Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מֵ״אֲחוֹתוֹ״ דְּרֵישָׁא.de « sa sœur » du début du verset (Lévitique 20, 17), car il aurait pu écrire seulement « la fille de son père ou la fille de sa mère ».
- וְאִידַּךְ: הַהוּא מִיבְּעֵי לֵיהּ, לְחַלֵּק כָּרֵת לַמְפַטֵּם וְלַסָּךְ.Et l'autre avis, celui de nos Maîtres : ce mot lui est nécessaire pour diviser le karèt (retranchement) entre celui qui compose l'huile d'onction et celui qui s'en enduit, bien qu'un seul karèt soit écrit pour les deux (Exode 30, 33).
- וְאִידַּךְ? סָבַר כְּרַבִּי אֶלְעָזָר אָמַר רַבִּי הוֹשַׁעְיָא, דְּאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר אָמַר רַבִּי הוֹשַׁעְיָא: כׇּל מָקוֹם שֶׁאַתָּה מוֹצֵא שְׁנֵי לָאוִין וְכָרֵת אֶחָד – חֲלוּקִין הֵן לְקׇרְבָּן.Et l'autre, Rabbi Yits'hak, pense comme Rabbi Elazar au nom de Rabbi Hochaya, car Rabbi Elazar a dit au nom de Rabbi Hochaya : partout où tu trouves deux interdits et un seul karèt, ils sont distincts pour le sacrifice d'expiation, et il n'a donc pas besoin d'un verset.
- וְאִי בָּעֵית אֵימָא: לָא סָבַר לַהּ כְּרַבִּי אֶלְעָזָר, וְנָפְקָא לֵיהּ מִ״וְאִישׁ אֲשֶׁר יִשְׁכַּב אֶת אִשָּׁה דָּוָה״.Et si tu veux, dis : il ne pense pas comme Rabbi Elazar, et il le tire de « Et l'homme qui couchera avec une femme indisposée » (Lévitique 20, 18), dont le karèt est superflu.
- וְאִידַּךְ? הַהוּא מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְרַבִּי יוֹחָנָן, דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַי: מִנַּיִן שֶׁאֵין הָאִשָּׁה טְמֵאָה עַד שֶׁיֵּצֵא מַדְוֶהָ דֶּרֶךְ עֶרְוָתָהּ? שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְאִישׁ אֲשֶׁר יִשְׁכַּב אֶת אִשָּׁה דָּוָה וְגִלָּה אֶת עֶרְוָתָהּ וְגוֹ׳״ – מְלַמֵּד שֶׁאֵין הָאִשָּׁה טְמֵאָה עַד שֶׁיֵּצֵא מַדְוֶהָ דֶּרֶךְ עֶרְוָתָהּ.Et l'autre avis, celui de nos Maîtres ? Ce verset lui est nécessaire pour ce qu'a dit Rabbi Yo'hanan, car Rabbi Yo'hanan a dit au nom de Rabbi Chimon ben Yo'haï : d'où sait-on qu'une femme n'est impure que si son sang menstruel sort par son sexe ? Comme il est dit : « Et l'homme qui couchera avec une femme indisposée et découvrira sa nudité, etc. » (Lévitique 20, 18) : cela enseigne qu'une femme n'est impure que si son sang menstruel sort par son sexe.
- ״וְטָמֵא שֶׁאָכַל אֶת הַקֹּדֶשׁ״. בִּשְׁלָמָא הַבָּא לַמִּקְדָּשׁ טָמֵא – כְּתִיב עוֹנֶשׁ וּכְתִיב אַזְהָרָה: עוֹנֶשׁ – דִּכְתִיב: ״אֶת מִשְׁכַּן ה׳ טִמֵּא וְנִכְרְתָה״. אַזְהָרָה – ״וְלֹא יְטַמְּאוּ אֶת מַחֲנֵיהֶם״. אֶלָּא טָמֵא שֶׁאָכַל אֶת הַקֹּדֶשׁ, בִּשְׁלָמָא ״עוֹנֶשׁ״ כְּתִיב – ״וְהַנֶּפֶשׁ אֲשֶׁר תֹּאכַל בָּשָׂר מִזֶּבַח הַשְּׁלָמִים אֲשֶׁר לַה׳ וְטֻמְאָתוֹ עָלָיו וְנִכְרְתָה״, אֶלָּא אַזְהָרָה מִנַּיִן?« Et le tamé (rituellement impur) qui a mangé de la nourriture consacrée. » Certes, pour celui qui entre dans le Temple en état d'impureté, le châtiment est écrit et l'interdit est écrit. Le châtiment, comme il est écrit : « Il a rendu impur le Sanctuaire de Hachem, et cette personne sera retranchée » (Nombres 19, 13) ; l'interdit : « Et ils ne rendront pas impur leur camp » (Nombres 5, 3). Mais pour le tamé qui a mangé de la nourriture consacrée, certes le châtiment est écrit : « Et la personne qui mangera de la chair du sacrifice de paix qui appartient à Hachem, alors que son impureté est sur elle, sera retranchée » (Lévitique 7, 20) ; mais l'interdit, d'où le sait-on ?
- רֵישׁ לָקִישׁ אוֹמֵר: ״בְּכׇל קֹדֶשׁ לֹא תִגָּע״.Rech Lakich dit : « Elle ne touchera à rien de saint » (Lévitique 12, 4), verset qui, malgré le mot « toucher », interdit de manger.
- רַבִּי יוֹחָנָן אוֹמֵר, תָּנֵי בַּרְדְּלָא: אָתְיָא ״טוּמְאָתוֹ״ ״טוּמְאָתוֹ״, כְּתִיב הָכָא ״וְטֻמְאָתוֹ עָלָיו וְנִכְרְתָה״, וּכְתִיב הָתָם ״טָמֵא יִהְיֶה עוֹד טֻמְאָתוֹ בּוֹ״, מָה לְהַלָּן עוֹנֶשׁ וְאַזְהָרָה – אַף כָּאן עוֹנֶשׁ וְאַזְהָרָה.Rabbi Yo'hanan dit : Bardela a enseigné : cela vient de la guezéra chava (analogie textuelle) « son impureté » – « son impureté ». Il est écrit ici : « alors que son impureté est sur elle, sera retranchée » (Lévitique 7, 20), et il est écrit là-bas : « il sera impur, son impureté est encore en lui » (Nombres 19, 13). De même que là-bas il y a châtiment et interdit, de même ici il y a châtiment et interdit.
- בִּשְׁלָמָא, רֵישׁ לָקִישׁ לָא אָמַר כְּרַבִּי יוֹחָנָן – גְּזֵירָה שָׁוָה לָא גְּמִיר. אֶלָּא רַבִּי יוֹחָנָן, מַאי טַעְמָא לָא אָמַר כְּרֵישׁ לָקִישׁ? אָמַר לָךְ: הַהוּא אַזְהָרָה לִתְרוּמָה.Certes, Rech Lakich n'a pas parlé comme Rabbi Yo'hanan : il n'a pas reçu la guezéra chava de son maître. Mais Rabbi Yo'hanan, pourquoi n'a-t-il pas parlé comme Rech Lakich ? Il te dira : c'est un interdit pour la terouma.
- וְרֵישׁ לָקִישׁ, אַזְהָרָה לִתְרוּמָה מְנָא לֵיהּ? נָפְקָא לֵיהּ מֵ״אִישׁ אִישׁ מִזֶּרַע אַהֲרֹן וְהוּא צָרוּעַ אוֹ זָב״, אֵי זֶהוּ דָּבָר שֶׁהוּא שָׁוֶה בְּזַרְעוֹ שֶׁל אַהֲרֹן – הֱוֵי אוֹמֵר זוֹ תְּרוּמָה. וְאִידַּךְ? הַהוּא לַאֲכִילָה, וְהָא לִנְגִיעָה.Et Rech Lakich, l'interdit pour la terouma, d'où le tire-t-il ? Il le tire de « Tout homme de la descendance d'Aharon qui est lépreux ou atteint d'écoulement » (Lévitique 22, 4) : quelle est la chose commune à toute la descendance d'Aharon ? Tu dois dire : c'est la terouma. Et l'autre, Rabbi Yo'hanan ? Celui-là est pour le fait de manger, et celui-ci pour le fait de toucher la terouma.
- וְרֵישׁ לָקִישׁ, הַאי ״בְּכׇל קֹדֶשׁ לֹא תִגָּע״ לְהָכִי הוּא דַּאֲתָא? הַהוּא מִיבְּעֵי לֵיהּ לְטָמֵא שֶׁנָּגַע בַּקֹּדֶשׁ! דְּאִיתְּמַר: טָמֵא שֶׁנָּגַע בַּקֹּדֶשׁ, רֵישׁ לָקִישׁ אוֹמֵר: לוֹקֶה, רַבִּי יוֹחָנָן אוֹמֵר: אֵינוֹ לוֹקֶה. רֵישׁ לָקִישׁ אוֹמֵר: לוֹקֶה, ״בְּכׇל קֹדֶשׁ לֹא תִגָּע״. רַבִּי יוֹחָנָן אוֹמֵר: אֵין לוֹקֶה, הָהוּא אַזְהָרָה לִתְרוּמָה הוּא דַּאֲתָא!Et Rech Lakich, ce verset « Elle ne touchera à rien de saint » vient-il pour cela ? Il lui est nécessaire pour le tamé qui a touché une chose consacrée ! Car il a été dit : le tamé qui a touché une chose consacrée, Rech Lakich dit : il reçoit les coups ; Rabbi Yo'hanan dit : il ne reçoit pas les coups. Rech Lakich dit : il reçoit les coups, à cause de « Elle ne touchera à rien de saint ». Rabbi Yo'hanan dit : il ne reçoit pas les coups, car ce verset vient comme interdit pour la terouma !
- טָמֵא שֶׁנָּגַע בַּקֹּדֶשׁ – מִדְּאַפְּקֵיהּ רַחֲמָנָא בִּלְשׁוֹן נְגִיעָה, אַזְהָרָה לָאוֹכֵל – אִתַּקַּושׁ קֹדֶשׁ לְמִקְדָּשׁ.La Guemara répond : Rech Lakich tire les deux de ce verset. Le tamé qui a touché une chose consacrée, puisque le Miséricordieux l'a exprimé par le terme « toucher » ; l'interdit pour celui qui mange, puisque ce qui est consacré a été rapproché du Temple.
- וְאַכַּתִּי, לְהָכִי הוּא דַּאֲתָא? הַהוּא מִיבְּעֵי לֵיהּ לְטָמֵא שֶׁאָכַל בְּשַׂר קֹדֶשׁ לִפְנֵי זְרִיקַת דָּמִים! דְּאִיתְּמַר: טָמֵא שֶׁאָכַל בְּשַׂר קֹדֶשׁ לִפְנֵי זְרִיקַת דָּמִים, רֵישׁ לָקִישׁ אוֹמֵר: לוֹקֶה, רַבִּי יוֹחָנָן אוֹמֵר: אֵינוֹ לוֹקֶה.Et encore, vient-il pour cela ? Il lui est nécessaire pour le tamé qui a mangé de la viande consacrée avant l'aspersion du sang ! Car il a été dit : le tamé qui a mangé de la viande consacrée avant l'aspersion du sang, Rech Lakich dit : il reçoit les coups ; Rabbi Yo'hanan dit : il ne reçoit pas les coups.
- רֵישׁ לָקִישׁ אוֹמֵר: לוֹקֶה, ״בְּכׇל קֹדֶשׁ לֹא תִגָּע״, לָא שְׁנָא לִפְנֵי זְרִיקָה וְלָא שְׁנָא לְאַחַר זְרִיקָה. רַבִּי יוֹחָנָן אוֹמֵר: אֵינוֹ לוֹקֶה. רַבִּי יוֹחָנָן לְטַעְמֵיהּ, דְּאָמַר קְרָא ״טוּמְאָתוֹ״ ״טוּמְאָתוֹ״, וְכִי כְּתִיב ״טוּמְאָתוֹ״ – לְאַחַר זְרִיקָה הוּא דִּכְתִיב! הָהִיא מִ״בְּכׇל קֹדֶשׁ״ נָפְקָא.Rech Lakich dit : il reçoit les coups, à cause de « Elle ne touchera à rien de saint », qu'il s'agisse d'avant l'aspersion ou d'après l'aspersion. Rabbi Yo'hanan dit : il ne reçoit pas les coups. Rabbi Yo'hanan suit son raisonnement, car il a dit que le verset dit « son impureté » – « son impureté », et lorsque « son impureté » est écrit, c'est pour après l'aspersion que c'est écrit ! Selon Rech Lakich, cela se tire de « à rien (bekhol) de saint », mot inclusif qui englobe même avant l'aspersion.
- תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרֵישׁ לָקִישׁ: ״בְּכׇל קֹדֶשׁ לֹא תִגָּע״ – אַזְהָרָה לָאוֹכֵל. אַתָּה אוֹמֵר אַזְהָרָה לָאוֹכֵל, אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא אַזְהָרָה לַנּוֹגֵעַ? תַּלְמוּד לוֹמַר: בְּכׇל קֹדֶשׁ לֹא תִגָּע וְאֶל הַמִּקְדָּשׁ וְגוֹ׳״ – מַקִּישׁ קֹדֶשׁ לַמִּקְדָּשׁ, מָה מִקְדָּשׁ דָּבָר שֶׁיֵּשׁ בּוֹ נְטִילַת נְשָׁמָה – אַף כׇּל דָּבָר שֶׁיֵּשׁ בּוֹ נְטִילַת נְשָׁמָה. וְאִי בִּנְגִיעָה – מִי אִיכָּא נְטִילַת נְשָׁמָה? אֶלָּא בַּאֲכִילָה.Il a été enseigné dans une baraïta comme Rech Lakich : « Elle ne touchera à rien de saint » : c'est un interdit pour celui qui mange. Tu dis : un interdit pour celui qui mange ; ou n'est-ce qu'un interdit pour celui qui touche ? Le verset dit : « Elle ne touchera à rien de saint et au Temple elle n'ira pas, etc. » (Lévitique 12, 4) : il rapproche ce qui est saint du Temple. De même que le Temple est une chose qui comporte le retrait de l'âme, c'est-à-dire le karèt, de même toute chose visée ici comporte le retrait de l'âme. Or si c'est pour le toucher, y a-t-il retrait de l'âme ? Il s'agit donc de manger.
- אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כׇּל לֹא תַעֲשֶׂה שֶׁקְּדָמוֹ עֲשֵׂה – לוֹקִין עָלָיו.Rabba bar bar 'Hana a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : pour tout « tu ne feras pas » que précède un commandement positif, on reçoit les coups.
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