Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מְבַטְּלִין תַּלְמוּד תּוֹרָה לְהוֹצָאַת הַמֵּת, וּלְהַכְנָסַת הַכַּלָּה. אָמְרוּ עָלָיו עַל רַבִּי יְהוּדָה בְּרַבִּי אִילְעַאי שֶׁהָיָה מְבַטֵּל תַּלְמוּד תּוֹרָה לְהוֹצָאַת הַמֵּת וּלְהַכְנָסַת הַכַּלָּה. בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — בְּשֶׁאֵין שָׁם כׇּל צוֹרְכּוֹ, אֲבָל יֵשׁ שָׁם כׇּל צוֹרְכּוֹ — אֵין מְבַטְּלִין.On interrompt l'étude de la Torah pour la sortie du mort vers sa sépulture et pour l'entrée de la mariée sous le dais nuptial. On a dit au sujet de Rabbi Yehouda, fils de Rabbi Ilaï, qu'il interrompait l'étude de la Torah pour la sortie du mort et pour l'entrée de la mariée. La Guemara (discussion des Amoraïm, Sages de l'époque de la Guemara) précise : À propos de quel cas ces paroles ont-elles été dites ? Lorsqu'il n'y a pas là tout le nécessaire, c'est-à-dire assez de monde pour rendre cet honneur ; mais s'il y a là tout le nécessaire, on n'interrompt pas l'étude.
- וְכַמָּה כׇּל צוֹרְכּוֹ? אָמַר רַב שְׁמוּאֵל בַּר אִינְיָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב: תְּרֵיסַר אַלְפֵי גַּבְרֵי, וְשִׁיתָּא אַלְפֵי שִׁיפּוּרֵי. וְאָמְרִי לַהּ: תְּרֵיסַר אַלְפֵי גַּבְרֵי, וּמִינַּיְיהוּ שִׁיתָּא אַלְפֵי שִׁיפּוּרֵי. עוּלָּא אָמַר: כְּגוֹן דְּחָיְיצִי גַּבְרֵי מֵאֲבוּלָּא עַד סִיכְרָא.Et combien de personnes représentent tout le nécessaire ? Rav Chmouel bar Inya a dit au nom de Rav : Douze mille hommes et en plus six mille cors, c'est-à-dire six mille hommes sonnant du cor en signe de deuil. Et certains disent : Douze mille hommes, dont six mille sonnant du cor. Oulla a dit : Il en faut assez pour que, par exemple, les hommes forment une rangée depuis la porte de la ville [aboula] jusqu'au lieu de sépulture [sikhra].
- רַב שֵׁשֶׁת אָמַר: כִּנְתִינָתָהּ כָּךְ נְטִילָתָהּ. מָה נְתִינָתָהּ בְּשִׁשִּׁים רִיבּוֹא, אַף נְטִילָתָהּ בְּשִׁשִּׁים רִיבּוֹא. הָנֵי מִילֵּי לְמַאן דְּקָרֵי וְתָנֵי, אֲבָל לְמַאן דְּמַתְנֵי — לֵית לֵיהּ שִׁיעוּרָא.Rav Chéchet a dit : Comme son don, ainsi son retrait : l'honneur rendu à la Torah lorsqu'elle fut donnée au Sinaï doit lui être rendu lorsqu'elle est retirée par la mort d'un érudit. De même que son don eut lieu devant six cent mille hommes, de même son retrait doit avoir lieu devant six cent mille hommes. La Guemara commente : Cela s'applique à celui qui a lu la Bible et étudié les enseignements pour lui-même ; mais pour celui qui a enseigné à d'autres, il n'y a pas de limite à l'honneur qui lui est dû.
- תַּנְיָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַי אוֹמֵר: בּוֹא וּרְאֵה כַּמָּה חֲבִיבִין יִשְׂרָאֵל לִפְנֵי הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא, שֶׁבְּכָל מָקוֹם שֶׁגָּלוּ — שְׁכִינָה עִמָּהֶן. גָּלוּ לְמִצְרַיִם — שְׁכִינָה עִמָּהֶן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״הַנִּגְלֹה נִגְלֵיתִי לְבֵית אָבִיךָ בִּהְיוֹתָם בְּמִצְרַיִם וְגוֹ׳״. גָּלוּ לְבָבֶל — שְׁכִינָה עִמָּהֶן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לְמַעַנְכֶם שֻׁלַּחְתִּי בָבֶלָה״. וְאַף כְּשֶׁהֵן עֲתִידִין לִיגָּאֵל — שְׁכִינָה עִמָּהֶן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְשָׁב ה׳ אֱלֹהֶיךָ אֶת שְׁבוּתְךָ״. ״וְהֵשִׁיב״ לֹא נֶאֱמַר, אֶלָּא ״וְשָׁב״. מְלַמֵּד שֶׁהַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא שָׁב עִמָּהֶן מִבֵּין הַגָּלִיּוֹת.Il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Chimon ben Yo'haï dit : Viens et vois combien les Bnei Israël sont aimés devant le Saint, béni soit-Il, car en tout lieu où ils ont été exilés, la Chekhina (la Présence divine) était avec eux. Ils ont été exilés en Égypte : la Chekhina était avec eux, comme il est dit : « Ne Me suis-Je pas révélé à la maison de ton père lorsqu'ils étaient en Égypte… » (I Samuel 2, 27). Ils ont été exilés à Babylone : la Chekhina était avec eux, comme il est dit : « À cause de vous, J'ai été envoyé à Babylone » (Isaïe 43, 14). Et même lorsqu'ils seront rédimés à l'avenir, la Chekhina sera avec eux, comme il est dit : « Hachem ton D.ieu reviendra avec tes captifs » (Deutéronome 30, 3). Il n'est pas dit « Il ramènera », mais « Il reviendra ». Cela enseigne que le Saint, béni soit-Il, revient avec eux du milieu des exils.
- בְּבָבֶל הֵיכָא? אָמַר אַבָּיֵי: בְּבֵי כְּנִישְׁתָּא דְּהוּצָל, וּבְבֵי כְּנִישְׁתָּא דְּ״שַׁף וִיתֵיב״ בִּנְהַרְדְּעָא. וְלָא תֵּימָא הָכָא וְהָכָא, אֶלָּא זִמְנִין הָכָא וְזִמְנִין הָכָא. אָמַר אַבָּיֵי: תֵּיתֵי לִי, דְּכִי מְרַחַיקְנָא פַּרְסָה, עָיֵילְנָא וּמְצַלֵּינָא הָתָם. אֲבוּהּ דִּשְׁמוּאֵל [וְלֵוִי] הֲווֹ יָתְבִי בִּכְנִישְׁתָּא דְּשַׁף וִיתֵיב בִּנְהַרְדְּעָא. אֲתַאי שְׁכִינָה, שְׁמַעוּ קוֹל רִיגְשָׁא [קָמוּ וּנְפַקוּ.À Babylone, où la Chekhina réside-t-elle ? Abayé a dit : Dans la synagogue de Houtsal et dans la synagogue de Chaf VeYativ (« détruite et reconstruite ») à Nehardéa. Et ne dis pas qu'elle réside ici et là à la fois, mais parfois ici et parfois là. Abayé a dit : Qu'une bénédiction me vienne, car lorsque je me trouve à une distance d'une parsa (unité de longueur d'environ quatre kilomètres), j'entre et je prie là-bas. On raconte que le père de Chmouel et Lévi étaient assis dans la synagogue de Chaf VeYativ à Nehardéa. La Chekhina est venue, ils ont entendu un grand bruit, ils se sont levés et sont sortis.
- רַב שֵׁשֶׁת הֲוָה יָתֵיב בְּבֵי כְּנִישְׁתָּא דְּשַׁף וִיתֵיב בִּנְהַרְדְּעָא, אֲתַאי שְׁכִינָה] וְלָא נְפַק. אֲתוֹ מַלְאֲכֵי הַשָּׁרֵת וְקָא מְבַעֲתוּ לֵיהּ. אָמַר לְפָנָיו: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם, עָלוּב וְשֶׁאֵינוֹ עָלוּב, מִי נִדְחֶה מִפְּנֵי מִי? אֲמַר לְהוּ: שִׁבְקוּהוּ.Rav Chéchet était assis dans la synagogue de Chaf VeYativ à Nehardéa. La Chekhina est venue et il n'est pas sorti. Les anges du service sont venus et l'ont effrayé pour le faire partir. Il a dit devant Lui : Maître du monde, un homme affligé et un autre qui n'est pas affligé, qui doit céder la place à qui ? Or je suis aveugle et affligé : pourquoi devrais-je céder devant les anges ? D.ieu leur a dit : Laissez-le.
- ״וָאֱהִי לָהֶם לְמִקְדָּשׁ מְעַט״, אָמַר רַבִּי יִצְחָק: אֵלּוּ בָּתֵּי כְנֵסִיּוֹת וּבָתֵּי מִדְרָשׁוֹת שֶׁבְּבָבֶל. וְרַבִּי אֶלְעָזָר אָמַר: זֶה בֵּית רַבֵּינוּ שֶׁבְּבָבֶל.Il est écrit : « Et Je leur ai été comme un petit sanctuaire » (Ézéchiel 11, 16). Rabbi Yits'hak a dit : Ce sont les synagogues et les maisons d'étude qui sont à Babylone. Et Rabbi Elazar a dit : C'est la maison de notre maître, Rav, qui est à Babylone, d'où la Torah se répand dans le monde entier.
- דָּרֵשׁ רָבָא, מַאי דִּכְתִיב: ״ה׳ מָעוֹן אַתָּה הָיִיתָ לָּנוּ״, אֵלּוּ בָּתֵּי כְנֵסִיּוֹת וּבָתֵּי מִדְרָשׁוֹת. אָמַר אַבָּיֵי: מֵרֵישׁ הֲוַאי גָּרֵיסְנָא בְּבֵיתָא וּמְצַלֵּינָא בְּבֵי כְנִישְׁתָּא, כֵּיוָן דִּשְׁמַעִית לְהָא דְּקָאָמַר דָּוִד: ״ה׳ אָהַבְתִּי מְעוֹן בֵּיתֶךָ״, הֲוַאי גָּרֵיסְנָא בְּבֵי כְנִישְׁתָּא.Rava a expliqué dans une drasha (interprétation d'un verset) : Que signifie ce qui est écrit : « Hachem, Tu as été pour nous une demeure » (Psaumes 90, 1) ? Ce sont les synagogues et les maisons d'étude. Abayé a dit : Au début, j'étudiais à la maison et je priais à la synagogue. Dès que j'ai entendu ce qu'a dit David : « Hachem, j'aime la demeure de Ta maison » (Psaumes 26, 8), j'ai étudié à la synagogue, pour montrer mon amour du lieu où réside la Chekhina (la Présence divine).
- תַּנְיָא, רַבִּי אֶלְעָזָר הַקַּפָּר אוֹמֵר: עֲתִידִין בָּתֵּי כְנֵסִיּוֹת וּבָתֵּי מִדְרָשׁוֹת שֶׁבְּבָבֶל שֶׁיִּקָּבְעוּ בְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי כְּתָבוֹר בֶּהָרִים וּכְכַרְמֶל בַּיָּם יָבֹא״, וַהֲלֹא דְּבָרִים קַל וָחוֹמֶר: וּמָה תָּבוֹר וְכַרְמֶל שֶׁלֹּא בָּאוּ אֶלָּא לְפִי שָׁעָה לִלְמוֹד תּוֹרָה, נִקְבָּעִים בְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל, בָּתֵּי כְנֵסִיּוֹת וּבָתֵּי מִדְרָשׁוֹת שֶׁקּוֹרִין וּמַרְבִּיצִין בָּהֶן תּוֹרָה — עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה.Il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Elazar HaKappar dit : Les synagogues et les maisons d'étude qui sont à Babylone sont destinées à s'établir en terre d'Israël, comme il est dit : « Car, comme le Tavor parmi les montagnes et comme le Carmel dans la mer, il viendra » (Jérémie 46, 18). Selon la tradition, ces montagnes sont venues au Sinaï lors du don de la Torah. Et cela ne se déduit-il pas par un kal va'homer (raisonnement a fortiori) ? Si le Tavor et le Carmel, qui ne sont venus que pour un moment afin d'apprendre la Torah, se sont établis en terre d'Israël, les synagogues et les maisons d'étude, où l'on lit et répand la Torah, à plus forte raison !
- דָּרֵשׁ בַּר קַפָּרָא, מַאי דִּכְתִיב: ״לָמָּה תְּרַצְּדוּן הָרִים גַּבְנוּנִּים״, יָצְתָה בַּת קוֹל וְאָמְרָה לָהֶם: לָמָּה תִּרְצוּ דִּין עִם סִינַי? כּוּלְּכֶם בַּעֲלֵי מוּמִים אַתֶּם אֵצֶל סִינַי. כְּתִיב הָכָא: ״גַּבְנוּנִים״, וּכְתִיב הָתָם: ״אוֹ גִבֵּן אוֹ דַק״. אָמַר רַב אָשֵׁי: שְׁמַע מִינַּהּ הַאי מַאן דִּיהִיר — בַּעַל מוּם הוּא.Bar Kappara a expliqué : Que signifie ce qui est écrit : « Pourquoi regardez-vous de travers [teratsdoun], montagnes aux sommets élevés » (Psaumes 68, 17) ? Une voix céleste est sortie et leur a dit : à toutes les montagnes qui réclamaient que la Torah soit donnée sur elles : Pourquoi voulez-vous [tirtsou] un procès [din] avec le Sinaï ? Vous êtes toutes atteintes de défauts par rapport au Sinaï. Il est écrit ici : « gavnounim » (aux sommets élevés), et il est écrit là-bas, à propos des défauts qui disqualifient un Cohen (prêtre) : « ou bossu [guiben] ou nain » (Lévitique 21, 20). Rav Achi a dit : Déduis-en que celui qui est orgueilleux est atteint d'un défaut.
- אֵין עוֹשִׂין אוֹתוֹ קַפֶּנְדַּרְיָא מַאי ״קַפֶּנְדַּרְיָא״? אָמַר רָבָא: קַפֶּנְדַּרְיָא כִּשְׁמָהּ. מַאי כִּשְׁמָהּ? כְּמַאן דְּאָמַר: אַדְּמַקֵּיפְנָא אַדָּרֵי, אֵיעוּל בְּהָא.La Michna enseigne qu'on n'en fait pas un kappendarya même si la synagogue est en ruine. Qu'est-ce qu'un kappendarya ? Rava a dit : Un raccourci ; kappendarya est conforme à son nom. Que signifie « conforme à son nom » ? Comme celui qui dit : Au lieu de contourner les rangées de maisons [makifna adari], je vais entrer par celle-ci pour la traverser.
- אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: אִם הָיָה שְׁבִיל מֵעִיקָּרָא — מוּתָּר.Rabbi Abahou a dit : Si c'était un sentier dès l'origine, avant la construction de la synagogue, c'est permis de continuer à y passer.
- אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: הַנִּכְנָס עַל מְנָת שֶׁלֹּא לַעֲשׂוֹת קַפֶּנְדַּרְיָא — מוּתָּר לַעֲשׂוֹתוֹ קַפֶּנְדַּרְיָא. וְאָמַר רַבִּי חֶלְבּוֹ אָמַר רַב הוּנָא: הַנִּכְנָס לְבֵית הַכְּנֶסֶת לְהִתְפַּלֵּל — מוּתָּר לַעֲשׂוֹתוֹ קַפֶּנְדַּרְיָא, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּבְבֹא עַם הָאָרֶץ לִפְנֵי ה׳ בַּמּוֹעֲדִים הַבָּא דֶּרֶךְ שַׁעַר צָפוֹן לְהִשְׁתַּחֲווֹת יֵצֵא דֶּרֶךְ שַׁעַר נֶגֶב״.Rav Na'hman bar Yits'hak a dit : Celui qui entre dans une synagogue sans intention d'en faire un raccourci a le droit d'en faire un raccourci en sortant par l'autre côté. Et Rabbi 'Helbo a dit que Rav Houna a dit : Celui qui entre à la synagogue pour prier a le droit d'en faire un raccourci, comme il est dit : « Et lorsque le peuple du pays viendra devant Hachem aux fêtes, celui qui entre par la porte nord pour se prosterner sortira par la porte sud » (Ézéchiel 46, 9).
- עָלוּ בּוֹ עֲשָׂבִים — לֹא יִתְלוֹשׁ, מִפְּנֵי עׇגְמַת נֶפֶשׁ. וְהָתַנְיָא: אֵינוֹ תּוֹלֵשׁ וּמַאֲכִיל, אֲבָל תּוֹלֵשׁ וּמַנִּיחַ! כִּי תְּנַן נָמֵי מַתְנִיתִין — תּוֹלֵשׁ וּמַאֲכִיל תְּנַן.La Michna enseigne : Si des herbes y ont poussé, dans une synagogue en ruine, on ne les arrachera pas, à cause de la peine que cela cause, car cela rappelle l'état d'abandon de la synagogue. Mais n'a-t-il pas été enseigné dans une baraïta : On n'arrache pas pour donner à manger à ses bêtes, mais on arrache et on laisse sur place ! La Guemara répond : Lorsque nous avons appris cela dans la Michna également, nous avons appris « arracher et donner à manger ».
- תָּנוּ רַבָּנַן: בֵּית הַקְּבָרוֹת, אֵין נוֹהֲגִין בָּהֶן קַלּוּת רֹאשׁ. אֵין מַרְעִין בָּהֶן בְּהֵמָה, וְאֵין מוֹלִיכִין בָּהֶן אַמַּת הַמַּיִם, וְאֵין מְלַקְּטִין בָּהֶן עֲשָׂבִים. וְאִם לִיקֵּט — שׂוֹרְפָן בִּמְקוֹמָן, מִפְּנֵי כְּבוֹד מֵתִים.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : Dans les cimetières, on ne se conduit pas avec légèreté. On n'y fait pas paître de bête, on n'y fait pas passer de canal d'eau et on n'y cueille pas d'herbes pour nourrir ses bêtes. Et si on en a cueilli, on les brûle sur place, par respect pour les morts.
- אַהֵיָיא? אִילֵּימָא אַסֵּיפָא — כֵּיוָן שֶׁשּׂוֹרְפָן בִּמְקוֹמָן מַאי כְּבוֹד מֵתִים אִיכָּא? אֶלָּא אַרֵישָׁא.À quoi se rapporte « par respect pour les morts » ? Si l'on dit à la dernière clause : puisqu'on les brûle sur place, quel respect pour les morts y a-t-il dans ce geste ? C'est donc qu'elle se rapporte à la première clause : on ne s'y conduit pas avec légèreté.
- מַתְנִי׳ רֹאשׁ חֹדֶשׁ אֲדָר שֶׁחָל לִהְיוֹת בַּשַּׁבָּת, קוֹרִין בְּפָרָשַׁת שְׁקָלִים. חָל לִהְיוֹת בְּתוֹךְ הַשַּׁבָּת — מַקְדִּימִין לְשֶׁעָבַר, וּמַפְסִיקִין לְשַׁבָּת אַחֶרֶת.Michna : Quatre Chabbatot autour du mois d'Adar, on lit une section particulière. Lorsque Roch 'Hodech Adar (le début du mois d'Adar) tombe un Chabbat, on lit la section de Chekalim (les sicles) ce Chabbat-là. S'il tombe au cours de la semaine, on avance la lecture au Chabbat précédent, et on interrompt la série le Chabbat suivant, où l'on ne lit pas de section particulière.
- בַּשְּׁנִיָּה ״זָכוֹר״. בַּשְּׁלִישִׁית פָּרָה אֲדוּמָּה. בָּרְבִיעִית ״הַחוֹדֶשׁ הַזֶּה לָכֶם״. בַּחֲמִישִׁית חוֹזְרִין לִכְסִדְרָן.Le deuxième Chabbat, on lit « Souviens-toi » [Zakhor] (Deutéronome 25, 17-19). Le troisième, la vache rousse (Nombres 19, 1-22). Le quatrième, « Ce mois-ci sera pour vous » (Exode 12, 1-20). Le cinquième, on revient à leur ordre habituel.
- לַכֹּל מַפְסִיקִין: בְּרָאשֵׁי חֳדָשִׁים, בַּחֲנוּכָּה וּבְפוּרִים, בְּתַעֲנִיּוֹת וּבְמַעֲמָדוֹת, וּבְיוֹם הַכִּפּוּרִים.Pour tous, on interrompt l'ordre habituel et l'on lit une section propre au jour : aux Roch 'Hodech, à 'Hanouka et à Pourim, aux jeûnes, aux maamadot (groupes de non-Cohanim associés au service du Temple) et à Yom Kippour.
- גְּמָ׳ תְּנַן הָתָם: בְּאֶחָד בַּאֲדָר מַשְׁמִיעִין עַל הַשְּׁקָלִים,Guemara : Nous avons appris là-bas (dans la Michna, Chekalim 1, 1) : Le premier Adar, on fait une annonce publique au sujet des sicles,
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