Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מְלַמֵּד שֶׁלָּן בְּעוּמְקָהּ שֶׁל הֲלָכָה. וְאָמַר רַב שְׁמוּאֵל בַּר אוּנְיָא: גָּדוֹל תַּלְמוּד תּוֹרָה יוֹתֵר מֵהַקְרָבַת תְּמִידִין, שֶׁנֶּאֱמַר: ״עַתָּה בָאתִי״!Cela enseigne qu'il passa la nuit dans la profondeur (be'oumka) de la halakha (la loi). Et Rav Chmouel bar Ounia a dit : L'étude de la Torah est plus grande que l'offrande des sacrifices perpétuels, comme il est dit : « Maintenant je suis venu » (Josué 5, 14) ! Comment donc la maison de Rabbi a-t-elle pu tenir le service pour plus important ?
- לָא קַשְׁיָא: הָא דְּרַבִּים, וְהָא דְּיָחִיד.Ce n'est pas difficile : ceci concerne l'étude de la multitude, supérieure au service, et cela concerne l'étude d'un individu, qui lui est inférieure.
- וּדְיָחִיד קַל? וְהָתְנַן: נָשִׁים בַּמּוֹעֵד מְעַנּוֹת אֲבָל לֹא מְטַפְּחוֹת, רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אוֹמֵר: אִם הָיוּ סְמוּכוֹת לַמִּטָּה — מְטַפְּחוֹת. בְּרָאשֵׁי חֳדָשִׁים בַּחֲנוּכָּה וּבְפוּרִים, מְעַנּוֹת וּמְטַפְּחוֹת בָּזֶה וּבָזֶה, אֲבָל לֹא מְקוֹנְנוֹת.La Guemara demande : Et celle d'un individu serait-elle légère ? Mais nous avons appris dans la Michna : Les femmes, à 'Hol HaMoèd, se lamentent à l'unisson mais ne se frappent pas la poitrine. Rabbi Ichmaël dit : Si elles sont proches de la civière, elles se frappent. À Roch 'Hodech, à 'Hanouka et à Pourim, elles se lamentent et se frappent ; dans les deux cas, mais elles n'entonnent pas de complainte alternée.
- וְאָמַר רַבָּה בַּר הוּנָא: אֵין מוֹעֵד בִּפְנֵי תַּלְמִיד חָכָם — כׇּל שֶׁכֵּן חֲנוּכָּה וּפוּרִים.Et Rabba bar Houna a dit : Il n'y a pas de fête devant un érudit en Torah décédé : on le pleure pleinement à 'Hol HaMoèd, et à plus forte raison à 'Hanouka et à Pourim. L'étude d'un individu a donc une grande valeur.
- כְּבוֹד תּוֹרָה קָאָמְרַתְּ. כְּבוֹד תּוֹרָה דְּיָחִיד — חָמוּר, תַּלְמוּד תּוֹרָה דְּיָחִיד — קַל.La Guemara rejette : C'est de l'honneur de la Torah que tu parles. L'honneur de la Torah d'un individu est grave ; l'étude de la Torah d'un individu, elle, est légère par rapport au service.
- אָמַר רָבָא, פְּשִׁיטָא לִי: עֲבוֹדָה וּמִקְרָא מְגִילָּה — מִקְרָא מְגִילָּה עֲדִיף, מִדְּרַבִּי יוֹסֵי בַּר חֲנִינָא. תַּלְמוּד תּוֹרָה וּמִקְרָא מְגִילָּה — מִקְרָא מְגִילָּה עֲדִיף, מִדְּסָמְכוּ שֶׁל בֵּית רַבִּי.Rava a dit : Il est évident pour moi qu'entre le service et la lecture de la Méguila (le rouleau d'Esther), la lecture de la Méguila a la préséance, d'après Rabbi Yossé bar 'Hanina. Entre l'étude de la Torah et la lecture de la Méguila, la lecture de la Méguila a la préséance, d'après ce sur quoi se sont appuyés ceux de la maison de Rabbi.
- תַּלְמוּד תּוֹרָה וּמֵת מִצְוָה — מֵת מִצְוָה עֲדִיף, מִדְּתַנְיָא: מְבַטְּלִין תַּלְמוּד תּוֹרָה לְהוֹצָאַת מֵת, וּלְהַכְנָסַת כַּלָּה. עֲבוֹדָה וּמֵת מִצְוָה — מֵת מִצְוָה עֲדִיף, מִ״וּלְאַחוֹתוֹ״.Entre l'étude de la Torah et un mèt mitsva (mort sans personne pour l'enterrer), le mèt mitsva a la préséance, car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : On interrompt l'étude de la Torah pour accompagner un mort et pour conduire une mariée. Entre le service et un mèt mitsva, le mèt mitsva a la préséance, d'après « et pour sa sœur » (Nombres 6, 7).
- דְּתַנְיָא: ״וּלְאַחוֹתוֹ״ מַה תַּלְמוּד לוֹמַר? הֲרֵי שֶׁהָיָה הוֹלֵךְ לִשְׁחוֹט אֶת פִּסְחוֹ וְלָמוּל אֶת בְּנוֹ, וְשָׁמַע שֶׁמֵּת לוֹ מֵת, יָכוֹל יִטַּמָּא —Car il a été enseigné : « Et pour sa sœur » : que vient nous enseigner le verset ? Le nazir (celui qui a fait vœu de naziréat) a déjà reçu l'interdit de s'approcher de tout mort. Mais il s'agit de celui qui allait égorger son agneau pascal ou circoncire son fils, et qui a appris qu'un proche à lui était mort : on aurait pu croire qu'il se rendra impur pour ce proche.
- אָמַרְתָּ: ״לֹא יִטַּמָּא״. יָכוֹל כְּשֵׁם שֶׁאֵינוֹ מִיטַּמֵּא לַאֲחוֹתוֹ, כָּךְ אֵינוֹ מִיטַּמֵּא לְמֵת מִצְוָה — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וּלְאַחוֹתוֹ״. לַאֲחוֹתוֹ הוּא דְּאֵינוֹ מִיטַּמֵּא, אֲבָל מִיטַּמֵּא לְמֵת מִצְוָה.Tu as dit : « Il ne se rendra pas impur. » On aurait pu croire que, de même qu'il ne se rend pas impur pour sa sœur, de même il ne se rend pas impur pour un mèt mitsva ; le verset enseigne : « et pour sa sœur » : c'est pour sa sœur qu'il ne se rend pas impur, mais il se rend impur pour un mèt mitsva.
- בָּעֵי רָבָא: מִקְרָא מְגִילָּה וּמֵת מִצְוָה הֵי מִינַּיְיהוּ עֲדִיף? מִקְרָא מְגִילָּה עֲדִיף מִשּׁוּם פַּרְסוֹמֵי נִיסָּא, אוֹ דִּלְמָא מֵת מִצְוָה עֲדִיף מִשּׁוּם כְּבוֹד הַבְּרִיּוֹת? בָּתַר דְּבַעְיָא הֲדַר פַּשְׁטַהּ: מֵת מִצְוָה עֲדִיף, דְּאָמַר מָר: גָּדוֹל כְּבוֹד הַבְּרִיּוֹת שֶׁדּוֹחֶה אֶת לֹא תַעֲשֶׂה שֶׁבַּתּוֹרָה.Rava a posé la question : La lecture de la Méguila et un mèt mitsva, lequel des deux a la préséance ? La lecture de la Méguila a-t-elle la préséance à cause de la publication du miracle, ou peut-être le mèt mitsva a-t-il la préséance à cause de la dignité humaine ? Après avoir posé la question, il l'a lui-même résolue : Le mèt mitsva a la préséance, car le Maître a dit : Grande est la dignité humaine, car elle repousse un interdit de la Torah.
- גּוּפָא, אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: כְּרַךְ, וְכׇל הַסָּמוּךְ לוֹ, וְכׇל הַנִּרְאֶה עִמּוֹ — נִדּוֹן כִּכְרַךְ. תָּנָא: סָמוּךְ — אַף עַל פִּי שֶׁאֵינוֹ נִרְאֶה, נִרְאֶה — אַף עַל פִּי שֶׁאֵינוֹ סָמוּךְ.Revenons au fond du sujet : Rabbi Yehochoua ben Lévi a dit : Une cité fortifiée, tout ce qui lui est proche et tout ce qui se voit avec elle est considéré comme la cité, et l'on y lit la Méguila le quinze. Il a été enseigné : Proche, même si elle n'est pas visible ; visible, même si elle n'est pas proche.
- בִּשְׁלָמָא נִרְאֶה אַף עַל פִּי שֶׁאֵינוֹ סָמוּךְ, מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ כְּגוֹן דְּיָתְבָה בְּרֹאשׁ הָהָר. אֶלָּא סָמוּךְ אַף עַל פִּי שֶׁאֵינוֹ נִרְאֶה הֵיכִי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ? אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה: שֶׁיּוֹשֶׁבֶת בַּנַּחַל.On comprend le cas de ce qui est visible bien que non proche : tu le trouves lorsque le lieu se situe au sommet de la montagne. Mais proche bien que non visible, comment le trouves-tu ? Rabbi Yirmeya a dit : Lorsqu'il se situe dans un ravin.
- וְאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: כְּרַךְ שֶׁיָּשַׁב וּלְבַסּוֹף הוּקַּף — נִדּוֹן כִּכְפָר. מַאי טַעְמָא? דִּכְתִיב: ״וְאִישׁ כִּי יִמְכּוֹר בֵּית מוֹשַׁב עִיר חוֹמָה״, שֶׁהוּקַּף וּלְבַסּוֹף יָשַׁב, וְלֹא שֶׁיָּשַׁב וּלְבַסּוֹף הוּקַּף.Et Rabbi Yehochoua ben Lévi a dit : Une cité qui a été habitée et finalement entourée d'une muraille est considérée comme un village. Quelle en est la raison ? Car il est écrit : « Si un homme vend une maison d'habitation d'une ville à muraille » (Lévitique 25, 29) : celle qui a été entourée et finalement habitée, et non celle qui a été habitée et finalement entourée.
- וְאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: כְּרַךְ שֶׁאֵין בּוֹ עֲשָׂרָה בַּטְלָנִין — נִדּוֹן כִּכְפָר. מַאי קָא מַשְׁמַע לַן? תְּנֵינָא: אֵיזוֹ הִיא עִיר גְּדוֹלָה — כֹּל שֶׁיֵּשׁ בָּהּ עֲשָׂרָה בַּטְלָנִין. פָּחוֹת מִכָּאן, הֲרֵי זֶה כְּפָר? כְּרַךְ אִיצְטְרִיךְ לֵיהּ, אַף עַל גַּב דְּמִיקַּלְעִי לֵיהּ מֵעָלְמָא.Et Rabbi Yehochoua ben Lévi a dit : Une cité où il n'y a pas dix oisifs (disponibles pour les besoins de la communauté) est considérée comme un village. Que nous apprend-il ? Nous l'avons déjà appris : Qu'est-ce qu'une grande ville ? Toute ville où il y a dix oisifs ; moins que cela, c'est un village ! Il avait besoin de le dire pour une cité, même si des oisifs y arrivent de l'extérieur.
- וְאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: כְּרַךְ שֶׁחָרַב וּלְבַסּוֹף יָשַׁב נִדּוֹן כִּכְרַךְ. מַאי חָרַב? אִילֵּימָא חָרְבוּ חוֹמוֹתָיו: יָשַׁב — אִין, לֹא יָשַׁב — לָא? וְהָא תַּנְיָא, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בַּר יוֹסֵי אוֹמֵר: ״אֲשֶׁר לוֹא חוֹמָה״, אַף עַל פִּי שֶׁאֵין לוֹ עַכְשָׁיו וְהָיָה לוֹ קוֹדֶם לָכֵן.Et Rabbi Yehochoua ben Lévi a dit : Une cité qui a été détruite et finalement habitée est considérée comme une cité. Qu'est-ce que « détruite » ? Si tu dis que ses murailles ont été détruites, alors, habitée, oui ; non habitée, non ? Mais il a été enseigné : Rabbi Eliézer bar Yossé dit : « Qui a (lo) une muraille » (Lévitique 25, 30) — lo étant écrit avec un alef (« non ») et lu avec un vav (« à elle ») — : bien qu'elle n'en ait pas maintenant, si elle en avait une auparavant, elle garde son statut !
- אֶלָּא מַאי ״חָרַב״ — שֶׁחָרַב מֵעֲשָׂרָה בַּטְלָנִין.Mais qu'est-ce que « détruite » ? Qu'elle a été vidée de ses dix oisifs : dès qu'elle les retrouve, elle redevient une cité.
- וְאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי:Et Rabbi Yehochoua ben Lévi a dit :
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