Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בְּלָשׁוֹן עַזָּה, דִּכְתִיב: ״וַיְדַבֵּר ה׳ אֶל יְהוֹשֻׁעַ לֵאמֹר דַּבֵּר אֶל בְּנֵי יִשְׂרָאֵל לֵאמֹר תְּנוּ לָכֶם אֶת עָרֵי הַמִּקְלָט אֲשֶׁר דִּבַּרְתִּי אֲלֵיכֶם וְגוֹ׳״? מִפְּנֵי שֶׁהֵן שֶׁל הַתּוֹרָה.La section des villes de refuge a été énoncée en langage dur, comme il est écrit : « Hachem parla à Yehochoua en disant : Parle aux Bnei Israël en disant : Désignez pour vous les villes de refuge dont Je vous ai parlé, etc. » (Josué 20, 1-2). Pourquoi la Torah emploie-t-elle ici à plusieurs reprises le verbe dabèr, qui exprime une parole dure ? Parce qu'elles sont une mitsva (commandement) de la Torah, et méritent donc d'être soulignées.
- לְמֵימְרָא דְּכׇל דִּיבּוּר לָשׁוֹן קָשָׁה? אִין, כְּדִכְתִיב: ״דִּבֶּר הָאִישׁ אֲדֹנֵי הָאָרֶץ אִתָּנוּ קָשׁוֹת״. וְהָתַנְיָא: ״נִדְבְּרוּ״, אֵין ״נִדְבְּרוּ״ אֶלָּא לְשׁוֹן נַחַת, וְכֵן הוּא אוֹמֵר ״יַדְבֵּר עַמִּים תַּחְתֵּינוּ״! ״דִּבֶּר״ לְחוּד, ״יַדְבֵּר״ לְחוּד.La Guemara (discussion des Amoraïm) demande : Faut-il en conclure que toute parole (dibour) est un langage dur ? Elle répond : Oui, comme il est écrit à propos des frères de Yossef : « L'homme, le maître du pays, nous a parlé (dibèr) durement » (Genèse 42, 30). On objecte : Mais il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna), au sujet du verset « Alors ceux qui craignent Hachem se parlèrent (nidberou) » (Malachie 3, 16) : « Se parlèrent » n'est autre qu'un terme de douceur, et de même le verset dit : « Il conduira (yadbèr) des peuples sous nous » (Psaumes 47, 4) ! On répond : Dibèr est une chose à part, yadbèr est une chose à part : les deux formes du verbe n'ont pas le même sens.
- (סִימָנֵי רַבָּנַן מְהֵמְנֵי וְסָפְרֵי).(Moyen mnémotechnique pour les discussions de Rabbi Yehouda qui suivent : « les Sages », « mehemni » (la discussion avec Rabbi Ne'hémya) et « les rouleaux » cousus de lin.)
- פְּלִיגִי בַּהּ רַבִּי יְהוּדָה וְרַבָּנַן, חַד אוֹמֵר: מִפְּנֵי שֶׁשִּׁיהָם. וְחַד אוֹמֵר: מִפְּנֵי שֶׁהֵן שֶׁל תּוֹרָה.Revenant au langage dur de la section des villes de refuge : Rabbi Yehouda et les Sages sont en désaccord à ce sujet. L'un dit : ce langage dur a été employé parce que Yehochoua a tardé à accomplir la mitsva de désigner ces villes. Et l'autre dit : parce qu'elles sont une mitsva de la Torah.
- ״וַיִּכְתֹּב יְהוֹשֻׁעַ אֶת הַדְּבָרִים הָאֵלֶּה בְּסֵפֶר תּוֹרַת אֱלֹהִים״, פְּלִיגִי בַּהּ רַבִּי יְהוּדָה וְרַבִּי נְחֶמְיָה – חַד אוֹמֵר: שְׁמֹנָה פְּסוּקִים, וְחַד אוֹמֵר: עָרֵי מִקְלָט.Il est écrit : « Et Yehochoua écrivit ces paroles dans le livre de la Torah de D.ieu » (Josué 24, 26). Rabbi Yehouda et Rabbi Ne'hémya sont en désaccord à ce sujet. L'un dit : il s'agit des huit derniers versets de la Torah, relatant la mort de Moché, que Yehochoua a écrits. Et l'autre dit : il s'agit de la section des villes de refuge du livre de Yehochoua.
- בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר שְׁמֹנָה פְּסוּקִים, הַיְינוּ דִּכְתִיב: ״בְּסֵפֶר תּוֹרַת אֱלֹהִים״. אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר עָרֵי מִקְלָט, מַאי ״בְּסֵפֶר תּוֹרַת אֱלֹהִים״? הָכִי קָאָמַר: ״וַיִּכְתּוֹב יְהוֹשֻׁעַ בְּסִפְרוֹ אֶת הַדְּבָרִים הָאֵלֶּה הַכְּתוּבִים בְּסֵפֶר תּוֹרַת אֱלֹהִים״.Cela se comprend bien selon celui qui dit qu'il s'agit des huit versets : c'est ce qui est écrit : « dans le livre de la Torah de D.ieu », puisque ces versets figurent dans la Torah. Mais selon celui qui dit qu'il s'agit des villes de refuge, que signifie « dans le livre de la Torah de D.ieu » ? Cette section se trouve dans le livre de Yehochoua, non dans la Torah ! On répond : Voici ce que le verset veut dire : « Et Yehochoua écrivit dans son livre ces paroles, qui sont également écrites dans le livre de la Torah de D.ieu. »
- סֵפֶר שֶׁתְּפָרוֹ בְּפִשְׁתָּן, פְּלִיגִי בַּהּ רַבִּי יְהוּדָה וְרַבִּי מֵאִיר – חַד אוֹמֵר: כָּשֵׁר, וְחַד אוֹמֵר: פָּסוּל.Un rouleau de la Torah que l'on a cousu avec du lin : Rabbi Yehouda et Rabbi Méïr sont en désaccord à ce sujet. L'un dit : il est valide, et l'autre dit : il est invalide.
- לְמַאן דְּאָמַר פָּסוּל, דִּכְתִיב: ״לְמַעַן תִּהְיֶה תּוֹרַת ה׳ בְּפִיךָ״, וְאִיתַּקַּשׁ כׇּל הַתּוֹרָה כּוּלָּהּ לִתְפִילִּין: מָה תְּפִילִּין הֲלָכָה לְמֹשֶׁה מִסִּינַי לְתוֹפְרָן בְּגִידִין – אַף כֹּל לְתׇפְרָן בְּגִידִין. וְאִידַּךְ: כִּי אִיתַּקַּשׁ – לַמּוּתָּר בְּפִיךְ, לְהִלְכוֹתָיו לָא אִיתַּקַּשׁ.Selon celui qui dit qu'il est invalide, c'est parce qu'il est écrit à propos des tefilin (phylactères) : « Afin que la Torah de Hachem soit dans ta bouche » (Exode 13, 9). Ainsi, la Torah tout entière est rapprochée (hékech, rapprochement de deux sujets dans un même verset) des tefilin : de même que pour les tefilin, c'est une halakha transmise à Moché au Sinaï de les coudre avec des tendons, de même tous les rouleaux de la Torah doivent être cousus avec des tendons. Et l'autre Sage estime : Lorsque la Torah a été rapprochée des tefilin, c'est seulement quant à l'exigence que le parchemin provienne de ce qui est permis à ta bouche, c'est-à-dire d'un animal permis à la consommation ; mais pour ses autres halakhot (règles), elle n'a pas été rapprochée.
- אָמַר רַב: חֲזֵינַן לְהוּ לִתְפִילִּין דְּבֵי חֲבִיבִי דִּתְפִירִי בְּכִיתָּנָא, וְלֵית הִלְכְתָא כְּווֹתֵיהּ.Rav a dit : Nous avons vu les tefilin de la maison de mon oncle, Rabbi 'Hiya, qui étaient cousus avec du lin. Mais la halakha n'est pas conforme à lui : les tefilin ne se cousent qu'avec des tendons.
- מַתְנִי׳ אֶחָד מָשׁוּחַ בְּשֶׁמֶן הַמִּשְׁחָה, וְאֶחָד הַמְרוּבֶּה בִּבְגָדִים, וְאֶחָד שֶׁעָבַר מִמְּשִׁיחוּתוֹ – מַחֲזִירִין אֶת הָרוֹצֵחַ. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אַף מְשׁוּחַ מִלְחָמָה מַחֲזִיר אֶת הָרוֹצֵחַ.MICHNA : Aussi bien le Cohen Gadol oint de l'huile d'onction, comme à l'époque du premier Temple, que celui revêtu de vêtements multiples, c'est-à-dire des huit vêtements du Cohen Gadol, comme à l'époque du second Temple, et que celui qui a quitté sa fonction d'oint, après avoir remplacé temporairement le Cohen Gadol devenu inapte : leur mort fait revenir l'homicide involontaire de la ville de refuge chez lui. Rabbi Yehouda dit : Même la mort du Cohen oint pour la guerre, chargé de s'adresser aux soldats (Deutéronome 20, 1-7), fait revenir l'homicide.
- לְפִיכָךְ אִימּוֹתֵיהֶן שֶׁל כֹּהֲנִים מְסַפְּקוֹת לָהֶן מִחְיָה וּכְסוּת, כְּדֵי שֶׁלֹּא יִתְפַּלְּלוּ עַל בְּנֵיהֶם שֶׁיָּמוּתוּ.C'est pourquoi les mères des Cohanim (prêtres) Gadolim fournissent aux exilés nourriture et vêtements, afin qu'ils ne prient pas pour que leurs fils meurent.
- גְּמָ׳ מְנָא הָנֵי מִילֵּי? אָמַר רַב כָּהֲנָא: דְּאָמַר קְרָא: ״וְיָשַׁב בָּהּ עַד מוֹת הַכֹּהֵן הַגָּדֹל״, וּכְתִיב: ״כִּי בְעִיר מִקְלָטוֹ יֵשֵׁב עַד מוֹת הַכֹּהֵן הַגָּדֹל״, וּכְתִיב: ״וְאַחֲרֵי מוֹת הַכֹּהֵן הַגָּדֹל״.GUEMARA : D'où savons-nous cela ? Rav Kahana a dit : Car le verset dit : « Et il y demeurera jusqu'à la mort du Cohen Gadol » (Nombres 35, 25), et il est écrit : « Car il demeurera dans sa ville de refuge jusqu'à la mort du Cohen Gadol » (Nombres 35, 28), et il est écrit : « Et après la mort du Cohen Gadol » (Nombres 35, 28). Ces trois mentions correspondent aux trois catégories de Cohen Gadol de la Michna.
- וְרַבִּי יְהוּדָה? כְּתִיב קְרָא אַחֲרִינָא: ״לָשׁוּב לָשֶׁבֶת בָּאָרֶץ עַד מוֹת הַכֹּהֵן״. (וְגוֹ׳) וְאִידַּךְ: מִדְּלָא כְּתִיב: ״הַגָּדוֹל״ – חַד מֵהָנָךְ הוּא.Et Rabbi Yehouda, d'où tire-t-il son ajout ? Il est écrit un autre verset : « Pour retourner demeurer dans le pays jusqu'à la mort du Cohen » (Nombres 35, 32), ce qui inclut le Cohen oint pour la guerre. Et l'autre Tanna (Sage de l'époque de la Michna) ? Puisqu'il n'est pas écrit « Gadol » dans ce verset, il ne s'agit pas d'une catégorie nouvelle : c'est l'un de ceux-là, déjà mentionnés.
- לְפִיכָךְ אִימּוֹתֵיהֶן שֶׁל כֹּהֲנִים כּוּ׳. טַעְמָא דְּלָא מְצַלּוּ, הָא מְצַלּוּ – מָיְיתִי? וְהָכְתִיב: ״כַּצִּפּוֹר לָנוּד כַּדְּרוֹר לָעוּף כֵּן קִלְלַת חִנָּם לֹא תָבֹא״! אֲמַר לֵיהּ הָהוּא סָבָא: מִפִּירְקֵיהּ דְּרָבָא שְׁמִיעַ לִי, שֶׁהָיָה לָהֶן לְבַקֵּשׁ רַחֲמִים עַל דּוֹרָן וְלֹא בִּקְּשׁוּ.La Michna enseigne : « C'est pourquoi les mères des Cohanim, etc. » La Guemara demande : La raison pour laquelle il ne meurt pas est qu'ils ne prient pas ; mais s'ils priaient, la mort viendrait-elle ? Or il est écrit : « Comme l'oiseau qui s'enfuit, comme l'hirondelle qui s'envole, ainsi la malédiction sans fondement n'atteindra pas » (Proverbes 26, 2) ! Un certain vieillard lui a dit : J'ai entendu du cours de Rava que cette malédiction n'est pas sans fondement, car ils auraient dû implorer la miséricorde pour leur génération, et ils ne l'ont pas implorée.
- וְאִיכָּא דְּמַתְנֵי: כְּדֵי שֶׁיִּתְפַּלְּלוּ עַל בְּנֵיהֶם שֶׁלֹּא יָמוּתוּ. טַעְמָא דִּמְצַלּוּ, הָא לָא מְצַלּוּ – מָיְיתִי? מַאי הֲוָה לֵיהּ לְמֶעְבַּד? הָכָא אָמְרִינַן: טוֹבִיָּה חֲטָא וְזִיגּוּד מִנַּגַּיד.Et certains enseignent une autre version de la Michna : afin qu'ils prient pour leurs fils, pour qu'ils ne meurent pas. On en déduit : La raison pour laquelle il ne meurt pas est qu'ils prient ; mais s'ils ne priaient pas, la mort viendrait-elle ? Qu'aurait-il dû faire, ce Cohen Gadol, pour empêcher l'homicide ? Ici, en Babylonie, nous disons ce proverbe pour pareil cas : « Toviya a péché et c'est Zigoud qui est flagellé. » Toviya avait fauté et Zigoud, seul témoin contre lui, avait été flagellé.
- הָתָם אָמְרִי: שְׁכֶם נָסֵיב וּמִבְגַּאי גָּזַיר.Là-bas, en Erets Israël, on dit : « Chekhem s'est marié et c'est Mavgaï qui s'est circoncis. » Chekhem a épousé Dina, et les autres habitants de la ville ont subi la circoncision sans en tirer profit.
- אֲמַר לֵיהּ הָהוּא סָבָא: מִפִּירְקֵיהּ דְּרָבָא שְׁמִיעַ לִי, שֶׁהָיָה לָהֶן לְבַקֵּשׁ רַחֲמִים עַל דּוֹרָן וְלֹא בִּקְּשׁוּ. כִּי הָא דְּהָהוּא גַּבְרָא דְּאַכְלֵיהּ אַרְיָא בְּרָחוֹק תְּלָתָא פַּרְסֵי מִינֵּיהּ דְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי, וְלָא אִישְׁתַּעִי אֵלִיָּהוּ בַּהֲדֵיהּ תְּלָתָא יוֹמֵי.Un certain vieillard lui a dit : J'ai entendu du cours de Rava que les Cohanim Gadolim ont leur part de responsabilité, car ils auraient dû implorer la miséricorde pour leur génération, et ils ne l'ont pas implorée. La Guemara illustre la responsabilité des maîtres spirituels : Comme dans ce cas d'un homme que dévora un lion à trois parasanges de Rabbi Yehochoua ben Lévi, et Eliyahou le prophète, qui avait coutume de lui parler, ne lui parla pas pendant trois jours, pour n'avoir pas prié que cela n'arrive pas dans sa région.
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: קִלְלַת חָכָם – אֲפִילּוּ בְּחִנָּם הִיא בָּאָה. מְנָלַן? מֵאֲחִיתוֹפֶל, שֶׁבְּשָׁעָה שֶׁכָּרָה דָּוִד שִׁיתִין, קְפָא תְּהוֹמָא, בְּעָא לְמִישְׁטְפָא לְעָלְמָא. אֲמַר: מַהוּ לִכְתּוֹב שֵׁם אַחַסְפָּא וּמִישְׁדֵּא בִּתְהוֹמָא דְּלֵיקוּ אַדּוּכְתֵּיהּ? לֵיכָּא דְּאָמַר לֵיהּ מִידֵּי. אֲמַר: כׇּל הַיּוֹדֵעַ דָּבָר זֶה וְאֵינוֹ אוֹמְרוֹ – יֵחָנֵק בִּגְרוֹנוֹ.Rav Yehouda a dit au nom de Rav : La malédiction d'un Sage, même sans fondement, se réalise. D'où le savons-nous ? D'A'hitofel. Lorsque David creusa les fondations du Temple, l'abîme remonta et menaça d'inonder le monde. Il dit : Est-il permis d'écrire le Nom divin sur un tesson et de le jeter dans l'abîme, pour qu'il revienne à sa place ? Personne ne lui répondit quoi que ce soit. Il dit : Quiconque connaît la réponse à cette question et ne la dit pas sera étranglé.
- נָשָׂא אֲחִיתוֹפֶל קַל וָחוֹמֶר בְּעַצְמוֹ, אָמַר: וּמָה לַעֲשׂוֹת שָׁלוֹם בֵּין אִישׁ לְאִשְׁתּוֹ, אָמְרָה הַתּוֹרָה: שְׁמִי שֶׁנִּכְתַּב בִּקְדוּשָּׁה יִמָּחֶה עַל הַמַּיִם, לְכׇל הָעוֹלָם כּוּלּוֹ לֹא כׇּל שֶׁכֵּן? אֲמַר לֵיהּ: שְׁרֵי. כְּתַב שֵׁם אַחַסְפָּא, שְׁדָא אַתְּהוֹמָא, נְחַת וְקָם אַדּוּכְתֵּיהּ.A'hitofel formula de lui-même un kal va'homer (raisonnement a fortiori) et dit : Si, pour établir la paix entre un homme et sa femme (dans le cas de la sota, la femme soupçonnée d'adultère), la Torah a dit : « Que Mon Nom, écrit dans la sainteté, soit effacé sur les eaux », pour le monde entier, à plus forte raison ! Il lui dit : C'est permis. Il écrivit le Nom sur un tesson, le jeta dans l'abîme, et celui-ci descendit et se tint à sa place.
- וַאֲפִילּוּ הָכִי כְּתִיב: ״וַאֲחִיתֹפֶל רָאָה כִּי לֹא נֶעֶשְׂתָה עֲצָתוֹ וַיַּחֲבֹשׁ אֶת הַחֲמוֹר וַיָּקׇם וַיֵּלֶךְ אֶל בֵּיתוֹ (וְ)אֶל עִירוֹ וַיְצַו אֶל בֵּיתוֹ וַיֵּחָנַק וְגוֹ׳״.Et malgré cela, il est écrit lors de la révolte d'Avchalom : « Et A'hitofel vit que son conseil n'était pas suivi ; il sella son âne, se leva et s'en alla chez lui, dans sa ville, il donna des ordres à sa maison et s'étrangla, etc. » (II Samuel 17, 23). Bien qu'il eût répondu à David, la malédiction s'est réalisée.
- אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: קִלְלַת חָכָם – אֲפִילּוּ עַל תְּנַאי הִיא בָּאָה. מְנָלַן? מֵעֵלִי, דְּקָאָמַר לֵיהּ [עֵלִי] לִשְׁמוּאֵל: ״כֹּה יַעֲשֶׂה לְּךָ אֱלֹהִים וְכֹה יוֹסִיף אִם תְּכַחֵד מִמֶּנִּי דָּבָר״. וְאַף עַל גַּב דִּכְתִיב: ״וַיַּגֶּד לוֹ שְׁמוּאֵל אֶת כׇּל הַדְּבָרִים וְלֹא כִחֵד מִמֶּנּוּ״, [וַאֲפִילּוּ הָכִי] כְּתִיב: ״וְלֹא הָלְכוּ בָנָיו בִּדְרָכָיו וְגוֹ׳״.Rabbi Abahou a dit : La malédiction d'un Sage, même conditionnelle, se réalise. D'où le savons-nous ? D'Eli, qui dit à Chmouel : « Qu'ainsi D.ieu te fasse, et qu'ainsi Il y ajoute, si tu me caches une parole » (I Samuel 3, 17). Et bien qu'il soit écrit : « Et Chmouel lui révéla toutes les paroles et ne lui cacha rien » (I Samuel 3, 18), malgré cela il est écrit : « Et ses fils ne marchèrent pas dans ses voies, etc. » (I Samuel 8, 3). La condition n'a pas été remplie, et pourtant Chmouel a été frappé par la malédiction.
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