Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כְּווֹתֵיהּ דְּרַב פַּפֵּי מִסְתַּבְּרָא, דְּאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: בֵּית הַכְּנֶסֶת — מוּתָּר לַעֲשׂוֹתוֹ בֵּית הַמִּדְרָשׁ. שְׁמַע מִינַּהּ.Comme Rav Pappi, cela est logique, car Rabbi Yehochoua ben Lévi a dit : une synagogue, il est permis d'en faire une maison d'étude. Déduis-en que l'opinion de Rav Pappi est la bonne.
- דָּרַשׁ בַּר קַפָּרָא, מַאי דִּכְתִיב: ״וַיִּשְׂרֹף אֶת בֵּית ה׳ וְאֶת בֵּית הַמֶּלֶךְ וְאֵת כׇּל בָּתֵּי יְרוּשָׁלִַם וְאֶת כׇּל בֵּית גָּדוֹל שָׂרַף בָּאֵשׁ״. ״בֵּית ה׳״ — זֶה בֵּית הַמִּקְדָּשׁ. ״בֵּית הַמֶּלֶךְ״ — אֵלּוּ פַּלְטֵרִין שֶׁל מֶלֶךְ. ״וְאֵת כׇּל בָּתֵּי יְרוּשָׁלִַם״ — כְּמַשְׁמָעָן. ״וְאֶת כׇּל בֵּית גָּדוֹל שָׂרַף בָּאֵשׁ״ — רַבִּי יוֹחָנָן וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי, חַד אָמַר: מָקוֹם שֶׁמְּגַדְּלִין בּוֹ תּוֹרָה, וְחַד אָמַר: מָקוֹם שֶׁמְּגַדְּלִין בּוֹ תְּפִלָּה.Bar Kappara a expliqué par drasha (interprétation d'un verset) : que signifie ce qui est écrit : « Il brûla la maison de Hachem, et la maison du roi, et toutes les maisons de Jérusalem, et toute grande maison, il la brûla par le feu » (II Rois 25, 9) ? « La maison de Hachem » : c'est le Temple. « La maison du roi » : ce sont les palais [palterin] du roi. « Et toutes les maisons de Jérusalem » : au sens littéral. « Et toute grande maison, il la brûla par le feu » : Rabbi Yo'hanan et Rabbi Yehochoua ben Lévi sont en désaccord sur le sens de « grande maison » : l'un a dit : il s'agit d'un lieu où l'on grandit la Torah, c'est-à-dire la maison d'étude ; et l'autre a dit : il s'agit d'un lieu où l'on grandit la prière, c'est-à-dire la synagogue.
- מַאן דְּאָמַר תּוֹרָה, דִּכְתִיב: ״ה׳ חָפֵץ לְמַעַן צִדְקוֹ יַגְדִּיל תּוֹרָה וְיַאְדִּיר״. וּמַאן דְּאָמַר תְּפִלָּה, דִּכְתִיב: ״סַפְּרָה נָּא הַגְּדוֹלוֹת אֲשֶׁר עָשָׂה אֱלִישָׁע״, וֶאֱלִישָׁע דַּעֲבַד — בְּרַחֲמֵי הוּא דַּעֲבַד.Celui qui a dit qu'il s'agit du lieu où l'on grandit la Torah s'appuie sur ce qui est écrit, comme il est écrit : « Hachem a voulu, à cause de Sa justice, grandir la Torah et la rendre glorieuse » (Isaïe 42, 21). Et celui qui a dit qu'il s'agit du lieu où l'on grandit la prière s'appuie sur ce verset, comme il est écrit : « Raconte donc les grandes choses qu'a faites Élicha » (II Rois 8, 4) ; or ce qu'a fait Élicha, en ressuscitant un enfant, c'est par la prière qu'il l'a fait.
- תִּסְתַּיֵּים דְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי הוּא דְּאָמַר מָקוֹם שֶׁמְּגַדְּלִין בּוֹ תּוֹרָה, דְּאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: בֵּית הַכְּנֶסֶת מוּתָּר לַעֲשׂוֹתוֹ בֵּית הַמִּדְרָשׁ. שְׁמַע מִינַּהּ.Concluons que c'est Rabbi Yehochoua ben Lévi qui a dit : la « grande maison » est un lieu où l'on grandit la Torah, car Rabbi Yehochoua ben Lévi a dit ailleurs : une synagogue, il est permis d'en faire une maison d'étude, ce qui montre qu'à ses yeux la maison d'étude est plus sainte que la synagogue. Déduis-en que c'est bien lui.
- אֲבָל מָכְרוּ תּוֹרָה לֹא יִקְחוּ סְפָרִים וְכוּ׳. אִיבַּעְיָא לְהוּ: מַהוּ לִמְכּוֹר סֵפֶר תּוֹרָה יָשָׁן לִיקַּח בּוֹ חָדָשׁ? כֵּיוָן דְּלָא מְעַלֵּי לֵיהּ — אָסוּר, אוֹ דִלְמָא: כֵּיוָן דְּלֵיכָּא לְעַלּוֹיֵי עִילּוּיָיא אַחֲרִינָא — שַׁפִּיר דָּמֵי?La Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) a enseigné : Mais s'ils ont vendu une Torah, ils ne prendront pas avec le produit de la vente des livres des Prophètes et des Hagiographes, etc. Ils ont posé la question : qu'en est-il de vendre un vieux Sefer Torah pour en prendre un neuf ? Puisqu'on ne l'élève pas à un degré de sainteté supérieur, est-ce interdit ? Ou peut-être, puisqu'il n'y a pas moyen de l'élever d'une autre élévation, plus haute qu'un Sefer Torah, est-ce bien permis ?
- תָּא שְׁמַע: אֲבָל מָכְרוּ תּוֹרָה לֹא יִקְחוּ סְפָרִים. סְפָרִים הוּא דְּלָא, הָא תּוֹרָה בְּתוֹרָה — שַׁפִּיר דָּמֵי. מַתְנִיתִין דִּיעֲבַד. כִּי קָא מִיבַּעְיָא לַן, לְכַתְּחִלָּה.Viens et entends une preuve de la Michna : Mais s'ils ont vendu une Torah, ils ne prendront pas des livres. On en déduit : ce sont des livres des Prophètes et des Hagiographes qu'ils ne prendront pas ; mais une Torah pour une Torah, c'est bien permis. La Guemara réfute : notre Michna traite du cas a posteriori, une fois le Sefer Torah déjà vendu. Lorsque la question nous est posée, c'est au sujet de vendre a priori.
- תָּא שְׁמַע: גּוֹלְלִין סֵפֶר תּוֹרָה בְּמִטְפְּחוֹת חוּמָּשִׁין, וְחוּמָּשִׁין בְּמִטְפְּחוֹת נְבִיאִים וּכְתוּבִים. אֲבָל לֹא נְבִיאִים וּכְתוּבִים בְּמִטְפְּחוֹת חוּמָּשִׁין, וְלֹא חוּמָּשִׁין בְּמִטְפְּחוֹת סֵפֶר תּוֹרָה.Viens et entends une preuve d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : On enroule un Sefer Torah dans les étoffes des 'Houmachim (rouleaux d'un seul des cinq livres de la Torah), et les 'Houmachim dans les étoffes des Prophètes et des Hagiographes. Mais on n'enroule pas les Prophètes et les Hagiographes dans les étoffes des 'Houmachim, ni les 'Houmachim dans les étoffes d'un Sefer Torah.
- קָתָנֵי מִיהַת: גּוֹלְלִים סֵפֶר תּוֹרָה בְּמִטְפְּחוֹת חוּמָּשִׁין, מִטְפְּחוֹת חוּמָּשִׁין — אִין, מִטְפְּחוֹת סֵפֶר תּוֹרָה — לָא.Il enseigne en tout cas : on enroule un Sefer Torah dans les étoffes des 'Houmachim. On en déduit : dans les étoffes des 'Houmachim, oui ; dans les étoffes d'un autre Sefer Torah, non. Il serait donc à plus forte raison interdit de vendre un Sefer Torah pour en acheter un autre.
- אֵימָא סֵיפָא: וְלֹא חוּמָּשִׁין בְּמִטְפְּחוֹת סֵפֶר תּוֹרָה. הָא תּוֹרָה בְּתוֹרָה — שַׁפִּיר דָּמֵי! אֶלָּא מֵהָא לֵיכָּא לְמִישְׁמַע מִינַּהּ.La Guemara rejette cette preuve : dis la fin de l'enseignement : ni les 'Houmachim dans les étoffes d'un Sefer Torah. On en déduirait : mais une Torah dans les étoffes d'une autre Torah, c'est bien permis ! Plutôt, ces déductions se contredisant, de cet enseignement, il n'y a rien à déduire.
- תָּא שְׁמַע: מַנִּיחִין סֵפֶר תּוֹרָה עַל גַּבֵּי תּוֹרָה, וְתוֹרָה עַל גַּבֵּי חוּמָּשִׁין, וְחוּמָּשִׁין עַל גַּבֵּי נְבִיאִים וּכְתוּבִים. אֲבָל לֹא נְבִיאִים וּכְתוּבִים עַל גַּבֵּי חוּמָּשִׁין, וְלֹא חוּמָּשִׁין עַל גַּבֵּי תוֹרָה.Viens et entends : il a été enseigné : On pose un Sefer Torah sur une Torah, une Torah sur des 'Houmachim, et des 'Houmachim sur les Prophètes et les Hagiographes. Mais on ne pose pas les Prophètes et les Hagiographes sur des 'Houmachim, ni des 'Houmachim sur une Torah. Le premier cas montre qu'un Sefer Torah peut servir à un autre : on devrait donc pouvoir vendre l'un pour acheter l'autre.
- הַנָּחָה קָאָמְרַתְּ? שָׁאנֵי הַנָּחָה, דְּלָא אֶפְשָׁר. דְּאִי לָא תֵּימָא הָכִי, מִיכְרָךְ הֵיכִי כָּרְכִינַן? וְהָא קָא יָתֵיב דַּפָּא אַחַבְרֵיהּ! אֶלָּא כֵּיוָן דְּלָא אֶפְשָׁר — שְׁרֵי. הָכָא נָמֵי, כֵּיוָן דְּלָא אֶפְשָׁר — שְׁרֵי.La Guemara rejette : tu parles du fait de poser ? Le fait de poser est différent, car c'est impossible autrement, les rouleaux devant bien être rangés l'un sur l'autre. Car si tu ne dis pas ainsi, que l'inévitable est permis, comment enroulons-nous un Sefer Torah ? Une page ne repose-t-elle pas sur sa voisine ? Plutôt, puisque c'est impossible autrement, c'est permis. Ici aussi, puisque c'est impossible autrement, c'est permis.
- תָּא שְׁמַע: דְּאָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל: לֹא יִמְכּוֹר אָדָם סֵפֶר תּוֹרָה יָשָׁן לִיקַּח בּוֹ חָדָשׁ.Viens et entends, car Rabba bar bar 'Hana a dit que Rabbi Yo'hanan a dit au nom de Rabban Chimon ben Gamliel : Un homme ne vendra pas un vieux Sefer Torah pour en prendre un neuf.
- הָתָם — מִשּׁוּם פְּשִׁיעוּתָא. כִּי קָאָמְרִינַן: כְּגוֹן דִּכְתִיב וּמַנַּח לְאִיפְּרוֹקֵי, מַאי?La Guemara rejette : là, c'est interdit à cause de la négligence, de crainte qu'une fois l'ancien vendu il n'achète jamais le neuf. Lorsque nous parlons, c'est du cas où le neuf est déjà écrit et n'attend que d'être racheté : qu'en est-il ?
- תָּא שְׁמַע, דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי מֵאִיר: אֵין מוֹכְרִין סֵפֶר תּוֹרָה אֶלָּא לִלְמוֹד תּוֹרָה וְלִישָּׂא אִשָּׁה.Viens et entends, car Rabbi Yo'hanan a dit au nom de Rabbi Méïr : On ne vend un Sefer Torah que pour étudier la Torah ou pour épouser une femme.
- שְׁמַע מִינַּהּ תּוֹרָה בְּתוֹרָה שַׁפִּיר דָּמֵי. דִּלְמָא שָׁאנֵי תַּלְמוּד, שֶׁהַתַּלְמוּד מֵבִיא לִידֵי מַעֲשֶׂה. אִשָּׁה נָמֵי: ״לָא תֹהוּ בְרָאָהּ לָשֶׁבֶת יְצָרָהּ״, אֲבָל תּוֹרָה בְּתוֹרָה — לָא.Déduis-en qu'échanger de la Torah contre de la Torah, c'est bien permis. La Guemara rejette : peut-être l'étude est-elle différente, car l'étude mène à l'action, à l'accomplissement des commandements. Une femme aussi est différente, car il est écrit : « Il ne l'a pas créée pour le néant, Il l'a formée pour être habitée » (Isaïe 45, 18) ; le mariage réalise ainsi le but de la Création. Mais une Torah contre une Torah, non.
- תָּנוּ רַבָּנַן: לֹא יִמְכּוֹר אָדָם סֵפֶר תּוֹרָה אַף עַל פִּי שֶׁאֵינוֹ צָרִיךְ לוֹ. יָתֵר עַל כֵּן אָמַר רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל: אֲפִילּוּ אֵין לוֹ מַה יֹּאכַל וּמָכַר סֵפֶר תּוֹרָה אוֹ בִּתּוֹ — אֵינוֹ רוֹאֶה סִימַן בְּרָכָה לְעוֹלָם.Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : Un homme ne vendra pas un Sefer Torah, même s'il n'en a pas besoin. Plus encore, Rabban Chimon ben Gamliel a dit : même s'il n'a rien à manger et qu'il a vendu un Sefer Torah ou sa fille, comme servante, il ne verra jamais de signe de bénédiction de ce produit.
- וְכֵן בְּמוֹתְרֵיהֶן. אָמַר רָבָא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁמָּכְרוּ וְהוֹתִירוּ, אֲבָל גָּבוּ וְהוֹתִירוּ — מוּתָּר.La Michna a enseigné : Et de même pour leurs excédents. Rava a dit : On n'a enseigné cela que lorsqu'ils ont vendu un objet saint, en ont acheté un plus saint, et qu'il en est resté de l'argent. Mais s'ils ont collecté de l'argent auprès de la communauté pour acheter un objet saint et qu'il en est resté, c'est permis à tout usage, car cet argent n'a jamais servi à une sainteté plus grave.
- אֵיתִיבֵיהּ אַבָּיֵי: בַּמָּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — שֶׁלֹּא הִתְנוּ, אֲבָל הִתְנוּ — אֲפִילּוּ לְדוּכְסוּסְיָא מוּתָּר.Abayé lui a objecté une baraïta : À quel cas ces paroles s'appliquent-elles ? Lorsqu'ils n'ont pas posé de condition ; mais s'ils ont posé une condition, même pour un doukhsousya, c'est permis. Le sens de ce mot sera expliqué plus loin.
- הֵיכִי דָמֵי? אִילֵּימָא שֶׁמָּכְרוּ וְהוֹתִירוּ, כִּי הִתְנוּ מַאי הָוֵי? אֶלָּא שֶׁגָּבוּ וְהוֹתִירוּ. טַעְמָא דְּהִתְנוּ, הָא לֹא הִתְנוּ — לָא!Quel est le cas ? Si l'on dit qu'ils ont vendu et qu'il en est resté, lorsqu'ils ont posé une condition, qu'est-ce que cela change ? Une condition ne peut ôter sa sainteté à cet argent. Plutôt, il s'agit du cas où ils ont collecté et qu'il en est resté. La raison est donc qu'ils ont posé une condition ; mais s'ils n'ont pas posé de condition, non ! Cela contredit Rava.
- לְעוֹלָם שֶׁמָּכְרוּ וְהוֹתִירוּ, וְהָכִי קָאָמַר: בַּמָּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — שֶׁלֹּא הִתְנוּ שִׁבְעָה טוֹבֵי הָעִיר בְּמַעֲמַד אַנְשֵׁי הָעִיר, אֲבָל הִתְנוּ שִׁבְעָה טוֹבֵי הָעִיר בְּמַעֲמַד אַנְשֵׁי הָעִיר — אֲפִילּוּ לְדוּכְסוּסְיָא נָמֵי מוּתָּר.Rava répond : en réalité, il s'agit du cas où ils ont vendu et qu'il en est resté, et voici ce qu'il veut dire : À quel cas ces paroles s'appliquent-elles ? Lorsque les sept notables de la ville n'ont pas posé de condition en présence des habitants de la ville ; mais si les sept notables de la ville ont posé une condition en présence des habitants de la ville, même pour un doukhsousya, c'est aussi permis.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי לְהָהוּא מֵרַבָּנַן דַּהֲוָה מְסַדַּר מַתְנְיָתָא קַמֵּיהּ דְּרַב שֵׁשֶׁת: מִי שְׁמִיעַ לָךְ מֵרַב שֵׁשֶׁת מַאי ״דּוּכְסוּסְיָא״? אֲמַר לֵיהּ, הָכִי אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: פָּרָשָׁא דְמָתָא.Abayé a dit à un certain Sage qui récitait les baraïtot devant Rav Chéchet : As-tu entendu de Rav Chéchet ce qu'est un « doukhsousya » ? Il lui a dit : Ainsi a dit Rav Chéchet : c'est le cavalier de la ville, au service des habitants pour leurs messages.
- אָמַר אַבָּיֵי: הִלְכָּךְ, הַאי צוּרְבָּא מֵרַבָּנַן דִּשְׁמִעַ לֵיהּ מִילְּתָא וְלָא יָדַע פֵּירוּשַׁאּ, לִישַׁיְּילַהּ (קַמֵּיהּ) [לְמַאן] דִּשְׁכִיחַ קַמֵּי(ה) רַבָּנַן, דְּלָא אֶפְשָׁר דְּלָא שְׁמִיעַ לֵיהּ מִן גַּבְרָא רַבָּה.Abayé a dit : C'est pourquoi, ce jeune érudit qui a entendu une chose et n'en connaît pas l'explication, qu'il la demande à celui qui est assidu devant les Sages, car il est impossible qu'il ne l'ait pas entendue d'un grand homme.
- אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי מֵאִיר: בְּנֵי הָעִיר שֶׁהָלְכוּ לְעִיר אַחֶרֶת וּפָסְקוּ עֲלֵיהֶן צְדָקָה — נוֹתְנִין, וּכְשֶׁהֵן בָּאִין, מְבִיאִין אוֹתָהּ עִמָּהֶן וּמְפַרְנְסִין בָּהּ עֲנִיֵּי עִירָן.Rabbi Yo'hanan a dit au nom de Rabbi Méïr : Des habitants d'une ville qui sont allés dans une autre ville et auxquels on a imposé une tsédaka (aumône) : ils donnent, pour ne pas être soupçonnés de promettre sans donner ; et lorsqu'ils reviennent, on leur rend cette somme, ils la rapportent avec eux et en font vivre les pauvres de leur ville.
- תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: בְּנֵי הָעִיר שֶׁהָלְכוּ לְעִיר אַחֶרֶת וּפָסְקוּ עֲלֵיהֶן צְדָקָה — נוֹתְנִין, וּכְשֶׁהֵן בָּאִין, מְבִיאִין אוֹתָהּ עִמָּהֶן. וְיָחִיד שֶׁהָלַךְ לְעִיר אַחֶרֶת וּפָסְקוּ עָלָיו צְדָקָה — תִּנָּתֵן לַעֲנִיֵּי אוֹתָהּ הָעִיר.Il a aussi été enseigné ainsi (dans une baraïta) : Des habitants d'une ville qui sont allés dans une autre ville et auxquels on a imposé une tsédaka : ils donnent ; et lorsqu'ils reviennent, ils la rapportent avec eux. Mais un particulier qui est allé dans une autre ville et auquel on a imposé une tsédaka : qu'elle soit donnée aux pauvres de cette ville-là.
- רַב הוּנָא גְּזַר תַּעֲנִיתָא. עָל לְגַבֵּיהּ רַב חָנָה בַּר חֲנִילַאי וְכֹל בְּנֵי מָתֵיהּ, רְמוֹ עֲלַיְיהוּ צְדָקָה וִיהַבוּ. כִּי בָּעוּ לְמֵיתֵי, אֲמַרוּ לֵיהּ: נִותְּבַהּ לַן מָר וְנֵיזִיל וּנְפַרְנֵס בַּהּ עַנְיֵי מָאתִין.Rav Houna a décrété un jeûne. Rav 'Hanna bar 'Hanilaï et tous les gens de sa ville sont venus chez lui ; on leur a imposé une tsédaka et ils ont donné. Lorsqu'ils ont voulu repartir, ils lui ont dit : Que le Maître nous la donne, et nous irons et en ferons vivre les pauvres de notre ville.
- אֲמַר לְהוּ, תְּנֵינָא: בַּמָּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — בְּשֶׁאֵין שָׁםIl leur a dit : Nous avons appris (dans une baraïta) : À quel cas ces paroles s'appliquent-elles ? Lorsqu'il n'y a pas là
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