Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- קָסָבַר רַבִּי יוֹסֵי: שְׂרִיטָה וּגְדִידָה אַחַת הִיא, וּכְתִיב הָתָם ״לְמֵת״.Rabbi Yossé tire cette règle d'une autre source : car Rabbi Yossé est d'avis que l'incision (seritta) et la lacération (guedida) sont une seule et même transgression, et il est écrit là-bas, à propos de la lacération : « Vous ne vous lacérerez pas et vous ne vous ferez pas de tonsure entre les yeux pour un mort » (Deutéronome 14, 1). L'interdit ne vise donc que celui qui se blesse en deuil d'un mort, et Rabbi Yossé peut déduire de l'expression « pour une âme » qu'on est passible pour chaque mort sur lequel on s'est incisé.
- אָמַר שְׁמוּאֵל: הַמְשָׂרֵט בִּכְלִי – חַיָּיב. מֵיתִיבִי: שְׂרִיטָה וּגְדִידָה אַחַת הִיא, אֶלָּא שֶׁשְּׂרִיטָה בַּיָּד וּגְדִידָה בִּכְלִי! הוּא דְּאָמַר כְּרַבִּי יוֹסֵי.À ce propos, Chmouel a dit : Celui qui s'incise avec un instrument, en deuil d'un mort, est passible ('hayav). On a objecté à partir d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : L'incision et la lacération sont une seule et même transgression, si ce n'est que l'incision se fait à la main, avec les ongles, et la lacération avec un instrument ! Il apparaît donc qu'une incision ne se fait pas avec un instrument. On répond : C'est lui, Chmouel, qui a parlé selon l'opinion de Rabbi Yossé, pour qui l'incision et la lacération sont en tout point identiques.
- תָּנֵי תַּנָּא קַמֵּיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן: עַל מֵת, בֵּין בַּיָּד בֵּין בִּכְלִי – חַיָּיב, עַל עֲבוֹדָה זָרָה, בַּיָּד – חַיָּיב, בִּכְלִי – פָּטוּר. וְהָא אִיפְּכָא כְּתִיב: ״וַיִּתְגֹּדְדוּ כְּמִשְׁפָּטָם בַּחֲרָבוֹת וּבָרְמָחִים״! אֶלָּא אֵימָא: בַּיָּד – פָּטוּר, בִּכְלִי – חַיָּיב.Un Tanna (ici, répétiteur des enseignements tannaïtiques) a enseigné devant Rabbi Yo'hanan : Celui qui s'incise pour un mort, que ce soit à la main ou avec un instrument, est passible ; pour l'idolâtrie, à la main, il est passible ; avec un instrument, il est exempt (pétour). Rabbi Yo'hanan s'en étonna : Mais c'est l'inverse qui est écrit à propos des prêtres du Baal : « Et ils se lacérèrent selon leur coutume, avec des épées et des lances » (I Rois 18, 28) ! La coutume idolâtre est donc de se lacérer avec un instrument. Mais dis plutôt : pour l'idolâtrie, à la main, il est exempt ; avec un instrument, il est passible.
- וְחַיָּיב עַל הָרֹאשׁ. מַחְוֵי רַב שֵׁשֶׁת בֵּין פִּירְקֵי רֵישָׁא. וְעַל הַזָּקָן, שְׁתַּיִם מִכָּאן וּשְׁתַּיִם מִכָּאן וְאַחַת מִלְּמַטָּה. מַחְוֵי רַב שֵׁשֶׁת בֵּין פִּירְקֵי דִּיקְנָא.La Michna enseigne : Et on est passible pour avoir arrondi les coins de la tête, pour un côté et pour l'autre. Rav Chéchèt montrait du geste l'endroit entre les articulations de la tête, c'est-à-dire la tempe. Et pour la barbe, il y a deux coins d'ici, deux de là et un en bas. Rav Chéchèt montrait du geste l'endroit entre les articulations de la barbe.
- רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: אִם נְטָלָן וְכוּ׳. קָסָבַר: חַד לָאו הוּא.La Michna enseigne : Rabbi Eliézer dit : S'il les a enlevés tous d'un seul geste, etc., il n'est flagellé qu'une fois. Il est d'avis que c'est un seul lav (interdit de la Torah) : on n'est donc pas passible pour chacun des coins de la barbe.
- וְאֵינוֹ חַיָּיב עַד שֶׁיִּטְּלֶנּוּ בְּתַעַר. תָּנוּ רַבָּנַן: ״וּפְאַת זְקָנָם לֹא יְגַלֵּחוּ״, יָכוֹל אֲפִילּוּ גַּלָּחוֹ בְּמִסְפָּרַיִם יְהֵא חַיָּיב? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״לֹא תַשְׁחִית״. אִי ״לֹא תַשְׁחִית״, יָכוֹל אִם לִקְּטוֹ בְּמַלְקֵט וּרְהִיטָנִי יְהֵא חַיָּיב? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״לֹא יְגַלֵּחוּ״.La Michna enseigne : Et on n'est passible pour les coins de la barbe que si on les enlève avec un rasoir. Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : « Et le coin de leur barbe, ils ne le raseront pas » (Lévitique 21, 5). On pourrait croire que même s'il l'a rasé avec des ciseaux, il sera passible ? Le verset enseigne : « Tu ne détruiras pas » le coin de ta barbe (Lévitique 19, 27), ce qui vise un rasage détruisant le poil à la racine. Si l'on s'en tenait à « Tu ne détruiras pas », on pourrait croire que s'il l'a épilé avec une pince à épiler ou un rabot (rehitani), il sera passible ? Le verset enseigne : « Ils ne raseront pas. »
- הָא כֵּיצַד – גִּילּוּחַ שֶׁיֵּשׁ בּוֹ הַשְׁחָתָה, הֱוֵי אוֹמֵר זֶה תַּעַר.Comment donc concilier les deux versets ? On n'est passible que pour un rasage qui comporte une destruction du poil ; dis donc que c'est le rasoir.
- רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: אֲפִילּוּ לִקְּטוֹ בְּמַלְקֵט וּרְהִיטָנִי יְהֵא חַיָּיב. מָה נַפְשָׁךְ: אִי גְּמִיר גְּזֵירָה שָׁוָה – לִיבְעֵי תַּעַר, אִי לָא גְּמִיר גְּזֵרָה שָׁוָה – מִסְפָּרַיִם נָמֵי [לָא]!Rabbi Eliézer dit : Même s'il l'a épilé avec une pince à épiler ou un rabot, il sera passible. On objecte : Quoi que tu penses, il y a une difficulté : s'il a reçu par tradition la guezéra chava (analogie textuelle) entre le verset des Cohanim et celui des autres Israélites, qu'il exige un rasoir, comme les Sages ; s'il n'a pas reçu la guezéra chava, que les ciseaux non plus [ne soient pas] permis !
- לְעוֹלָם גְּמִיר גְּזֵרָה שָׁוָה, וְקָסָבַר: הָנֵי נָמֵי גִּילּוּחַ עָבְדִי.On répond : En réalité, il a reçu la guezéra chava, et il est d'avis que ces instruments, la pince et le rabot, réalisent eux aussi un rasage. La divergence porte sur la définition du rasage.
- מַתְנִי׳ הַכּוֹתֵב כְּתוֹבֶת קַעֲקַע. כָּתַב וְלֹא קִעֲקַע, קִעֲקַע וְלֹא כָּתַב – אֵינוֹ חַיָּיב, עַד שֶׁיִּכְתּוֹב וִיקַעְקַע (בְּיָדוֹ) [בִּדְיוֹ] וּבִכְחוֹל וּבְכׇל דָּבָר שֶׁהוּא רוֹשֵׁם. רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יְהוּדָה מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: אֵינוֹ חַיָּיב עַד שֶׁיִּכְתּוֹב שָׁם אֶת הַשֵּׁם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּכְתֹבֶת קַעֲקַע לֹא תִתְּנוּ בָּכֶם אֲנִי ה׳״.MICHNA : Celui qui écrit une inscription tatouée (ketovet ka'aka) est passible. S'il a écrit sans tatouer, c'est-à-dire sans piquer la peau, ou s'il a tatoué sans écrire, sans déposer de couleur, il n'est passible que lorsqu'il écrit et tatoue, à l'encre, au khôl ou avec toute matière qui marque. Rabbi Chimon ben Yehouda dit au nom de Rabbi Chimon : Il n'est passible que s'il écrit là le Nom, comme il est dit : « Et une inscription tatouée, vous ne la mettrez pas sur vous : Je suis Hachem » (Lévitique 19, 28).
- גְּמָ׳ אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרָבָא לְרַב אָשֵׁי: עַד דְּיִכְתּוֹב ״אֲנִי ה׳״ מַמָּשׁ? אֲמַר לֵיהּ: לָא. כִּדְתָנֵי בַּר קַפָּרָא: אֵינוֹ חַיָּיב עַד שֶׁיִּכְתּוֹב שֵׁם עֲבוֹדָה זָרָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּכְתוֹבֶת קַעֲקַע לֹא תִתְּנוּ בָּכֶם אֲנִי ה׳״ – אֲנִי ה׳, וְלֹא אַחֵר.GUEMARA : Rav A'ha, fils de Rava, a dit à Rav Achi : Rabbi Chimon veut-il dire qu'on n'est passible que s'il écrit réellement « Je suis Hachem » ? Il lui a répondu : Non, mais comme l'a enseigné Bar Kappara : On n'est passible que s'il écrit le nom d'une idole, comme il est dit : « Et une inscription tatouée, vous ne la mettrez pas sur vous : Je suis Hachem » (Lévitique 19, 28) : Je suis Hachem, et nul autre.
- אָמַר רַב מַלְכִּיָּא אָמַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: אָסוּר לוֹ לְאָדָם שֶׁיִּתֵּן אֵפֶר מִקְלֶה עַל גַּבֵּי מַכָּתוֹ, מִפְּנֵי שֶׁנִּרְאֵית כִּכְתוֹבֶת קַעֲקַע. אָמַר רַב נַחְמָן בְּרֵיהּ דְּרַב אִיקָא: שַׁפּוּד, שְׁפָחוֹת וְגוּמוֹת – רַב מַלְכִּיּוֹ, בְּלוֹרִית, אֵפֶר מִקְלֶה וּגְבִינָה – רַב מַלְכִּיָּאRav Malkiya a dit au nom de Rav Ada bar Ahava : Il est interdit à un homme de mettre de la cendre de brûlure sur sa plaie pour la soigner, parce que cela ressemble à une inscription tatouée. Comme deux Sages aux noms proches ont transmis des enseignements de Rav Ada bar Ahava, la Guemara précise qui a dit quoi. Rav Na'hman, fils de Rav Ika, a dit : Les enseignements de la broche, des servantes et des fossettes sont de Rav Malkiyo ; ceux du toupet (belorit), de la cendre de brûlure et du fromage sont de Rav Malkiya.
- רַב פָּפָּא אָמַר: מַתְנִיתִין וּמַתְנִיתָא – רַב מַלְכִּיָּא, שְׁמַעְתָּתָא – רַב מַלְכִּיּוֹ. וְסִימָנָיךְ: מַתְנִיתָא מַלְכְּתָא. מַאי בֵּינַיְיהוּ? אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ שְׁפָחוֹת.Rav Pappa a dit : Le critère est autre : ce qui se rapporte à la Michna et à la baraïta est de Rav Malkiya ; les enseignements indépendants (chemaatata) sont de Rav Malkiyo. Et ton moyen mnémotechnique sera : la Michna est une reine (malketa), mot proche de Malkiya. Quelle différence y a-t-il entre eux, Rav Na'hman et Rav Pappa ? Il y a entre eux l'enseignement sur les servantes, qui commente une Michna : selon Rav Pappa, il est de Rav Malkiya et non de Rav Malkiyo.
- רַב בִּיבִי בַּר אַבָּיֵי קָפֵיד אֲפִילּוּ אַרִיבְדָּא דְּכוּסִילְתָּא. רַב אָשֵׁי אָמַר: כׇּל מָקוֹם שֶׁיֵּשׁ שָׁם מַכָּה – מַכָּתוֹ מוֹכִיחַ עָלָיו.Rav Bivi bar Abayé était strict même sur la plaie d'une saignée (rivda dekhoussilta), et n'y mettait pas de cendre, car cela aussi ressemble à un tatouage. Rav Achi a dit : Partout où il y a une plaie, sa plaie atteste à son sujet qu'il entend se soigner et qu'il ne s'agit pas d'un tatouage.
- מַתְנִי׳ נָזִיר שֶׁהָיָה שׁוֹתֶה יַיִן כׇּל הַיּוֹם – אֵין חַיָּיב אֶלָּא אַחַת. אָמְרוּ לוֹ ״אַל תִּשְׁתֶּה״, ״אַל תִּשְׁתֶּה״, וְהוּא שׁוֹתֶה – חַיָּיב עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת. הָיָה מִטַּמֵּא לְמֵתִים כׇּל הַיּוֹם – אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא אַחַת, אָמְרוּ לוֹ ״אַל תִּטַּמֵּא״, ״אַל תִּטַּמֵּא״, וְהוּא מִטַּמֵּא – חַיָּיב עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת. הָיָה מְגַלֵּחַ כׇּל הַיּוֹם – אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא אַחַת, אָמְרוּ לוֹ ״אַל תְּגַלֵּחַ״, ״אַל תְּגַלֵּחַ״, וְהוּא מְגַלֵּחַ – חַיָּיב עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת.MICHNA : Un nazir (celui qui a fait vœu d'abstinence) qui a bu du vin toute la journée n'est passible que d'une seule flagellation. Si on lui a dit : « Ne bois pas ! Ne bois pas ! », et qu'il boit après chaque avertissement, il est passible pour chacune des fois. S'il se rendait impur (tamé) au contact des morts toute la journée, il n'est passible que d'une seule flagellation ; si on lui a dit : « Ne te rends pas impur ! Ne te rends pas impur ! », et qu'il se rend impur, il est passible pour chacune des fois. S'il se rasait toute la journée, il n'est passible que d'une seule flagellation ; si on lui a dit : « Ne te rase pas ! Ne te rase pas ! », et qu'il se rase, il est passible pour chacune des fois.
- הָיָה לָבוּשׁ בְּכִלְאַיִם כׇּל הַיּוֹם – אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא אַחַת, אָמְרוּ לוֹ: ״אַל תִּלְבַּשׁ״, ״אַל תִּלְבַּשׁ״, וְהוּא פּוֹשֵׁט וְלוֹבֵשׁ – חַיָּיב עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת.S'il, c'est-à-dire n'importe quel homme, était vêtu de kil'ayim (mélange interdit de laine et de lin) toute la journée, il n'est passible que d'une seule flagellation ; si on lui a dit : « Ne le porte pas ! Ne le porte pas ! », et qu'il l'ôte et le remet après chaque avertissement, il est passible pour chacune des fois.
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