Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בְּרָכוֹת וּקְלָלוֹת. אֵין מַפְסִיקִין בִּקְלָלוֹת, אֶלָּא אֶחָד קוֹרֵא אֶת כּוּלָּן.on lit la section des bénédictions et malédictions (Lévitique 26). On n'interrompt pas pendant les malédictions en les répartissant entre deux lecteurs, mais un seul les lit toutes.
- בְּשֵׁנִי וּבַחֲמִישִׁי, בַּשַּׁבָּת בַּמִּנְחָה — קוֹרִין כְּסִדְרָן, וְאֵין עוֹלִים לָהֶם מִן הַחֶשְׁבּוֹן.Le lundi, le jeudi et le Chabbat à l'office de Min'ha (l'après-midi), on lit selon leur ordre, c'est-à-dire le début de la section de la semaine qui suit celle lue le Chabbat matin, et ces lectures ne leur comptent pas dans le calcul : on ne progresse pas d'une lecture à l'autre, et on reprend la même section jusqu'au Chabbat matin suivant.
- שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיְדַבֵּר מֹשֶׁה אֶת מוֹעֲדֵי ה׳ אֶל בְּנֵי יִשְׂרָאֵל״, מִצְוָתָן שֶׁיְּהוּ קוֹרִין כׇּל אֶחָד וְאֶחָד בִּזְמַנּוֹ.Aux fêtes, on lit une section relative au jour, comme il est dit : « Et Moché annonça les solennités de Hachem aux Bnei Israël » (Lévitique 23, 44) : cela indique que leur mitsva (commandement) est qu'on les lise, chacune en son temps.
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: בְּפֶסַח קוֹרִין בְּפָרָשַׁת מוֹעֲדוֹת וּמַפְטִירִין בְּפֶסַח גִּלְגָּל, וְהָאִידָּנָא דְּאִיכָּא תְּרֵי יוֹמֵי, יוֹמָא קַמָּא — בְּפֶסַח גִּלְגָּל, וּלְמָחָר — בְּפֶסַח יֹאשִׁיָּהוּ.GUEMARA : Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : À Pessa'h, le premier jour, on lit dans la section des fêtes (Lévitique 22, 26 – 23, 44), et on lit en haftara (lecture tirée des Prophètes) le récit du Pessa'h de Guilgal (Josué 5, 2-14). La Guemara commente : Et aujourd'hui, en diaspora, où il y a deux jours de fête, le premier jour on lit en haftara le récit du Pessa'h de Guilgal, et le lendemain celui du Pessa'h de Yochiyahou (II Rois 23).
- וּשְׁאָר יְמוֹת הַפֶּסַח מְלַקֵּט וְקוֹרֵא מֵעִנְיָנוֹ שֶׁל פֶּסַח. מַאי הִיא? אָמַר רַב פָּפָּא: מֵאַפּ״וֹ סִימָן.La baraïta poursuit : Et les autres jours de Pessa'h, on rassemble et on lit dans diverses sections des passages relatifs à Pessa'h. Quels sont-ils ? Rav Pappa a dit : Méapo (les lettres mèm, alèf, pé, vav) en est le moyen mnémotechnique : mèm pour « Michkhou – Tirez et prenez-vous du petit bétail » (Exode 12, 21-51) ; alèf pour « Im – Si tu prêtes de l'argent à Mon peuple » (Exode 22, 24 – 23, 19) ; pé pour « Pessol – Taille-toi » (Exode 34, 1-26) ; vav pour « Vaydabèr – Et Hachem parla » (Nombres 9, 1-14).
- יוֹם טוֹב הָאַחֲרוֹן שֶׁל פֶּסַח קוֹרִין ״וַיְהִי בְּשַׁלַּח״, וּמַפְטִירִין ״וַיְדַבֵּר דָּוִד״. וּלְמָחָר ״כׇּל הַבְּכוֹר״, וּמַפְטִירִין ״עוֹד הַיּוֹם״.La baraïta poursuit : Le dernier jour de Yom Tov (jour de fête) de Pessa'h, on lit « Et il arriva, quand Pharaon renvoya le peuple » (Exode 13, 17 – 15, 26), qui relate la traversée de la mer, et on lit en haftara « Et David parla » (II Samuel 22), le chant de David. Et le lendemain, huitième jour en diaspora, on lit « Tout premier-né » (Deutéronome 15, 19 – 16, 17), et on lit en haftara « Aujourd'hui encore » (Isaïe 10, 32 – 12, 6), qui évoque la chute de San'hériv, survenue la nuit de Pessa'h.
- אָמַר אַבָּיֵי, וְהָאִידָּנָא נְהוּג עָלְמָא לְמִיקְרֵי: מְשַׁךְ תּוֹרָא, קַדֵּשׁ בְּכַסְפָּא, פְּסַל בְּמַדְבְּרָא, שַׁלַּח בּוּכְרָא.Abayé a dit : Et aujourd'hui, tout le monde a coutume de lire, durant les huit jours de Pessa'h en diaspora, les sections indiquées par la formule : « Tire le taureau, sanctifie par l'argent, taille dans le désert, renvoie le premier-né. » Elle fait allusion à : « Tirez et prenez-vous du petit bétail » (Exode 12, 21-51) et « Un taureau ou un mouton » (Lévitique 22, 26 – 23, 44) ; « Sanctifie-Moi tout premier-né » (Exode 13, 1-16) et « Si tu prêtes de l'argent à Mon peuple » (Exode 22, 24 – 23, 19) ; « Taille-toi » (Exode 34, 1-26) et « Et Hachem parla à Moché dans le désert de Sinaï » (Nombres 9, 1-14) ; « Et il arriva, quand Pharaon renvoya le peuple » (Exode 13, 17 – 15, 26) et « Tout premier-né » (Deutéronome 15, 19 – 16, 17).
- בָּעֲצֶרֶת ״שִׁבְעָה שָׁבוּעוֹת״, וּמַפְטִירִין בַּחֲבַקּוּק. אֲחֵרִים אוֹמְרִים: ״בַּחֹדֶשׁ הַשְּׁלִישִׁי״, וּמַפְטִירִין בַּמֶּרְכָּבָה. וְהָאִידָּנָא דְּאִיכָּא תְּרֵי יוֹמֵי, עָבְדִינַן כְּתַרְוַיְיהוּ וְאִיפְכָּא.La baraïta poursuit : À Chavouot, on lit « Sept semaines » (Deutéronome 16, 9-12), et on lit en haftara dans 'Havakouk (Habacuc 2-3), qui évoque le don de la Torah. D'autres disent : on lit « Au troisième mois » (Exode 19, 1 – 20, 23), et on lit en haftara dans la vision du Merkava (le Char divin, Ézéchiel 1). La Guemara commente : Et aujourd'hui, où il y a deux jours, nous agissons selon les deux avis, mais en sens inverse : le premier jour « Au troisième mois », et le second « Sept semaines ».
- בְּרֹאשׁ הַשָּׁנָה: ״בַּחֹדֶשׁ הַשְּׁבִיעִי״, וּמַפְטִירִין: ״הֲבֵן יַקִּיר לִי אֶפְרַיִם״. וְיֵשׁ אוֹמְרִים: ״וַה׳ פָּקַד אֶת שָׂרָה״, וּמַפְטִירִין בְּחַנָּה.La baraïta poursuit : À Roch Hachana, on lit « Au septième mois » (Nombres 29, 1-6), et on lit en haftara « Éphraïm est-il pour Moi un fils chéri ? » (Jérémie 31, 1-20). Et certains disent : on lit « Et Hachem se souvint de Sarah » (Genèse 21), et on lit en haftara dans le récit de 'Hanna (I Samuel 1, 1 – 2, 10), l'une et l'autre ayant été exaucées à Roch Hachana selon la tradition.
- וְהָאִידָּנָא דְּאִיכָּא תְּרֵי יוֹמֵי — יוֹמָא קַמָּא כְּיֵשׁ אוֹמְרִים, לִמְחַר: ״וְהָאֱלֹהִים נִסָּה אֶת אַבְרָהָם״, וּמַפְטִירִין ״הֲבֵן יַקִּיר״.La Guemara commente : Et aujourd'hui, où il y a deux jours de Roch Hachana, le premier jour on lit selon « certains disent », et le lendemain : « Et D.ieu éprouva Avraham » (Genèse 22), afin de rappeler le mérite de la ligature d'Its'hak au jour du jugement, et on lit en haftara « Est-il un fils chéri ? »
- בְּיוֹם הַכִּפּוּרִים קוֹרִין ״אַחֲרֵי מוֹת״, וּמַפְטִירִין ״כִּי כֹה אָמַר רָם וְנִשָּׂא״. וּבַמִּנְחָה קוֹרִין בָּעֲרָיוֹת וּמַפְטִירִין בְּיוֹנָה.La baraïta poursuit : À Yom Kippour, on lit « Après la mort » (Lévitique 16), et on lit en haftara « Car ainsi parle Celui qui est haut et élevé » (Isaïe 57, 14 – 58, 14), qui traite du jeûne et du repentir. Et à Min'ha, on lit la section des unions interdites (Lévitique 18), et on lit en haftara le livre de Yona, qui relate le repentir de Ninive.
- אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כׇּל מָקוֹם שֶׁאַתָּה מוֹצֵא גְּבוּרָתוֹ שֶׁל הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא, אַתָּה מוֹצֵא עִנְוְותָנוּתוֹ. דָּבָר זֶה כָּתוּב בַּתּוֹרָה, וְשָׁנוּי בַּנְּבִיאִים, וּמְשׁוּלָּשׁ בַּכְּתוּבִים.Puisqu'on a cité la haftara de Yom Kippour, la Guemara rapporte : Rabbi Yo'hanan a dit : Partout où tu trouves mentionnée la puissance du Saint, béni soit-Il, tu trouves aussi, à côté, Son humilité. Cela est écrit dans la Torah, répété dans les Prophètes et redit une troisième fois dans les Écrits.
- כָּתוּב בַּתּוֹרָה: ״כִּי ה׳ אֱלֹהֵיכֶם הוּא אֱלֹהֵי הָאֱלֹהִים וַאֲדוֹנֵי הָאֲדוֹנִים״, וּכְתִיב בָּתְרֵיהּ: ״עוֹשֶׂה מִשְׁפַּט יָתוֹם וְאַלְמָנָה״. שָׁנוּי בַּנְּבִיאִים: ״כֹה אָמַר רָם וְנִשָּׂא שׁוֹכֵן עַד וְקָדוֹשׁ וְגוֹ׳״, וּכְתִיב בָּתְרֵיהּ: ״וְאֶת דַּכָּא וּשְׁפַל רוּחַ״, מְשׁוּלָּשׁ בַּכְּתוּבִים, דִּכְתִיב: ״סוֹלּוּ לָרוֹכֵב בָּעֲרָבוֹת בְּיָהּ שְׁמוֹ״, וּכְתִיב בָּתְרֵיהּ: ״אֲבִי יְתוֹמִים וְדַיַּין אַלְמָנוֹת״.C'est écrit dans la Torah : « Car Hachem votre D.ieu est le D.ieu des dieux et le Maître des maîtres » (Deutéronome 10, 17), et il est écrit après cela : « Il rend justice à l'orphelin et à la veuve » (Deutéronome 10, 18). C'est répété dans les Prophètes : « Ainsi parle Celui qui est haut et élevé, qui réside éternellement et dont le Nom est saint, etc. » (Isaïe 57, 15), et il est écrit après cela : « et avec celui qui est écrasé et humble d'esprit » (ibid.). C'est redit une troisième fois dans les Écrits, comme il est écrit : « Frayez la voie à Celui qui chevauche dans les nuées, Son Nom est Yah » (Psaumes 68, 5), et il est écrit après cela : « Père des orphelins et juge des veuves » (Psaumes 68, 6).
- יוֹם טוֹב הָרִאשׁוֹן שֶׁל חַג קוֹרִין בְּפָרָשַׁת מוֹעֲדוֹת שֶׁבְּתוֹרַת כֹּהֲנִים, וּמַפְטִירִין ״הִנֵּה יוֹם בָּא לַה׳״. וְהָאִידָּנָא דְּאִיכָּא תְּרֵי יוֹמֵי, לִמְחַר מִיקְרָא הָכִי נָמֵי קָרֵינַן, אַפְטוֹרֵי מַאי מַפְטִירִין — ״וַיִּקָּהֲלוּ אֶל הַמֶּלֶךְ שְׁלֹמֹה״.La baraïta poursuit : Le premier jour de Yom Tov de la fête de Soukkot, on lit dans la section des fêtes qui est dans le Lévitique (22, 26 – 23, 44), et on lit en haftara « Voici, un jour vient pour Hachem » (Zacharie 14), qui mentionne Soukkot. La Guemara commente : Et aujourd'hui, où il y a deux jours, le lendemain, pour la lecture de la Torah, nous lisons de même ; pour la haftara, que lit-on ? « Et ils s'assemblèrent auprès du roi Chlomo » (I Rois 8, 2-21).
- וּשְׁאָר כׇּל יְמוֹת הַחַג קוֹרִין בְּקׇרְבְּנוֹת הֶחָג. יוֹם טוֹב הָאַחֲרוֹן קוֹרִין ״כׇּל הַבְּכוֹר״, מִצְוֹת וְחוּקִּים וּבְכוֹר, וּמַפְטִירִין ״וַיְהִי כְּכַלּוֹת שְׁלֹמֹה״. לְמָחָר קוֹרִין ״וְזֹאת הַבְּרָכָה״, וּמַפְטִירִין ״וַיַּעֲמֹד שְׁלֹמֹה״.La baraïta poursuit : Et tous les autres jours de la fête, on lit dans la section des sacrifices de la fête (Nombres 29). Le dernier jour de Yom Tov, Chemini Atséret, on lit « Tout premier-né », en commençant à « Tu prélèveras la dîme », car cela contient des mitsvot, des lois et le premier-né (Deutéronome 14, 22 – 16, 17), et on lit en haftara « Et il arriva, quand Chlomo eut achevé de prier » (I Rois 8, 54 – 9, 1). Le lendemain, en diaspora, on lit « Et voici la bénédiction » (Deutéronome 33-34), et on lit en haftara « Et Chlomo se tint debout » (I Rois 8, 22-53).
- אָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַב: שַׁבָּת שֶׁחָל לִהְיוֹת בְּחוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד, בֵּין בַּפֶּסַח, בֵּין בַּסּוּכּוֹת — מִקְרָא קָרֵינַן ״רְאֵה אַתָּה״. אַפְטוֹרֵי, בַּפֶּסַח — ״הָעֲצָמוֹת הַיְּבֵשׁוֹת״. וּבַסּוּכּוֹת — ״בְּיוֹם בֹּא גוֹג״.Rav Houna a dit au nom de Rav : Quand un Chabbat tombe durant 'Hol HaMoèd (les jours intermédiaires de la fête), que ce soit à Pessa'h ou à Soukkot, pour la lecture de la Torah nous lisons « Vois, Tu me dis » (Exode 33, 12 – 34, 26). Pour la haftara : à Pessa'h, « Les ossements desséchés » (Ézéchiel 37, 1-14), et à Soukkot, « Le jour où viendra Gog » (Ézéchiel 38, 18 – 39, 16).
- בַּחֲנוּכָּה — בַּנְּשִׂיאִים, וּמַפְטִירִין בְּנֵרוֹת דִּזְכַרְיָה. וְאִי מִיקַּלְעִי שְׁתֵּי שַׁבָּתוֹת — קַמַּיְיתָא בְּנֵרוֹת דִּזְכַרְיָה, בָּתְרָיְיתָא בְּנֵרוֹת שְׁלֹמֹה.La baraïta poursuit : À 'Hanouka, on lit dans la section des princes des tribus (Nombres 7), et on lit en haftara dans les lampes de Zekharia (Zacharie 2, 14 – 4, 7). La Guemara commente : Et s'il se trouve deux Chabbatot durant 'Hanouka, le premier on lit dans les lampes de Zekharia, le dernier dans les lampes de Chlomo (I Rois 7, 40-50).
- בַּפּוּרִים — ״וַיָּבֹא עֲמָלֵק״. בְּרָאשֵׁי חֳדָשִׁים — ״וּבְרָאשֵׁי חׇדְשֵׁיכֶם״. רֹאשׁ חֹדֶשׁ שֶׁחָל לִהְיוֹת בְּשַׁבָּת, מַפְטִירִין ״וְהָיָה מִדֵּי חֹדֶשׁ בְּחׇדְשׁוֹ״. חָל לִהְיוֹת בְּאֶחָד בַּשַּׁבָּת, מֵאֶתְמוֹל מַפְטִירִין ״וַיֹּאמֶר לוֹ יְהוֹנָתָן מָחָר חֹדֶשׁ״.La baraïta poursuit : À Pourim, on lit « Et Amalek vint » (Exode 17, 8-16). Aux néoménies, on lit « Et au début de vos mois » (Nombres 28, 11-15). Quand Roch 'Hodech tombe un Chabbat, on lit en haftara la section qui s'achève par « Et il arrivera qu'à chaque nouvelle lune et à chaque Chabbat, toute chair viendra se prosterner devant Moi » (Isaïe 66). S'il tombe le premier jour de la semaine, la veille, Chabbat, on lit en haftara « Et Yehonathan lui dit : Demain, c'est la nouvelle lune » (I Samuel 20, 18-42).
- אָמַר רַב הוּנָא:Rav Houna a dit :
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