Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַתְנִי׳ הָיוּ שְׁנַיִם רוֹאִין אוֹתוֹ, מֵחַלּוֹן זֶה, וּשְׁנַיִם רוֹאִין אוֹתוֹ מֵחַלּוֹן זֶה, וְאֶחָד מַתְרֶה בּוֹ בָּאֶמְצַע, בִּזְמַן שֶׁמִּקְצָתָן רוֹאִין אֵלּוּ אֶת אֵלּוּ – הֲרֵי אֵלּוּ עֵדוּת אַחַת, וְאִם לָאו – הֲרֵי אֵלּוּ שְׁתֵּי עֵדֻיוֹת. לְפִיכָךְ, אִם נִמְצֵאת אַחַת מֵהֶן זוֹמֶמֶת – הוּא וָהֵן נֶהֱרָגִין, וְהַשְּׁנִיָּה פְּטוּרָה.MICHNA : Si deux le voyaient commettre une transgression capitale depuis cette fenêtre, et deux le voyaient depuis cette autre fenêtre, et qu'un tiers l'avertissait au milieu : lorsqu'une partie d'entre eux se voient les uns les autres, ils forment un seul témoignage ; et sinon, ils forment deux témoignages. C'est pourquoi, si l'un des groupes se révèle zomem (faux témoins confondus par une hazama), lui et eux sont exécutés, et le second groupe est exempt.
- רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: לְעוֹלָם אֵין נֶהֱרָגִין עַד שֶׁיְּהוּ שְׁנֵי עֵדָיו מַתְרִין בּוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר ״עַל פִּי שְׁנַיִם עֵדִים״. דָּבָר אַחֵר: ״עַל פִּי שְׁנַיִם עֵדִים״ – שֶׁלֹּא תְּהֵא סַנְהֶדְרִין שׁוֹמַעַת מִפִּי הַתּוּרְגְּמָן.Rabbi Yossé dit : On n'est jamais exécuté à moins que ses deux témoins ne l'aient averti, comme il est dit : « Sur la parole de deux témoins » (Deutéronome 17, 6). Autre explication : « Sur la parole de deux témoins » : le Sanhédrin ne doit pas entendre le témoignage de la bouche d'un interprète.
- גְּמָ׳ אָמַר רַב זוּטְרָא בַּר טוֹבִיָּא אָמַר רַב: מִנַּיִן לְעֵדוּת מְיוּחֶדֶת שֶׁהִיא פְּסוּלָה? שֶׁנֶּאֱמַר: ״לֹא יוּמַת עַל פִּי עֵד אֶחָד״. מַאי אֶחָד? אִילֵּימָא עֵד אֶחָד מַמָּשׁ – מֵרֵישָׁא שָׁמְעִינַן לָהּ, ״עַל פִּי שְׁנַיִם עֵדִים״! אֶלָּא מַאי ״אֶחָד״? אֶחָד אֶחָד.GUEMARA : Rav Zoutra bar Touvia a dit au nom de Rav : D'où sait-on qu'un témoignage disjoint est invalide ? Comme il est dit : « Il ne sera pas mis à mort sur la parole d'un seul témoin » (Deutéronome 17, 6). Que signifie « un seul » ? Si l'on dit : un seul témoin au sens propre, nous le savons déjà du début du verset : « Sur la parole de deux témoins » ! Que signifie donc « un seul » ? Un, puis un : deux témoins séparés l'un de l'autre.
- תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: ״לֹא יוּמַת עַל פִּי עֵד אֶחָד״, לְהָבִיא שְׁנַיִם שֶׁרוֹאִים אוֹתוֹ אֶחָד מֵחַלּוֹן זֶה וְאֶחָד מֵחַלּוֹן זֶה, וְאֵין רוֹאִין זֶה אֶת זֶה, שֶׁאֵין מִצְטָרְפִין. וְלֹא עוֹד אֶלָּא אֲפִילּוּ בְּזֶה אַחַר זֶה בְּחַלּוֹן אֶחָד – אֵין מִצְטָרְפִין.Il a été enseigné de même dans une baraïta : « Il ne sera pas mis à mort sur la parole d'un seul témoin » : cela inclut le cas de deux qui le voient, l'un depuis cette fenêtre et l'autre depuis cette autre fenêtre, sans se voir l'un l'autre : ils ne se joignent pas. Et non seulement cela, mais même l'un après l'autre à une même fenêtre, ils ne se joignent pas.
- אֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא לְאַבָּיֵי: הַשְׁתָּא, וּמָה אֶחָד מֵחַלּוֹן זֶה וְאֶחָד מֵחַלּוֹן זֶה, דְּהַאי קָא חָזֵי כּוּלּוֹ מַעֲשֶׂה, וְהַאי קָא חָזֵי כּוּלּוֹ מַעֲשֶׂה – אָמְרַתְּ לָא מִצְטָרְפִי, בְּזֶה אַחַר זֶה, דְּהַאי חָזֵי פַּלְגָא דְמַעֲשֶׂה וְהַאי חָזֵי פַּלְגָא דְמַעֲשֶׂה, מִיבַּעְיָא? אֲמַר לֵיהּ: לֹא נִצְרְכָא אֶלָּא לְבוֹעֵל אֶת הָעֶרְוָה.Rav Pappa a dit à Abayé : Or, si dans le cas de l'un à cette fenêtre et de l'autre à cette autre fenêtre, où celui-ci voit tout l'acte et celui-là voit tout l'acte, tu dis qu'ils ne se joignent pas, faut-il encore le dire de l'un après l'autre, où celui-ci voit la moitié de l'acte et celui-là la moitié de l'acte ? Il lui a dit : Ce n'était nécessaire que pour celui qui a une relation avec une femme interdite, où chaque vision suffit à elle seule à établir la faute.
- אָמַר רָבָא: אִם הָיוּ רוֹאִין אֶת הַמַּתְרֶה, אוֹ הַמַּתְרֶה רוֹאֶה אוֹתָן – מִצְטָרְפִין. אָמַר רָבָא: מַתְרֶה שֶׁאָמְרוּ, אֲפִילּוּ מִפִּי עַצְמוֹ, וַאֲפִילּוּ מִפִּי הַשֵּׁד.Rava a dit : S'ils voyaient celui qui avertit, ou si celui qui avertit les voyait, ils se joignent. Rava a dit : Celui qui avertit dont les Sages ont parlé peut être même de sa propre bouche, celle de la victime, et même de la bouche d'un démon, c'est-à-dire d'une source inconnue.
- אָמַר רַב נַחְמָן: עֵדוּת מְיוּחֶדֶת כְּשֵׁירָה בְּדִינֵי מָמוֹנוֹת, דִּכְתִיב: ״לֹא יוּמַת עַל פִּי עֵד אֶחָד״ – בְּדִינֵי נְפָשׁוֹת הוּא דְּאֵין כְּשֵׁירָה, אֲבָל בְּדִינֵי מָמוֹנוֹת – כְּשֵׁירָה.Rav Na'hman a dit : Un témoignage disjoint est valable dans les procès d'argent, comme il est écrit : « Il ne sera pas mis à mort sur la parole d'un seul témoin » : c'est dans les procès capitaux qu'il n'est pas valable, mais dans les procès d'argent, il est valable.
- מַתְקֵיף לַהּ רַב זוּטְרָא: אֶלָּא מֵעַתָּה בְּדִינֵי נְפָשׁוֹת תַּצִּיל! אַלְּמָה תְּנַן ״הוּא וָהֵן נֶהֱרָגִין״? קַשְׁיָא.Rav Zoutra s'y est opposé : Mais s'il en est ainsi, dans les procès capitaux, il devrait sauver l'accusé ! Pourquoi donc avons-nous appris : « lui et eux sont exécutés » ? La Guemara conclut : C'est une kouchya (difficulté) qui demeure.
- רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר וְכוּ׳. אֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא לְאַבָּיֵי: וּמִי אִית לֵיהּ לְרַבִּי יוֹסֵי הַאי סְבָרָא? וְהָתְנַן רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: הַשּׂוֹנֵא – נֶהֱרָג, מִפְּנֵי שֶׁהוּא כְּמוּעָד וּמוּתְרֶה.La Michna a enseigné : Rabbi Yossé dit, etc. Rav Pappa a dit à Abayé : Rabbi Yossé admet-il donc ce raisonnement ? Mais n'avons-nous pas appris (plus loin, 9b) : Rabbi Yossé dit : L'ennemi qui a tué est exécuté, car il est comme quelqu'un d'averti et de prévenu !
- אֲמַר לֵיהּ: הָהוּא – רַבִּי יוֹסֵי בַּר יְהוּדָה הִיא. דְּתַנְיָא: רַבִּי יוֹסֵי בַּר יְהוּדָה אוֹמֵר: חָבֵר אֵין צָרִיךְ הַתְרָאָה, לְפִי שֶׁלֹּא נִיתְּנָה הַתְרָאָה אֶלָּא לְהַבְחִין בֵּין שׁוֹגֵג לְמֵזִיד.Il lui a dit : Celle-là est de Rabbi Yossé bar Yehouda, comme il a été enseigné : Rabbi Yossé bar Yehouda dit : Un 'haver (érudit) n'a pas besoin d'avertissement, car l'avertissement n'a été donné que pour distinguer entre l'involontaire et le volontaire.
- דָּבָר אַחֵר: ״עַל פִּי שְׁנַיִם עֵדִים״ – שֶׁלֹּא תְּהֵא סַנְהֶדְרִין שׁוֹמַעַת מִפִּי הַתּוּרְגְּמָן. הָנְהוּ לָעוֹזֵי דַּאֲתוֹ לְקַמֵּיהּ דְּרָבָא, אוֹקִי רָבָא תּוּרְגְּמָן בֵּינַיְיהוּ. וְהֵיכִי עֲבִיד הָכִי? וְהָתְנַן: שֶׁלֹּא תְּהֵא סַנְהֶדְרִין שׁוֹמַעַת מִפִּי הַתּוּרְגְּמָן! רָבָא מִידָּע הֲוָה יָדַע מָה דַּהֲווֹ אָמְרִי, וְאַהְדּוֹרֵי הוּא דְּלָא הֲוָה יָדַע.Autre explication : « Sur la parole de deux témoins » : le Sanhédrin ne doit pas entendre le témoignage de la bouche d'un interprète. Certaines personnes de langue étrangère vinrent devant Rava, et Rava plaça un interprète entre eux. Mais comment a-t-il pu agir ainsi ? N'avons-nous pas appris : « Le Sanhédrin ne doit pas entendre de la bouche d'un interprète » ? Rava savait ce qu'ils disaient, mais il ne savait pas leur répondre.
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