Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מָה מִשְׁפָּט בַּיּוֹם — אַף כָּאן בַּיּוֹם.De même que le jugement ne se tient que de jour, de même ici, la sota (femme soupçonnée d'adultère) ne boit les eaux amères que de jour.
- וְלַעֲרִיפַת הָעֶגְלָה, אָמְרִי דְּבֵי רַבִּי יַנַּאי: כַּפָּרָה כְּתִיב בָּהּ, כְּקָדָשִׁים. וּלְטׇהֳרַת מְצוֹרָע, דִּכְתִיב: ״זֹאת תִּהְיֶה תּוֹרַת הַמְּצוֹרָע בְּיוֹם טׇהֳרָתוֹ״.Et pour la nuque brisée de la génisse (rite accompli lorsqu'on découvre un cadavre dont le meurtrier est inconnu), d'où sait-on que cela se fait de jour ? Ceux de l'école de Rabbi Yanaï ont dit : Le mot « expiation » est écrit à son sujet, ce qui enseigne qu'elle est traitée comme les offrandes, dont le service se fait de jour. Et pour la purification du lépreux, on l'apprend de ce qui est écrit : « Telle sera la loi du lépreux le jour de sa purification » (Lévitique 14, 2).
- כׇּל הַלַּיְלָה כָּשֵׁר לִקְצִירַת הָעוֹמֶר וְכוּ׳, דְּאָמַר מָר: קְצִירָה וּסְפִירָה — בַּלַּיְלָה, וַהֲבָאָה — בַּיּוֹם. וּלְהֶקְטֵר חֲלָבִים וְאֵבָרִים, דִּכְתִיב: ״כׇּל הַלַּיְלָה עַד הַבּוֹקֶר״.La Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) a dit : Toute la nuit est valable pour la moisson de l'omèr (la gerbe d'orge offerte le 16 Nissan), etc., car le Maître a dit (dans le traité Mena'hot) : La moisson et le compte de l'omèr se font de nuit, et l'apport de l'offrande au Temple se fait de jour. Et pour la combustion des graisses et des membres des offrandes, on l'apprend de ce qui est écrit : « Elle restera sur le foyer de l'autel toute la nuit jusqu'au matin » (Lévitique 6, 2).
- זֶה הַכְּלָל: דָּבָר שֶׁמִּצְוָתוֹ בְּיוֹם — כָּשֵׁר כׇּל הַיּוֹם. זֶה הַכְּלָל לְאֵתוֹיֵי מַאי? לְאֵתוֹיֵי סִידּוּר בָּזִיכִין וְסִלּוּק בָּזִיכִין,La Michna a dit : Voici la règle : ce dont la mitsva (le commandement) doit s'accomplir de jour est valable toute la journée. Puisque la Michna a déjà énuméré les mitsvot du jour, « voici la règle » vient inclure quoi ? Elle vient inclure la disposition des coupes d'encens à côté des pains de proposition dans le Temple et l'enlèvement des coupes à la fin de la semaine, pour lesquels le verset ne précise pas d'heure.
- וּכְרַבִּי יוֹסֵי. דְּתַנְיָא, רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: סִילֵּק אֶת הַיְּשָׁנָה שַׁחֲרִית, וְסִידֵּר אֶת הַחֲדָשָׁה עַרְבִית — אֵין בְּכָךְ כְּלוּם.Et la Michna est alors conforme à l'opinion de Rabbi Yossé. Car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Yossé dit : S'il a enlevé l'ancien pain le matin et disposé le nouveau le soir, il n'y a là rien de mal, car il suffit que le changement se fasse le même jour.
- וּמָה אֲנִי מְקַיֵּים (״לִפְנֵי ה׳ תָּמִיד״) — שֶׁלֹּא יְהֵא שׁוּלְחָן בְּלֹא לֶחֶם.Et comment est-ce que je réalise le verset (« devant Hachem, constamment » ; Lévitique 24, 8), qui semble exiger que le pain soit en permanence sur la table ? Il signifie seulement que la table ne reste pas toute une journée, ou une nuit, sans pain.
- דָּבָר שֶׁמִּצְוָתוֹ בַּלַּיְלָה — כָּשֵׁר כׇּל הַלַּיְלָה. לְאֵתוֹיֵי מַאי?La Michna a conclu : Ce dont la mitsva doit s'accomplir de nuit est valable toute la nuit. Cette règle vient inclure quoi que la Michna n'ait pas déjà mentionné explicitement ?
- לְאֵתוֹיֵי אֲכִילַת פְּסָחִים, וּדְלָא כְּרַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה. דְּתַנְיָא: ״וְאָכְלוּ אֶת הַבָּשָׂר בַּלַּיְלָה הַזֶּה״, אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה: נֶאֱמַר כָּאן ״בַּלַּיְלָה הַזֶּה״ וְנֶאֱמַר לְהַלָּן ״וְעָבַרְתִּי בְאֶרֶץ מִצְרַיִם בַּלַּיְלָה הַזֶּה״, מַה לְהַלָּן עַד חֲצוֹת, אַף כָּאן עַד חֲצוֹת.Elle vient inclure la consommation des agneaux pascals, et la Michna n'est donc pas conforme à l'opinion de Rabbi Elazar ben Azarya. Car il a été enseigné dans une baraïta : « Et ils mangeront la chair en cette nuit » (Exode 12, 8). Rabbi Elazar ben Azarya a dit : Il est dit ici « en cette nuit », et il est dit plus loin : « Je passerai dans le pays d'Égypte en cette nuit » (Exode 12, 12). De même que là-bas, il s'agit d'un moment qui va jusqu'à minuit, de même ici, l'agneau pascal ne se mange que jusqu'à minuit.
הֲדַרַן עֲלָךְ הַקּוֹרֵא לְמַפְרֵעַ
Nous reviendrons à toi, HaKoré LeMafréa (fin du deuxième chapitre).- הַקּוֹרֵא אֶת הַמְּגִילָּה — עוֹמֵד וְיוֹשֵׁב. קְרָאָהּ אֶחָד, קְרָאוּהָ שְׁנַיִם — יָצְאוּ. מָקוֹם שֶׁנָּהֲגוּ לְבָרֵךְ — יְבָרֵךְ, וְשֶׁלֹּא לְבָרֵךְ — לֹא יְבָרֵךְ.Michna : Celui qui lit la Méguila (le rouleau d'Esther) peut le faire à sa guise, debout ou assis. Qu'une seule personne l'ait lue ou que deux l'aient lue ensemble, ils sont quittes de leur obligation. Là où l'on a coutume de réciter une bénédiction sur la lecture, on la récitera ; et là où l'on a coutume de ne pas réciter de bénédiction, on ne la récitera pas.
- בְּשֵׁנִי, וַחֲמִישִׁי, בַּשַּׁבָּת בַּמִּנְחָה — קוֹרִין שְׁלֹשָׁה. אֵין פּוֹחֲתִין מֵהֶן, וְאֵין מוֹסִיפִין עֲלֵיהֶן, וְאֵין מַפְטִירִין בַּנָּבִיא. הַפּוֹתֵחַ וְהַחוֹתֵם בַּתּוֹרָה — מְבָרֵךְ לְפָנֶיהָ וּלְאַחֲרֶיהָ.Le lundi et le jeudi au matin, et le Chabbat à l'office de Min'ha (l'après-midi), trois personnes lisent dans la Torah. On ne les diminue pas et on ne les augmente pas, et l'on ne conclut pas par une lecture dans les Prophètes. Celui qui ouvre et celui qui clôt la lecture de la Torah récitent une bénédiction, le premier avant elle et le dernier après elle.
- בְּרָאשֵׁי חֳדָשִׁים וּבְחוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד — קוֹרִין אַרְבָּעָה. אֵין פּוֹחֲתִין מֵהֶן, וְאֵין מוֹסִיפִין עֲלֵיהֶן, וְאֵין מַפְטִירִין בַּנָּבִיא. הַפּוֹתֵחַ וְהַחוֹתֵם בַּתּוֹרָה — מְבָרֵךְ לְפָנֶיהָ וּלְאַחֲרֶיהָ.Aux néoménies (Roch 'Hodech) et dans les jours intermédiaires de la fête ('Hol HaMoèd), quatre personnes lisent. On ne les diminue pas et on ne les augmente pas, et l'on ne conclut pas par une lecture dans les Prophètes. Celui qui ouvre et celui qui clôt la lecture de la Torah récitent une bénédiction, le premier avant elle et le dernier après elle.
- זֶה הַכְּלָל: כֹּל שֶׁיֵּשׁ בּוֹ מוּסָף וְאֵינוֹ יוֹם טוֹב — קוֹרִין אַרְבָּעָה, בְּיוֹם טוֹב — חֲמִשָּׁה, בְּיוֹם הַכִּפּוּרִים — שִׁשָּׁה, בְּשַׁבָּת — שִׁבְעָה. אֵין פּוֹחֲתִין מֵהֶן, אֲבָל מוֹסִיפִין עֲלֵיהֶן, וּמַפְטִירִין בַּנָּבִיא. הַפּוֹתֵחַ וְהַחוֹתֵם בַּתּוֹרָה — מְבָרֵךְ לְפָנֶיהָ וּלְאַחֲרֶיהָ.Voici la règle : tout jour où il y a une offrande supplémentaire (moussaf) et qui n'est pas un Yom Tov (jour de fête), quatre personnes lisent ; à Yom Tov, cinq ; à Yom Kippour, six ; le Chabbat, sept. On ne les diminue pas, mais on peut les augmenter, et l'on conclut par une lecture dans les Prophètes. Celui qui ouvre et celui qui clôt la lecture de la Torah récitent une bénédiction, le premier avant elle et le dernier après elle.
- גְּמָ׳ תָּנָא: מַה שֶּׁאֵין כֵּן בַּתּוֹרָה. מְנָהָנֵי מִילֵּי? אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ, דְּאָמַר קְרָא: ״וְאַתָּה פֹּה עֲמֹד עִמָּדִי״, וְאָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: אִלְמָלֵא מִקְרָא כָּתוּב, אִי אֶפְשָׁר לְאוֹמְרוֹ. כִּבְיָכוֹל אַף הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא בַּעֲמִידָה.Guemara : La Michna a permis de lire la Méguila assis. Il a été enseigné dans une baraïta : Il n'en est pas ainsi de la Torah, qu'il faut lire debout. D'où savons-nous cela ? Rabbi Abahou a dit : Car le verset dit : « Et toi, tiens-toi ici debout avec Moi » (Deutéronome 5, 28). Et Rabbi Abahou a dit : Si ce verset n'était pas écrit, il serait impossible de le dire : pour ainsi dire, le Saint, béni soit-Il, Lui aussi se tenait debout lors du don de la Torah.
- וְאָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: מִנַּיִן לָרַב שֶׁלֹּא יֵשֵׁב עַל גַּבֵּי מִטָּה וְיִשְׁנֶה לְתַלְמִידוֹ עַל גַּבֵּי קַרְקַע, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְאַתָּה פֹּה עֲמֹד עִמָּדִי״.Et Rabbi Abahou a dit : D'où savons-nous que le maître ne doit pas s'asseoir sur un lit et enseigner à son disciple assis à même le sol ? Car il est dit : « Et toi, tiens-toi ici debout avec Moi », ce qui indique que maître et disciple doivent être dans la même position.
- תָּנוּ רַבָּנַן: מִימוֹת מֹשֶׁה וְעַד רַבָּן גַּמְלִיאֵל לֹא הָיוּ לְמֵדִין תּוֹרָה אֶלָּא מְעוּמָּד. מִשֶּׁמֵּת רַבָּן גַּמְלִיאֵל, יָרַד חוֹלִי לָעוֹלָם וְהָיוּ לְמֵדִין תּוֹרָה מְיוּשָּׁב. וְהַיְינוּ דִּתְנַן: מִשֶּׁמֵּת רַבָּן גַּמְלִיאֵל בָּטַל כְּבוֹד תּוֹרָה.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : Depuis les jours de Moché jusqu'à Rabban Gamliel, on n'étudiait la Torah que debout. Lorsque Rabban Gamliel mourut, la faiblesse descendit sur le monde et l'on étudia la Torah assis. Et c'est ce que nous avons appris dans la Michna (Sota 49a) : Lorsque Rabban Gamliel mourut, l'honneur de la Torah cessa.
- כָּתוּב אֶחָד אוֹמֵר: ״וָאֵשֵׁב בָּהָר״, וְכָתוּב אֶחָד אוֹמֵר: ״וְאָנֹכִי עָמַדְתִּי בָּהָר״! אָמַר רַב: עוֹמֵד וְלוֹמֵד, יוֹשֵׁב וְשׁוֹנֶה. רַבִּי חֲנִינָא אָמַר: לֹא עוֹמֵד וְלֹא יוֹשֵׁב אֶלָּא שׁוֹחֶה. רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אֵין ״יְשִׁיבָה״ אֶלָּא לְשׁוֹן עַכָּבָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַתֵּשְׁבוּ בְקָדֵשׁ יָמִים רַבִּים״. רָבָא אָמַר: רַכּוֹת מְעוּמָּד, וְקָשׁוֹת מְיוּשָּׁב.Un verset dit : « Je me suis assis sur la montagne » (Deutéronome 9, 9), et un autre verset dit : « Et moi, je me suis tenu debout sur la montagne » (Deutéronome 10, 10) ! Rav a dit : Moché se tenait debout pour apprendre et s'asseyait pour réviser. Rabbi 'Hanina a dit : Il n'était ni debout ni assis, mais incliné. Rabbi Yo'hanan a dit : Le mot « assise » n'exprime rien d'autre que l'idée de demeurer en un lieu, comme il est dit : « Vous êtes restés assis à Kadèch de nombreux jours » (Deutéronome 1, 46). Rava a dit : Il étudiait les choses faciles debout et les choses difficiles assis.
- קְרָאָהּ אֶחָד, קְרָאוּהָ שְׁנַיִם יָצְאוּ וְכוּ׳.La Michna a dit : Qu'une seule personne l'ait lue ou que deux l'aient lue, ils sont quittes, etc.
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.