Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אָמְרוּ לוֹ: אָמַרְתָּ? אֲמַר לְהוּ: לָא. אָמַר רַבָּה: הָאֱלֹהִים! אַמְרַהּ, וּכְתִיבָא וּתְנֵינָא: כְּתִיבָא – ״וִישַׁלְּחוּ מִן הַמַּחֲנֶה [וְגוֹ׳]״ ״וְלֹא יְטַמְּאוּ אֶת מַחֲנֵיהֶם״. תְּנֵינָא – הַבָּא לַמִּקְדָּשׁ טָמֵא.Ils lui dirent à Rabbi Yo'hanan : As-tu dit que l'on est flagellé pour un interdit précédé d'un commandement positif ? Il leur dit : Non. Mais Rabba bar bar 'Hana dit en jurant : Par D.ieu ! Il l'a dit, et cette halakha (règle) est écrite dans la Torah et nous l'avons apprise dans la Michna (enseignement des Tannaïm). Elle est écrite : il y a le commandement positif « Et qu'ils renvoient du camp tout lépreux… », puis l'interdit « et ils ne rendront pas tamé (impur) leur camp » (Nombres 5, 2-3). Nous l'avons apprise dans la Michna, parmi ceux que l'on flagelle : celui qui entre au Temple en étant tamé.
- אֶלָּא מַאי טַעְמָא קָא הָדַר בֵּיהּ? מִשּׁוּם דְּקַשְׁיָא לֵיהּ אוֹנֶס. דְּתַנְיָא: אוֹנֵס שֶׁגֵּירַשׁ, אִם יִשְׂרָאֵל הוּא – מַחְזִיר וְאֵינוֹ לוֹקֶה. אִם כֹּהֵן הוּא – לוֹקֶה וְאֵינוֹ מַחְזִיר.Mais alors, pour quelle raison s'est-il rétracté en répondant non ? Parce que le cas de celui qui a violé une jeune fille lui fait difficulté, comme il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Celui qui a violé une jeune fille, l'a épousée comme la Torah l'y oblige, et l'a répudiée : s'il est un Israël (ni Cohen ni Lévi), il la reprend et n'est pas flagellé. S'il est Cohen (prêtre), il est flagellé et ne la reprend pas, car une divorcée lui est interdite.
- אִם יִשְׂרָאֵל הוּא – מַחְזִיר וְאֵינוֹ לוֹקֶה, אַמַּאי? לֹא תַעֲשֶׂה שֶׁקְּדָמוֹ עֲשֵׂה הוּא, וְלִילְקֵי!S'il est un Israël, il la reprend et n'est pas flagellé : pourquoi ? C'est un interdit (« il ne pourra pas la renvoyer ») qu'un commandement positif a précédé (« elle sera sa femme »), qu'il soit donc flagellé !
- אָמַר עוּלָּא: לֹא יֵאָמֵר ״לוֹ תִּהְיֶה לְאִשָּׁה״, בְּאוֹנֵס, וְלִיגְמַר מִמּוֹצִיא שֵׁם רַע: וּמָה מוֹצִיא שֵׁם רַע שֶׁלֹּא עָשָׂה מַעֲשֶׂה – אָמַר רַחֲמָנָא ״וְלוֹ תִהְיֶה לְאִשָּׁה״, אוֹנֵס לֹא כׇּל שֶׁכֵּן?Oula dit : ce commandement ne précède pas réellement l'interdit, mais vient le réparer après coup. Car il n'aurait pas fallu dire « elle sera sa femme » pour celui qui a violé, et nous l'apprendrions de celui qui diffame son épouse en l'accusant de n'avoir pas été vierge, par ce raisonnement : Si pour celui qui diffame, qui n'a pas commis d'acte mais seulement parlé, le Miséricordieux a dit : « Et elle sera sa femme » (Deutéronome 22, 19), celui qui a violé, qui a commis un acte, à plus forte raison !
- לָמָּה נֶאֱמַר? אִם אֵינוֹ עִנְיָן לְפָנָיו תְּנֵהוּ עִנְיָן לְאַחֲרָיו, שֶׁאִם גֵּירַשׁ יַחֲזִיר.Pourquoi cela a-t-il été dit pour celui qui a violé ? Si cela ne s'applique pas à l'avant (avant qu'il ne l'ait épousée), applique-le à l'après : s'il l'a répudiée, il la reprendra.
- וְאַכַּתִּי, אוֹנֵס מִמּוֹצִיא שֵׁם רָע לָא גָּמַר, דְּאִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לְמוֹצִיא שֵׁם רַע, שֶׁכֵּן לוֹקֶה וּמְשַׁלֵּם!Mais encore : le cas de celui qui a violé ne s'apprend pas de celui qui diffame, car on peut réfuter : ce qui vaut pour celui qui diffame tient peut-être à ce qu'il est à la fois flagellé et condamné à payer !
- אֶלָּא: לֹא יֵאָמֵר ״לוֹ תִהְיֶה לְאִשָּׁה״ בְּמוֹצִיא שֵׁם רַע, וְלִיגְמַר מֵאוֹנֵס: וּמָה אוֹנֵס שֶׁאֵינוֹ לוֹקֶה וּמְשַׁלֵּם, אָמַר רַחֲמָנָא ״וְלוֹ תִהְיֶה לְאִשָּׁה״, מוֹצִיא שֵׁם רַע לֹא כׇּל שֶׁכֵּן? וְלָמָּה נֶאֱמַר? אִם אֵינוֹ עִנְיָן לַמּוֹצִיא שֵׁם רַע – תְּנֵהוּ עִנְיָן לָאוֹנֵס, אִם אֵינוֹ עִנְיָן לְפָנָיו – תְּנֵהוּ עִנְיָן לְאַחֲרָיו.Plutôt : il n'aurait pas fallu dire « elle sera sa femme » pour celui qui diffame, et nous l'apprendrions de celui qui a violé : si pour celui qui a violé, qui n'est pas à la fois flagellé et condamné à payer, le Miséricordieux a dit : « Et elle sera sa femme », celui qui diffame, à plus forte raison ! Et pourquoi cela a-t-il été dit pour lui ? Si cela ne s'applique pas à celui qui diffame, applique-le à celui qui a violé ; si cela ne s'applique pas à l'avant, applique-le à l'après.
- וּמוֹצִיא שֵׁם רַע מֵאוֹנֵס נָמֵי לָא גָּמַר, דְּאִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לְאוֹנֵס – שֶׁכֵּן עָשָׂה מַעֲשֶׂה!Mais celui qui diffame ne s'apprend pas non plus de celui qui a violé, car on peut réfuter : ce qui vaut pour celui qui a violé tient peut-être à ce qu'il a commis un acte !
- אֶלָּא: לֹא יֵאָמֵר ״לוֹ תִהְיֶה לְאִשָּׁה״ בְּמוֹצִיא שֵׁם רַע, שֶׁהֲרֵי אִשְׁתּוֹ הִיא. לָמָּה נֶאֱמַר? אִם אֵינוֹ עִנְיָן לַמּוֹצִיא שֵׁם רַע – תְּנֵהוּ עִנְיָן לָאוֹנֵס, וְאִם אֵינוֹ עִנְיָן לְפָנָיו – תְּנֵהוּ עִנְיָן לְאַחֲרָיו.Plutôt : il n'aurait pas fallu dire « elle sera sa femme » pour celui qui diffame, puisqu'elle est déjà sa femme. Pourquoi cela a-t-il été dit ? Si cela ne s'applique pas à celui qui diffame, applique-le à celui qui a violé ; et si cela ne s'applique pas à l'avant, applique-le à l'après.
- וְאֵימָא, וְאִם אֵינוֹ עִנְיָן לְפָנָיו דְּמוֹצִיא שֵׁם רַע – תְּנֵהוּ עִנְיָן לְאַחֲרָיו דִּידֵיהּ, דְּלָא לָקֵי!Mais dis plutôt : si cela ne s'applique pas à l'avant de celui qui diffame, applique-le à son propre après, pour enseigner qu'il n'est pas flagellé s'il répudie et reprend ; ce verset ne dirait donc rien sur celui qui a violé !
- אִין הָכִי נָמֵי, וְאָתֵי אוֹנֵס וְגָמַר מִינֵּיהּ. בְּמַאי גָּמַר מִינֵּיהּ? אִי בְּקַל וָחוֹמֶר אִי בְּ״מָה מָצִינוּ״ – אִיכָּא לְמִיפְרַךְ כִּדְפָרְכִינַן: מָה לְמוֹצִיא שֵׁם רַע, שֶׁכֵּן לֹא עָשָׂה מַעֲשֶׂה!Oui, c'est bien cela, et le cas de celui qui a violé vient et s'apprend de lui. Mais par quoi s'apprend-il de lui ? Si c'est par un kal va'homer (raisonnement a fortiori) ou par un « de même que nous avons trouvé » (induction d'un cas à l'autre), on peut réfuter comme nous avons réfuté : ce qui vaut pour celui qui diffame tient peut-être à ce qu'il n'a pas commis d'acte !
- אֶלָּא אָמַר רָבָא: כׇּל יָמָיו בַּעֲמוֹד וְהַחְזֵר. וְכֵן כִּי אֲתָא רָבִין אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כׇּל יָמָיו בַּעֲמוֹד וְהַחְזֵר.Plutôt, Rava dit : c'est du mot superflu « tous ses jours » que cela s'apprend : tous ses jours, il reste sous l'obligation de « lève-toi et reprends-la ». Et de même, quand Ravin arriva d'Erets Israël, il rapporta que Rabbi Yo'hanan a dit : Tous ses jours, il reste sous l'obligation de « lève-toi et reprends-la ».
- אֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא לְרָבָא: וְהָא לָא דָּמֵי לָאוֵיהּ לְלָאו דַּחֲסִימָה! אֲמַר לֵיהּ: מִשּׁוּם דִּכְתַב בֵּיהּ רַחֲמָנָא עֲשֵׂה יַתִּירָא מִגְרָע גָּרַע?Rav Pappa dit à Rava : selon Rabbi Yo'hanan, qui flagelle pour un interdit précédé d'un commandement positif, cet interdit ne ressemble pourtant pas à l'interdit de museler le bœuf, modèle de tous les interdits passibles de flagellation, où aucun commandement positif n'est joint ! Il lui dit : est-ce parce que le Miséricordieux a écrit à son sujet un commandement positif supplémentaire que sa rigueur en serait diminuée ?
- אִי הָכִי, לָאו שֶׁנִּיתָּק לַעֲשֵׂה נָמֵי, לֵימָא: מִשּׁוּם דִּכְתַב בֵּיהּ רַחֲמָנָא עֲשֵׂה יַתִּירָא מִגְרָע גָּרַע? אֲמַר לֵיהּ: הָהוּא לְנַתּוֹקֵי לָאו הוּא דַּאֲתָא.S'il en est ainsi, disons aussi d'un interdit rattaché à un commandement positif, qui le répare : est-ce parce que le Miséricordieux a écrit à son sujet un commandement positif supplémentaire que sa rigueur en serait diminuée ? Il lui dit : Celui-là vient détacher l'interdit de la peine de flagellation.
- הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר בִּיטְּלוֹ וְלֹא בִּיטְּלוֹ,Cela va bien pour celui qui dit : le critère est « il l'a annulé » ou « il ne l'a pas annulé » (on n'est flagellé que si l'on a rendu le commandement définitivement impossible),
- אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר קִיְּימוֹ וְלֹא קִיְּימוֹ, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?mais pour celui qui dit : le critère est « il l'a accompli » ou « il ne l'a pas accompli », que peut-on dire ? Dès qu'il refuse de la reprendre, il devrait être flagellé, et il ne reste pas « tous ses jours » sous cette obligation !
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