Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- ״הַשֵּׁנִית״ וְאִיצְטְרִיךְ לְמִיכְתַּב ״בְּכׇל שָׁנָה וְשָׁנָה״. דְּאִי מִ״בְּכׇל שָׁנָה וְשָׁנָה״ הֲוָה אָמֵינָא כִּי קוּשְׁיַן, קָא מַשְׁמַע לַן ״הַשֵּׁנִית״. וְאִי אַשְׁמוֹעִינַן ״הַשֵּׁנִית״ הֲוָה אָמֵינָא בַּתְּחִילָּה בָּרִאשׁוֹן וּבַשֵּׁנִי, קָא מַשְׁמַע לַן ״בְּכׇל שָׁנָה וְשָׁנָה״.le mot : « la seconde » (Esther 9, 29), et il a fallu écrire aussi : « chaque année » (Esther 9, 21), car un seul de ces versets n'aurait pas suffi. Car si l'on avait appris la règle seulement de « chaque année », j'aurais dit selon notre question posée plus haut : pourquoi ne pas fêter Pourim dans le Adar voisin de Chevat ? Il nous enseigne donc par le mot « la seconde ». Et s'il nous avait enseigné seulement « la seconde », j'aurais dit qu'il faut fêter Pourim d'emblée dans le premier Adar et dans le second. Il nous enseigne donc « chaque année » : même dans une année embolismique, comme dans une année ordinaire, Pourim n'est fêté qu'une seule fois.
- וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר בְּרַבִּי יוֹסֵי הַאי ״הַשֵּׁנִית״ מַאי עָבֵיד לֵיהּ? מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְרַב שְׁמוּאֵל בַּר יְהוּדָה, דְּאָמַר רַב שְׁמוּאֵל בַּר יְהוּדָה: בַּתְּחִילָּה קְבָעוּהָ בְּשׁוּשַׁן, וּלְבַסּוֹף בְּכׇל הָעוֹלָם כּוּלּוֹ.La Guemara demande : Et Rabbi Eliézer fils de Rabbi Yossé, que fait-il de ce mot « la seconde » ? Puisqu'il tient que l'on lit la Méguila (le rouleau d'Esther) dans le premier Adar, que déduit-il de ce terme ? La Guemara répond : Il en a besoin pour l'enseignement de Rav Chmouel bar Yehouda, car Rav Chmouel bar Yehouda a dit : Au début, ils l'ont instituée à Chouchan seulement, et à la fin dans le monde entier, selon la seconde lettre de Pourim.
- אָמַר רַב שְׁמוּאֵל בַּר יְהוּדָה: שָׁלְחָה לָהֶם אֶסְתֵּר לַחֲכָמִים: קִבְעוּנִי לְדוֹרוֹת! שָׁלְחוּ לָהּ: קִנְאָה אַתְּ מְעוֹרֶרֶת עָלֵינוּ לְבֵין הָאוּמּוֹת. שָׁלְחָה לָהֶם: כְּבָר כְּתוּבָה אֲנִי עַל דִּבְרֵי הַיָּמִים לְמַלְכֵי מָדַי וּפָרָס.À propos de cet enseignement sur l'institution de Pourim, la Guemara en cite un autre : Rav Chmouel bar Yehouda a dit : Esther a fait dire aux Sages : Instituez-moi pour les générations ! Elle demandait que la fête de Pourim et la lecture de la Méguila soient fixées pour toutes les générations. Ils lui ont fait répondre : Tu éveilles contre nous la jalousie des nations, car la Méguila raconte la victoire des Juifs sur leurs ennemis, et il vaut mieux ne pas la proclamer. Elle leur a fait répondre : Je suis déjà inscrite dans les chroniques des rois de Médie et de Perse, et la Méguila ne révélera donc rien que le monde ignore.
- רַב וְרַב חֲנִינָא וְרַבִּי יוֹחָנָן וְרַב חֲבִיבָא מַתְנוּ. בְּכוּלֵּיהּ סֵדֶר מוֹעֵד כָּל כִּי הַאי זוּגָא חַלּוֹפֵי רַבִּי יוֹחָנָן וּמְעַיֵּיל רַבִּי יוֹנָתָן. שָׁלְחָה לָהֶם אֶסְתֵּר לַחֲכָמִים: כִּתְבוּנִי לְדוֹרוֹת. שָׁלְחוּ לָהּ: ״הֲלֹא כָתַבְתִּי לְךָ שָׁלִישִׁים״, שִׁלֵּישִׁים וְלֹא רִבֵּעִים,On rapporte que Rav, Rav 'Hanina, Rabbi Yo'hanan et Rav 'Haviva ont enseigné ce qui va suivre. La Guemara précise : Dans tout l'ordre de Moèd, partout où figure cette paire de Sages, remplace Rabbi Yo'hanan et insère Rabbi Yonathan à sa place. Ils ont dit : Esther a fait dire aux Sages : Écrivez-moi pour les générations, en intégrant mon livre aux Écritures saintes. Ils lui ont fait répondre qu'il est écrit : « N'ai-je pas écrit pour toi à trois reprises ? » (Proverbes 22, 20) : trois fois et non quatre : la guerre contre Amalek doit être mentionnée trois fois dans la Bible, et elle l'est déjà (Exode 17 ; Deutéronome 25 ; I Samuel 15), de sorte qu'il n'y a pas lieu d'ajouter une quatrième mention.
- עַד שֶׁמָּצְאוּ לוֹ מִקְרָא כָּתוּב בַּתּוֹרָה: ״כְּתֹב זֹאת זִכָּרוֹן בַּסֵּפֶר״. ״כְּתֹב זֹאת״ — מַה שֶּׁכָּתוּב כָּאן וּבְמִשְׁנֵה תוֹרָה. ״זִכָּרוֹן״ — מַה שֶּׁכָּתוּב בַּנְּבִיאִים, ״בַּסֵּפֶר״ — מַה שֶּׁכָּתוּב בַּמְּגִלָּה.Les Sages n'acceptèrent pas la demande d'Esther jusqu'à ce qu'ils lui trouvent un verset écrit dans la Torah : « Écris cela en souvenir dans le livre » (Exode 17, 14). « Écris cela » désigne ce qui est écrit ici, dans l'Exode, et dans le Deutéronome ; « en souvenir » désigne ce qui est écrit dans les Prophètes, dans le livre de Samuel ; « dans le livre » désigne ce qui est écrit dans la Méguila. Ainsi, les deux mentions de la Torah comptant pour une seule, la Méguila est la troisième mention et non la quatrième.
- כְּתַנָּאֵי: ״כְּתֹב זֹאת״ — מַה שֶּׁכָּתוּב כָּאן, ״זִכָּרוֹן״ — מַה שֶּׁכָּתוּב בְּמִשְׁנֵה תוֹרָה, ״בַּסֵּפֶר״ — מַה שֶּׁכָּתוּב בַּנְּבִיאִים. דִּבְרֵי רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ. רַבִּי אֶלְעָזָר הַמּוֹדָעִי אוֹמֵר: ״כְּתֹב זֹאת״ — מַה שֶּׁכָּתוּב כָּאן וּבְמִשְׁנֵה תוֹרָה, ״זִכָּרוֹן״ — מַה שֶּׁכָּתוּב בַּנְּבִיאִים, ״בְּסֵפֶר״ — מַה שֶּׁכָּתוּב בִּמְגִילָּה.La Guemara remarque : Ce point correspond à une controverse entre Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna), car il a été enseigné : « Écris cela » désigne ce qui est écrit ici, dans l'Exode ; « en souvenir » désigne ce qui est écrit dans le Deutéronome ; « dans le livre » désigne ce qui est écrit dans les Prophètes. Telles sont les paroles de Rabbi Yehochoua. Rabbi Elazar HaModaï dit : « Écris cela » désigne ce qui est écrit ici et dans le Deutéronome ; « en souvenir » désigne ce qui est écrit dans les Prophètes ; « dans le livre » désigne ce qui est écrit dans la Méguila. Ces Tannaïm divergent donc sur la question de savoir si le livre d'Esther a la sainteté des livres bibliques.
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: אֶסְתֵּר אֵינָהּ מְטַמְּאָה אֶת הַיָּדַיִם.Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : Le livre d'Esther ne rend pas les mains temé'ot (impures). Les Sages ont décrété que les livres saints rendent les mains impures, mais le livre d'Esther n'a pas reçu la sainteté des livres saints.
- לְמֵימְרָא דְּסָבַר שְׁמוּאֵל אֶסְתֵּר לָאו בְּרוּחַ הַקּוֹדֶשׁ נֶאֶמְרָה? וְהָאָמַר שְׁמוּאֵל: אֶסְתֵּר בְּרוּחַ הַקּוֹדֶשׁ נֶאֶמְרָה! נֶאֶמְרָה לִקְרוֹת, וְלֹא נֶאֶמְרָה לִיכְתּוֹב.La Guemara demande : Est-ce à dire que Chmouel estime que le livre d'Esther n'a pas été dit par l'Esprit saint ? Mais Chmouel n'a-t-il pas dit : Esther a été dit par l'Esprit saint ! La Guemara répond : Il a été dit par l'Esprit saint pour être lu en public, et il n'a pas été dit pour être écrit. C'est pourquoi il n'a pas la sainteté des livres saints.
- מֵיתִיבִי, רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: קֹהֶלֶת אֵינוֹ מְטַמֵּא אֶת הַיָּדַיִם, וּמַחְלוֹקֶת בְּשִׁיר הַשִּׁירִים. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: שִׁיר הַשִּׁירִים מְטַמֵּא אֶת הַיָּדַיִם, וּמַחְלוֹקֶת בְּקֹהֶלֶת. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: קֹהֶלֶת מִקּוּלֵּי בֵּית שַׁמַּאי וּמֵחוּמְרֵי בֵּית הִלֵּל, אֲבָל רוּת וְשִׁיר הַשִּׁירִים וְאֶסְתֵּר מְטַמְּאִין אֶת הַיָּדַיִם! הוּא דְּאָמַר כְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ.On a objecté à partir d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Méïr dit : Kohélèt ne rend pas les mains impures, et il y a une machlokèt (divergence d'opinions) au sujet du Cantique des Cantiques. Rabbi Yossé dit : Le Cantique des Cantiques rend les mains impures, et la machlokèt porte sur Kohélèt. Rabbi Chimon dit : Kohélèt fait partie des indulgences de Beit Chamaï et des rigueurs de Beit Hillel : selon Beit Hillel, il rend les mains impures, et selon Beit Chamaï, non. Mais Routh, le Cantique des Cantiques et Esther rendent les mains impures ! Cela contredit l'opinion de Chmouel. La Guemara répond : C'est lui, Chmouel, qui a parlé selon Rabbi Yehochoua, cité plus haut, pour qui le livre d'Esther n'a pas reçu la sainteté des Écritures.
- תַּנְיָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן מְנַסְיָא אוֹמֵר: קֹהֶלֶת אֵינוֹ מְטַמֵּא אֶת הַיָּדַיִם, מִפְּנֵי שֶׁחׇכְמָתוֹ שֶׁל שְׁלֹמֹה הִיא. אָמְרוּ לוֹ: וְכִי זוֹ בִּלְבַד אָמַר? וַהֲלֹא כְּבָר נֶאֱמַר: ״וַיְדַבֵּר שְׁלֹשֶׁת אֲלָפִים מָשָׁל״, וְאוֹמֵר: ״אַל תּוֹסְףְּ עַל דְּבָרָיו״.Il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Chimon ben Menassia dit : Kohélèt ne rend pas les mains impures, car c'est la sagesse de Chlomo, et non un texte inspiré. Ils lui ont dit : Il a certainement été inspiré, car est-ce là tout ce qu'il a dit ? N'a-t-il pas déjà été dit : « Et il prononça trois mille proverbes » (I Rois 5, 12) ? Chlomo a prononcé de nombreux proverbes, dont une partie seulement fut intégrée aux Écritures ; ce qui fut retenu était donc inspiré. Et il est dit encore : « N'ajoute rien à Ses paroles » (Proverbes 30, 6).
- מַאי ״וְאוֹמֵר״? וְכִי תֵּימָא: מֵימָר טוּבָא אֲמַר, דְּאִי בָּעֵי — אִיכְּתִיב, וּדְאִי בָּעֵי — לָא אִיכְּתִיב. תָּא שְׁמַע: ״אַל תּוֹסְףְּ עַל דְּבָרָיו״.La Guemara demande : Que vient ajouter le « et il est dit encore » ? La première preuve ne suffisait-elle pas ? Elle répond : Et si tu disais : Il a beaucoup parlé, ce que Chlomo voulait, il l'écrivait, et ce qu'il voulait, il ne l'écrivait pas, de sorte que le choix de ce qui fut écrit ne prouve rien, viens et entends une preuve : « N'ajoute rien à Ses paroles » : s'il est interdit d'y ajouter, c'est que ces paroles ont été dites par l'Esprit saint.
- תַּנְיָא רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: אֶסְתֵּר בְּרוּחַ הַקּוֹדֶשׁ נֶאֶמְרָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיֹּאמֶר הָמָן בְּלִבּוֹ״. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: אֶסְתֵּר בְּרוּחַ הַקּוֹדֶשׁ נֶאֶמְרָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַתְּהִי אֶסְתֵּר נֹשֵׂאת חֵן בְּעֵינֵי כׇּל רוֹאֶיהָ״.Il a été enseigné : Rabbi Eliézer dit : Esther a été dit par l'Esprit saint, comme il est dit : « Et Haman se dit en son cœur » (Esther 6, 6) : sans l'Esprit saint, comment aurait-on su ce que pensait Haman ? Rabbi Akiva dit : Esther a été dit par l'Esprit saint, comme il est dit : « Et Esther trouvait grâce aux yeux de tous ceux qui la voyaient » (Esther 2, 15), ce qui ne pouvait être connu que par l'Esprit saint.
- רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: אֶסְתֵּר בְּרוּחַ הַקּוֹדֶשׁ נֶאֶמְרָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיִּוָּדַע הַדָּבָר לְמׇרְדֳּכַי״. רַבִּי יוֹסֵי בֶּן דּוֹרְמַסְקִית אוֹמֵר: אֶסְתֵּר בְּרוּחַ הַקּוֹדֶשׁ נֶאֶמְרָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּבַבִּזָּה לֹא שָׁלְחוּ אֶת יָדָם״.Rabbi Méïr dit : Esther a été dit par l'Esprit saint, comme il est dit à propos du complot de Bigtan et Térech contre A'hachvéroch : « Et la chose fut connue de Mordekhaï » (Esther 2, 22), ce qui ne pouvait être su que par l'Esprit saint. Rabbi Yossé ben Dormaskit dit : Esther a été dit par l'Esprit saint, comme il est dit : « Mais sur le butin ils ne portèrent pas la main » (Esther 9, 15), ce que seul l'Esprit saint permettait d'affirmer avec certitude.
- אָמַר שְׁמוּאֵל: אִי הֲוַאי הָתָם, הֲוָה אָמֵינָא מִלְּתָא דַּעֲדִיפָא מִכּוּלְּהוּ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״קִיְּמוּ וְקִבְּלוּ״ — קִיְּמוּ לְמַעְלָה מַה שֶּׁקִּיבְּלוּ לְמַטָּה.Chmouel a dit : Si j'avais été là, parmi ces Tannaïm, j'aurais dit une chose supérieure à toutes celles-là, car il est dit : « Ils confirmèrent et acceptèrent » (Esther 9, 27) : ils ont confirmé en haut, dans le Ciel, ce qu'ils avaient accepté en bas, sur terre. Cela ne pouvait être connu que par l'Esprit saint.
- אָמַר רָבָא: לְכוּלְּהוּ אִית לְהוּ פִּירְכָא, לְבַר מִדִּשְׁמוּאֵל דְּלֵית לֵיהּ פִּירְכָא: דְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר — סְבָרָא הוּא דְּלָא הֲוָה אִינִישׁ דַּחֲשִׁיב לְמַלְכָּא כְּווֹתֵיהּ, וְהַאי כִּי קָא מַפֵּישׁ טוּבָא וְאָמַר — אַדַּעְתֵּיהּ דְּנַפְשֵׁיהּ קָאָמַר.Rava a dit : Toutes ces preuves peuvent être réfutées, sauf celle de Chmouel, qui n'a pas de réfutation. La Guemara explique : Celle de Rabbi Eliézer : on pouvait le déduire par simple raisonnement, car il n'y avait personne d'aussi important que lui pour le roi, et quand il a longuement détaillé en disant : « Qu'on apporte le vêtement royal » (Esther 6, 8), c'est à lui-même qu'il pensait en parlant.
- דְּרַבִּי עֲקִיבָא — דִּלְמָא כְּרַבִּי אֶלְעָזָר, דְּאָמַר: מְלַמֵּד שֶׁכׇּל אֶחָד וְאֶחָד נִדְמְתָה לוֹ כְּאוּמָּתוֹ.Celle de Rabbi Akiva : peut-être faut-il suivre Rabbi Elazar, qui a dit : Cela enseigne qu'à chacun elle paraissait être une femme de son propre peuple, et ils le disaient à haute voix.
- וְהָא דְּרַבִּי מֵאִיר — דִּלְמָא כְּרַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא, דְּאָמַר: בִּגְתָן וָתֶרֶשׁ שְׁנֵי טַרְשִׂיִּים הָיוּ.Et celle de Rabbi Méïr : peut-être faut-il suivre Rabbi 'Hiya bar Abba, qui a dit : Bigtan et Térech étaient deux Tarsiens qui parlaient leur langue, et Mordekhaï, membre du Sanhédrin, la comprenait.
- וְהָא דְּרַבִּי יוֹסֵי בֶּן דּוֹרְמַסְקִית — דִּלְמָא פְּרִיסְתָּקֵי שַׁדּוּר. דִּשְׁמוּאֵל, וַדַּאי לֵית לֵיהּ פִּירְכָא. אָמַר רָבִינָא: הַיְינוּ דְּאָמְרִי אִינָשֵׁי: טָבָא חֲדָא פִּלְפַּלְתָּא חֲרִיפְתָּא מִמְּלֵי צַנֵּי קָרֵי.Et celle de Rabbi Yossé ben Dormaskit : peut-être ont-ils envoyé des messagers pour annoncer qu'ils n'avaient pas touché au butin. Mais celle de Chmouel n'a assurément pas de réfutation. Ravina a dit : C'est ce que disent les gens : Mieux vaut un seul piment piquant qu'un panier plein de courges : la qualité vaut mieux que la quantité.
- רַב יוֹסֵף אָמַר מֵהָכָא: ״וִימֵי הַפּוּרִים הָאֵלֶּה לֹא יַעַבְרוּ מִתּוֹךְ הַיְּהוּדִים״. רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק אוֹמֵר מֵהָכָא: ״וְזִכְרָם לֹא יָסוּף מִזַּרְעָם״.Rav Yossef a dit que la preuve de l'inspiration du livre d'Esther vient d'ici : « Et ces jours de Pourim ne disparaîtront pas du milieu des Juifs » (Esther 9, 28), affirmation possible seulement par l'Esprit saint. Rav Na'hman bar Its'hak dit qu'elle vient d'ici : « Et leur souvenir ne cessera pas de leur descendance » (Esther 9, 28).
- וּמַתָּנוֹת לָאֶבְיוֹנִים. תָּנֵי רַב יוֹסֵף: ״וּמִשְׁלוֹחַ מָנוֹת אִישׁ לְרֵעֵהוּ״ — שְׁתֵּי מָנוֹת לְאִישׁ אֶחָד. ״וּמַתָּנוֹת לָאֶבְיוֹנִים״ — שְׁתֵּי מַתָּנוֹת לִשְׁנֵי בְּנֵי אָדָם.La Michna a mentionné : Et des dons aux pauvres. Rav Yossef a enseigné dans une baraïta : « Et l'envoi de portions de l'un à son prochain » (Esther 9, 22) : deux portions à une seule personne. « Et des dons aux pauvres » (Esther 9, 22) : deux dons à deux personnes.
- רַבִּי יְהוּדָה נְשִׂיאָה שַׁדַּר לֵיהּ לְרַבִּי אוֹשַׁעְיָא אַטְמָא דְּעִיגְלָא תִּלְתָּא וְגַרְבָּא דְחַמְרָא, שְׁלַח לֵיהּ:La Guemara raconte qu'à Pourim, Rabbi Yehouda Nessia envoya à Rabbi Ochaya une cuisse de veau troisième-né et une cruche de vin. Il lui fit répondre ce message :
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