Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְהָאָמַר רַב יִצְחָק בְּרַבִּי יוֹסֵף אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: רַבִּי, וְרַבִּי יְהוּדָה בֶּן רוֹעֵץ, וּבֵית שַׁמַּאי, וְרַבִּי שִׁמְעוֹן, וְרַבִּי עֲקִיבָא, כּוּלְּהוּ סְבִירִי לְהוּ יֵשׁ אֵם לַמִּקְרָא! הַיְינוּ דְּקָאָמַר לְהוּ ״וְעוֹד״.Mais voici que Rav Yits'hak fils de Rabbi Yossef a dit que Rabbi Yo'hanan a dit : Rabbi (Yehouda HaNassi), Rabbi Yehouda ben Roets, Beit Chammaï, Rabbi Chimon et Rabbi Akiva pensent tous que la lecture du texte fait autorité ! Comment alors attribuer à Rabbi l'opinion contraire ? C'est pourquoi il leur a dit « de plus ». Rabbi leur disait : si la tradition écrite fait autorité, mon interprétation est établie ; sinon, il y a une preuve supplémentaire.
- אָמַר רַב פָּפָּא: מַאן דִּשְׁדָא פִּיסָּא לְדִיקְלָא וְאַתַּר תַּמְרֵי, וַאֲזוּל תַּמְרֵי וּקְטוּל, בָּאנוּ לְמַחְלוֹקֶת דְּרַבִּי וְרַבָּנַן. פְּשִׁיטָא! מַהוּ דְּתֵימָא, כְּכֹחַ כֹּחוֹ דָּמֵי, קָא מַשְׁמַע לַן.Rav Pappa a dit : Celui qui a lancé une motte de terre sur un palmier et a fait tomber des dattes, et les dattes sont allées tuer quelqu'un : nous en arrivons à la ma'hloket (divergence d'opinions) de Rabbi et des Sages au sujet de l'éclat de bois. C'est évident ! Les cas sont identiques. Tu aurais pu dire que c'est comparable à la force de sa force (une force indirecte), pour laquelle même Rabbi exempterait ; il nous enseigne donc que les dattes sont considérées comme projetées par sa force directe.
- אֶלָּא כֹּחַ כֹּחוֹ לְרַבִּי הֵיכִי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ? כְּגוֹן דִּשְׁדָא פִּיסָּא וּמַחֲיֵהּ לְגִרְמָא, וַאֲזַל גִּרְמָא וּמַחֲיֵהּ לִכְבָאסָא וְאַתַּר תַּמְרֵי, וַאֲזוּל תַּמְרֵי וּקְטוּל.Mais alors, selon Rabbi, comment trouver un cas de la force de sa force ? Par exemple, celui qui a lancé une motte qui a frappé une branche, et la branche est allée frapper une grappe et a fait tomber des dattes, et les dattes sont allées tuer quelqu'un.
- מַתְנִי׳ הַזּוֹרֵק אֶבֶן לִרְשׁוּת הָרַבִּים וְהָרַג – הֲרֵי זֶה גּוֹלֶה. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב אוֹמֵר: אִם מִכְּשֶׁיָּצָאתָה הָאֶבֶן מִיָּדוֹ הוֹצִיא הַלָּה אֶת רֹאשׁוֹ וְקִבְּלָהּ – הֲרֵי זֶה פָּטוּר.Michna : (enseignement compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) Celui qui lance une pierre dans le domaine public et tue quelqu'un part en exil. Rabbi Eliézer ben Yaakov dit : Si, après que la pierre a quitté sa main, l'autre a sorti sa tête et l'a reçue, il est pétour (exempt), car au moment du lancer, il n'y avait là personne.
- זָרַק אֶת הָאֶבֶן לַחֲצֵרוֹ וְהָרַג, אִם יֵשׁ רְשׁוּת לַנִּיזָּק לִיכָּנֵס לְשָׁם – גּוֹלֶה, וְאִם לָאו – אֵינוֹ גּוֹלֶה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַאֲשֶׁר יָבֹא אֶת רֵעֵהוּ בַיַּעַר״ – מָה הַיַּעַר רְשׁוּת לַנִּיזָּק וְלַמַּזִּיק לִיכָּנֵס לְשָׁם, אַף כֹּל רְשׁוּת לַנִּיזָּק וְלַמַּזִּיק לְהִכָּנֵס לְשָׁם. יָצָא חֲצַר בַּעַל הַבַּיִת, שֶׁאֵין רְשׁוּת לַנִּיזָּק וְלַמַּזִּיק לִיכָּנֵס לְשָׁם.S'il a lancé la pierre dans sa cour et a tué quelqu'un : si la victime avait le droit d'y entrer, il part en exil ; sinon, il ne part pas en exil, comme il est dit : « Et celui qui ira avec son prochain dans la forêt » (Deutéronome 19, 5) : de même que la forêt est un lieu où la victime et l'auteur du dommage ont le droit d'entrer, de même tout lieu où la victime et l'auteur ont le droit d'entrer. Cela exclut la cour du propriétaire, où la victime et l'auteur n'ont pas tous deux le droit d'entrer.
- אַבָּא שָׁאוּל אוֹמֵר: מָה חֲטָבַת עֵצִים רְשׁוּת, אַף כֹּל רְשׁוּת, יָצָא הָאָב הַמַּכֶּה אֶת בְּנוֹ, וְהָרַב הָרוֹדֶה אֶת תַּלְמִידוֹ, וּשְׁלִיחַ בֵּית דִּין.Abba Chaoul dit : De même que couper du bois est un acte facultatif, de même tout cas d'exil concerne une activité facultative. Cela exclut le père qui frappe son fils, le maître qui corrige son élève, et l'envoyé du tribunal chargé d'administrer les coups de fouet : s'ils ont causé la mort en accomplissant leur devoir, ils sont exempts.
- גְּמָ׳ לִרְשׁוּת הָרַבִּים, מֵזִיד הוּא! אָמַר רַב שְׁמוּאֵל בַּר יִצְחָק: בְּסוֹתֵר אֶת כּוֹתְלוֹ. אִיבְּעִי לֵיהּ לְעַיּוֹנֵי! בְּסוֹתֵר אֶת כּוֹתְלוֹ בַּלַּיְלָה. בַּלַּיְלָה נָמֵי אִיבְּעִי לֵיהּ לְעַיּוֹנֵי!Guemara : (discussion des Sages sur la Michna) Dans le domaine public ? Mais il agit délibérément ! Il sait qu'il y a du monde dans le domaine public. Rav Chmouel bar Yits'hak a dit : Il s'agit de celui qui démolit son mur et dont une pierre a atteint quelqu'un. Il aurait dû regarder ! Il s'agit de celui qui démolit son mur la nuit. Mais la nuit aussi, il aurait dû regarder !
- בְּסוֹתֵר אֶת כּוֹתְלוֹ לְאַשְׁפָּה. הַאי אַשְׁפָּה הֵיכִי דָמֵי? אִי שְׁכִיחִי בַּהּ רַבִּים – פּוֹשֵׁעַ הוּא, אִי לָא שְׁכִיחִי בַּהּ רַבִּים – אָנוּס הוּא!Il s'agit de celui qui démolit son mur vers un tas d'ordures. Quelle est la nature de ce tas d'ordures ? Si le public y est fréquent, parce qu'on s'y soulage, il est négligent ; si le public n'y est pas fréquent, c'est un cas de force majeure !
- אָמַר רַב פָּפָּא: לָא צְרִיכָא אֶלָּא לְאַשְׁפָּה הָעֲשׂוּיָה לִיפָּנוֹת בָּהּ בַּלַּיְלָה, וְאֵין עֲשׂוּיָה לִיפָּנוֹת בָּהּ בַּיּוֹם, וְאִיכָּא דְּמִקְּרֵי וְיָתֵיב. פּוֹשֵׁעַ לָא הָוֵי – דְּהָא אֵינָהּ עֲשׂוּיָה לִיפָּנוֹת בָּהּ בַּיּוֹם, אוֹנֶס נָמֵי לָא הָוֵי, דְּהָא אִיכָּא דְּמִקְּרֵי וְיָתֵיב.Rav Pappa a dit : Ce n'est nécessaire que pour un tas d'ordures où l'on a coutume de se soulager la nuit et où l'on n'a pas coutume de se soulager le jour, mais où il arrive que quelqu'un vienne s'asseoir le jour. Il n'est pas négligent, puisqu'on n'a pas coutume de s'y soulager le jour ; ce n'est pas non plus un cas de force majeure, puisqu'il arrive que quelqu'un vienne s'y asseoir.
- רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב אוֹמֵר וְכוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: ״וּמָצָא״ – פְּרָט לְמַמְצִיא אֶת עַצְמוֹ. מִכָּאן אָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב: אִם מִשֶּׁיָּצָתָה הָאֶבֶן מִיָּדוֹ הוֹצִיא הַלָּה אֶת רֹאשׁוֹ וְקִבְּלָהּ, פָּטוּר.« Rabbi Eliézer ben Yaakov dit… » : Nous avons appris cela dans la Michna. Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Et il trouvera » (Deutéronome 19, 5) : à l'exclusion de celui qui se présente lui-même au danger. De là, Rabbi Eliézer ben Yaakov a dit : Si, après que la pierre a quitté sa main, l'autre a sorti sa tête et l'a reçue, il est exempt.
- לְמֵימְרָא דְּ״מָצָא״ מֵעִיקָּרָא מַשְׁמַע? וּרְמִינְהִי: ״וּמָצָא״ – פְּרָט לְמָצוּי, שֶׁלֹּא יִמְכּוֹר בְּרָחוֹק וְיִגְאוֹל בְּקָרוֹב, בְּרָעָה וְיִגְאוֹל בְּיָפָה!Faut-il en déduire que « il trouvera » signifie ce qui est là dès le début ? Or, on oppose à cela, au sujet du rachat d'un champ (Lévitique 25, 26) : « Et il trouvera » : à l'exclusion de ce qui était déjà disponible ; qu'il ne vende pas une terre éloignée pour racheter une terre proche, ni une mauvaise terre pour racheter une bonne ! Là, « il trouvera » désigne donc ce qui n'était pas là au début.
- אָמַר רָבָא: הָכָא מֵעִנְיָינֵיהּ דִּקְרָא וְהָתָם מֵעִנְיָינֵיהּ דִּקְרָא. הָתָם מֵעִנְיָינֵיהּ דִּקְרָא, ״וּמָצָא״ דּוּמְיָא דִּ״וְהִשִּׂיגָה יָדוֹ״, מָה ״הִשִּׂיגָה יָדוֹ״ מֵהַשְׁתָּא, אַף ״מָצָא״ נָמֵי מֵהַשְׁתָּא. הָכָא מֵעִנְיָינֵיהּ דִּקְרָא, ״וּמָצָא״ דּוּמְיָא דְּיַעַר, מָה יַעַר מִידֵּי דְּאִיתֵיהּ מֵעִיקָּרָא, אַף ״וּמָצָא״ נָמֵי מִידֵּי דְּאִיתֵיהּ מֵעִיקָּרָא.Rava a dit : Ici, c'est d'après le contexte du verset, et là-bas, c'est d'après le contexte du verset. Là-bas, d'après le contexte du verset : « et il trouvera » est semblable à « et sa main obtiendra ». De même que « sa main obtiendra » s'entend à partir de maintenant, de même « il trouvera » s'entend aussi à partir de maintenant. Ici, d'après le contexte du verset : « et il trouvera » est semblable à la forêt. De même que la forêt est une chose présente dès le début, de même « et il trouvera » désigne aussi une chose présente dès le début.
- הַזּוֹרֵק אֶת הָאֶבֶן וְכוּ׳. אֲמַר לֵיהּ הָהוּא מֵרַבָּנַן לְרָבָא: מִמַּאי דְּמַחֲטָבַת עֵצִים דִּרְשׁוּת? דִּלְמָא מֵחֲטָבַת עֵצִים דְּסוּכָּה, וּמֵחֲטָבַת עֵצִים דְּמַעֲרָכָה, וַאֲפִילּוּ הָכִי אָמַר רַחֲמָנָא לִיגְלֵי! אֲמַר לֵיהּ כֵּיוָן דְּאִם מָצָא חָטוּב אֵינוֹ חוֹטֵב, לָאו מִצְוָה, הַשְׁתָּא נָמֵי – לָאו מִצְוָה.« Celui qui lance la pierre… » : Nous avons appris cela dans la Michna. L'un des Sages dit à Rava : Selon Abba Chaoul, d'où sait-on qu'il s'agit de couper du bois à titre facultatif ? Peut-être s'agit-il de couper du bois pour la soukka (cabane de la fête), ou de couper du bois pour le bûcher de l'autel, et malgré cela, le Miséricordieux a dit qu'il devait partir en exil ! Il lui dit : Puisque, s'il trouve du bois coupé, il n'en coupe pas, ce n'est pas une mitsva (commandement) ; maintenant aussi, ce n'est pas une mitsva que de couper.
- אֵיתִיבֵיהּ רָבִינָא לְרָבָא: יָצָא הָאָב הַמַּכֶּה אֶת בְּנוֹ, וְהָרַב הָרוֹדֶה אֶת תַּלְמִידוֹ, וּשְׁלִיחַ בֵּית דִּין. לֵימָא: כֵּיוָן דְּאִילּוּ גְּמִיר לָאו מִצְוָה, הַשְׁתָּא נָמֵי, לָאו מִצְוָה! הָתָם אַף עַל גַּב דִּגְמִיר מִצְוָה, דִּכְתִיב: ״יַסֵּר בִּנְךָ וִינִיחֶךָ וְיִתֵּן מַעֲדַנִּים לְנַפְשֶׁךָ״.Ravina objecta à Rava : La Michna dit : Cela exclut le père qui frappe son fils, le maître qui corrige son élève, et l'envoyé du tribunal. Disons : Puisque, s'il était instruit, ce ne serait pas une mitsva, maintenant aussi, ce n'est pas une mitsva ! Rava répondit : Là, même s'il est instruit, c'est une mitsva, comme il est écrit : « Corrige ton fils, et il te donnera du repos, et il procurera des délices à ton âme » (Proverbes 29, 17).
- הֲדַר אָמַר רָבָא: לָאו מִילְּתָא הִיא דַּאֲמַרִי. ״וַאֲשֶׁר יָבֹא אֶת רֵעֵהוּ בַיַּעַר״, מָה יַעַר דְּאִי בָּעֵי עָיֵיל וְאִי בָּעֵי לָא עָיֵיל, וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ מִצְוָה, מִי סַגִּיא דְּלָא עָיֵיל?Rava dit ensuite : Ce que j'ai dit n'est rien. Il y a une meilleure preuve : « Et celui qui ira avec son prochain dans la forêt » : le mot « acher » (« celui qui ») indique une démarche libre. Qu'est-ce que la forêt ? Si l'on veut, on y entre, et si l'on veut, on n'y entre pas. Et si tu penses que le verset parle d'une mitsva, serait-il possible de ne pas y entrer ?
- אֲמַר לֵיהּ רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה לְרָבָא: כֹּל הֵיכָא דִּכְתִיב ״אֲשֶׁר״, דְּאִי בָּעֵי הוּא? אֶלָּא מֵעַתָּה ״וְאִישׁ אֲשֶׁר יִטְמָא וְלֹא יִתְחַטָּא״ – אִי בָּעֵי מִיטַּמֵּא אִי בָּעֵי לָא מִיטַּמֵּא. מֵת מִצְוָה, דְּלָא סַגִּי דְּלָא מִיטַּמֵּא, הָכִי נָמֵי דְּפָטוּר?Rav Ada bar Ahava dit à Rava : Partout où il est écrit « acher », est-ce un acte qu'on accomplit si on le veut ? Mais alors : « Et l'homme qui deviendra tamé (impur) et ne se purifiera pas », et sera retranché (Nombres 19, 20), signifierait : s'il veut, il devient impur, et s'il veut, il ne devient pas impur. Pour un mèt mitsva (un mort sans personne pour l'enterrer), où il est impossible de ne pas se rendre impur, sera-t-il donc exempt ?
- שָׁאנֵי הָתָם, דְּאָמַר קְרָא:Là, c'est différent, car le verset dit :
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