Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מִי מוֹצִיא מִיַּד מִי?(Un homme a donné tous ses biens, puis réclame : j'étais mourant et je pensais mourir, tandis que les bénéficiaires affirment qu'il était en bonne santé :) qui retire les biens de la main de qui ?
- הוּא מוֹצִיא מִיָּדָם בְּלֹא רְאָיָה, וְהֵן אֵין מוֹצִיאִים מִיָּדוֹ בְּלֹא רְאָיָה, דִּבְרֵי רַבִּי יַעֲקֹב. רַבִּי נָתָן אוֹמֵר: אִם בָּרִיא הוּא – עָלָיו לְהָבִיא רְאָיָה שֶׁהָיָה שְׁכִיב מְרַע, וְאִם שְׁכִיב מְרַע הוּא – עֲלֵיהֶם לְהָבִיא רְאָיָה שֶׁבָּרִיא הָיָה.Lui les retire de leur main sans preuve, et eux ne les retirent pas de sa main sans preuve, telles sont les paroles de Rabbi Yaakov. Rabbi Natan dit : s'il est à présent bien portant, il lui incombe d'apporter la preuve qu'il était mourant ; et s'il est mourant, il leur incombe d'apporter la preuve qu'il était bien portant.
- נֵימָא רַב דְּאָמַר כְּרַבִּי נָתָן וּשְׁמוּאֵל דְּאָמַר כְּרַבִּי יַעֲקֹב? אָמַר לָךְ רַב: אֲנָא דַּאֲמַרִי אֲפִילּוּ כְּרַבִּי יַעֲקֹב. עַד כָּאן לָא קָאָמַר רַבִּי יַעֲקֹב הָתָם דְּאִיכָּא לְמֵימַר הַעֲמֵד מָמוֹן עַל חֶזְקָתוֹ, אֲבָל הָכָא מִי נֵימָא הַעֲמֵד גּוּף עַל חֶזְקָתוֹ?!Dirons-nous que Rav a parlé selon Rabbi Natan, pour qui l'état présent décide, et Chmouel a parlé selon Rabbi Yaakov ? – Rav te dira : moi, j'ai parlé même selon Rabbi Yaakov. Rabbi Yaakov ne parle ainsi que là-bas, où l'on peut dire : maintiens l'argent dans sa présomption ('hazaka, statut établi). Mais ici, dirons-nous : maintiens le corps dans sa présomption ?! Le corps de la jeune fille, ce jour-là, est appelé à changer.
- וּשְׁמוּאֵל אָמַר: אֲנָא דַּאֲמַרִי אֲפִילּוּ לְרַבִּי נָתָן. עַד כָּאן לָא קָאָמַר רַבִּי נָתָן הָתָם דְּכוּלֵּי עָלְמָא בְּחֶזְקַת בְּרִיאִים קָיְימִי, מַאן דְּקָא מַפֵּיק נַפְשֵׁיהּ מֵחֲזָקָה – (הָוֵי) עֲלֵיהּ לְאֵיתוֹיֵי רְאָיָה, אֲבָל הָכָא מִי קָא מַפְּקָא נַפְשַׁהּ מֵחֲזָקָה דְּקַמֵּיהּ?Et Chmouel dira : moi, j'ai parlé même selon Rabbi Natan. Rabbi Natan ne parle ainsi que là-bas, où tout le monde se trouve en présomption de bonne santé : celui qui se fait sortir de cette présomption, c'est à lui d'apporter une preuve. Mais ici, se fait-elle sortir d'une présomption qui serait devant lui, pour qu'on exige d'elle une preuve ?
- נֵימָא כְּהָנֵי תַּנָּאֵי: קִידְּשָׁהּ אָבִיהָ בַּדֶּרֶךְ וְקִידְּשָׁה עַצְמָהּ בָּעִיר וַהֲרֵי הִיא בּוֹגֶרֶת, תָּנָא חֲדָא: הֲרֵי הִיא בּוֹגֶרֶת לְפָנֵינוּ, וְתַנְיָא אִידַּךְ: חָיְישִׁינַן לְקִידּוּשֵׁי שְׁנֵיהֶם. מַאי לָאו: חַד כְּרַב וְחַד כִּשְׁמוּאֵל?Dirons-nous que cela correspond à ces Tannaïm : son père l'a consacrée en chemin, et elle s'est consacrée elle-même à la ville, et voici qu'elle est bogérèt (adulte, hors de l'autorité de son père). Il a été enseigné dans une baraïta : voici qu'elle est bogérèt devant nous ; et il a été enseigné dans une autre : nous tenons compte des kidouchin (consécration) de tous les deux. N'est-ce pas que l'une est selon Rav et l'autre selon Chmouel ?
- לָא, אִידִי וְאִידִי כִּשְׁמוּאֵל – כָּאן בְּמַכְחַשְׁתּוֹ, כָּאן בְּשֶׁאֵין מַכְחַשְׁתּוֹ.Non : l'une et l'autre sont selon Chmouel. Ici, lorsqu'elle le contredit, affirmant qu'elle était déjà bogérèt avant les kidouchin de son père ; là, lorsqu'elle ne le contredit pas.
- וְנֵימָא מִדְּמַתְנִיתָא לָא פְּלִיגִי, אָמוֹרָאֵי נָמֵי לָא פְּלִיגִי! וְתִסְבְּרָא? הָא רַב יוֹסֵף בְּרֵיהּ דְּרַב מְנַשְּׁיָא מִדְּוִויל עֲבַד עוֹבָדָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַב, וְאִיקְּפִיד שְׁמוּאֵל וְאָמַר: כּוּלֵּי עָלְמָא כָּיְילִי לֵיהּ בְּקַבָּא זוּטָא וְהַאי מִדְּרַבָּנַן כָּיְילִי לֵיהּ בְּקַבָּא רַבָּה? וְאִי סָלְקָא דַּעְתָּךְ לָא פְּלִיגִי, אַמַּאי קָא מִקְּפֵיד?Et disons : puisque les baraïtot ne divergent pas, les Amoraïm non plus ne divergent pas ! – Et le penses-tu ? Voici que Rav Yossef, fils de Rav Menachya de Dévil, a appliqué en pratique l'avis de Rav, et Chmouel en a été irrité et a dit : à tout le monde, on la mesure (la sagesse) avec un petit kav, et à celui-ci, parmi les Rabbanan, on la mesure avec un grand kav ? Et s'il te venait à l'esprit qu'ils ne divergent pas, pourquoi s'est-il irrité ?
- דִּילְמָא כִּי עֲבַד עוֹבָדָא, בְּמַכְחַשְׁתּוֹ.Peut-être, lorsqu'il a appliqué cet avis en pratique, était-ce un cas où elle le contredisait ? Rav et Chmouel ne divergeraient alors pas ; il faut donc conclure qu'ils divergent bien lorsqu'elle ne le contredit pas et que c'est en ce cas qu'il a tranché.
- אֲמַר לֵיהּ מָר זוּטְרָא לְרַב אָשֵׁי, הָכִי אָמַר אַמֵּימָר: הִילְכְתָא כְּווֹתֵיהּ דִּשְׁמוּאֵל. וְרַב אָשֵׁי אָמַר: הִילְכְתָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַב. וְהִילְכְתָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַב.Mar Zoutra a dit à Rav Achi : voici ce qu'a dit Amémar : la halakha est conforme à Chmouel. Et Rav Achi a dit : la halakha est conforme à Rav. Et la halakha est conforme à Rav.
- מַתְנִי׳ מִי שֶׁיָּצָא הוּא וְאִשְׁתּוֹ לִמְדִינַת הַיָּם, וּבָא הוּא וְאִשְׁתּוֹ וּבָנָיו וְאָמַר: ״אִשָּׁה שֶׁיָּצָאת עִמִּי לִמְדִינַת הַיָּם – הֲרֵי הִיא זוֹ, וְאֵלּוּ בָּנֶיהָ״ – אֵין צָרִיךְ לְהָבִיא רְאָיָה לֹא עַל הָאִשָּׁה, וְלֹא עַל הַבָּנִים. ״מֵתָה וְאֵלּוּ בָּנֶיהָ״ – מֵבִיא רְאָיָה עַל הַבָּנִים, וְאֵינוֹ מֵבִיא רְאָיָה עַל הָאִשָּׁה.Michna (enseignement des Tannaïm). Celui qui est parti, lui et sa femme, pour un pays d'outre-mer, et qui est revenu, lui, sa femme et ses enfants, et a dit : « La femme qui est partie avec moi outre-mer, la voici, et voici ses enfants » : il n'a pas à apporter de preuve, ni sur la femme, ni sur les enfants. S'il dit : « Elle est morte, et voici ses enfants » : il apporte une preuve sur les enfants, et il n'apporte pas de preuve sur la femme.
- ״אִשָּׁה נָשָׂאתִי בִּמְדִינַת הַיָּם – הֲרֵי הִיא זוֹ, וְאֵלּוּ בָּנֶיהָ״ – מֵבִיא רְאָיָה עַל הָאִשָּׁה וְאֵין צָרִיךְ לְהָבִיא רְאָיָה עַל הַבָּנִים. ״מֵתָה וְאֵלּוּ בָּנֶיהָ״ – צָרִיךְ לְהָבִיא רְאָיָה עַל הָאִשָּׁה וְעַל הַבָּנִים.S'il dit : « J'ai épousé une femme outre-mer, la voici, et voici ses enfants » : il apporte une preuve sur la femme, et il n'a pas à apporter de preuve sur les enfants. S'il dit : « Elle est morte, et voici ses enfants » : il doit apporter une preuve sur la femme et sur les enfants.
- גְּמָ׳ אָמַר רַבָּה בַּר רַב הוּנָא: וְכוּלָּן בִּכְרוּכִים אַחֲרֶיהָ.Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna). Rabba bar Rav Houna a dit : et dans tous ces cas où il est dispensé de preuve sur les enfants, c'est lorsqu'ils s'attachent à elle, comme à leur mère.
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״אִשָּׁה נָשָׂאתִי בִּמְדִינַת הַיָּם״ – מֵבִיא רְאָיָה עַל הָאִשָּׁה, וְאֵין צָרִיךְ לְהָבִיא רְאָיָה עַל הַבָּנִים. וּמֵבִיא רְאָיָה עַל הַגְּדוֹלִים, וְאֵין צָרִיךְ לְהָבִיא רְאָיָה עַל הַקְּטַנִּים. בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים: בְּאִשָּׁה אַחַת, אֲבָל בִּשְׁתֵּי נָשִׁים – מֵבִיא רְאָיָה עַל הָאִשָּׁה וְעַל הַבָּנִים, עַל הַגְּדוֹלִים וְעַל הַקְּטַנִּים.Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : s'il dit : « J'ai épousé une femme outre-mer » : il apporte une preuve sur la femme et il n'a pas à apporter de preuve sur les enfants ; et il apporte une preuve sur les grands et il n'a pas à apporter de preuve sur les petits. Leur attachement à leur mère établit qu'ils sont les siens. De quoi parle-t-on ? D'une seule femme. Mais avec deux femmes, il apporte une preuve sur la femme et sur les enfants, sur les grands et sur les petits.
- אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ:Rech Lakich a dit :
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.