Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- גְּמָ׳ מַאי טַעְמָא – מִשּׁוּם ״נִקְלָה״.GUEMARA : Quelle est la raison pour laquelle le préposé déchire les vêtements de celui que l'on flagelle, comme l'enseigne la Michna (enseignement des Tannaïm, Sages de cette époque, compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) ? C'est à cause du mot « sera avili » dans le verset : « Il le frappera de quarante coups… et ton frère sera avili à tes yeux » (Deutéronome 25, 3) ; déchirer ses vêtements participe de cet avilissement.
- אָמַר רַב שֵׁשֶׁת מִשּׁוּם רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה: מִנַּיִן לִרְצוּעָה שֶׁהִיא שֶׁל עֵגֶל – דִּכְתִיב ״אַרְבָּעִים יַכֶּנּוּ״, וּסְמִיךְ לֵיהּ ״לֹא תַחְסֹם שׁוֹר בְּדִישׁוֹ״.Rav Chéchet a dit au nom de Rabbi Elazar ben Azarya : D'où savons-nous, au sujet de la lanière de la flagellation, qu'elle est faite de la peau d'un veau ? Comme il est écrit : « Il le frappera de quarante coups » (Deutéronome 25, 3), et juste à côté il est écrit : « Tu ne muselleras pas le bœuf pendant qu'il foule le grain » (Deutéronome 25, 4) ; la proximité indique que la lanière provient d'un bovin.
- וְאָמַר רַב שֵׁשֶׁת מִשּׁוּם רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה: מִנַּיִן לִיבָמָה שֶׁנָּפְלָה לִפְנֵי מוּכֵּה שְׁחִין, שֶׁאֵין חוֹסְמִין אוֹתָהּ – דִּכְתִיב ״לֹא תַחְסֹם שׁוֹר בְּדִישׁוֹ״, וּסְמִיךְ לֵיהּ ״כִּי יֵשְׁבוּ אַחִים יַחְדָּו וְגוֹ׳״.Et Rav Chéchet a dit au nom de Rabbi Elazar ben Azarya : D'où savons-nous, au sujet d'une yevama (veuve sans enfants soumise au lévirat) échue à un beau-frère atteint de furoncles, que l'on ne la « muselle » pas, c'est-à-dire qu'on ne la réprimande pas pour la faire taire lorsqu'elle refuse ce mariage ? Comme il est écrit : « Tu ne muselleras pas le bœuf pendant qu'il foule le grain », et juste à côté : « Lorsque des frères demeureront ensemble, etc. » (Deutéronome 25, 5), la section du lévirat.
- וְאָמַר רַב שֵׁשֶׁת מִשּׁוּם רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה: כׇּל הַמְבַזֶּה אֶת הַמּוֹעֲדִים כְּאִילּוּ עוֹבֵד עֲבוֹדָה זָרָה, דִּכְתִיב ״אֱלֹהֵי מַסֵּכָה לֹא תַעֲשֶׂה לָּךְ״, וּסְמִיךְ לֵיהּ ״אֶת חַג הַמַּצּוֹת תִּשְׁמֹר״.Et Rav Chéchet a dit au nom de Rabbi Elazar ben Azarya : Quiconque traite avec mépris les fêtes, c'est comme s'il pratiquait l'idolâtrie, comme il est écrit : « Tu ne te feras pas de dieux de fonte » (Exode 34, 17), et juste à côté : « Tu observeras la fête des Matsot » (Exode 34, 18).
- וְאָמַר רַב שֵׁשֶׁת מִשּׁוּם רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה: כׇּל הַמְסַפֵּר לָשׁוֹן הָרָע, וְכֵן הַמְקַבֵּל לָשׁוֹן הָרָע, וְכׇל הַמֵּעִיד עֵדוּת שֶׁקֶר – רָאוּי לְהַשְׁלִיכוֹ לִכְלָבִים, דִּכְתִיב ״לַכֶּלֶב תַּשְׁלִכוּן אֹתוֹ״, וּסְמִיךְ לֵיהּ ״לֹא תִשָּׂא שֵׁמַע שָׁוְא וְגוֹ׳״, קְרִי בֵּיהּ נָמֵי ״לֹא תַשִּׂיא״.Et Rav Chéchet a dit au nom de Rabbi Elazar ben Azarya : Quiconque profère de la médisance, de même que celui qui accepte la médisance pour vraie, et quiconque porte un faux témoignage, mérite d'être jeté aux chiens, comme il est écrit : « Au chien vous le jetterez » (Exode 22, 30), et juste à côté : « Tu n'accepteras pas [lo tissa] un bruit mensonger, etc. » (Exode 23, 1), et lis-y aussi : « Tu ne feras pas accepter » [lo tassi], ce qui vise celui qui répand ce bruit mensonger.
- וּשְׁתֵּי רְצוּעוֹת וְכוּ׳. תָּנָא: שֶׁל חֲמוֹר. כִּדְדָרֵישׁ הָהוּא גָּלִילָאָה עֲלֵיהּ דְּרַב חִסְדָּא: ״יָדַע שׁוֹר קֹנֵהוּ וַחֲמוֹר אֵבוּס בְּעָלָיו יִשְׂרָאֵל לֹא יָדַע וְגוֹ׳״, אָמַר הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: יָבֹא מִי שֶׁמַּכִּיר אֵבוּס בְּעָלָיו, וְיִפָּרַע מִמִּי שֶׁאֵינוֹ מַכִּיר אֵבוּס בְּעָלָיו.La Michna enseigne : « Et deux lanières, etc. » montent et descendent le long de la lanière principale. Il a été enseigné : Elles sont en peau d'âne. Comme l'a expliqué un certain Galiléen devant Rav 'Hisda : « Le bœuf connaît son acquéreur, et l'âne la mangeoire de son maître ; Israël ne connaît pas, etc. » (Isaïe 1, 3). Le Saint, béni soit-Il, a dit : Que vienne celui qui reconnaît la mangeoire de son maître, le bœuf et l'âne, sous la forme des lanières faites de leur peau, et qu'il se fasse payer par celui qui ne reconnaît pas la mangeoire de son Maître et transgresse.
- יָדָהּ טֶפַח וְכוּ׳. אָמַר אַבָּיֵי: שְׁמַע מִינַּהּ כֹּל חַד וְחַד לְפוּם גַּבֵּיהּ עָבְדִינַן לֵיהּ. אֲמַר לֵיהּ רָבָא: אִם כֵּן נַפֵּישׁ לְהוּ רְצוּעוֹת טוּבָא! אֶלָּא אָמַר רָבָא: אַבְקָתָא אִית לַיהּ, כִּי בָּעֵי מְיקַטַּר בַּיהּ, כִּי בָּעֵי מְרַפֵּה בַּהּ.La Michna enseigne : « Son manche fait un téfa'h (une largeur de main), etc. », et la lanière doit atteindre le haut du ventre. Abayé a dit : Déduis-en que pour chacun, nous en fabriquons une à la mesure de son dos. Rava lui a dit : S'il en est ainsi, les lanières seraient beaucoup trop nombreuses au tribunal ! Mais plutôt, Rava a dit : Elle comporte une boucle ; quand il veut, le préposé la resserre pour raccourcir la lanière, et quand il veut, il la relâche pour l'allonger.
- מַלְקִין אוֹתוֹ וְכוּ׳. מְנָא הָנֵי מִילֵּי? אָמַר רַב כָּהֲנָא: דְּאָמַר קְרָא ״וְהִפִּילוֹ הַשֹּׁפֵט וְהִכָּהוּ לְפָנָיו כְּדֵי רִשְׁעָתוֹ בְּמִסְפָּר״ – רִשְׁעָה אַחַת מִלְּפָנָיו, שְׁתֵּי רִשְׁעָיוֹת מֵאַחֲרָיו.La Michna enseigne : « On le flagelle, etc. », un tiers des coups par-devant et deux tiers par-derrière. D'où savons-nous cela ? Rav Kahana a dit : C'est ce que dit le verset : « Le juge le fera pencher et le fera frapper devant lui selon sa méchanceté, par nombre » (Deutéronome 25, 2) ; le mot « sa méchanceté » est suivi de « par nombre » pour indiquer un compte : une part de méchanceté par-devant lui, deux parts de méchanceté par-derrière lui.
- אֵין מַלְקִין אוֹתוֹ וְכוּ׳. אָמַר רַב חִסְדָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מִנַּיִן לִרְצוּעָה שֶׁהִיא מוּכְפֶּלֶת – שֶׁנֶּאֱמַר ״וְהִפִּילוֹ״. וְהָא מִיבְּעֵי לֵיהּ לְגוּפֵיהּ! אִם כֵּן לִכְתּוֹב קְרָא ״יַטֵּיהוּ״, מַאי ״הִפִּילוֹ״? שְׁמַע מִינַּהּ תַּרְתֵּי.La Michna enseigne : « On ne le flagelle pas debout ni assis, etc. », mais penché. Rav 'Hisda a dit que Rabbi Yo'hanan a dit : D'où savons-nous, au sujet de la lanière, qu'elle est pliée en deux ? Comme il est dit : « Vehippilo » (il le fera pencher), que l'on rapproche de la racine araméenne signifiant « doubler ». Mais ce verset n'est-il pas nécessaire pour son sens propre, à savoir que le condamné est penché ? S'il en était ainsi, c'est-à-dire si seul ce sens était visé, que le verset écrive : « Yattéhou » (il le courbera). Pourquoi « hippilo » ? Déduis-en deux enseignements.
- הַמַּכֶּה מַכֶּה בְּיָדוֹ. תָּנוּ רַבָּנַן: אֵין מַעֲמִידִין חַזָּנִין אֶלָּא חֲסֵירֵי כֹחַ וִיתֵירֵי מַדָּע. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אֲפִילּוּ חֲסֵירֵי מַדָּע וִיתֵירֵי כֹּחַ.La Michna enseigne : « Celui qui frappe frappe d'une main. » Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : On n'établit comme préposés que des hommes de faible force et de grand savoir. Rabbi Yehouda dit : Même des hommes de faible savoir et de grande force.
- אָמַר רָבָא: כְּווֹתֵיהּ דְּרַבִּי יְהוּדָה מִסְתַּבְּרָא, דִּכְתִיב ״לֹא יוֹסִיף... פֶּן יוֹסִיף״, אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא חֲסֵירֵי מַדָּע – הַיְינוּ דִּצְרִיךְ לְאַזְהוֹרֵי. אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ יְתֵירֵי מַדָּע – מִי צְרִיךְ לְאַזְהוֹרֵי? וְרַבָּנַן: אֵין מְזָרְזִין אֶלָּא לַמְזוֹרָז.Rava a dit : C'est conformément à Rabbi Yehouda qu'il est logique de trancher, comme il est écrit : « Il n'ajoutera pas… de peur qu'il n'ajoute » (Deutéronome 25, 3). Certes, si tu dis que l'on peut établir des hommes de faible savoir, c'est pour cela qu'il faut les avertir. Mais si tu dis qu'il s'agit d'hommes de grand savoir, faut-il les avertir ? Et nos Maîtres répondent : On ne stimule que celui qui est déjà diligent, c'est donc précisément à l'homme savant que s'adresse l'avertissement.
- תָּנָא: כְּשֶׁהוּא מַגְבִּיהַּ – מַגְבִּיהַּ בִּשְׁתֵּי יָדָיו, וּכְשֶׁהוּא מַכֶּה – מַכֶּה בְּיָדוֹ אַחַת, כִּי הֵיכִי (דְּלֵיתֵא) [דְּתֵיתֵי] מִדִּידֵיהּ.Il a été enseigné : Lorsqu'il lève la lanière, il la lève des deux mains, et lorsqu'il frappe, il frappe d'une seule main, afin que le coup vienne de lui, de sa propre force et de façon mesurée.
- וְהַקּוֹרֵא קוֹרֵא וְכוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: הַגָּדוֹל שֶׁבַּדַּיָּינִין קוֹרֵא, הַשֵּׁנִי מוֹנֶה, וְהַשְּׁלִישִׁי אוֹמֵר: ״הַכֵּהוּ״! בִּזְמַן שֶׁמַּכָּה מְרוּבָּה – מַאֲרִיךְ, בִּזְמַן שֶׁמַּכָּה מוּעֶטֶת – מְקַצֵּר. וְהָא אֲנַן תְּנַן: חוֹזֵר לִתְחִלַּת הַמִּקְרָא! מִצְוָה לְצַמְצֵם, וְאִי[ם] לֹא צִמְצֵם – חוֹזֵר לִתְחִלַּת הַמִּקְרָא.La Michna enseigne : « Et le lecteur lit, etc. » Nos Maîtres ont enseigné : Le plus grand des juges lit les versets, le deuxième compte les coups, et le troisième dit au préposé : « Frappe-le ! » Lorsque le nombre de coups est élevé, il allonge sa lecture ; lorsque le nombre de coups est réduit, il l'abrège. Mais nous avons pourtant appris dans la Michna : Il revient au début du texte, signe que la lecture n'est pas ajustée au nombre de coups ! La mitsva (le commandement) est d'ajuster exactement la lecture aux coups, et s'il n'a pas ajusté et qu'il a terminé avant la fin, il revient au début du texte.
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״מַכָּה רַבָּה״, אֵין לִי אֶלָּא מַכָּה רַבָּה, מַכָּה מוּעֶטֶת מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״לֹא יוֹסִיף״. אִם כֵּן, מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״מַכָּה רַבָּה״? לִימֵּד עַל הָרִאשׁוֹנוֹת שֶׁהֵן מַכָּה רַבָּה.Nos Maîtres ont enseigné : « Un grand coup » (Deutéronome 25, 3) : je ne sais cet interdit d'ajouter que pour un grand coup ; pour un coup réduit, d'où le savons-nous ? Le verset dit : « Il n'ajoutera pas », de toute façon. S'il en est ainsi, pourquoi le verset dit-il « un grand coup » ? Il enseigne, au sujet des premiers coups, qu'ils sont un grand coup, donnés de toute la force du préposé.
- נִתְקַלְקֵל וְכוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: אֶחָד הָאִישׁ וְאֶחָד הָאִשָּׁה בְּרֵיעִי וְלֹא בְּמַיִם, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: הָאִישׁ בְּרֵיעִי, וְהָאִשָּׁה בְּמַיִם. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֶחָד הָאִישׁ וְאֶחָד הָאִשָּׁה – בֵּין בְּרֵיעִי בֵּין בְּמַיִם.La Michna enseigne : « S'il s'est sali, etc. » Nos Maîtres ont enseigné : L'homme comme la femme sont dispensés de la suite des coups par les excréments, et non par l'urine ; telles sont les paroles de Rabbi Méïr. Rabbi Yehouda dit : L'homme par les excréments, et la femme même par l'urine. Et les Sages disent : L'homme comme la femme, aussi bien par les excréments que par l'urine.
- וְהָתַנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אֶחָד הָאִישׁ וְאֶחָד הָאִשָּׁה – בְּרֵיעִי! אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: שְׁנֵיהֶם שָׁוִין בְּרֵיעִי.Mais il a pourtant été enseigné dans une baraïta : Rabbi Yehouda dit : L'homme comme la femme, par les excréments, ce qui semble exclure l'urine même pour la femme ! Rav Na'hman bar Yits'hak a dit : Cette baraïta signifie seulement que tous deux sont égaux pour les excréments, sans exclure que la femme soit dispensée aussi par l'urine.
- אָמַר שְׁמוּאֵל: כְּפָתוּהוּ, וְרָץ מִבֵּית דִּין – פָּטוּר. מֵיתִיבִי: קָלָה, בֵּין בָּרִאשׁוֹנָה בֵּין בַּשְּׁנִיָּה – פּוֹטְרִין אוֹתוֹ. נִפְסְקָה רְצוּעָה בַּשְּׁנִיָּה – פּוֹטְרִין אוֹתוֹ, בָּרִאשׁוֹנָה – אֵין פּוֹטְרִין אוֹתוֹ. אַמַּאי? לֶהֱוֵי כְּרָץ! הָתָם רָץ, הָכָא לָא רָץ.Chmouel a dit : Si on l'a ligoté et qu'il s'est enfui du tribunal, il est pétour (exempt). On a objecté à partir d'une baraïta : S'il s'est avili en se salissant, que ce soit au premier lever de la lanière ou au second, on l'exempte. Si la lanière s'est rompue au second lever, on l'exempte ; au premier, on ne l'exempte pas. Pourquoi ? Qu'il soit comme celui qui s'est enfui ! La Guemara répond : Là, il s'est enfui ; ici, il ne s'est pas enfui.
- תָּנוּ רַבָּנַן: אֲמָדוּהוּ לִכְשֶׁיִּלְקֶה קָלֶה – פּוֹטְרִין אוֹתוֹ. לִכְשֶׁיֵּצֵא מִבֵּית דִּין קָלֶה – מַלְקִין אוֹתוֹ. וְלֹא עוֹד אֶלָּא, אֲפִילּוּ קָלָה בַּתְּחִלָּה – מַלְקִין אוֹתוֹ שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְהִכָּהוּ וְגוֹ׳ וְנִקְלָה״ וְלֹא שֶׁלָּקָה כְּבָר בְּבֵית דִּין.Nos Maîtres ont enseigné : Si on a évalué à son sujet qu'une fois flagellé il sera avili en se salissant, on l'exempte. Si on a évalué que c'est seulement lorsqu'il sortira du tribunal qu'il sera avili, on le flagelle. Et bien plus encore : même s'il a été avili dès le début, avant tout coup, on le flagelle, comme il est dit : « Il le fera frapper, etc., et sera avili » (Deutéronome 25, 2-3), c'est-à-dire avili par les coups, et non celui qui s'est déjà avili au tribunal.
- מַתְנִי׳ כׇּל חַיָּיבֵי כָרֵיתוֹת שֶׁלָּקוּ – נִפְטְרוּ יְדֵי כְּרִיתָתָם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְנִקְלָה אָחִיךָ לְעֵינֶיךָ״ – כְּשֶׁלָּקָה הֲרֵי הוּא כְּאָחִיךָ, דִּבְרֵי רַבִּי חֲנַנְיָה בֶּן גַּמְלִיאֵל.MICHNA : Tous ceux qui sont passibles de karèt (retranchement de l'âme, châtiment céleste) et qui ont été flagellés sont dispensés de leur karèt, comme il est dit : « Et ton frère sera avili à tes yeux » (Deutéronome 25, 3) : une fois qu'il a été flagellé, il est comme ton frère, sa faute étant expiée ; telles sont les paroles de Rabbi 'Hanania ben Gamliel.
- וְאָמַר רַבִּי חֲנַנְיָה בֶּן גַּמְלִיאֵל: מָה אִם הָעוֹבֵר עֲבֵירָה אַחַת נוֹטֵל נַפְשׁוֹ עָלֶיהָ, הָעוֹשֶׂה מִצְוָה אַחַת עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה שֶׁתִּנָּתֵן לוֹ נַפְשׁוֹ. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: מִמְּקוֹמוֹ הוּא לָמֵד, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְנִכְרְתוּ הַנְּפָשׁוֹת הָעֹשֹׂת וְגוֹ׳״Et Rabbi 'Hanania ben Gamliel a dit : Si pour celui qui commet une seule transgression on lui prend son âme à cause d'elle, pour celui qui accomplit une seule mitsva, à plus forte raison son âme lui sera donnée. Rabbi Chimon dit : On l'apprend de son propre passage, comme il est dit : « Et les âmes qui font ces actes seront retranchées, etc. » (Lévitique 18, 29), et il est dit plus haut :
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.