Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- קוֹרֵא אֶת הַשֵּׁם, וְאֵינוֹ צָרִיךְ לְהַפְרִישׁ.Il désigne une part du produit en proclamant sur elle le nom de dîme du pauvre, et il n'a pas besoin de la prélever matériellement pour la donner aux pauvres.
- מַאי לָאו בְּהָא קָא מִיפַּלְגִי, דְּמָר סָבַר: וַדַּאי – טוֹבְלוֹ. וּמָר סָבַר: וַדַּאי – אֵינוֹ טוֹבְלוֹ? אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: אִי הָכִי, אַדְּמִיפַּלְגִי בִּסְפֵיקוֹ, לִיפַּלְגוּ בְּוַדַּאי!Rav Yossef suggère : N'est-ce pas sur ce point qu'ils divergent : un Maître, les Sages, pense qu'un produit dont la dîme du pauvre n'a certainement pas été prélevée, celle-ci lui donne le statut de tével (produit dont les prélèvements n'ont pas été faits), et c'est pourquoi, en cas de doute, il faut la prélever ; et un Maître, Rabbi Eliézer, pense que même lorsqu'elle n'a certainement pas été prélevée, elle ne lui donne pas le statut de tével, et il n'y a donc même pas lieu de la désigner en lui proclamant son nom ? Abayé lui dit : S'il en est ainsi, plutôt que de diverger sur le cas douteux, qu'ils divergent sur le cas certain !
- אֶלָּא, דְּכוּלֵּי עָלְמָא וַדַּאי – טוֹבְלוֹ. וְהָכָא בְּהָא קָא מִיפַּלְגִי, מָר סָבַר: לֹא נֶחְשְׁדוּ עַמֵּי הָאָרֶץ עַל מַעְשַׂר עָנִי שֶׁל דְּמַאי. כֵּיוָן דְּמָמוֹנָא הוּא – אַפְרוֹשֵׁי מַפְרֵישׁ. וְרַבָּנַן סָבְרִי: כֵּיוָן דִּטְרִיחָא לֵיהּ מִילְּתָא – לָא מַפְרֵישׁ.Mais dis plutôt que tout le monde admet que la dîme du pauvre certainement non prélevée donne au produit le statut de tével. Et ici, c'est sur ce point qu'ils divergent : un Maître, Rabbi Eliézer, pense : Les amei haarets (gens ignorants et peu scrupuleux dans les prélèvements) n'ont pas été soupçonnés de négliger la dîme du pauvre du demaï (produit acheté à un am haarets, dont on doute qu'il ait été prélevé). Puisque c'est une simple question d'argent, sans sainteté, il la prélève à coup sûr, même s'il ne la donne pas aux pauvres. Et les Sages pensent : Puisque la chose lui donne de la peine, il ne la prélève pas.
- כַּמָּה יֹאכַל מִן הַטֶּבֶל וְכוּ׳: אָמַר רַב בִּיבִי אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: מַחְלוֹקֶת בְּחִטָּה, אֲבָל בְּקֶמַח – דִּבְרֵי הַכֹּל כְּזַיִת. וְרַבִּי יִרְמְיָה אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: כְּמַחְלוֹקֶת בָּזוֹ כָּךְ מַחְלוֹקֶת בָּזוֹ.Quelle quantité doit-on manger du tével, etc. pour être passible de flagellation ? Rabbi Chimon dit : la moindre quantité ; et les Sages disent : un kazayit (volume d'une olive). Rav Bivi a dit au nom de Rabbi Chimon ben Lakich : La machlokèt (divergence d'opinions) porte sur un grain de blé entier ; mais pour la farine, tous admettent qu'il faut un kazayit. Et Rabbi Yirmeya a dit au nom de Rabbi Chimon ben Lakich : Telle est la machlokèt sur ce cas-ci, telle est la machlokèt sur ce cas-là.
- תְּנַן, אָמַר לָהֶם רַבִּי שִׁמְעוֹן: אִי אַתֶּם מוֹדִים לִי בְּאוֹכֵל נְמָלָה כׇּל שֶׁהוּא שֶׁהוּא חַיָּיב? אָמְרוּ לוֹ: מִפְּנֵי שֶׁהִיא כִּבְרִיָּיתָהּ. אָמַר לָהֶן: אַף חִטָּה אַחַת כִּבְרִיָּיתָהּ. חִטָּה – אִין, קֶמַח – לָא!Nous avons appris dans la Michna : Rabbi Chimon leur a dit : N'admettez-vous pas avec moi que celui qui mange une fourmi, de quelque taille qu'elle soit, est passible de flagellation ? Ils lui ont répondu : C'est parce qu'elle est entière, telle qu'elle a été créée. Il leur a dit : Un grain de blé aussi est tel qu'il a été créé. La Guemara en déduit : Pour le blé, oui, on est passible pour la moindre quantité ; pour la farine, non ! Cela confirme apparemment l'enseignement de Rav Bivi.
- לְדִבְרֵיהֶם קָאָמַר לְהוּ: לְדִידִי – אֲפִילּוּ קֶמַח נָמֵי, אֶלָּא לְדִידְכוּ – אוֹדוֹ לִי מִיהַת דְּחִטָּה אַחַת כִּבְרִיָּיתָהּ. וְרַבָּנַן: בְּרִיַּית נְשָׁמָה – חֲשִׁובָה, חִטָּה – לָא חֲשִׁובָה. תַּנְיָא כְּוָתֵיהּ דְּרַבִּי יִרְמְיָה, רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: כׇּל שֶׁהוּא לְמַכּוֹת, לֹא אָמְרוּ כְּזַיִת אֶלָּא לְעִנְיַן קׇרְבָּן.La Guemara répond : Il leur a parlé selon leurs propres paroles, et voici ce qu'il voulait dire : Selon moi, même pour la farine aussi on est passible pour la moindre quantité ; mais selon vous, admettez du moins avec moi qu'un grain de blé est tel qu'il a été créé. Et les Sages répondent : Une créature dotée d'une âme (un être vivant) est importante, et l'on est passible pour elle quelle que soit sa taille ; le blé n'est pas important. La Guemara ajoute : Il a été enseigné dans une baraïta conformément à Rabbi Yirmeya : Rabbi Chimon dit : La moindre quantité rend passible de flagellation ; ils n'ont parlé d'un kazayit qu'en ce qui concerne l'obligation d'un sacrifice expiatoire pour celui qui a mangé par inadvertance.
- מַתְנִי׳ הָאוֹכֵל בִּכּוּרִים עַד שֶׁלֹּא קָרָא עֲלֵיהֶם, קׇדְשֵׁי קָדָשִׁים חוּץ לַקְּלָעִים, קָדָשִׁים קַלִּים וּמַעֲשֵׂר שֵׁנִי חוּץ לַחוֹמָה. הַשּׁוֹבֵר אֶת הָעֶצֶם בַּפֶּסַח הַטָּהוֹר – הֲרֵי זֶה לוֹקֶה אַרְבָּעִים. אֲבָל הַמּוֹתִיר בַּטָּהוֹר וְהַשּׁוֹבֵר בַּטָּמֵא – אֵינוֹ לוֹקֶה אַרְבָּעִים.MICHNA : Celui qui mange des bikourim (prémices apportées au Temple) avant qu'on ait récité sur eux les versets prescrits (Deutéronome 26, 3-10) ; ou des offrandes très saintes hors des tentures entourant le parvis du Sanctuaire ; ou des offrandes de moindre sainteté et de la seconde dîme hors de la muraille de Jérusalem ; et celui qui brise un os de l'agneau pascal pur : celui-là reçoit quarante coups de flagellation. Mais celui qui laisse des restes du Pessa'h pur jusqu'au matin, et celui qui brise un os d'un agneau pascal impur, ne reçoit pas quarante coups.
- הַנּוֹטֵל אֵם עַל הַבָּנִים, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: לוֹקֶה וְאֵינוֹ מְשַׁלֵּחַ. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: מְשַׁלֵּחַ וְאֵינוֹ לוֹקֶה. זֶה הַכְּלָל: כׇּל מִצְוַת לֹא תַעֲשֶׂה שֶׁיֵּשׁ בָּהּ קוּם עֲשֵׂה – אֵין חַיָּיבִין עָלֶיהָ.Celui qui prend la mère oiseau avec les petits, transgressant « Tu ne prendras pas la mère avec les petits ; tu renverras la mère » (Deutéronome 22, 6-7) : Rabbi Yehouda dit : Il est flagellé et ne la renvoie pas. Et les Sages disent : Il la renvoie et il n'est pas flagellé. Voici la règle : Tout interdit de la Torah qui comporte l'ordre de se lever et d'agir (une mitsva positive de réparation), on n'est pas passible de flagellation pour lui.
- גְּמָ׳ אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: זוֹ דִּבְרֵי רַבִּי עֲקִיבָא סְתִימְתָּאָה, אֲבָל חֲכָמִים אוֹמְרִים: בִּכּוּרִים – הַנָּחָה מְעַכֶּבֶת בָּהֶן, קְרִיאָה אֵין מְעַכֶּבֶת בָּהֶן.GUEMARA : Rabba bar bar 'Hana a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : L'enseignement de notre Michna sur le Cohen qui mange des bikourim avant la récitation, ceci est la parole de Rabbi Akiva, présentée anonymement. Mais les Sages disent : Pour les bikourim, le dépôt près de l'autel est indispensable, tandis que la récitation n'est pas indispensable.
- וְלֵימָא זוֹ דִּבְרֵי רַבִּי שִׁמְעוֹן סְתִימְתָּאָה! הָא קָא מַשְׁמַע לַן דְּרַבִּי עֲקִיבָא כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן סְבִירָא לֵיהּ.La Guemara demande : Mais qu'il dise : Ceci est la parole de Rabbi Chimon, présentée anonymement ! Car lui l'énonce explicitement. Elle répond : Il nous enseigne ainsi que Rabbi Akiva partage l'avis de Rabbi Chimon.
- מַאי רַבִּי שִׁמְעוֹן? דְּתַנְיָא: ״וּתְרוּמַת יָדֶךָ״ – אֵלּוּ בִּכּוּרִים.Quel est cet avis de Rabbi Chimon ? Celui qui a été enseigné dans une baraïta sur le verset énumérant ce qu'il est défendu de manger dans ses villes (Deutéronome 12, 17) : « Ni le prélèvement de ta main » : ce sont les bikourim.
- אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: מָה בָּא זֶה לְלַמְּדֵנוּ? אִם לְאוֹכְלָן חוּץ לַחוֹמָה – קַל וָחוֹמֶר מִמַּעֲשֵׂר הַקַּל: וּמָה מַעֲשֵׂר הַקַּל, אוֹכְלָן חוּץ לַחוֹמָה לוֹקֶה – בִּכּוּרִים לֹא כׇּל שֶׁכֵּן? הָא לֹא בָּא הַכָּתוּב אֶלָּא לָאוֹכֵל מִבִּכּוּרִים עַד שֶׁלֹּא קָרָא עֲלֵיהֶם, שֶׁהוּא לוֹקֶה.Rabbi Chimon a dit : Que vient-il nous apprendre ? Si c'est l'interdiction de les manger hors de la muraille de Jérusalem, c'est superflu : on le déduit par un kal va'homer (raisonnement a fortiori) de la dîme, qui est moins grave : si, pour la dîme, moins grave, celui qui la mange hors de la muraille est flagellé, pour les bikourim, à plus forte raison ! Le verset ne vient donc que pour celui qui mange des bikourim avant qu'on ait récité sur eux les versets prescrits : il nous apprend qu'il est flagellé.
- ״וְנִדְבֹתֶיךָ״ – זוֹ תּוֹדָה וּשְׁלָמִים. אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: מָה בָּא זֶה לְלַמְּדֵנוּ? אִם לְאוֹכְלָן חוּץ לַחוֹמָה – קַל וָחוֹמֶר מִמַּעֲשֵׂר, הָא לֹא בָּא הַכָּתוּב אֶלָּא לָאוֹכֵל בְּתוֹדָה וּבִשְׁלָמִים לִפְנֵי זְרִיקָה, שֶׁהוּא לוֹקֶה.« Ni tes dons volontaires » : c'est la toda (offrande de reconnaissance) et les chelamim (offrandes de paix). Rabbi Chimon a dit : Que vient-il nous apprendre ? Si c'est l'interdiction de les manger hors de la muraille, c'est un kal va'homer de la dîme. Le verset ne vient donc que pour celui qui mange de la toda ou des chelamim avant l'aspersion du sang sur l'autel : il nous apprend qu'il est flagellé.
- ״וּבְכֹרֹת״ – זֶה הַבְּכוֹר. אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: מָה בָּא זֶה לְלַמְּדֵנוּ? אִם לְאוֹכְלָן חוּץ לַחוֹמָה – קַל וָחוֹמֶר מִמַּעֲשֵׂר, אִם לִפְנֵי זְרִיקָה – קַל וָחוֹמֶר מִתּוֹדָה וּשְׁלָמִים! הָא לֹא בָּא הַכָּתוּב אֶלָּא לָאוֹכֵל מִן הַבְּכוֹר אֲפִילּוּ לְאַחַר זְרִיקָה, שֶׁהוּא לוֹקֶה.« Ni les premiers-nés » : c'est le premier-né animal. Rabbi Chimon a dit : Que vient-il nous apprendre ? Si c'est l'interdiction de le manger hors de la muraille, c'est un kal va'homer de la dîme ; si c'est celle de le manger avant l'aspersion, c'est un kal va'homer de la toda et des chelamim ! Le verset ne vient donc que pour celui qui mange du premier-né même après l'aspersion sans être Cohen : il nous apprend qu'il est flagellé.
- ״בְּקָרְךָ וְצֹאנֶךָ״ – זוֹ חַטָּאת וְאָשָׁם. אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: מָה בָּא זֶה לְלַמְּדֵנוּ?« De ton gros bétail et de ton menu bétail » : c'est le 'hatat (sacrifice expiatoire) et l'acham (sacrifice de culpabilité). Rabbi Chimon a dit : Que vient-il nous apprendre ?
- אִם לְאוֹכְלָן חוּץ לַחוֹמָה – קַל וָחוֹמֶר מִמַּעֲשֵׂר, אִם לִפְנֵי זְרִיקָה – קַל וָחוֹמֶר מִתּוֹדָה וּשְׁלָמִים, אִם לְאַחַר זְרִיקָה – קַל וָחוֹמֶר מִבְּכוֹר! הָא לֹא בָּא הַכָּתוּב אֶלָּא לָאוֹכֵל מֵחַטָּאת וְאָשָׁם אֲפִילּוּ לְאַחַר זְרִיקָה חוּץ לַקְּלָעִים, שֶׁהוּא לוֹקֶה.Si c'est l'interdiction de les manger hors de la muraille, c'est un kal va'homer de la dîme ; si c'est avant l'aspersion, c'est un kal va'homer de la toda et des chelamim ; si c'est après l'aspersion pour un non-Cohen, c'est un kal va'homer du premier-né ! Le verset ne vient donc que pour celui qui mange du 'hatat ou de l'acham, même après l'aspersion, hors des tentures du parvis : il nous apprend qu'il est flagellé.
- ״נְדָרֶיךָ״ – זוֹ עוֹלָה. אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: מָה בָּא זֶה לְלַמְּדֵנוּ?« Tes vœux » : c'est l'ola (holocauste, entièrement consumé sur l'autel). Rabbi Chimon a dit : Que vient-il nous apprendre ?
- אִם לְאוֹכְלָן חוּץ לַחוֹמָה – קַל וָחוֹמֶר מִמַּעֲשֵׂר, אִם לִפְנֵי זְרִיקָה – קַל וָחוֹמֶר מִתּוֹדָה וּשְׁלָמִים, אִם לְאַחַר זְרִיקָה – קַל וָחוֹמֶר מִבְּכוֹר, אִם חוּץ לַקְּלָעִים – קַל וָחוֹמֶר מֵחַטָּאת וְאָשָׁם! הָא לֹא בָּא הַכָּתוּבSi c'est l'interdiction de la manger hors de la muraille, c'est un kal va'homer de la dîme ; si c'est avant l'aspersion, c'est un kal va'homer de la toda et des chelamim ; si c'est après l'aspersion pour un non-Cohen, c'est un kal va'homer du premier-né ; si c'est hors des tentures, c'est un kal va'homer du 'hatat et de l'acham ! Le verset ne vient donc
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