוּנָהּ בְּכָרֵת וְלֹא בְּמַלְקוֹת.Rav Na'hman a dit : Il n'y a là aucune preuve que ses collègues divergent, car de qui est-ce ? C'est de Rabbi Its'hak, qui a dit : Il n'y a pas de flagellation pour ceux qui sont passibles de karèt, car il a été enseigné : Rabbi Its'hak dit : Tous ceux qui sont passibles de karèt pour les unions interdites étaient inclus dans la règle générale (Lévitique 18, 29). Et pourquoi le karèt de la sœur a-t-il été mentionné à part (Lévitique 20, 17) ? Pour la soumettre au karèt et non à la flagellation, et il en est ainsi de tous les autres.
- רַב אָשֵׁי אָמַר: אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבָּנַן, זֶה — עִיקַּר זְדוֹנוֹ בִּידֵי אָדָם, וְזֶה — עִיקָּר זְדוֹנוֹ בְּהִיכָּרֵת.Rav Achi a dit : Tu peux même dire que c'est l'avis des Rabbanan : pour l'un, l'essentiel de la peine de la transgression délibérée relève de la main de l'homme, et pour l'autre, l'essentiel de la peine de la transgression délibérée est le karèt. Mais s'il a été flagellé, il en est dispensé.
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