Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דְּלָא קַטְלֵיהּ דָּוִד לְשִׁמְעִי, דְּאִתְיְלִיד מִינֵּיהּ מָרְדֳּכַי דְּמִיקַּנֵּי בֵּיהּ הָמָן. וּמָה שִׁילֵּם לִי יְמִינִי — דְּלָא קַטְלֵיהּ שָׁאוּל לַאֲגָג, דְּאִתְיְלִיד מִינֵּיהּ הָמָן דִּמְצַעַר לְיִשְׂרָאֵל.Ce qui est imputable à Yehouda, c'est que David n'a pas tué Chimi, bien qu'il fût passible de mort, car de lui est né Mordekhaï, contre qui Haman a été jaloux, ce qui l'a conduit à décréter la perte de tout le peuple juif. « Et ce que m'a rendu le Benjaminite » désigne le fait que Chaoul, de la tribu de Binyamin, n'a pas tué aussitôt le roi amalécite Agag, de qui est né Haman, qui a fait souffrir Israël.
- רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: לְעוֹלָם מִבִּנְיָמִן קָאָתֵי, וְאַמַּאי קָרֵי לֵיהּ ״יְהוּדִי״? עַל שׁוּם שֶׁכָּפַר בָּעֲבוֹדָה זָרָה. שֶׁכׇּל הַכּוֹפֵר בַּעֲבוֹדָה זָרָה נִקְרָא ״יְהוּדִי״, כְּדִכְתִיב: ״אִיתַי גּוּבְרִין יְהוּדָאיִן וְגוֹ׳״.Rabbi Yo'hanan a dit une autre explication du verset : en réalité, Mordekhaï venait de la tribu de Binyamin. Et pourquoi l'appelle-t-on alors Yehoudi (« Juif », littéralement « de Yehouda ») ? Parce qu'il a renié l'idolâtrie. Car quiconque renie l'idolâtrie est appelé Yehoudi, c'est-à-dire celui qui proclame l'unicité de D.ieu, comme il est écrit : « Il y a des hommes juifs (Yehoudaïn), etc. » (Daniel 3, 12). Ce verset parle de 'Hanania, Michaël et Azaria, qui n'étaient pas tous de la tribu de Yehouda, mais sont ainsi nommés parce qu'ils ont refusé de servir l'idole.
- רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן פַּזִּי, כִּי הֲוָה פָּתַח בְּדִבְרֵי הַיָּמִים, אָמַר הָכִי: כׇּל דְּבָרֶיךָ אֶחָד הֵם, וְאָנוּ יוֹדְעִין לְדוֹרְשָׁן. ״וְאִשְׁתּוֹ הַיְהוּדִיָּה יָלְדָה אֶת יֶרֶד אֲבִי גְדוֹר וְאֶת חֶבֶר אֲבִי שׂוֹכוֹ וְאֶת יְקוּתִיאֵל אֲבִי זָנוֹחַ וְאֵלֶּה בְּנֵי בִּתְיָה בַת פַּרְעֹה אֲשֶׁר לָקַח מָרֶד״.À propos de ce sens du mot Yehoudi : Rabbi Chimon ben Pazi, lorsqu'il ouvrait son exposé sur les Chroniques, s'adressait au livre et disait ainsi : Toutes tes paroles sont une, et nous savons les interpréter. Car ce livre ne se comprend pas toujours littéralement : une même personne peut y porter plusieurs noms, comme dans ce verset : « Et sa femme, la Yehoudia, enfanta Yéred, père de Guedor, et 'Héver, père de Sokho, et Yekoutiel, père de Zanoa'h ; et voici les fils de Bitya, fille de Par'o, que Méred avait prise » (I Chroniques 4, 18).
- אַמַּאי קָרֵי לַהּ ״יְהוּדִיָּה״ — עַל שׁוּם שֶׁכָּפְרָה בַּעֲבוֹדָה זָרָה, דִּכְתִיב: ״וַתֵּרֶד בַּת פַּרְעֹה לִרְחוֹץ עַל הַיְאוֹר״, וְאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: שֶׁיָּרְדָה לִרְחוֹץ מִגִּילּוּלֵי בֵּית אָבִיהָ.Pourquoi l'appelle-t-on Yehoudia, elle qui est, selon la fin du verset, Bitya, la fille de Par'o ? Parce qu'elle a renié l'idolâtrie, comme il est écrit : « Et la fille de Par'o descendit se baigner au fleuve » (Exode 2, 5), et Rabbi Yo'hanan a dit : Elle est descendue se laver des idoles de la maison de son père.
- ״יָלְדָה״? וְהָא רַבּוֹיֵי רַבִּיתֵיהּ! לוֹמַר לְךָ שֶׁכׇּל הַמְגַדֵּל יָתוֹם וִיתוֹמָה בְּתוֹךְ בֵּיתוֹ — מַעֲלֶה עָלָיו הַכָּתוּב כְּאִילּוּ יְלָדוֹ.Tous les noms de ce verset désignent Moché, fils adoptif de la fille de Par'o, comme on va l'expliquer. La Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) demande : « Elle enfanta » ? Mais elle l'a seulement élevé ! La réponse : c'est pour te dire que quiconque élève un orphelin ou une orpheline dans sa maison, le verset le lui compte comme s'il l'avait enfanté.
- ״יֶרֶד״ זֶה מֹשֶׁה, וְלָמָּה נִקְרָא שְׁמוֹ ״יֶרֶד״? שֶׁיָּרַד לָהֶם לְיִשְׂרָאֵל מָן בְּיָמָיו. ״גְּדוֹר״ — שֶׁגָּדַר פִּרְצוֹתֵיהֶן שֶׁל יִשְׂרָאֵל. ״חֶבֶר״ — שֶׁחִיבֵּר אֶת יִשְׂרָאֵל לַאֲבִיהֶן שֶׁבַּשָּׁמַיִם. ״סוֹכוֹ״ — שֶׁנַּעֲשָׂה לָהֶם לְיִשְׂרָאֵל כְּסוּכָּה. ״יְקוּתִיאֵל״ — שֶׁקִּוּוּ יִשְׂרָאֵל לָאֵל בְּיָמָיו. ״זָנוֹחַ״ — שֶׁהִזְנִיחַ עֲוֹנוֹתֵיהֶן שֶׁל יִשְׂרָאֵל.« Yéred » : c'est Moché. Et pourquoi fut-il appelé Yéred ? Parce que la manne est descendue (yarad) pour Israël en ses jours. « Guedor » : parce qu'il a clôturé (gadar) les brèches d'Israël. « 'Héver » : parce qu'il a relié ('hibèr) Israël à leur Père qui est aux cieux. « Sokho » : parce qu'il a été pour Israël comme une cabane (souka) qui abrite. « Yekoutiel » : parce qu'Israël a espéré en D.ieu (kivou laEl) en ses jours. « Zanoa'h » : parce qu'il a fait délaisser (hiznia'h) les fautes d'Israël.
- ״אֲבִי״ ״אֲבִי״ ״אֲבִי״ — אָב בַּתּוֹרָה, אָב בְּחׇכְמָה, אָב בִּנְבִיאוּת.Le verset répète trois fois : « père de », « père de », « père de ». Cela enseigne que Moché fut pour tout Israël : père dans la Torah, père dans la sagesse, père dans la prophétie.
- ״וְאֵלֶּה בְּנֵי בִּתְיָה אֲשֶׁר לָקַח מָרֶד״, וְכִי מֶרֶד שְׁמוֹ? וַהֲלֹא כָּלֵב שְׁמוֹ! אָמַר הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: יָבֹא כָּלֵב שֶׁמָּרַד בַּעֲצַת מְרַגְּלִים, וְיִשָּׂא אֶת בַּת פַּרְעֹה שֶׁמָּרְדָה בְּגִלּוּלֵי בֵּית אָבִיהָ.« Et voici les fils de Bitya, que Méred avait prise. » Son nom était-il donc Méred ? Son nom n'était-il pas Calev ? Le verset fait allusion à la raison de ce mariage : le Saint, béni soit-Il, a dit : Que vienne Calev, qui s'est rebellé (marad) contre le conseil des explorateurs, et qu'il épouse la fille de Par'o, qui s'est rebellée contre les idoles de la maison de son père.
- ״אֲשֶׁר הׇגְלָה מִירוּשָׁלַיִם״, אָמַר רָבָא: שֶׁגָּלָה מֵעַצְמוֹ.La Guemara reprend le commentaire du livre d'Esther. À propos de Mordekhaï : « Qui avait été exilé de Jérusalem » (Esther 2, 6). Rava a dit : Cela indique qu'il s'est exilé de lui-même, sans y être contraint, afin de s'occuper de son peuple en exil.
- ״וַיְהִי אוֹמֵן אֶת הֲדַסָּה״, קָרֵי לַהּ ״הֲדַסָּה״ וְקָרֵי לַהּ ״אֶסְתֵּר״? תַּנְיָא, רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: אֶסְתֵּר שְׁמָהּ, וְלָמָּה נִקְרָא שְׁמָהּ הֲדַסָּה — עַל שֵׁם הַצַּדִּיקִים שֶׁנִּקְרְאוּ הֲדַסִּים. וְכֵן הוּא אוֹמֵר: ״וְהוּא עוֹמֵד בֵּין הַהֲדַסִּים״.« Et il élevait Hadassa » (Esther 2, 7) : on l'appelle Hadassa et on l'appelle Esther. Quel était son nom véritable ? Il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Méïr dit : Esther était son nom. Et pourquoi fut-elle appelée Hadassa ? À cause des justes, qui sont appelés myrtes (hadassim). Et ainsi il est dit : « Et il se tenait entre les myrtes » (Zacharie 1, 8).
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: הֲדַסָּה שְׁמָהּ, וְלָמָּה נִקְרֵאת שְׁמָהּ אֶסְתֵּר? עַל שֵׁם שֶׁהָיְתָה מַסְתֶּרֶת דְּבָרֶיהָ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אֵין אֶסְתֵּר מַגֶּדֶת אֶת עַמָּהּ וְגוֹ׳״.Rabbi Yehouda dit : Hadassa était son nom. Et pourquoi fut-elle appelée Esther ? Parce qu'elle cachait (masteret) ses affaires, la vérité sur elle-même, comme il est dit : « Esther ne révélait pas son peuple, etc. » (Esther 2, 20).
- רַבִּי נְחֶמְיָה אוֹמֵר: הֲדַסָּה שְׁמָהּ, וְלָמָּה נִקְרֵאת אֶסְתֵּר? שֶׁהָיוּ אוּמּוֹת הָעוֹלָם קוֹרִין אוֹתָהּ עַל שׁוּם אִסְתַּהַר. בֶּן עַזַּאי אוֹמֵר: אֶסְתֵּר, לֹא אֲרוּכָּה וְלֹא קְצָרָה הָיְתָה, אֶלָּא בֵּינוֹנִית כַּהֲדַסָּה. רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן קׇרְחָה אָמַר: אֶסְתֵּר — יְרַקְרוֹקֶת הָיְתָה, וְחוּט שֶׁל חֶסֶד מָשׁוּךְ עָלֶיהָ.Rabbi Né'hémia dit : Hadassa était son nom. Et pourquoi fut-elle appelée Esther ? C'était son nom non hébreu, car les nations du monde l'appelaient d'après Istahar (nom d'un astre), en raison de sa beauté. Ben Azaï dit : Esther n'était ni grande ni petite, mais de taille moyenne, comme un myrte, d'où son nom de Hadassa. Rabbi Yehochoua ben Kor'ha a dit : Esther fut appelée Hadassa car elle était verdâtre, de teint pâle comme le myrte, mais un fil de grâce était tendu sur elle, qui lui donnait sa beauté.
- ״כִּי אֵין לָהּ אָב וָאֵם״ — ״וּבְמוֹת אָבִיהָ וְאִמָּהּ״ לְמָה לִי? אָמַר רַב אַחָא: עִיבְּרַתָּה — מֵת אָבִיהָ, יְלָדַתָּה — מֵתָה אִמָּהּ.« Car elle n'avait ni père ni mère » (Esther 2, 7) : « et à la mort de son père et de sa mère », pourquoi ai-je besoin de cette répétition, à la suite du même verset ? Rav A'ha a dit : Pour enseigner que, lorsque sa mère l'a conçue, son père est mort ; et lorsqu'elle l'a enfantée, sa mère est morte. Ainsi, elle n'a pas eu un seul jour de père ni de mère.
- ״וּבְמוֹת אָבִיהָ וְאִמָּהּ לְקָחָהּ מׇרְדֳּכַי לוֹ לְבַת״, תָּנָא מִשּׁוּם רַבִּי מֵאִיר: אַל תִּקְרֵי ״לְבַת״ אֶלָּא לְבַיִת. וְכֵן הוּא אוֹמֵר: ״וְלָרָשׁ אֵין כֹּל כִּי אִם כִּבְשָׂה אַחַת קְטַנָּה אֲשֶׁר קָנָה וַיְחַיֶּהָ וַתִּגְדַּל עִמּוֹ וְעִם בָּנָיו יַחְדָּו מִפִּתּוֹ תֹאכַל וּמִכּוֹסוֹ תִשְׁתֶּה וּבְחֵיקוֹ תִשְׁכָּב וַתְּהִי לוֹ כְּבַת״, מִשּׁוּם דִּבְחֵיקוֹ תִשְׁכָּב הֲווֹת לֵיהּ (לְבַת)? אֶלָּא — (לְבַיִת) הָכִי נָמֵי לְבַיִת.« Et à la mort de son père et de sa mère, Mordekhaï la prit pour lui comme fille » (Esther 2, 7). Il a été enseigné au nom de Rabbi Méïr : Ne lis pas « pour fille » (levat), mais « pour maison » (levayit), c'est-à-dire pour épouse. Et ainsi il est dit : « Le pauvre n'avait rien, sinon une petite brebis qu'il avait achetée et nourrie ; elle grandissait avec lui et avec ses fils ensemble ; elle mangeait de son pain, buvait à sa coupe, couchait sur son sein, et elle était pour lui comme une fille » (II Samuel 12, 3). Parce qu'elle couche sur son sein, elle serait pour lui (une fille) ? Plutôt : (une maison), une épouse. Ici aussi, donc, Mordekhaï la prit pour maison, pour épouse.
- ״וְאֵת שֶׁבַע הַנְּעָרוֹת וְגוֹ׳״. אָמַר רָבָא: שֶׁהָיְתָה מוֹנָה בָּהֶן יְמֵי שַׁבָּת. ״וַיְשַׁנֶּהָ וְאֶת נַעֲרוֹתֶיהָ וְגוֹ׳״. אָמַר רַב: שֶׁהֶאֱכִילָהּ מַאֲכָל יְהוּדִי.« Et les sept jeunes filles, etc. » (Esther 2, 9). Rava a dit : Elle comptait par elles les jours de la semaine, chacune la servant un jour, de sorte qu'elle savait quand tombait le Chabbat. « Et il la fit passer, elle et ses jeunes filles, etc. » (ibid.). Rav a dit : Cela signifie qu'il lui a fait manger de la nourriture juive, c'est-à-dire cachère.
- וּשְׁמוּאֵל אָמַר: שֶׁהֶאֱכִילָהּ קְדָלֵי דַחֲזִירֵי.Et Chmouel a dit : Cela signifie, dans une bonne intention, qu'il lui a fait manger des échines de porc, croyant lui offrir un mets de choix.
- וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: זֵרְעוֹנִים, וְכֵן הוּא אוֹמֵר: ״וַיְהִי הַמֶּלְצַר נוֹשֵׂא אֶת פַּת בָּגָם וְנוֹתֵן לָהֶם זֵרְעוֹנִים״.Et Rabbi Yo'hanan a dit : Il lui a fait donner des légumes, qui ne posaient aucun problème de cacheroute. Et ainsi il est dit de Daniel et de ses compagnons : « Et l'intendant emportait leur ration et leur donnait des légumes » (Daniel 1, 16).
- ״שִׁשָּׁה חֳדָשִׁים בְּשֶׁמֶן הַמּוֹר״. מַאי ״שֶׁמֶן הַמּוֹר״? רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר: סְטָכַת, רַב הוּנָא אָמַר: שֶׁמֶן זַיִת שֶׁלֹּא הֵבִיא שְׁלִישׁ. תַּנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אַנְפָּקִינוֹן — שֶׁמֶן זַיִת שֶׁלֹּא הֵבִיא שְׁלִישׁ, וְלָמָּה סָכִין אוֹתוֹ — שֶׁמַּשִּׁיר אֶת הַשֵּׂיעָר וּמְעַדֵּן אֶת הַבָּשָׂר.« Six mois à l'huile de myrrhe » (Esther 2, 12). Qu'est-ce que « l'huile de myrrhe » ? Rabbi 'Hiya bar Abba a dit : C'est le stakté (une huile aromatique). Rav Houna a dit : C'est de l'huile d'olives qui n'ont pas atteint le tiers de leur croissance. Il a été enseigné de même dans une baraïta : Rabbi Yehouda dit : L'anpakinon, c'est l'huile d'olives qui n'ont pas atteint le tiers de leur croissance. Et pourquoi s'en enduit-on ? Parce qu'elle fait tomber les poils et adoucit la chair.
- ״בָּעֶרֶב הִיא בָאָה וּבַבֹּקֶר הִיא שָׁבָה״, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מִגְּנוּתוֹ שֶׁל אוֹתוֹ רָשָׁע לָמַדְנוּ שִׁבְחוֹ, שֶׁלֹּא הָיָה מְשַׁמֵּשׁ מִטָּתוֹ בַּיּוֹם.« Le soir elle arrivait et le matin elle repartait » (Esther 2, 14). Rabbi Yo'hanan a dit : Du blâme de ce méchant, A'hachvéroch, nous avons appris son éloge : il n'avait pas de relations conjugales le jour, mais la nuit, plus pudiquement.
- ״וַתְּהִי אֶסְתֵּר נֹשֵׂאת חֵן״, אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: מְלַמֵּד שֶׁלְּכׇל אֶחָד וְאֶחָד נִדְמְתָה לוֹ כְּאוּמָּתוֹ. ״וַתִּלָּקַח אֶסְתֵּר אֶל הַמֶּלֶךְ אֲחַשְׁוֵרוֹשׁ אֶל בֵּית מַלְכוּתוֹ בַּחֹדֶשׁ הָעֲשִׂירִי הוּא חֹדֶשׁ טֵבֵת״, יֶרַח שֶׁנֶּהֱנֶה גּוּף מִן הַגּוּף.« Et Esther obtenait la grâce aux yeux de tous ceux qui la voyaient » (Esther 2, 15). Rabbi Elazar a dit : Cela enseigne qu'à chacun elle paraissait être de sa propre nation. « Et Esther fut emmenée auprès du roi A'hachvéroch, dans sa maison royale, au dixième mois, qui est le mois de Tévet » (Esther 2, 16) : un mois où un corps tire plaisir d'un autre corps, à cause du froid. Ce fut une disposition de la Providence pour qu'elle trouve grâce à ses yeux.
- ״וַיֶּאֱהַב הַמֶּלֶךְ אֶת אֶסְתֵּר מִכׇּל הַנָּשִׁים וַתִּשָּׂא חֵן וָחֶסֶד לְפָנָיו מִכׇּל הַבְּתוּלוֹת״, אָמַר רַב: בִּיקֵּשׁ לִטְעוֹם טַעַם בְּתוּלָה — טָעַם, טַעַם בְּעוּלָה — טָעַם.« Et le roi aima Esther plus que toutes les femmes, et elle obtint devant lui grâce et faveur plus que toutes les vierges » (Esther 2, 17). Rav a dit : Cette double expression indique que, s'il voulait goûter le goût d'une vierge, il le goûtait ; le goût d'une femme non vierge, il le goûtait. C'est pourquoi il l'aima plus que toutes les autres.
- ״וַיַּעַשׂ הַמֶּלֶךְ מִשְׁתֶּה גָדוֹל״. עֲבַד מִשְׁתְּיָא וְלָא גַּלְּיָא לֵיהּ, דַּלִּי כְּרָגָא וְלָא גַּלְּיָא לֵיהּ, שַׁדַּר פַּרְדִּישְׁנֵי וְלָא גַּלְּיָא לֵיהּ.« Et le roi fit un grand festin » (Esther 2, 18) : c'était pour amener Esther à révéler son origine. Il a fait un festin, et elle ne le lui a pas révélé. Il a allégé l'impôt en son nom, et elle ne le lui a pas révélé. Il a envoyé des présents aux ministres en son nom, et elle ne le lui a pas révélé.
- ״וּבְהִקָּבֵץ בְּתוּלוֹת שֵׁנִית וְגוֹ׳״. אֲזַיל שְׁקַל עֵצָה מִמָּרְדֳּכַי, אֲמַר: אֵין אִשָּׁה מִתְקַנְּאָה אֶלָּא בְּיֶרֶךְ חֲבֶירְתָּהּ, וַאֲפִילּוּ הָכִי לָא גַּלְּיָא לֵיהּ, דִּכְתִיב: ״אֵין אֶסְתֵּר מַגֶּדֶת מוֹלַדְתָּהּ וְגוֹ׳״.« Et lorsque des vierges furent rassemblées une seconde fois, etc. » (Esther 2, 19). A'hachvéroch est allé prendre conseil auprès de Mordekhaï, pour savoir comment la faire parler. Celui-ci lui a dit : Une femme n'est jalouse que de la cuisse d'une autre femme. Prends donc d'autres femmes. Et malgré cela, elle ne le lui a pas révélé, comme il est écrit : « Esther ne révélait pas sa parenté, etc. » (Esther 2, 20).
- אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר, מַאי דִּכְתִיב:Rabbi Elazar a dit : Que signifie ce qui est écrit :
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