Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כִּדְאָמְרִינַן מֵעִיקָּרָא, שֶׁאִם עָשׂוּ תְּשׁוּבָה – בֵּית דִּין שֶׁל מַעְלָה מוֹחֲלִין לָהֶן. מַאי אָמְרַתְּ? הָא לָא עֲבוּד תְּשׁוּבָה? לָא פְּסִיקָא מִילְּתָא לְכָרֵת.la raison de Rabbi Akiva est celle que nous avons dite au début : car s'ils se repentent, le tribunal d'en haut leur pardonne le karèt (retranchement). Que diras-tu : mais ils ne se sont pas repentis ? La chose n'est pas tranchée pour le karèt, puisqu'il dépend du repentir, et ils ne sont donc pas exemptés des coups.
- רַבִּי יִצְחָק אוֹמֵר: חַיָּיבֵי כָרֵיתוֹת בַּכְּלָל הָיוּ, וְלָמָּה יָצָאת כָּרֵת בַּאֲחוֹתוֹ – לְדוּנוֹ בְּכָרֵת וְלֹא בְּמַלְקוֹת.Rabbi Yits'hak dit : les passibles de karèt étaient compris dans la règle générale « tous ceux qui feront l'une de ces abominations seront retranchés » (Lévitique 18, 29). Et pourquoi le karèt de celui qui a une relation avec sa sœur a-t-il été mentionné à part (Lévitique 20, 17) ? Pour le condamner au karèt et non à la flagellation.
- וְרַבָּנַן, כָּרֵת בַּאֲחוֹתוֹ לְמָה לִי? לְחַלֵּק, וְכִדְרַבִּי יוֹחָנָן, דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: שֶׁאִם עֲשָׂאָן כּוּלָּם בְּהֶעְלֵם אֶחָד – חַיָּיב עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת.Et nos Maîtres, Rabbi Ichmaël et Rabbi Akiva, pourquoi ai-je besoin du karèt de sa sœur ? Pour diviser les unions interdites, conformément à Rabbi Yo'hanan, car Rabbi Yo'hanan a dit : si on les a toutes commises en une seule inadvertance, on est passible d'un sacrifice d'expiation pour chacune.
- וְרַבִּי יִצְחָק, לְחַלֵּק מְנָא לֵיהּ? נָפְקָא לֵיהּ מִוְּאֶל אִשָּׁה בְּנִדַּת טֻמְאָתָהּ, לְחַיֵּיב עַל כׇּל אִשָּׁה וְאִשָּׁה.Et Rabbi Yits'hak, la division, d'où la tire-t-il ? Il la tire de « Et d'une femme dans la séparation de son impureté tu n'approcheras pas » (Lévitique 18, 19), où le mot « femme » est superflu, pour rendre passible pour chaque femme.
- וְרַבָּנַן נָמֵי, תִּיפּוֹק לֵיהּ מֵהָא! אִין הָכִי נָמֵי. וְאֶלָּא, כָּרֵת דַּאֲחוֹתוֹ לְמָה לִי? לְחַיְּיבוֹ עַל אֲחוֹתוֹ וְעַל אֲחוֹת אָבִיו וְעַל אֲחוֹת אִמּוֹ.Et nos Maîtres aussi, qu'ils le tirent de là ! Oui, c'est bien ainsi. Mais alors, pourquoi ai-je besoin du karèt de sa sœur ? Pour le rendre passible pour sa sœur, pour la sœur de son père et pour la sœur de sa mère, séparément, lorsqu'elles sont trois femmes.
- פְּשִׁיטָא, הֲרֵי גּוּפִין מוּחְלָקִין, הֲרֵי שֵׁמוֹת מוּחְלָקִין! אֶלָּא, לְחַיְּיבוֹ עַל אֲחוֹתוֹ שֶׁהִיא אֲחוֹת אָבִיו שֶׁהִיא אֲחוֹת אִמּוֹ. וְהֵיכִי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ – בְּרַשִּׁיעָא בַּר רַשִּׁיעָא.C'est évident : ce sont des corps distincts et ce sont des dénominations distinctes ! Plutôt, pour le rendre passible pour sa sœur qui est aussi la sœur de son père et aussi la sœur de sa mère. Et comment trouver ce cas ? Chez un impie fils d'impie : un homme a une relation avec sa mère, qui lui donne deux filles ; il a une relation avec l'une d'elles et engendre un fils ; ce fils a une relation avec l'autre fille, qui est à la fois sa sœur, la sœur de son père et la sœur de sa mère.
- וְרַבִּי יִצְחָק, הָא מְנָא לֵיהּ? נָפְקָא לֵיהּ מִקַּל וָחוֹמֶר, דְּתַנְיָא: אָמַר רַבִּי עֲקִיבָא: שָׁאַלְתִּי אֶת רַבָּן גַּמְלִיאֵל וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בָּאִיטְלִיז שֶׁל עֵימָאוּם, שֶׁהָלְכוּ לִיקַּח בְּהֵמָה לְמִשְׁתֵּה בְנוֹ שֶׁל רַבָּן גַּמְלִיאֵל: הַבָּא עַל אֲחוֹתוֹ שֶׁהִיא אֲחוֹת אָבִיו שֶׁהִיא אֲחוֹת אִמּוֹ, מַהוּ? [אֵינוֹ] חַיָּיב עַל כּוּלָּן אֶלָּא אַחַת, אוֹ חַיָּיב עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת?Et Rabbi Yits'hak, cela, d'où le tire-t-il ? Il le tire d'un kal va'homer (raisonnement a fortiori), car il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Akiva a dit : j'ai interrogé Rabban Gamliel et Rabbi Yehochoua au marché à la viande d'Emmaüs, où ils étaient allés acheter une bête pour le festin de mariage du fils de Rabban Gamliel : celui qui a une relation avec sa sœur qui est aussi la sœur de son père et aussi la sœur de sa mère, qu'en est-il ? N'est-il passible que d'un seul sacrifice pour toutes, ou est-il passible pour chacune ?
- אָמְרוּ לוֹ: זוֹ לֹא שָׁמַעְנוּ, אֲבָל שָׁמַעְנוּ: הַבָּא עַל חָמֵשׁ נָשִׁים נִדּוֹת בְּהֶעְלֵם אֶחָד, שֶׁחַיָּיב עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת, וְנִרְאִין דְּבָרִים מִקַּל וָחוֹמֶר: וּמָה נִדָּה שֶׁהִיא שֵׁם אֶחָד – חַיָּיב עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת, כָּאן שֶׁשְּׁלֹשָׁה שֵׁמוֹת – לֹא כׇּל שֶׁכֵּן?Ils lui ont dit : cela, nous ne l'avons pas entendu, mais nous avons entendu : celui qui a une relation avec cinq femmes nidda (en état d'impureté menstruelle) en une seule inadvertance est passible pour chacune, et la chose semble se déduire par un kal va'homer : si pour la nidda, qui est une seule dénomination, il est passible pour chacune, ici, où il y a trois dénominations, à plus forte raison !
- וְאִידָּךְ, קַל וָחוֹמֶר פְּרִיכָא הוּא: מָה לְנִדָּה, שֶׁכֵּן גּוּפִין מוּחְלָקִין.Et l'autre avis, celui de nos Maîtres : c'est un kal va'homer réfutable : qu'a de particulier la nidda ? Ce sont des corps distincts, alors qu'ici il s'agit d'une seule femme.
- וּלְאִידַּךְ נָמֵי, הַאי וַדַּאי קַל וָחוֹמֶר פְּרִיכָא הוּא! אֶלָּא, נָפְקָא לֵיהּ מֵ״אֲחֹתוֹ״ דְּסֵיפָא.Mais pour l'autre aussi, Rabbi Yits'hak, celui-ci est assurément un kal va'homer réfutable ! Plutôt, il le tire de « sa sœur » de la fin du verset : « il a découvert la nudité de sa sœur » (Lévitique 20, 17).
- וְאִידָּךְ, ״אֲחוֹתוֹ״ דְּסֵיפָא לְמָה לִי? לְחַיְּיבוֹ עַל אֲחוֹתוֹ בַּת אָבִיו וּבַת אִמּוֹ, לוֹמַר שֶׁאֵין עוֹנְשִׁין מִן הַדִּין.Et l'autre avis, pourquoi ai-je besoin de « sa sœur » de la fin du verset ? Pour le rendre passible pour sa sœur fille de son père et fille de sa mère, afin de dire qu'on ne punit pas à partir d'un raisonnement a fortiori.
- וְאִידַּךְ? אִיבָּעֵית אֵימָא גָּמַר עוֹנֶשׁ מֵאַזְהָרָה. וְאִיבָּעֵית אֵימָא, נָפְקָא לֵיהּEt l'autre, Rabbi Yits'hak, d'où tire-t-il cela ? Si tu veux, dis qu'il apprend le châtiment de l'interdit. Et si tu veux, dis qu'il le tire
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