Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אִי אִיסְטָטִית הִיא זוֹ, אֲפִילּוּ כַּת רִאשׁוֹנָה נָמֵי לָא! אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: שֶׁקָדְמוּ וְהָרְגוּ.La Guemara demande : Si c'est une conjuration [istatit], et que l'on soupçonne le second groupe de mentir, même le premier groupe de témoins ne devrait pas non plus être exécuté ! Rabbi Abahou a dit : Il s'agit d'un cas où le tribunal a déjà exécuté le premier groupe avant l'arrivée des suivants.
- מַאי דַהֲוָה הֲוָה! אֶלָּא אָמַר רָבָא, הָכִי קָאָמַר: אִם אֵינָהּ אֶלָּא כַּת אַחַת – נֶהֱרֶגֶת, אִי אִיכָּא טְפֵי – אֵין נֶהֱרָגִין. הָא ״בִּלְבַד״ קָאָמַר! קַשְׁיָא.La Guemara objecte : Ce qui a été a été : à quoi bon l'enseigner ? Mais alors, Rava a dit : Voici ce qu'il veut dire : S'il n'y a qu'un seul groupe confondu, il est exécuté ; s'il y en a davantage, ils ne sont pas exécutés du tout. On objecte : Mais voici qu'il a dit « seul » le premier groupe, ce qui suppose qu'il y en a d'autres ! La Guemara conclut : C'est une kouchya (difficulté) qui demeure.
- הָהִיא אִיתְּתָא דַּאֲתַאי סָהֲדִי וְאִישְׁתַּקּוּר, אַיְיתִי סָהֲדִי וְאִישְׁתַּקּוּר. אֲזַלָה אַיְיתִי סָהֲדִי אַחֲרִינֵי דְּלָא אִישְׁתַּקּוּר. אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: הוּחְזְקָה זוֹ. אֲמַר לֵיהּ רַבִּי אֶלְעָזָר: אִם הִיא הוּחְזְקָה, כׇּל יִשְׂרָאֵל מִי הוּחְזְקוּ?À ce propos, la Guemara rapporte : Il y eut une certaine femme qui amena des témoins, et ils furent démentis ; elle amena d'autres témoins, et ils furent démentis. Elle alla amener d'autres témoins, qui ne furent pas démentis. Rech Lakich a dit : Celle-ci a acquis une présomption de produire de faux témoins, et l'on ne reçoit plus son témoignage. Rabbi Élazar lui a dit : Si elle a acquis une présomption, tout Israël a-t-il acquis une présomption ?
- זִימְנִין הָווּ יָתְבִי קַמֵּיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן, אֲתָא כִּי הַאי מַעֲשֶׂה לְקַמַּיְיהוּ. אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: הוּחְזְקָה זוֹ. אֲמַר לֵיהּ רַבִּי יוֹחָנָן: אִם הוּחְזְקָה זוֹ – כׇּל יִשְׂרָאֵל מִי הוּחְזְקוּ? הֲדַר חַזְיֵהּ לְרַבִּי אֶלְעָזָר בִּישׁוּת, אֲמַר לֵיהּ: שָׁמְעַתְּ מִילֵּי מִבַּר נַפָּחָא וְלָא אֲמַרְתְּ לִי מִשְּׁמֵיהּ?Une autre fois, ils étaient assis devant Rabbi Yo'hanan, et un cas semblable se présenta devant eux. Rech Lakich a dit : Celle-ci a acquis une présomption. Rabbi Yo'hanan lui a dit : Si celle-ci a acquis une présomption, tout Israël a-t-il acquis une présomption ? Rech Lakich se retourna et regarda Rabbi Élazar avec colère, et lui dit : Tu as entendu ces paroles de Bar Nappa'ha (littéralement « fils du forgeron », surnom de Rabbi Yo'hanan) et tu ne me les as pas dites en son nom ?
- לֵימָא רֵישׁ לָקִישׁ דְּאָמַר כְּרַבִּי יְהוּדָה, וְרַבִּי יוֹחָנָן דְּאָמַר כְּרַבָּנַן?La Guemara propose : Dirons-nous que Rech Lakich a parlé selon Rabbi Yehouda, qui récuse des témoins sur un simple soupçon, et que Rabbi Yo'hanan a parlé selon les Sages, qui ne les récusent pas ?
- אָמַר לָךְ רֵישׁ לָקִישׁ: אֲנָא דַּאֲמַרִי לָךְ אֲפִילּוּ לְרַבָּנַן – עַד כָּאן לָא קָא אָמְרִי רַבָּנַן הָתָם, דְּלֵיכָּא דְּקָא מְהַדַּר. אֲבָל הָכָא, אִיכָּא הָא דְּקָא מְהַדְּרָא.La Guemara rejette : Rech Lakich te dira : Moi, je parle même selon les Sages : Les Sages ne se sont prononcés ainsi que là-bas, dans la Michna, où il n'y a personne qui cherche à recruter des témoins. Mais ici, il y a celle-ci qui cherche à en recruter, ce qui éveille le soupçon.
- וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר לָךְ: אֲנָא דַּאֲמַרִי אֲפִילּוּ לְרַבִּי יְהוּדָה – עַד כָּאן לָא קָאָמַר רַבִּי יְהוּדָה הָתָם, דְּאָמְרִינַן: ״אַטּוּ כּוּלֵּי עָלְמָא גַּבֵּי הָנֵי הָווּ קָיְימִי?״, אֲבָל הָכָא, הָנֵי יָדְעִי בְּסָהֲדוּתָא, וְהָנֵי לָא יָדְעִי בְּסָהֲדוּתָא.Et Rabbi Yo'hanan te dira : Moi, je parle même selon Rabbi Yehouda : Rabbi Yehouda ne s'est prononcé ainsi que là-bas, car nous disons : « Tout le monde se tenait-il donc auprès de ceux-là ? » Mais ici, ceux-ci connaissent le témoignage, et ceux-là ne connaissent pas le témoignage : l'échec des premiers n'entache pas les derniers.
- מַתְנִי׳ אֵין הָעֵדִים זוֹמְמִין נֶהֱרָגִין עַד שֶׁיִּגָּמֵר הַדִּין. שֶׁהֲרֵי הַצַּדּוּקִין אוֹמְרִים: עַד שֶׁיֵּהָרֵג, שֶׁנֶּאֱמַר ״נֶפֶשׁ תַּחַת נָפֶשׁ״.MICHNA : Les témoins zomemin (faux témoins confondus) ne sont exécutés que si le jugement de l'accusé a été conclu avant leur confusion. Cela s'oppose à l'opinion des Saducéens, car les Saducéens disent : Ils ne sont exécutés que si l'accusé a été exécuté, comme il est dit : « vie pour vie » (Exode 21, 23 ; voir Deutéronome 19, 21).
- אָמְרוּ לָהֶם חֲכָמִים: וַהֲלֹא כְּבָר נֶאֱמַר ״וַעֲשִׂיתֶם לוֹ כַּאֲשֶׁר זָמַם לַעֲשׂוֹת לְאָחִיו״, וַהֲרֵי אָחִיו קַיָּים! וְאִם כֵּן לָמָּה נֶאֱמַר ״נֶפֶשׁ תַּחַת נָפֶשׁ״? יָכוֹל מִשָּׁעָה שֶׁקִּבְּלוּ עֵדוּתָן יֵהָרְגוּ? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״נֶפֶשׁ תַּחַת נָפֶשׁ״, הָא אֵינָם נֶהֱרָגִין עַד שֶׁיִּגָּמֵר הַדִּין.Les Sages leur ont dit : Mais n'est-il pas déjà dit : « Vous lui ferez comme il a projeté de faire à son frère » (Deutéronome 19, 19), et voici que son frère est encore en vie ! Et s'il en est ainsi, pourquoi est-il dit : « vie pour vie » ? On aurait pu penser que, dès le moment où l'on a reçu leur témoignage, ils seront exécutés s'ils sont confondus ; c'est pourquoi le verset dit : « vie pour vie » : ils ne sont donc exécutés que si le jugement a été conclu.
- גְּמָ׳ תָּנָא, בְּרִיבִּי אוֹמֵר: לֹא הָרְגוּ – נֶהֱרָגִין, הָרְגוּ – אֵין נֶהֱרָגִין. אָמַר אָבִיו: בְּנִי, לָאו קַל וָחוֹמֶר הוּא?GUEMARA : Il a été enseigné : Beribbi (nom d'un Sage) dit : S'ils n'ont pas tué l'accusé par leur témoignage, ils sont exécutés ; s'ils l'ont tué, ils ne sont pas exécutés. Son père lui a dit : Mon fils, n'est-ce pas un kal va'homer (raisonnement a fortiori) ? S'ils sont exécutés quand ils ont échoué, à plus forte raison quand ils ont réussi !
- אָמַר לוֹ: לִימַּדְתָּנוּ רַבֵּינוּ שֶׁאֵין עוֹנְשִׁין מִן הַדִּין. דְּתַנְיָא: ״אִישׁ אֲשֶׁר יִקַּח [אֶת] אֲחֹתוֹ בַּת אָבִיו אוֹ בַת אִמּוֹ״, אֵין לִי אֶלָּא בַּת אָבִיו שֶׁלֹּא בַּת אִמּוֹ וּבַת אִמּוֹ שֶׁלֹּא בַּת אָבִיו. בַּת אִמּוֹ וּבַת אָבִיו מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״עֶרְוַת אֲחֹתוֹ גִּלָּה״.Il lui a dit : Tu nous as enseigné, notre maître, qu'on ne punit pas sur la base d'un raisonnement. Comme il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique extérieur à la Michna) : « L'homme qui prendra sa sœur, fille de son père ou fille de sa mère » (Lévitique 20, 17) : je n'en sais que pour la fille de son père qui n'est pas la fille de sa mère, et la fille de sa mère qui n'est pas la fille de son père. La fille de sa mère et la fille de son père à la fois, d'où le sait-on ? Le verset dit : « Il a découvert la nudité de sa sœur » (Lévitique 20, 17).
- עַד שֶׁלֹּא יֵאָמֵר יֵשׁ לִי בַּדִּין: אִם עָנַשׁ עַל בַּת אָבִיו שֶׁלֹּא בַּת אִמּוֹ, וּבַת אִמּוֹ שֶׁלֹּא בַּת אָבִיו – בַּת אָבִיו וּבַת אִמּוֹ לֹא כׇּל שֶׁכֵּן? הָא לָמַדְתָּ שֶׁאֵין עוֹנְשִׁין מִן הַדִּין.Avant même que cela soit dit, j'ai une preuve par le raisonnement : S'il a puni pour la fille de son père qui n'est pas la fille de sa mère, et pour la fille de sa mère qui n'est pas la fille de son père, pour la fille de son père et de sa mère, à plus forte raison ! Puisque le verset l'a pourtant écrit explicitement, tu en apprends qu'on ne punit pas sur la base d'un raisonnement.
- עוֹנֶשׁ שָׁמַעְנוּ, אַזְהָרָה מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר ״עֶרְוַת אֲחוֹתְךָ בַת אָבִיךָ אוֹ בַת אִמֶּךָ״. אֵין לִי אֶלָּא בַּת אָבִיו שֶׁלֹּא בַּת אִמּוֹ, וּבַת אִמּוֹ שֶׁלֹּא בַּת אָבִיו. בַּת אָבִיו וּבַת אִמּוֹ מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״עֶרְוַת בַּת אֵשֶׁת אָבִיךָ מוֹלֶדֶת אָבִיךָ אֲחוֹתְךָ הִוא״.Nous avons entendu la punition ; l'interdit, d'où le sait-on ? Le verset dit : « La nudité de ta sœur, fille de ton père ou fille de ta mère » (Lévitique 18, 9). Je n'en sais que pour la fille de son père qui n'est pas la fille de sa mère, et la fille de sa mère qui n'est pas la fille de son père. La fille de son père et de sa mère, d'où le sait-on ? Le verset dit : « La nudité de la fille de la femme de ton père, née de ton père, elle est ta sœur » (Lévitique 18, 11).
- עַד שֶׁלֹּא יֵאָמֵר יֵשׁ לִי מִן הַדִּין: מָה אִם הוּזְהַר עַל בַּת אִמּוֹ שֶׁלֹּא בַּת אָבִיו, וּבַת אָבִיו שֶׁלֹּא בַּת אִמּוֹ, בַּת אָבִיו וּבַת אִמּוֹ לֹא כׇּל שֶׁכֵּן? הָא לָמַדְתָּ שֶׁאֵין מַזְהִירִין מִן הַדִּין.Avant même que cela soit dit, j'ai une preuve par le raisonnement : Si l'on a été averti au sujet de la fille de sa mère qui n'est pas la fille de son père, et de la fille de son père qui n'est pas la fille de sa mère, pour la fille de son père et de sa mère, à plus forte raison ! Puisque le verset l'a pourtant écrit, tu en apprends qu'on n'établit pas d'interdit sur la base d'un raisonnement.
- חַיָּיבֵי מַלְקִיּוֹת מִנַּיִן – תַּלְמוּד לוֹמַר ״רָשָׁע״ ״רָשָׁע״.Selon Rachi, la Guemara revient ici à la Michna : Pour ceux qui sont passibles de coups de fouet, d'où le sait-on, que des témoins zomemin ne les reçoivent que si le jugement a été conclu ? Le verset dit « méchant », « méchant » : c'est une guezéra chava (analogie textuelle) entre le « méchant » passible de mort (Nombres 35, 31) et le « méchant » passible de coups de fouet (Deutéronome 25, 2).
- חַיָּיבֵי גָּלִיּוֹת מִנַּיִן – אָתְיָא ״רֹצֵחַ״ ״רֹצֵחַ״.Pour ceux qui sont passibles d'exil, d'où le sait-on ? Cela se déduit de « meurtrier », « meurtrier » : par une analogie entre le meurtrier volontaire (Nombres 35, 21) et le meurtrier involontaire (Nombres 35, 11).
- תַּנְיָא, אָמַר רַבִּי יְהוּדָה בֶּן טָבַאי: אֶרְאֶה בְּנֶחָמָה אִם לֹא הָרַגְתִּי עֵד זוֹמֵם. לְהוֹצִיא מִלִּבָּן שֶׁל צַדּוּקִים, שֶׁהָיוּ אוֹמְרִים: אֵין הָעֵדִים זוֹמְמִין נֶהֱרָגִין עַד שֶׁיֵּהָרֵג הַנִּדּוֹן.Il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Yehouda ben Tabbaï a dit : Puissé-je ne pas voir la consolation d'Israël si je n'ai pas exécuté un témoin zomem seul, afin d'extirper cette opinion du cœur des Saducéens, qui disaient : Les témoins zomemin ne sont exécutés que si l'accusé a été exécuté.
- אָמַר לוֹ שִׁמְעוֹן בֶּן שָׁטַח: אֶרְאֶה בְּנֶחָמָה אִם לֹא שָׁפַכְתָּ דָּם נָקִי, שֶׁהֲרֵי אָמְרוּ חֲכָמִים: אֵין הָעֵדִים זוֹמְמִין נֶהֱרָגִין עַד שֶׁיִּזּוֹמּוּ שְׁנֵיהֶם, וְאֵין לוֹקִין עַד שֶׁיִּזּוֹמּוּ שְׁנֵיהֶם.Chimon ben Cheta'h lui a dit : Puissé-je ne pas voir la consolation si tu n'as pas versé un sang innocent, car les Sages ont dit : Les témoins zomemin ne sont exécutés que si tous deux sont confondus, et ils ne reçoivent les coups de fouet que si tous deux sont confondus.
- מִיָּד קִבֵּל עָלָיו רַבִּי יְהוּדָה בֶּן טָבַאי שֶׁאֵינוֹ מוֹרֶה הוֹרָאָה אֶלָּא לִפְנֵי שִׁמְעוֹן בֶּן שָׁטַח. וְכׇל יָמָיו שֶׁל רַבִּי יְהוּדָה בֶּן טָבַאי הָיָה מִשְׁתַּטֵּחַ עַל קִבְרוֹ שֶׁל אוֹתוֹ הָעֵד, וְהָיָה קוֹלוֹ נִשְׁמָע, וְכִסְבוּרִין הָעָם לוֹמַר: קוֹלוֹ שֶׁל הָרוּג. אָמַר: קוֹלִי שֶׁלִּי הוּא, תֵּדְעוּ – לְמָחָר הוּא מֵת, אֵין קוֹלוֹ נִשְׁמָע.Aussitôt, Rabbi Yehouda ben Tabbaï prit sur lui de ne rendre de décision qu'en présence de Chimon ben Cheta'h. Et tous les jours de la vie de Rabbi Yehouda ben Tabbaï, il se prosternait sur la tombe de ce témoin pour implorer son pardon, et sa voix était entendue, et le peuple pensait que c'était la voix de l'exécuté. Il dit : C'est ma voix ; sachez-le : demain il mourra, et sa voix ne sera plus entendue (il parlait ainsi de lui-même).
- אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרָבָא לְרַב אָשֵׁי: דִּלְמָא בְּדִינָא קָם בַּהֲדֵיהּ, אִי נָמֵי פַּיּוֹסֵי פַּיְּיסֵיהּ.Rav A'ha fils de Rava a dit à Rav Achi : Cela ne prouve rien : peut-être l'exécuté s'est-il présenté en jugement avec lui devant le tribunal céleste, ou bien Rabbi Yehouda ben Tabbaï l'a-t-il apaisé dans le monde futur.
- מַתְנִי׳ ״עַל פִּי שְׁנַיִם עֵדִים אוֹ שְׁלֹשָׁה עֵדִים יוּמַת הַמֵּת״ – אִם מִתְקַיֶּימֶת הָעֵדוּת בִּשְׁנַיִם לָמָּה פָּרַט הַכָּתוּב בִּשְׁלֹשָׁה? אֶלָּא לְהַקִּישׁ שְׁלֹשָׁה לִשְׁנַיִם: מָה שְׁלֹשָׁה מְזִימִּין אֶת הַשְּׁנַיִם, אַף הַשְּׁנַיִם יָזוֹמּוּ אֶת הַשְּׁלֹשָׁה. וּמִנַּיִן אֲפִילּוּ מֵאָה? תַּלְמוּד לוֹמַר ״עֵדִים״.MICHNA : « Sur la parole de deux témoins ou de trois témoins sera mis à mort celui qui doit mourir » (Deutéronome 17, 6). Si le témoignage est valable avec deux, pourquoi le verset a-t-il précisé trois ? C'est plutôt pour comparer trois à deux : De même que trois peuvent confondre les deux, de même les deux peuvent confondre les trois. Et d'où sait-on qu'il en va ainsi même pour cent ? Le verset dit : « témoins », mot autrement superflu.
- רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: מָה שְׁנַיִם אֵינָן נֶהֱרָגִין עַד שֶׁיִּהְיוּ שְׁנֵיהֶם זוֹמְמִין – אַף שְׁלֹשָׁה אֵינָן נֶהֱרָגִין עַד שֶׁיִּהְיוּ שְׁלׇשְׁתָּם זוֹמְמִין. וּמִנַּיִן אֲפִילּוּ מֵאָה – תַּלְמוּד לוֹמַר ״עֵדִים״.Rabbi Chimon dit : De même que deux ne sont exécutés que si tous deux sont zomemin, de même trois ne sont exécutés que si tous trois sont zomemin. Et d'où sait-on qu'il en va ainsi même pour cent ? Le verset dit : « témoins ».
- רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: לֹא בָּא הַשְּׁלִישִׁי לְהָקֵל, אֶלָּא לְהַחֲמִיר עָלָיו וְלַעֲשׂוֹת דִּינוֹ כַּיּוֹצֵא בָּאֵלּוּ.Rabbi Akiva dit : Le troisième n'est pas mentionné pour alléger son cas, mais pour être sévère à son égard et rendre sa règle identique à celle de ceux-là, les deux premiers : bien que le témoignage soit valable sans lui, il subit le même sort s'il est confondu.
- וְאִם כֵּן עָנַשׁ הַכָּתוּב לַנִּטְפָּל לְעוֹבְרֵי עֲבֵירָה כְּעוֹבְרֵי עֲבֵירָה – עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה יְשַׁלֵּם שָׂכָר לַנִּטְפָּל לְעוֹשֵׂי מִצְוָה כְּעוֹשֵׂי מִצְוָה.Et si le verset a puni ainsi celui qui se joint aux transgresseurs comme les transgresseurs eux-mêmes, à combien plus forte raison D.ieu accordera-t-Il une récompense à celui qui se joint à ceux qui accomplissent une mitsva comme à ceux qui accomplissent la mitsva.
- וּמָה שְׁנַיִם נִמְצָא אֶחָד מֵהֶן קָרוֹב אוֹ פָּסוּל – עֵדוּתָן בְּטֵלָה, אַף שְׁלֹשָׁה נִמְצָא אֶחָד מֵהֶן קָרוֹב אוֹ פָּסוּל – עֵדוּתָן בְּטֵלָה. מִנַּיִן אֲפִילּוּ מֵאָה? תַּלְמוּד לוֹמַר ״עֵדִים״.Et de même que pour deux témoins, si l'un d'eux se révèle être un proche parent ou inapte, leur témoignage est annulé, de même pour trois, si l'un d'eux se révèle être un proche parent ou inapte, leur témoignage est annulé. D'où sait-on qu'il en va ainsi même pour cent ? Le verset dit : « témoins ».
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