Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הַשְׁתָּא [הָא] אָמְרִי לָא צְרִיכָא לְקַדּוֹשֵׁי! אֶלָּא: מָצְאוּ אֶת אֵלּוּ וּמְנָאוּם.Or voici qu'ils disent plus loin, dans la même baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna), qu'il n'est pas nécessaire de les consacrer ! Plutôt, entends : ils trouvèrent celles-ci et les énumérèrent.
- וְלֹא אֵלּוּ בִּלְבַד, אֶלָּא כׇּל שֶׁתַּעֲלֶה לְךָ מָסוֹרֶת בְּיָדְךָ מֵאֲבוֹתֶיךָ שֶׁמּוּקֶּפֶת חוֹמָה מִימוֹת יְהוֹשֻׁעַ בִּן נוּן — כׇּל הַמִּצְוֹת הַלָּלוּ נוֹהֲגִין בָּהּ, מִפְּנֵי שֶׁקְּדוּשָּׁה רִאשׁוֹנָה קִידְּשָׁה לִשְׁעָתָהּ וְקִידְּשָׁה לֶעָתִיד לָבֹא. קַשְׁיָא דְּרַבִּי יִשְׁמָעֵאל אַדְּרַבִּי יִשְׁמָעֵאל.La baraïta poursuit : Et pas seulement celles-ci ; mais toute ville dont tu auras reçu de tes pères la tradition qu'elle était entourée d'une muraille depuis l'époque de Yehochoua bin Noun, toutes ces mitsvot (commandements) s'y appliquent, parce que la première consécration a sanctifié pour son temps et a sanctifié pour l'avenir. Il y a donc une difficulté entre une parole de Rabbi Ichmaël et une autre parole de Rabbi Ichmaël.
- תְּרֵי תַנָּאֵי אַלִּיבָּא דְּרַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּרַבִּי יוֹסֵי. וְאִיבָּעֵית אֵימָא, הָא רַבִּי אֶלְעָזָר בַּר יוֹסֵי אַמְרַהּ, דְּתַנְיָא: רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי יוֹסֵי אָמַר: ״אֲשֶׁר לוֹא חוֹמָה״, אַף עַל פִּי שֶׁאֵין לוֹ עַכְשָׁיו וְהָיָה לוֹ קוֹדֶם לָכֵן.La Guemara répond : Ce sont deux Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna) qui rapportent différemment l'avis de Rabbi Ichmaël beRabbi Yossé. Et si tu veux, dis que l'une des traditions est erronée : celle-ci, c'est Rabbi Elazar bar Yossé qui l'a dite, car il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Elazar beRabbi Yossé a dit : Il est écrit : « qui a (lo) une muraille » (Lévitique 25, 30), écrit avec un alef, au sens de « non », et lu au sens de « à lui » : cela signifie que, même si elle n'en a pas maintenant, elle en avait une auparavant.
- ״וַיְהִי בִּימֵי אֲחַשְׁוֵרוֹשׁ״, אָמַר רַבִּי לֵוִי וְאִיתֵּימָא רַבִּי יוֹנָתָן: דָּבָר זֶה מָסוֹרֶת בְּיָדֵינוּ מֵאַנְשֵׁי כְּנֶסֶת הַגְּדוֹלָה, כׇּל מָקוֹם שֶׁנֶּאֱמַר ״וַיְהִי״ אֵינוֹ אֶלָּא לְשׁוֹן צַעַר.La Guemara revient à la Meguila (le livre d'Esther). « Et ce fut (vayehi) aux jours d'A'hachvéroch » (Esther 1, 1). Rabbi Lévi a dit, et certains disent Rabbi Yonatan : Nous avons cette tradition des hommes de la Grande Assemblée : partout où il est dit vayehi, ce n'est qu'une expression de malheur, comme si le mot se lisait vaï, hi (« malheur, gémissement »).
- ״וַיְהִי בִּימֵי אֲחַשְׁוֵרוֹשׁ״ — הֲוָה הָמָן. ״וַיְהִי בִּימֵי שְׁפוֹט הַשּׁוֹפְטִים״ — הֲוָה רָעָב. ״וַיְהִי כִּי הֵחֵל הָאָדָם לָרוֹב״ — ״וַיַּרְא ה׳ כִּי רַבָּה רָעַת הָאָדָם״.La Guemara donne des preuves : « Et ce fut aux jours d'A'hachvéroch » : il y eut Haman. « Et ce fut aux jours où les juges jugeaient » (Ruth 1, 1) : il y eut une famine. « Et ce fut lorsque l'homme commença à se multiplier » (Genèse 6, 1) : « Et Hachem vit que grande était la méchanceté de l'homme » (Genèse 6, 5).
- ״וַיְהִי בְּנׇסְעָם מִקֶּדֶם״ — ״הָבָה נִבְנֶה לָּנוּ עִיר״. ״וַיְהִי בִּימֵי אַמְרָפֶל״ — ״עָשׂוּ מִלְחָמָה״. ״וַיְהִי בִּהְיוֹת יְהוֹשֻׁעַ בִּירִיחוֹ״ — ״וְחַרְבּוֹ שְׁלוּפָה בְּיָדוֹ״. ״וַיְהִי ה׳ אֶת יְהוֹשֻׁעַ״ — ״וַיִּמְעֲלוּ בְּנֵי יִשְׂרָאֵל״. ״וַיְהִי אִישׁ אֶחָד מִן הָרָמָתַיִם״ — ״כִּי אֶת חַנָּה אָהֵב וַה׳ סָגַר רַחְמָהּ״.« Et ce fut lors de leur voyage depuis l'Orient » (Genèse 11, 2) : « Allons, bâtissons-nous une ville » (Genèse 11, 4). « Et ce fut aux jours d'Amrafèl » (Genèse 14, 1) : « Ils firent la guerre » (Genèse 14, 2). « Et ce fut, lorsque Yehochoua était à Yeri'ho » (Josué 5, 13) : « son épée dégainée dans sa main ». « Et Hachem fut avec Yehochoua » (Josué 6, 27) : « Et les Bnei Israël commirent un sacrilège » (Josué 7, 1). « Et il y eut un homme de Ramatayim » (I Samuel 1, 1) : « Car il aimait 'Hanna, et Hachem avait fermé son sein » (I Samuel 1, 5).
- ״וַיְהִי (כִּי) זָקֵן שְׁמוּאֵל״ — ״וְלֹא הָלְכוּ בָנָיו בִּדְרָכָיו״. ״וַיְהִי דָוִד לְכׇל דְּרָכָיו מַשְׂכִּיל [וַה׳ עִמּוֹ]״ — ״וַיְהִי שָׁאוּל עוֹיֵן אֶת דָּוִד״. ״וַיְהִי כִּי יָשַׁב הַמֶּלֶךְ בְּבֵיתוֹ״ — ״רַק אַתָּה לֹא תִבְנֶה הַבָּיִת״.« Et ce fut lorsque Chmouel vieillit » (I Samuel 8, 1) : « Et ses fils ne marchèrent pas dans ses voies » (I Samuel 8, 3). « Et David réussissait dans toutes ses voies, [et Hachem était avec lui] » (I Samuel 18, 14) : « Et Chaoul regardait David avec méfiance » (I Samuel 18, 9). « Et ce fut, lorsque le roi s'installa dans sa maison » (II Samuel 7, 1) : « Toutefois, ce n'est pas toi qui bâtiras la Maison » (II Chroniques 6, 9).
- וְהָכְתִיב: ״וַיְהִי בַּיּוֹם הַשְּׁמִינִי״, וְתַנְיָא: אוֹתוֹ הַיּוֹם הָיְתָה שִׂמְחָה לִפְנֵי הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא כְּיוֹם שֶׁנִּבְרְאוּ בּוֹ שָׁמַיִם וָאָרֶץ, כְּתִיב הָכָא: ״וַיְהִי בְּיוֹם הַשְּׁמִינִי״, וּכְתִיב הָתָם: ״וַיְהִי (בֹקֶר) יוֹם אֶחָד״!La Guemara objecte : Mais il est écrit : « Et ce fut au huitième jour » (Lévitique 9, 1), et il a été enseigné dans une baraïta : Ce jour-là, il y eut devant le Saint, béni soit-Il, une joie semblable à celle du jour où furent créés le ciel et la terre. Il est écrit ici : « Et ce fut au huitième jour », et il est écrit là-bas : « Et ce fut (matin), un jour » (Genèse 1, 5) !
- הָא שְׁכֵיב נָדָב וַאֲבִיהוּא.La Guemara répond : Voici que moururent Nadav et Avihou, ce même jour.
- וְהָכְתִיב: ״וַיְהִי בִשְׁמוֹנִים שָׁנָה וְאַרְבַּע מֵאוֹת שָׁנָה״! וְהָכְתִיב: ״וַיְהִי כַּאֲשֶׁר רָאָה יַעֲקֹב אֶת רָחֵל״! וְהָכְתִיב ״וַיְהִי עֶרֶב וַיְהִי בֹקֶר יוֹם אֶחָד״! וְהָאִיכָּא שֵׁנִי! וְהָאִיכָּא שְׁלִישִׁי! וְהָאִיכָּא טוּבָא!La Guemara objecte encore : Mais il est écrit : « Et ce fut en la quatre cent quatre-vingtième année » (I Rois 6, 1), lors de la construction du Temple ! Mais il est écrit : « Et ce fut lorsque Yaakov vit Ra'hel » (Genèse 29, 10) ! Mais il est écrit : « Et ce fut soir, et ce fut matin, un jour » (Genèse 1, 5) ! Et il y a le deuxième jour ! Et il y a le troisième jour ! Et il y en a beaucoup d'autres !
- אָמַר רַב אָשֵׁי: כׇּל ״וַיְהִי״ — אִיכָּא הָכִי וְאִיכָּא הָכִי, ״וַיְהִי בִּימֵי״ — אֵינוֹ אֶלָּא לְשׁוֹן צַעַר.Rav Achi a dit : Tout vayehi seul peut signifier ceci ou cela, le malheur ou la joie ; mais vayehi bimei (« et ce fut aux jours de ») n'est qu'une expression de malheur.
- חַמְשָׁה ״וַיְהִי בִּימֵי״ הָווּ: ״וַיְהִי בִּימֵי אֲחַשְׁוֵרוֹשׁ״, ״וַיְהִי בִּימֵי שְׁפוֹט הַשּׁוֹפְטִים״, ״וַיְהִי בִּימֵי אַמְרָפֶל״, ״וַיְהִי בִּימֵי אָחָז״, ״וַיְהִי בִּימֵי יְהוֹיָקִים״.Il y a cinq vayehi bimei : « Et ce fut aux jours d'A'hachvéroch », « Et ce fut aux jours où les juges jugeaient », « Et ce fut aux jours d'Amrafèl », « Et ce fut aux jours d'A'haz » (Isaïe 7, 1), « Et ce fut aux jours de Yehoyakim » (Jérémie 1, 3).
- וְאָמַר רַבִּי לֵוִי, דָּבָר זֶה מָסוֹרֶת בְּיָדֵינוּ מֵאֲבוֹתֵינוּ: אָמוֹץ וַאֲמַצְיָה — אֲחֵי הָווּ. מַאי קָא מַשְׁמַע לַן?Et Rabbi Lévi a dit : Nous avons cette tradition de nos pères : Amots, père de Yechayahou, et Amatsia, roi de Yehouda, étaient frères. Que nous apprend-il ?
- כִּי הָא דְּאָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי אָמַר רַבִּי יוֹנָתָן: כׇּל כַּלָּה שֶׁהִיא צְנוּעָה בְּבֵית חָמִיהָ — זוֹכָה וְיוֹצְאִין מִמֶּנָּה מְלָכִים וּנְבִיאִים. מְנָלַן? מִתָּמָר, דִּכְתִיב: ״וַיִּרְאֶהָ יְהוּדָה וַיַּחְשְׁבֶהָ לְזוֹנָה כִּי כִסְּתָה פָּנֶיהָ״, מִשּׁוּם דְּכִסְּתָה פָּנֶיהָ ״וַיַּחְשְׁבֶהָ לְזוֹנָה״?Comme ce qu'a dit Rabbi Chmouel bar Na'hmani au nom de Rabbi Yonatan : Toute bru qui est pudique dans la maison de son beau-père a le mérite que sortent d'elle des rois et des prophètes. D'où le savons-nous ? De Tamar, comme il est écrit : « Yehouda la vit et la prit pour une prostituée, car elle avait couvert son visage » (Genèse 38, 15). Parce qu'elle avait couvert son visage, il la prit pour une prostituée ? Au contraire !
- אֶלָּא מִשּׁוּם דְּכִסְּתָה פָּנֶיהָ בְּבֵית חָמִיהָ, וְלָא הֲוָה יָדַע לַהּ, זָכְתָה וְיָצְאוּ מִמֶּנָּה מְלָכִים וּנְבִיאִים. מְלָכִים — מִדָּוִד, נְבִיאִים — דְּאָמַר רַבִּי לֵוִי, מָסוֹרֶת בְּיָדֵינוּ מֵאֲבוֹתֵינוּ: אָמוֹץ וַאֲמַצְיָה אַחִים הָיוּ, וּכְתִיב: ״חֲזוֹן יְשַׁעְיָהוּ בֶן אָמוֹץ״.Plutôt, parce qu'elle avait couvert son visage dans la maison de son beau-père, et qu'il ne la connaissait pas, il ne la reconnut pas ; elle eut le mérite que sortent d'elle des rois et des prophètes. Des rois : par David. Des prophètes : car Rabbi Lévi a dit : Nous avons cette tradition de nos pères : Amots et Amatsia étaient frères, et il est écrit : « Vision de Yechayahou fils d'Amots » (Isaïe 1, 1).
- וְאָמַר רַבִּי לֵוִי, דָּבָר זֶה מָסוֹרֶת בְּיָדֵינוּ מֵאֲבוֹתֵינוּ: מְקוֹם אָרוֹן אֵינוֹ מִן הַמִּדָּה.Et Rabbi Lévi a dit : Nous avons cette tradition de nos pères : L'emplacement de l'Arche n'entre pas dans la mesure du Saint des Saints.
- תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: אָרוֹן שֶׁעָשָׂה מֹשֶׁה יֵשׁ לוֹ עֶשֶׂר אַמּוֹת לְכׇל רוּחַ, וּכְתִיב: ״וְלִפְנֵי הַדְּבִיר עֶשְׂרִים אַמָּה אוֹרֶךְ״, וּכְתִיב: ״כְּנַף הַכְּרוּב הָאֶחָד עֶשֶׂר אַמּוֹת וּכְנַף הַכְּרוּב הָאֶחָד עֶשֶׂר אַמּוֹת״, אָרוֹן גּוּפֵיהּ הֵיכָא הֲוָה קָאֵי? אֶלָּא לָאו שְׁמַע מִינַּהּ: בְּנֵס הָיָה עוֹמֵד.Il a aussi été enseigné ainsi dans une baraïta : L'Arche que fit Moché avait dix coudées d'espace vide de chaque côté. Et il est écrit : « Devant le Saint des Saints, vingt coudées de longueur » (I Rois 6, 20), et il est écrit : « L'aile d'un chérubin, dix coudées, et l'aile de l'autre chérubin, dix coudées » (voir I Rois 6, 24). Où donc se tenait l'Arche elle-même ? N'est-ce pas qu'il faut en déduire qu'elle se tenait par miracle ?
- רַבִּי יוֹנָתָן פָּתַח לַהּ פִּיתְחָא לְהַאי פָּרַשְׁתָּא מֵהָכָא: ״וְקַמְתִּי עֲלֵיהֶם וְגוֹ׳ וְהִכְרַתִּי לְבָבֶל שֵׁם וּשְׁאָר וְנִין וָנֶכֶד נְאֻם ה׳״. ״שֵׁם״ — זֶה הַכְּתָב, ״שְׁאָר״ — זֶה לְשׁוֹן, ״נִין״ — זֶה מַלְכוּת, ״וָנֶכֶד״ — זוֹ וַשְׁתִּי.Rabbi Yonatan ouvrait ce passage de la Meguila par une introduction d'ici : « Je Me lèverai contre eux, etc., et Je retrancherai de Babel le nom et le reste, le descendant (nin) et la postérité, parole de Hachem » (Isaïe 14, 22). « Le nom », c'est l'écriture ; « le reste », c'est la langue ; « le descendant », c'est la royauté ; « et la postérité », c'est Vachti, petite-fille de Nevoukhadnetsar.
- רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי, פָּתַח לַהּ פִּיתְחָא לְהַאי פָּרַשְׁתָּא מֵהָכָא: ״תַּחַת הַנַּעֲצוּץ יַעֲלֶה בְרוֹשׁ וְתַחַת הַסִּרְפַּד יַעֲלֶה הֲדַס״.Rabbi Chmouel bar Na'hmani ouvrait ce passage par une introduction d'ici : « Au lieu de l'épine s'élèvera le cyprès, et au lieu de l'ortie s'élèvera le myrte » (Isaïe 55, 13).
- ״תַּחַת הַנַּעֲצוּץ״ — תַּחַת הָמָן הָרָשָׁע שֶׁעָשָׂה עַצְמוֹ עֲבוֹדָה זָרָה, דִּכְתִיב: ״וּבְכֹל הַנַּעֲצוּצִים וּבְכֹל הַנַּהֲלוֹלִים״.« Au lieu de l'épine » : au lieu de Haman le méchant, qui s'est fait lui-même objet d'idolâtrie, comme il est écrit : « Et sur toutes les épines et sur tous les buissons » (Isaïe 7, 19).
- ״יַעֲלֶה בְּרוֹשׁ״ — זֶה מָרְדֳּכַי שֶׁנִּקְרָא רֹאשׁ לְכׇל הַבְּשָׂמִים, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְאַתָּה קַח לְךָ בְּשָׂמִים רֹאשׁ מׇר דְּרוֹר״, וּמְתַרְגְּמִינַן: ״מֹר דְּכֵי״.« S'élèvera le cyprès (beroch) » : c'est Mordekhaï, qui fut appelé tête (roch) de tous les aromates, comme il est dit : « Et toi, prends des aromates de tête, de la myrrhe pure (mor deror) » (Exode 30, 23), et nous traduisons en araméen : mor dakhei, ce qui évoque le nom de Mordekhaï.
- ״תַּחַת הַסִּרְפַּד״ — תַּחַת וַשְׁתִּי הָרְשָׁעָה בַּת בְּנוֹ שֶׁל נְבוּכַדְנֶצַּר הָרָשָׁע שֶׁשָּׂרַף רְפִידַת בֵּית ה׳, דִּכְתִיב: ״רְפִידָתוֹ זָהָב״.« Au lieu de l'ortie (sirpad) » : au lieu de Vachti la méchante, fille du fils de Nevoukhadnetsar le méchant, qui brûla (saraf) le soutien (refidat) de la Maison de Hachem, comme il est écrit : « Son soutien est d'or » (Cantique des Cantiques 3, 10).
- ״יַעֲלֶה הֲדַס״ — זוֹ אֶסְתֵּר הַצַּדֶּקֶת שֶׁנִּקְרֵאת הֲדַסָּה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיְהִי אוֹמֵן אֶת הֲדַסָּה״. ״וְהָיָה לַה׳ לְשֵׁם״ — זוֹ מִקְרָא מְגִילָּה. ״לְאוֹת עוֹלָם לֹא יִכָּרֵת״ — אֵלּוּ יְמֵי פוּרִים.« S'élèvera le myrte (hadas) » : c'est Esther la juste, qui fut appelée Hadassa, comme il est dit : « Il élevait Hadassa » (Esther 2, 7). « Et ce sera pour Hachem un nom » : c'est la lecture de la Meguila. « Un signe éternel qui ne sera pas retranché » : ce sont les jours de Pourim.
- רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי פָּתַח לַהּ פִּיתְחָא לְהַאי פָּרַשְׁתָּא מֵהָכָא: ״וְהָיָה כַּאֲשֶׁר שָׂשׂ ה׳ עֲלֵיכֶם לְהֵיטִיב אֶתְכֶם כֵּן יָשִׂישׂ... לְהָרַע אֶתְכֶם״.Rabbi Yehochoua ben Lévi ouvrait ce passage par une introduction d'ici : « Et de même que Hachem s'est réjoui à votre sujet de vous faire du bien, ainsi Il se réjouira… de vous faire du mal » (Deutéronome 28, 63).
- וּמִי חָדֵי הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא בְּמַפַּלְתָּן שֶׁל רְשָׁעִים? וְהָא כְּתִיב: ״בְּצֵאת לִפְנֵי הֶחָלוּץ וְאוֹמְרִים הוֹדוּ לַה׳ כִּי לְעוֹלָם חַסְדּוֹ״, וְאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מִפְּנֵי מָה לֹא נֶאֱמַר ״כִּי טוֹב״ בְּהוֹדָאָה זוֹ? לְפִי שֶׁאֵין הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא שָׂמֵחַ בְּמַפַּלְתָּן שֶׁל רְשָׁעִים.Le Saint, béni soit-Il, se réjouit-Il donc de la chute des méchants ? Voici qu'il est écrit : « Lorsqu'ils sortaient devant l'armée, ils disaient : Rendez grâce à Hachem, car Sa bonté est éternelle » (II Chroniques 20, 21). Et Rabbi Yo'hanan a dit : Pourquoi n'est-il pas dit « car Il est bon » dans cette action de grâce ? Parce que le Saint, béni soit-Il, ne se réjouit pas de la chute des méchants.
- וְאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן, מַאי דִּכְתִיב: ״וְלֹא קָרַב זֶה אֶל זֶה כׇּל הַלָּיְלָה״ — בִּקְּשׁוּ מַלְאֲכֵי הַשָּׁרֵת לוֹמַר שִׁירָה, אָמַר הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: מַעֲשֵׂה יָדַי טוֹבְעִין בַּיָּם, וְאַתֶּם אוֹמְרִים שִׁירָה?Et Rabbi Yo'hanan a dit : Que signifie ce qui est écrit : « Et l'un ne s'approcha pas de l'autre de toute la nuit » (Exode 14, 20) ? Les anges du service voulurent dire un chant. Le Saint, béni soit-Il, dit : Les œuvres de Mes mains se noient dans la mer, et vous diriez un chant ?
- אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: הוּא אֵינוֹ שָׂשׂ, אֲבָל אֲחֵרִים מֵשִׂישׂ. וְדַיְקָא נָמֵי, דִּכְתִיב: ״כֵּן יָשִׂישׂ״, וְלָא כְּתִיב ״יָשׂוּשׂ״. שְׁמַע מִינַּהּ.Rabbi Elazar a dit : Lui-même ne se réjouit pas, mais Il fait se réjouir les autres. Et c'est aussi précis dans le verset, car il est écrit : « Ainsi yassis », forme causative, et il n'est pas écrit yassous. Déduis-en que c'est bien ainsi.
- רַבִּי אַבָּא בַּר כָּהֲנָא פָּתַח לַהּ פִּיתְחָא לְהַאי פָּרַשְׁתָּא מֵהָכָא: ״לְאָדָם שֶׁטּוֹב לְפָנָיו נָתַן חׇכְמָה וְדַעַת וְשִׂמְחָה״ — זֶה מָרְדֳּכַי הַצַּדִּיק, ״וְלַחוֹטֶא נָתַן עִנְיָן לֶאֱסוֹף וְלִכְנוֹס״ — זֶה הָמָן, ״לָתֵת לְטוֹב לִפְנֵי הָאֱלֹהִים״ — זֶה מָרְדְּכַי וְאֶסְתֵּר, דִּכְתִיב: ״וַתָּשֶׂם אֶסְתֵּר אֶת מׇרְדֳּכַי עַל בֵּית הָמָן״.Rabbi Abba bar Kahana ouvrait ce passage par une introduction d'ici : « À l'homme qui est bon devant Lui, Il donne la sagesse, la connaissance et la joie » (Ecclésiaste 2, 26) : c'est Mordekhaï le juste. « Et au pécheur, Il donne la tâche d'amasser et de recueillir » : c'est Haman. « Pour donner à celui qui est bon devant D.ieu » : c'est Mordekhaï et Esther, comme il est écrit : « Et Esther établit Mordekhaï sur la maison de Haman » (Esther 8, 2).
- רַבָּה בַּר עוֹפְרָן פָּתַח לַהּ פִּיתְחָא לְהַאי פָּרַשְׁתָּא מֵהָכָא: ״וְשַׂמְתִּי כִסְאִי בְּעֵילָם וְהַאֲבַדְתִּי מִשָּׁם מֶלֶךְ וְשָׂרִים״. ״מֶלֶךְ״ — זוֹ וַשְׁתִּי, ״וְשָׂרִים״ — זֶה הָמָן וַעֲשֶׂרֶת בָּנָיו.Rabba bar Ofran ouvrait ce passage par une introduction d'ici : « Je placerai Mon trône à Eilam et J'en ferai disparaître roi et princes » (Jérémie 49, 38). « Roi » : c'est Vachti ; « et princes » : c'est Haman et ses dix fils.
- רַב דִּימִי בַּר יִצְחָק פָּתַח לַהּ פִּיתְחָא לְהַאי פָּרַשְׁתָּא מֵהָכָא,Rav Dimi bar Its'hak ouvrait ce passage par une introduction d'ici :
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