Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וּמָה לִפְנִים וּמָה לְאָחוֹר, קָא מַשְׁמַע לַן.ce qu'il y a devant et ce qu'il y a derrière, c'est-à-dire avant la Création et à la fin des temps ; elle nous enseigne donc que ce passage est bien lu en public.
- מַעֲשֵׂה לוֹט וּשְׁתֵּי בְנוֹתָיו נִקְרָא וּמִתַּרְגֵּם. פְּשִׁיטָא! מַהוּ דְּתֵימָא: נֵיחוּשׁ לִכְבוֹדוֹ דְאַבְרָהָם, קָא מַשְׁמַע לַן.L'épisode de Lot et de ses deux filles (la lettre lamed) est lu et traduit. C'est évident ! Tu aurais pu dire : craignons pour l'honneur d'Avraham, dont Lot était le neveu ; elle nous enseigne donc que cela n'est pas à craindre.
- מַעֲשֵׂה תָמָר וִיהוּדָה נִקְרָא וּמִתַּרְגֵּם. פְּשִׁיטָא! מַהוּ דְּתֵימָא: לֵיחוּשׁ לִכְבוֹדוֹ דִיהוּדָה, קָא מַשְׁמַע לַן שְׁבָחֵיהּ הוּא דְּאוֹדִי.L'épisode de Tamar (la lettre tav) et de Yehouda est lu et traduit. C'est évident ! Tu aurais pu dire : craignons pour l'honneur de Yehouda ; elle nous enseigne qu'au contraire c'est à sa louange, car il a avoué sa faute.
- מַעֲשֵׂה עֵגֶל הָרִאשׁוֹן נִקְרָא וּמִתַּרְגֵּם. פְּשִׁיטָא! מַהוּ דְּתֵימָא: לֵיחוּשׁ לִכְבוֹדָן שֶׁל יִשְׂרָאֵל, קָא מַשְׁמַע לַן: כׇּל שֶׁכֵּן דְּנִיחָא לְהוּ, דְּהָוְיָא לְהוּ כַּפָּרָה.Le premier récit du Veau d'or (éguel, la lettre 'ayin) est lu et traduit. C'est évident ! Tu aurais pu dire : craignons pour l'honneur d'Israël ; elle nous enseigne : à plus forte raison cela leur convient-il que ce soit divulgué, car ils obtiennent ainsi l'expiation.
- קְלָלוֹת וּבְרָכוֹת נִקְרִין וּמִתַּרְגְּמִין. פְּשִׁיטָא! מַהוּ דְּתֵימָא: נֵיחוּשׁ דִּלְמָא פָּיְיגָא דַּעְתַּיְיהוּ דְצִבּוּרָא, קָא מַשְׁמַע לַן.Les malédictions (kelalot, la lettre kof) et les bénédictions sont lues et traduites. C'est évident ! Tu aurais pu dire : craignons que l'assemblée ne se décourage en entendant tant de malédictions ; elle nous enseigne donc que cela n'est pas à craindre.
- אַזְהָרוֹת וָעוֹנָשִׁין נִקְרִין וּמִתַּרְגְּמִין. פְּשִׁיטָא! מַהוּ דְּתֵימָא: נֵיחוּשׁ דִּלְמָא אָתוּ לְמֶעְבַּד מִיִּרְאָה, קָא מַשְׁמַע לַן.Les avertissements et les châtiments ('onachin, la lettre noun) sont lus et traduits. C'est évident ! Tu aurais pu dire : craignons qu'ils n'en viennent à agir par crainte du châtiment et non par amour de D.ieu ; elle nous enseigne donc que cela n'est pas à craindre.
- מַעֲשֵׂה אַמְנוֹן וְתָמָר נִקְרָא וּמִתַּרְגֵּם [מַעֲשֵׂה אַבְשָׁלוֹם נִקְרָא וּמִתַּרְגֵּם]. פְּשִׁיטָא! מַהוּ דְּתֵימָא: לֵיחוּשׁ לִיקָרֵיהּ דְּדָוִד, קָא מַשְׁמַע לַן.L'épisode d'Amnon et Tamar (le second noun) est lu et traduit [l'épisode d'Avchalom, indiqué par le chin, est lu et traduit]. C'est évident ! Tu aurais pu dire : craignons pour l'honneur de David ; elle nous enseigne donc que ces passages sont lus et traduits.
- מַעֲשֵׂה פִּילֶגֶשׁ בַּגִּבְעָה נִקְרָא וּמִתַּרְגֵּם. פְּשִׁיטָא! מַהוּ דְּתֵימָא: לֵיחוּשׁ לִכְבוֹדוֹ דְבִנְיָמִין, קָא מַשְׁמַע לַן.L'épisode de la concubine à Guiva (pilégèch, la lettre pé) est lu et traduit. C'est évident ! Tu aurais pu dire : craignons pour l'honneur de Binyamin ; elle nous enseigne donc qu'il est lu et traduit.
- ״הוֹדַע אֶת יְרוּשָׁלִַם אֶת תּוֹעֲבוֹתֶיהָ״ נִקְרָא וּמִתַּרְגֵּם. פְּשִׁיטָא! לְאַפּוֹקֵי מִדְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר. דְּתַנְיָא: מַעֲשֶׂה בְּאָדָם אֶחָד שֶׁהָיָה קוֹרֵא לְמַעְלָה מֵרַבִּי אֱלִיעֶזֶר ״הוֹדַע אֶת יְרוּשָׁלִַם אֶת תּוֹעֲבוֹתֶיהָ״. אָמַר לוֹ: עַד שֶׁאַתָּה בּוֹדֵק בְּתוֹעֲבוֹת יְרוּשָׁלַיִם צֵא וּבְדוֹק בְּתוֹעֲבוֹת אִמֶּךָ. בָּדְקוּ אַחֲרָיו וּמָצְאוּ בּוֹ שֶׁמֶץ פְּסוּל.« Fais connaître à Jérusalem ses abominations » (Yé'hezkel 16, 2 ; hoda, la lettre hé) est lu et traduit. C'est évident ! C'est pour exclure l'opinion de Rabbi Eliézer. Car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Il arriva qu'un homme lisait au-dessus de Rabbi Eliézer, c'est-à-dire en sa présence : « Fais connaître à Jérusalem ses abominations. » Il lui dit : Avant d'examiner les abominations de Jérusalem, va examiner les abominations de ta mère. On enquêta à son sujet et on trouva en lui une trace d'invalidité dans sa filiation.
- וְאֵלּוּ נִקְרִין וְלֹא מִתַּרְגְּמִין, (רעבד״ן סִימָן) מַעֲשֵׂה רְאוּבֵן נִקְרָא וְלֹא מִתַּרְגֵּם. וּמַעֲשֶׂה בְּרַבִּי חֲנִינָא בֶּן גַּמְלִיאֵל שֶׁהָלַךְ לְכָבוּל, וְהָיָה קוֹרֵא חַזַּן הַכְּנֶסֶת ״וַיְהִי בִּשְׁכּוֹן יִשְׂרָאֵל״, וְאָמַר לוֹ לַמְּתוּרְגְּמָן: (הַפְסֵק) אַל תְּתַרְגֵּם אֶלָּא אַחֲרוֹן, וְשִׁיבְּחוּהוּ חֲכָמִים.Et voici ceux qui sont lus mais non traduits (Ra'avdan est le moyen mnémotechnique) : L'épisode de Reouven (la lettre rèch) est lu mais n'est pas traduit. Il arriva que Rabbi 'Hanina ben Gamliel se rendit à Kavoul, et le 'hazan (bedeau) de la synagogue lisait : « Et il advint, tandis qu'Israël résidait dans ce pays, que Reouven alla et coucha avec Bilha, concubine de son père, et Israël l'apprit » (Genèse 35, 22). Il dit au traducteur : (Arrête !) Ne traduis que la dernière partie du verset. Et les Sages le louèrent.
- מַעֲשֵׂה עֵגֶל הַשֵּׁנִי נִקְרָא וְלֹא מִתַּרְגֵּם. אֵיזֶה מַעֲשֵׂה עֵגֶל הַשֵּׁנִי — מִן ״וַיֹּאמֶר מֹשֶׁה״ עַד ״וַיַּרְא מֹשֶׁה״.Le second récit du Veau (éguel, la lettre 'ayin) est lu mais n'est pas traduit. Quel est le second récit du Veau ? Le compte rendu d'Aharon, depuis « Moché dit » (Exode 32, 21) jusqu'à « Moché vit » (Exode 32, 25).
- תַּנְיָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: לְעוֹלָם יְהֵא אָדָם זָהִיר בִּתְשׁוּבוֹתָיו, שֶׁמִּתּוֹךְ תְּשׁוּבָה שֶׁהֱשִׁיבוֹ אַהֲרֹן לְמֹשֶׁה פָּקְרוּ הַמִּינִין, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וָאַשְׁלִיכֵהוּ בָאֵשׁ וַיֵּצֵא הָעֵגֶל הַזֶּה״.Il a été enseigné : Rabbi Chimon ben Elazar dit : Que l'homme soit toujours attentif à ses réponses, car à partir de la réponse qu'Aharon donna à Moché, les hérétiques se sont dévoyés, comme il est dit : « Je l'ai jeté au feu et ce veau en est sorti » (Exode 32, 24). Cette formule laisse croire que le veau est sorti de lui-même et qu'il avait une réalité.
- בִּרְכַּת כֹּהֲנִים נִקְרִין וְלֹא מִתַּרְגְּמִין. מַאי טַעְמָא? מִשּׁוּם דִּכְתִיב: ״יִשָּׂא״.La bénédiction des Cohanim (prêtres) est lue mais n'est pas traduite. Quelle en est la raison ? Parce qu'il est écrit : « Que Hachem lève Sa face vers toi » (Nombres 6, 26), ce qui pourrait laisser croire que D.ieu favorise injustement Israël.
- מַעֲשֵׂה דָּוִד וְאַמְנוֹן לֹא נִקְרִין וְלֹא מִתַּרְגְּמִין. וְהָא אָמְרַתְּ מַעֲשֵׂה אַמְנוֹן וְתָמָר נִקְרָא וּמִתַּרְגֵּם! לָא קַשְׁיָא: הָא דִּכְתִיב ״אַמְנוֹן בֶּן דָּוִד״, הָא דִּכְתִיב ״אַמְנוֹן״ סְתָמָא.L'épisode de David et Amnon n'est ni lu ni traduit. Mais n'as-tu pas dit : l'épisode d'Amnon et Tamar est lu et traduit ? Ce n'est pas difficile : ici, là où il est écrit « Amnon fils de David » ; là, où il est écrit simplement « Amnon ».
- תָּנוּ רַבָּנַן: כׇּל הַמִּקְרָאוֹת הַכְּתוּבִין בַּתּוֹרָה לִגְנַאי — קוֹרִין אוֹתָן לְשֶׁבַח, כְּגוֹן: ״יִשְׁגָּלֶנָּה״ — יִשְׁכָּבֶנָּה, ״בַּעֲפוֹלִים״ — בַּטְּחוֹרִים, ״חִרְיוֹנִים״ — דִּבְיוֹנִים, ״לֶאֱכוֹל אֶת חוֹרֵיהֶם וְלִשְׁתּוֹת אֶת מֵימֵי שִׁינֵּיהֶם״ — לֶאֱכוֹל אֶת צוֹאָתָם וְלִשְׁתּוֹת אֶת מֵימֵי רַגְלֵיהֶם.Nos Maîtres ont enseigné : Tous les versets écrits dans la Torah en termes crus, on les lit en termes convenables. Par exemple : yichgalèna (« il la possédera », Deutéronome 28, 30) se lit yichkavèna ; baafolim (« par des hémorroïdes », Deutéronome 28, 27) se lit bat'horim ; 'hiryonim (« fiente de pigeons », II Rois 6, 25) se lit divyonim ; « manger leurs 'horéhem et boire les méméi chinéhem » (II Rois 18, 27) se lit : « manger leurs excréments et boire leur urine ».
- ״לְמַחֲרָאוֹת״ — לְמוֹצָאוֹת, רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן קׇרְחָה אוֹמֵר: ״לְמַחֲרָאוֹת״ כִּשְׁמָן, מִפְּנֵי שֶׁהוּא גְּנַאי לַעֲבוֹדָה זָרָה.Lema'hraot (« en latrines », II Rois 10, 27) se lit lemotsaot. Rabbi Yehochoua ben Kor'ha dit : Lema'hraot se lit tel quel, car c'est un opprobre pour l'idolâtrie.
- אָמַר רַב נַחְמָן: כֹּל לֵיצָנוּתָא אֲסִירָא, בַּר מִלֵּיצָנוּתָא דַּעֲבוֹדָה זָרָה — דְּשַׁרְיָא. דִּכְתִיב: ״כָּרַע בֵּל קֹרֵס נְבוֹ״, וּכְתִיב: ״קָרְסוּ כָרְעוּ יַחְדָּיו לֹא יָכְלוּ מַלֵּט מַשָּׂא וְגוֹ׳״. רַבִּי יַנַּאי אָמַר, מֵהָכָא: ״לְעֶגְלוֹת בֵּית אָוֶן יָגוּרוּ שְׁכַן שׁוֹמְרוֹן כִּי אָבַל עָלָיו עַמּוֹ וּכְמָרָיו עָלָיו יָגִילוּ עַל כְּבוֹדוֹ כִּי גָלָה מִמֶּנּוּ״. אַל תִּקְרֵי ״כְּבוֹדוֹ״, אֶלָּא ״כְּבֵידוֹ״.Rav Na'hman a dit : Toute raillerie est interdite, sauf la raillerie de l'idolâtrie, qui est permise, comme il est écrit : « Bel s'est accroupi, Nevo s'est courbé » (Isaïe 46, 1), et il est écrit : « Ils se sont courbés, ils se sont accroupis ensemble, ils n'ont pu retenir la charge, etc. » (Isaïe 46, 2) ; le prophète raille ces idoles en les montrant accroupies pour se soulager. Rabbi Yanaï a dit : On l'apprend d'ici : « Pour les veaux de Beth-Aven tremblent les habitants de Samarie, car son peuple prend le deuil sur lui, et ses prêtres se réjouissaient de lui, à cause de sa gloire, car elle l'a quitté » (Hochéa 10, 5). Ne lis pas kevodo (« sa gloire »), mais keveido (« son fardeau ») : il ne peut plus se retenir.
- אָמַר רַב הוּנָא בַּר מָנוֹחַ מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרַב אִיקָא: שְׁרֵי לֵיהּ לְבַר יִשְׂרָאֵל לְמֵימַר לֵיהּ לְגוֹי: שִׁקְלֵיהּ לַעֲבוֹדָה זָרָה וְאַנְּחֵיהּ בְּשִׁין תָּיו שֶׁלּוֹ. אָמַר רַב אָשֵׁי: הַאי מַאן דִּסְנֵי שׁוּמְעָנֵיהּ — שְׁרֵי לֵיהּ לְבַזּוֹיֵיהּ בְּגִימֶל וְשִׁין, הַאי מַאן דְּשַׁפִּיר שׁוּמְעָנֵיהּ — שְׁרֵי לְשַׁבּוֹחֵיהּ, וּמַאן דְּשַׁבְּחֵיהּ — יָנוּחוּ לוֹ בְּרָכוֹת עַל רֹאשׁוֹ.Rav Houna bar Manoa'h a dit au nom de Rav A'ha fils de Rav Ika : Il est permis à un Israélite de dire à un non-Juif : Prends l'idole et pose-la dans son chin-tav (chèt, le postérieur). Rav Achi a dit : Celui dont la réputation est mauvaise, connu comme débauché, il est permis de l'humilier par guimel et chin, initiales de guirta sarya, « fils d'une prostituée infecte ». Celui dont la réputation est belle, il est permis de le louer, et celui qui le loue, les bénédictions reposeront sur sa tête.
הֲדַרַן עֲלָךְ הַקּוֹרֵא אֶת הַמְּגִילָּה עוֹמֵדNous reviendrons à toi, « Celui qui lit la Méguila debout ».- בְּנֵי הָעִיר שֶׁמָּכְרוּ רְחוֹבָהּ שֶׁל עִיר — לוֹקְחִין בְּדָמָיו בֵּית הַכְּנֶסֶת. בֵּית הַכְּנֶסֶת — לוֹקְחִין תֵּיבָה. תֵּיבָה — לוֹקְחִין מִטְפָּחוֹת. מִטְפָּחוֹת —Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) : Les habitants d'une ville qui ont vendu la place de la ville, où l'on priait parfois en public, ne peuvent employer le produit de la vente qu'à une chose de sainteté supérieure : ils achètent avec son prix une synagogue. S'ils ont vendu une synagogue, ils achètent une arche. S'ils ont vendu une arche, ils achètent des étoffes pour envelopper les rouleaux. S'ils ont vendu des étoffes,
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