Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- ״טָמֵא יִהְיֶה״ – מִכׇּל מָקוֹם.« Il sera tamé (impur) » (Nombres 19, 13) : de toute façon, quelle que soit la manière dont il l'est devenu.
- הָהוּא מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְתַנְיָא: ״טָמֵא יִהְיֶה״ – לְרַבּוֹת טְבוּל יוֹם, ״טוּמְאָתוֹ בוֹ״ – לְרַבּוֹת מְחוּסַּר כִּיפּוּרִים! אֲמַר לֵיהּ: אֲנָא מֵ״עוֹד טוּמְאָתוֹ״ קָא אָמֵינָא.Mais ce verset est nécessaire pour ce qui a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Il sera impur » : pour inclure le tevoul yom (celui qui s'est immergé le jour même et attend la tombée de la nuit) ; « son impureté est en lui » : pour inclure le me'houssar kippourim (celui à qui il manque l'offrande d'expiation) ! Il lui dit : Moi, je parle de « son impureté est encore en lui », le mot « encore » étant superflu.
- אִיכָּא דְּמַתְנֵי לַהּ אַהָא: ״בֶּחָרִישׁ וּבַקָּצִיר תִּשְׁבֹּת״, רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: אֵינוֹ צָרִיךְ לוֹמַר חָרִישׁ שֶׁל שְׁבִיעִית וְקָצִיר שֶׁל שְׁבִיעִית, שֶׁהֲרֵי כְּבָר נֶאֱמַר ״שָׂדְךָ לֹא תִזְרָע וְכַרְמְךָ לֹא תִזְמֹר״, אֶלָּא אֲפִילּוּ חָרִישׁ שֶׁל עֶרֶב שְׁבִיעִית שֶׁנִּכְנַס לִשְׁבִיעִית, וְקָצִיר שֶׁל שְׁבִיעִית שֶׁיָּצָא לְמוֹצָאֵי שְׁבִיעִית.Certains enseignent cela à propos de ceci : « Au labour et à la moisson, tu te reposeras » (Exode 34, 21). Rabbi Akiva dit : Ce verset concerne l'année sabbatique. Il n'est pas nécessaire de parler du labour de la septième année et de la moisson de la septième année, car il a déjà été dit : « Ton champ, tu ne l'ensemenceras pas, et ta vigne, tu ne la tailleras pas » (Lévitique 25, 4). Mais ce verset interdit même le labour de la veille de la septième année qui entre dans la septième année, et la moisson de la septième année qui sort vers l'après-septième année.
- רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אוֹמֵר: מָה חָרִישׁ רְשׁוּת – אַף קָצִיר רְשׁוּת. יָצָא קְצִיר הָעוֹמֶר שֶׁהוּא מִצְוָה.Rabbi Ichmaël dit : Le verset parle de Chabbat. De même que le labour est facultatif, de même la moisson interdite est facultative. Cela exclut la moisson de l'omer (offrande d'orge du deuxième jour de Pessa'h), qui est une mitsva (commandement).
- אֲמַר לֵיהּ הָהוּא מֵרַבָּנַן לְרָבָא: מִמַּאי דַּחֲרִישָׁה דִּרְשׁוּת? דִּלְמָא חֲרִישַׁת עוֹמֶר דְּמִצְוָה, וַאֲפִילּוּ הָכִי אָמַר רַחֲמָנָא ״תִּשְׁבֹּת״! אֲמַר לֵיהּ: כֵּיוָן דְּאִם מָצָא חָרוּשׁ אֵינוֹ חוֹרֵשׁ, לָאו מִצְוָה.L'un des Sages dit à Rava : D'où sait-on qu'il s'agit d'un labour facultatif ? Peut-être s'agit-il du labour pour l'omer, qui est une mitsva, et malgré cela, le Miséricordieux a dit : « Tu te reposeras » ! Il lui dit : Puisque, s'il trouve le champ labouré, il ne laboure pas, ce n'est pas une mitsva.
- אֵיתִיבֵיהּ רָבִינָא לְרָבָא: יָצָא הָאָב הַמַּכֶּה אֶת בְּנוֹ, וְהָרַב הָרוֹדֶה אֶת תַּלְמִידוֹ, וּשְׁלִיחַ בֵּית דִּין. וְאַמַּאי? לֵימָא כֵּיוָן דְּאִילּוּ גְּמִיר לָאו מִצְוָה, הַשְׁתָּא נָמֵי – לָאו מִצְוָה! הָתָם אַף עַל גַּב דִּגְמִיר נָמֵי מִצְוָה קָא עָבֵיד, דִּכְתִיב: ״יַסֵּר בִּנְךָ וִינִיחֶךָ״.Ravina objecta à Rava : Cela exclut le père qui frappe son fils, le maître qui corrige son élève, et l'envoyé du tribunal. Et pourquoi ? Disons : Puisque, s'il était instruit, ce ne serait pas une mitsva, maintenant aussi, ce n'est pas une mitsva ! Rava répondit : Là, même s'il est instruit, il accomplit aussi une mitsva, comme il est écrit : « Corrige ton fils, et il te donnera du repos » (Proverbes 29, 17).
- הֲדַר אָמַר רָבָא: לָאו מִילְּתָא הִיא דַּאֲמַרִי. קְצִירָה דּוּמְיָא דַּחֲרִישָׁה, מָה חֲרִישָׁה, מָצָא חָרוּשׁ – אֵינוֹ חוֹרֵשׁ, אַף קְצִירָה נָמֵי, מָצָא קָצוּר אֵינוֹ קוֹצֵר, וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ מִצְוָה, מָצָא קָצוּר אֵינוֹ קוֹצֵר?! מִצְוָה לִקְצוֹר וּלְהָבִיא!Rava dit ensuite : Ce que j'ai dit n'est rien. Il y a une meilleure preuve : la moisson est semblable au labour. De même que pour le labour, s'il le trouve labouré, il ne laboure pas, de même pour la moisson, s'il la trouve moissonnée, il ne moissonne pas. Et si tu penses qu'il s'agit d'une mitsva, s'il la trouve moissonnée, ne moissonne-t-il pas ?! C'est une mitsva de moissonner et d'apporter l'orge de l'omer !
- מַתְנִי׳ הָאָב גּוֹלֶה עַל יְדֵי הַבֵּן, וְהַבֵּן גּוֹלֶה עַל יְדֵי הָאָב. הַכֹּל גּוֹלִין עַל יְדֵי יִשְׂרָאֵל, וְיִשְׂרָאֵל גּוֹלִין עַל יְדֵיהֶן, חוּץ מִגֵּר תּוֹשָׁב. וְגֵר תּוֹשָׁב אֵינוֹ גּוֹלֶה אֶלָּא עַל יְדֵי גֵּר תּוֹשָׁב.Michna : (enseignement compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) Le père part en exil à cause du fils qu'il a tué par inadvertance, et le fils part en exil à cause du père. Tous partent en exil à cause d'un Juif, et un Juif part en exil à cause d'eux, sauf pour un guer tochav (non-Juif résidant en Terre d'Israël qui observe les sept lois noa'hides). Et un guer tochav ne part en exil qu'à cause d'un guer tochav.
- גְּמָ׳ הָאָב גּוֹלֶה עַל יְדֵי הַבֵּן. וְהָאָמְרַתְּ: יָצָא הָאָב הַמַּכֶּה אֶת בְּנוֹ! דִּגְמִיר. הָאָמְרַתְּ אַף עַל גַּב דִּגְמִיר מִצְוָה קָעָבֵיד! בִּשְׁוַלְיָא דְּנַגָּרֵי.Guemara : (discussion des Sages sur la Michna) « Le père part en exil à cause du fils ». Mais tu as dit : Cela exclut le père qui frappe son fils ! Il s'agit d'un fils instruit, qu'on n'a pas l'obligation de corriger. Mais tu as dit : Même s'il est instruit, il accomplit une mitsva ! Il s'agit d'un apprenti charpentier : le père lui enseigne un métier, et non la Torah.
- שְׁוַלְיָא דְּנַגָּרֵי – חַיּוּתֵאּ הִיא דְּלַמְּדֵיהּ! דִּגְמִיר אוּמָּנוּתָא אַחֲרִיתִי.Mais pour un apprenti charpentier, c'est son gagne-pain qu'il lui enseigne ! Et c'est aussi une mitsva. Il s'agit d'un fils qui a déjà appris un autre métier.
- וְהַבֵּן גּוֹלֶה עַל יְדֵי הָאָב כּוּ׳. וּרְמִינְהִי, ״מַכֵּה נֶפֶשׁ״ – פְּרָט לַמַּכָּה אָבִיו. אָמַר רַב כָּהֲנָא: לָא קַשְׁיָא, הָא רַבִּי שִׁמְעוֹן וְהָא רַבָּנַן.« Et le fils part en exil à cause du père… » : Nous avons appris cela dans la Michna. On oppose à cela : il est écrit : « Celui qui frappe une personne » (Nombres 35, 11) : à l'exclusion de celui qui frappe son père. Rav Kahana a dit : Ce n'est pas difficile : l'un est selon Rabbi Chimon, et l'autre selon les Sages.
- לְרַבִּי שִׁמְעוֹן, דְּאָמַר חֶנֶק חָמוּר מִסַּיִיף, שִׁגְגַת סַיִיף נִיתְּנָה לְכַפָּרָה, שִׁגְגַת חֶנֶק לֹא נִיתְּנָה לְכַפָּרָה.Selon Rabbi Chimon, qui dit que la strangulation est plus grave que l'épée, pour lui le fils qui tue son père est passible de strangulation : l'inadvertance relevant de l'épée a reçu une expiation par l'exil, mais l'inadvertance relevant de la strangulation n'a pas reçu d'expiation.
- לְרַבָּנַן, דְּאָמְרִי סַיִיף חָמוּר מֵחֶנֶק, הוֹרֵג אָבִיו [בְּשׁוֹגֵג] שִׁגְגַת סַיִיף הוּא, וְשִׁגְגַת סַיִיף נִיתְּנָה לְכַפָּרָה.Selon les Sages, qui disent que l'épée est plus grave que la strangulation, celui qui tue son père [par inadvertance] commet une inadvertance relevant de l'épée, et l'inadvertance relevant de l'épée a reçu une expiation.
- רָבָא אָמַר: פְּרָט לְעוֹשֶׂה חַבּוּרָה בְּאָבִיו בְּשׁוֹגֵג. סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: כֵּיוָן דִּבְמֵזִיד בַּר קְטָלָא הוּא, בְּשׁוֹגֵג נָמֵי לִיגְלֵי, קָא מַשְׁמַע לַן.Rava a dit : Le verset vient exclure celui qui fait une blessure à son père par inadvertance. Tu aurais pu penser : Puisque, délibérément, il est passible de mort, par inadvertance aussi il devrait partir en exil ; il nous enseigne donc que l'exil ne vise que l'homicide.
- הַכֹּל גּוֹלִין עַל יְדֵי יִשְׂרָאֵל וְכוּ׳. ״הַכֹּל גּוֹלִין עַל יְדֵי יִשְׂרָאֵל״ לְאֵיתוֹיֵי מַאי? לְאֵיתוֹיֵי עֶבֶד וְכוּתִי. תְּנֵינָא לְהָא דְּתָנוּ רַבָּנַן: עֶבֶד וְכוּתִי גּוֹלֶה וְלוֹקֶה עַל יְדֵי יִשְׂרָאֵל וְיִשְׂרָאֵל גּוֹלֶה וְלוֹקֶה עַל יְדֵי כּוּתִי וְעֶבֶד.« Tous partent en exil à cause d'un Juif… » : Nous avons appris cela dans la Michna. « Tous partent en exil à cause d'un Juif » : que vient-il ajouter ? Pour ajouter l'esclave et le Kouti (Samaritain). Nous avons ainsi appris ce que nos Maîtres ont enseigné : L'esclave et le Kouti partent en exil et sont flagellés à cause d'un Juif, et un Juif part en exil et est flagellé à cause d'un Kouti et d'un esclave.
- בִּשְׁלָמָא עֶבֶד וְכוּתִי גּוֹלֶה עַל יְדֵי יִשְׂרָאֵל וְלוֹקֶה, גּוֹלֶה – דְּקַטְלֵיהּ, וְלוֹקֶה – דְּלַטְיֵיהּ. אֶלָּא יִשְׂרָאֵל גּוֹלֶה וְלוֹקֶה עַל יְדֵי כּוּתִי? בִּשְׁלָמָא גּוֹלֶה – דְּקַטְלֵיהּ, אֶלָּא לוֹקֶה, אַמַּאי? דְּלַטְיֵיהּ? ״וְנָשִׂיא בְעַמְּךָ לֹא תָאֹר״ – בְּעוֹשֶׂה מַעֲשֵׂה עַמְּךָ!Certes, l'esclave et le Kouti partent en exil à cause d'un Juif et sont flagellés : ils partent en exil s'ils l'ont tué, et sont flagellés s'ils l'ont maudit. Mais un Juif part-il en exil et est-il flagellé à cause d'un Kouti ? Certes, il part en exil s'il l'a tué ; mais être flagellé, pourquoi ? Parce qu'il l'a maudit ? « Et un prince parmi ton peuple, tu ne le maudiras pas » (Exode 22, 27) : cela ne vaut que pour celui qui agit comme ton peuple !
- אֶלָּא אָמַר רַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב: כְּגוֹן שֶׁהֵעִיד בּוֹ וְהוּזַם. דִּכְווֹתֵיהּ גַּבֵּי עֶבֶד, שֶׁהֵעִיד בּוֹ וְהוּזַם, עֶבֶד בַּר עֵדוּת הוּא? אֶלָּא אָמַר רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרַב אִיקָא: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן, כְּגוֹן שֶׁהִכָּהוּ הַכָּאָהMais plutôt, Rav A'ha bar Yaakov a dit : Il s'agit d'un cas où il a témoigné contre lui et a été convaincu de faux témoignage. Dans le cas correspondant pour l'esclave, où il a témoigné contre lui et a été convaincu de faux témoignage, un esclave est-il apte à témoigner ? Mais plutôt, Rav A'ha fils de Rav Ika a dit : De quoi s'agit-il ici ? D'un cas où il lui a porté un coup
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