Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַעֲלִים הָיוּ שָׂכָר לַלְוִיִּם, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה. רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: לֹא הָיוּ מַעֲלִים לָהֶן שָׂכָר. וְחוֹזֵר לִשְׂרָרָה שֶׁהָיָה בָּהּ, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: לֹא הָיָה חוֹזֵר לִשְׂרָרָה שֶׁהָיָה בָּהּ.Les meurtriers involontaires versaient un loyer aux Léviim (lévites), propriétaires des villes de refuge ; ce sont les paroles de Rabbi Yehouda. Rabbi Méïr dit : ils ne leur versaient pas de loyer, et y résidaient gratuitement. Et lorsque le meurtrier rentre chez lui après la mort du grand Cohen (prêtre), il retrouve la fonction d'autorité qu'il occupait avant son exil ; ce sont les paroles de Rabbi Méïr. Rabbi Yehouda dit : il ne retrouvait pas la fonction d'autorité qu'il occupait.
- גְּמָ׳ אָמַר רַב כָּהֲנָא: מַחֲלוֹקֶת בְּשֵׁשׁ, דְּמָר סָבַר ״לָכֶם״ – לִקְלִיטָה. וּמָר סָבַר: ״לָכֶם״ – לְכׇל צׇרְכֵיכֶם. אֲבָל בְּאַרְבָּעִים וּשְׁתַּיִם – דִּבְרֵי הַכֹּל הָיוּ מַעֲלִין לָהֶם שָׂכָר.Guemara. Rav Kahana a dit : la machlokèt (divergence) porte sur le loyer dans les six villes de refuge désignées par la Torah, car l'un des Maîtres, Rabbi Yehouda, pense que dans le verset « Elles seront pour vous des villes de refuge » (Nombres 35, 11), « pour vous » signifie seulement pour l'accueil des meurtriers, et il faut donc payer un loyer aux Léviim ; et l'autre Maître, Rabbi Méïr, pense que « pour vous » signifie pour tous vos besoins, et donc sans loyer. Mais pour les quarante-deux autres villes lévitiques, qui servaient également de refuge, de l'avis de tous, ils leur versaient un loyer.
- אֲמַר לֵיהּ רָבָא: הָא וַדַּאי ״לָכֶם״ – לְכׇל צׇרְכֵיכֶם מַשְׁמַע. אֶלָּא אָמַר רָבָא: מַחֲלוֹקֶת בְּאַרְבָּעִים וּשְׁתַּיִם, דְּמָר סָבַר: ״וַעֲלֵיהֶם תִּתְּנוּ״ – כִּי הָנָךְ לִקְלִיטָה. וּמָר סָבַר: ״וַעֲלֵיהֶם תִּתְּנוּ״ – כִּי הָנָךְ, מָה הָנָךְ לְכׇל צׇרְכֵיכֶם, אַף הָנֵי נָמֵי – לְכׇל צׇרְכֵיכֶם, אֲבָל בְּשֵׁשׁ – דִּבְרֵי הַכֹּל לֹא הָיוּ מַעֲלִים לָהֶן שָׂכָר.Rava lui a dit : mais le terme « pour vous » signifie assurément pour tous vos besoins ; la divergence ne peut donc pas porter là-dessus. Plutôt, Rava a dit : la machlokèt porte sur les quarante-deux villes, car l'un des Maîtres, Rabbi Yehouda, pense que le verset « et en plus d'elles, vous donnerez » quarante-deux villes (Nombres 35, 6) enseigne qu'elles sont comme celles-là, les six villes, seulement pour l'accueil du meurtrier ; et l'autre Maître, Rabbi Méïr, pense que « et en plus d'elles, vous donnerez » enseigne qu'elles sont comme celles-là à tous égards : de même que celles-là sont données pour tous vos besoins, de même celles-ci aussi sont données pour tous vos besoins. Mais pour les six villes, de l'avis de tous, ils ne leur versaient pas de loyer.
- חוֹזֵר לִשְׂרָרָה שֶׁהָיָה בָּהּ כּוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: ״וְשָׁב אֶל מִשְׁפַּחְתּוֹ וְאֶל אֲחֻזַּת אֲבוֹתָיו יָשׁוּב״ – לְמִשְׁפַּחְתּוֹ הוּא שָׁב, וְאֵינוֹ שָׁב לְמַה שֶּׁהֶחְזִיקוּ אֲבוֹתָיו, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה. רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: אַף הוּא שָׁב לְמַה שֶּׁהֶחְזִיקוּ אֲבוֹתָיו, ״אֶל אֲחֻזַּת אֲבוֹתָיו״ – כַּאֲבוֹתָיו.Il retrouve la fonction d'autorité qu'il occupait, etc. À ce propos, nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique extérieur à la Michna), au sujet de l'esclave hébreu qui recouvre sa liberté : « Il retournera à sa famille, et à la possession de ses pères il retournera » (Lévitique 25, 41) : à sa famille il retourne, mais il ne retourne pas à la position honorable qu'occupaient ses pères ; ce sont les paroles de Rabbi Yehouda. Rabbi Méïr dit : il retourne même à la position qu'occupaient ses pères, car « à la possession de ses pères » signifie : comme ses pères.
- וְכֵן בַּגּוֹלָה, כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר ״יָשׁוּב״ – לְרַבּוֹת אֶת הָרוֹצֵחַ.Et il en est de même pour l'exilé dans une ville de refuge, car lorsque le verset dit « il retournera », ce mot superflu vient inclure le meurtrier involontaire.
- מַאי ״וְכֵן בַּגּוֹלָה״? כִּדְתַנְיָא: ״יָשׁוּב הָרֹצֵחַ אֶל אֶרֶץ אֲחֻזָּתוֹ״ – לְאֶרֶץ אֲחוּזָּתוֹ הוּא שָׁב, וְאֵינוֹ שָׁב לְמַה שֶּׁהֶחְזִיקוּ אֲבוֹתָיו, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה. רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: אַף הוּא שָׁב לְמַה שֶּׁהֶחְזִיקוּ אֲבוֹתָיו – גָּמַר שִׁיבָה שִׁיבָה מֵהָתָם.Que signifie : « Et il en est de même pour l'exilé » ? La Guemara explique : comme il a été enseigné dans une baraïta : « Le meurtrier retournera à la terre de sa possession » (Nombres 35, 28) : à la terre de sa possession il retourne, mais il ne retourne pas à la position qu'occupaient ses pères ; ce sont les paroles de Rabbi Yehouda. Rabbi Méïr dit : il retourne même à la position qu'occupaient ses pères. Rabbi Méïr apprend par guezéra chava (analogie textuelle) le mot « retour » du meurtrier du mot « retour » de là-bas, c'est-à-dire de l'esclave hébreu.
- הֲדַרַן עֲלָךְ אֵלּוּ הֵן הַגּוֹלִיןNous reviendrons à toi, chapitre « Voici ceux qui partent en exil ».
- מַתְנִי׳ אֵלּוּ הֵן הַלּוֹקִין: הַבָּא עַל אֲחוֹתוֹ, וְעַל אֲחוֹת אָבִיו, וְעַל אֲחוֹת אִמּוֹ, וְעַל אֲחוֹת אִשְׁתּוֹ, וְעַל אֵשֶׁת אָחִיו, וְעַל אֵשֶׁת אֲחִי אָבִיו, וְעַל הַנִּדָּה. אַלְמָנָה לְכֹהֵן גָּדוֹל, גְּרוּשָׁה וַחֲלוּצָה לְכֹהֵן הֶדְיוֹט, מַמְזֶרֶת וּנְתִינָה לְיִשְׂרָאֵל, בַּת יִשְׂרָאֵל לְנָתִין וּלְמַמְזֵר.Michna. Voici ceux qui reçoivent les coups de flagellation : celui qui a une relation avec sa sœur, avec la sœur de son père, avec la sœur de sa mère, avec la sœur de sa femme, avec la femme de son frère, avec la femme du frère de son père, ou avec une femme nidda (en état d'impureté menstruelle). De même une veuve avec un grand Cohen, une divorcée ou une 'haloutsa (veuve libérée du lévirat par la cérémonie de la 'halitsa) avec un simple Cohen, une mamzérèt (fille née d'une union interdite) ou une Netina (descendante des Guivonim) avec un Israélite, ainsi qu'une fille d'Israël avec un Natin ou un mamzer.
- אַלְמָנָה וּגְרוּשָׁה – חַיָּיבִין עָלֶיהָ מִשּׁוּם שְׁנֵי שֵׁמוֹת. גְּרוּשָׁה וַחֲלוּצָה – אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא מִשּׁוּם אַחַת בִּלְבַד.Si une femme est à la fois veuve et divorcée, le grand Cohen qui l'épouse est passible à son sujet de deux flagellations, au titre de deux dénominations d'interdit. Si elle est à la fois divorcée et 'haloutsa, le simple Cohen n'est passible qu'au titre d'une seule.
- הַטָּמֵא שֶׁאָכַל אֶת הַקֹּדֶשׁ, וְהַבָּא אֶל הַמִּקְדָּשׁ טָמֵא, וְאוֹכֵל חֵלֶב, וָדָם וְנוֹתָר וּפִגּוּל וְטָמֵא.Le tamé (rituellement impur) qui a mangé de la nourriture consacrée, celui qui entre dans le Temple en état d'impureté, celui qui mange du 'hélev (graisse interdite), du sang, du notar (reste d'un sacrifice après le délai permis), du pigoul (sacrifice invalidé par une intention hors délai) ou une viande sacrificielle devenue impure reçoivent les coups.
- וְהַשּׁוֹחֵט וּמַעֲלֶה בַּחוּץ, וְהָאוֹכֵל חָמֵץ בְּפֶסַח, וְהָאוֹכֵל וְהָעוֹשֶׂה מְלָאכָה בְּיוֹם הַכִּפּוּרִים, וְהַמְפַטֵּם אֶת הַשֶּׁמֶן, וְהַמְפַטֵּם אֶת הַקְּטוֹרֶת, וְהַסָּךְ בְּשֶׁמֶן הַמִּשְׁחָה, וְהָאוֹכֵל נְבֵילוֹת וּטְרֵיפוֹת שְׁקָצִים וּרְמָשִׂים.Et celui qui abat un sacrifice ou qui l'offre à l'extérieur du Temple, celui qui mange du 'hamets (levain) à Pessa'h, celui qui mange et celui qui accomplit un travail à Yom Kippour, celui qui compose l'huile d'onction, celui qui compose l'encens du Temple, celui qui s'enduit de l'huile d'onction, et celui qui mange des nevélot (bêtes mortes sans abattage rituel), des tréfot (bêtes atteintes d'une lésion mortelle), des animaux répugnants ou des reptiles reçoivent les coups.
- אָכַל טֶבֶל וּמַעֲשֵׂר רִאשׁוֹן שֶׁלֹּא נִטְּלָה תְּרוּמָתוֹ, וּמַעֲשֵׂר שֵׁנִי וְהֶקְדֵּשׁ שֶׁלֹּא נִפְדּוּ.S'il a mangé du tével (produit non prélevé), de la première dîme dont la terouma n'a pas été prélevée, de la seconde dîme ou du hékdèch (bien consacré) qui n'ont pas été rachetés, il reçoit les coups.
- כַּמָּה יֹאכַל מִן הַטֶּבֶל וִיהֵא חַיָּיב? רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: כׇּל שֶׁהוּא. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: כְּזַיִת. אָמַר לָהֶן רַבִּי שִׁמְעוֹן: אִי אַתֶּם מוֹדִים לִי בְּאוֹכֵל נְמָלָה כׇּל שֶׁהוּא שֶׁהוּא חַיָּיב? אָמְרוּ לוֹ: מִפְּנֵי שֶׁהִיא כִּבְרִיָּיתָהּ. אָמַר לָהֶן: אַף חִטָּה אַחַת כִּבְרִיָּיתָהּ.Quelle quantité faut-il manger du tével pour être passible ? Rabbi Chimon dit : n'importe quelle quantité. Et les Sages disent : la mesure d'une olive. Rabbi Chimon leur a dit : ne reconnaissez-vous pas avec moi, à propos de celui qui mange une fourmi de n'importe quelle taille, qu'il est passible ? Ils lui ont dit : c'est parce qu'elle est telle qu'elle a été créée, un être entier. Il leur a dit : un grain de blé aussi est tel qu'il a été créé.
- גְּמָ׳ חַיָּיבֵי כָרֵיתוֹת קָא תָנֵי, חַיָּיבֵי מִיתוֹת בֵּית דִּין לָא קָתָנֵי. מַתְנִיתִין מַנִּי – רַבִּי עֲקִיבָא הִיא, דְּתַנְיָא: אֶחָד חַיָּיבֵי כָרֵיתוֹת וְאֶחָד חַיָּיבֵי מִיתוֹת בֵּית דִּיןGuemara. Le Tanna enseigne dans cette Michna ceux qui sont passibles de karèt (retranchement), mais il n'enseigne pas ceux qui sont passibles d'une peine de mort du tribunal : il semble donc que ces derniers ne reçoivent pas les coups. Selon qui est notre Michna ? C'est Rabbi Akiva, car il a été enseigné dans une baraïta : Aussi bien les passibles de karèt que les passibles d'une peine de mort du tribunal
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