Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- – שְׁנֵיהֶם נוֹתְנִים גֵּט. וְאִם רָצוּ – אֶחָד נוֹתֵן גֵּט, וְאֶחָד כּוֹנֵס.tous deux donnent un get (acte de divorce), afin qu'elle puisse en épouser un autre. Et s'ils le veulent, l'un donne un get et l'autre l'épouse.
- וְכֵן הָאִשָּׁה שֶׁנָּתְנָה רְשׁוּת לִשְׁלוּחָהּ לְקַדְּשָׁהּ, וְהָלְכָה וְקִדְּשָׁהּ אֶת עַצְמָהּ, אִם שֶׁלָּהּ קָדְמוּ – קִדּוּשֶׁיהָ קִידּוּשִׁין, וְאִם שֶׁל שְׁלוּחָהּ קָדְמוּ – קִידּוּשָׁיו קִידּוּשִׁין. וְאִם אֵינָן יוֹדְעִין – שְׁנֵיהֶם נוֹתְנִים לָהּ גֵּט, וְאִם רָצוּ – אֶחָד נוֹתֵן לָהּ גֵּט וְאֶחָד כּוֹנֵס.Et de même, la femme qui a donné pouvoir à son mandataire de la consacrer, puis est allée et s'est consacrée elle-même à un autre : si les siens ont précédé, ses kidouchin (consécration, première étape du mariage) sont des kidouchin valables ; et si ceux de son mandataire ont précédé, ses kidouchin à lui sont des kidouchin valables. Et s'ils ne savent pas lesquels ont précédé, tous deux lui donnent un get, et s'ils le veulent, l'un lui donne un get et l'autre l'épouse.
- גְּמָ׳ וּצְרִיכָא, דְּאִי אַשְׁמְעִינַן גַּבֵּי דִידֵיהּ, מִשּׁוּם דְּגַבְרָא קִים לֵיהּ בְּיוּחֲסִין, אֲבָל אִיתְּתָא דְּלָא קִים לַהּ בְּיוּחֲסִין, אֵימָא לָא נִיהְווֹ קִידּוּשֶׁיהָ קִידּוּשִׁין.Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna). Et c'est nécessaire d'énoncer les deux cas de la Michna : car si elle nous avait enseigné la règle seulement à propos de lui-même, le père, on aurait pu penser que c'est parce que l'homme s'y connaît en matière de lignée : il a trouvé un meilleur parti et a renoncé à son mandataire ; mais la femme, qui ne s'y connaît pas en matière de lignée, je dirais que ses kidouchin ne seraient pas des kidouchin, car elle compte encore sur son mandataire pour trouver mieux.
- וְאִי אַשְׁמְעִינַן גַּבֵּי דִידַהּ, מִשּׁוּם דְּאִיתְּתָא דָּיְיקָא וּמִינַּסְבָא, אֲבָל אִיהוּ אֵימָא לָא אִיכְפַּת לֵיהּ, צְרִיכָא.Et si elle nous avait enseigné la règle seulement à propos d'elle-même, on aurait pu penser que c'est parce que la femme est attentive et choisit avec soin celui qu'elle épouse ; mais lui, le père, je dirais que cela ne lui importe pas et qu'il laisse agir son mandataire. Les deux cas sont donc nécessaires.
- אִיתְּמַר: קִידְּשָׁהּ אָבִיהָ בַּדֶּרֶךְ, וְקִידְּשָׁה עַצְמָהּ בָּעִיר, וַהֲרֵי הִיא בּוֹגֶרֶת. רַב אָמַר: הֲרֵי הִיא בּוֹגֶרֶת לְפָנֵינוּ. וּשְׁמוּאֵל אָמַר: חָיְישִׁינַן לְקִידּוּשֵׁי שְׁנֵיהֶם.Il a été dit (par les Amoraïm) : son père l'a consacrée en chemin, et elle s'est consacrée elle-même à la ville, et voici qu'elle est bogérèt (adulte, hors de l'autorité de son père). Rav a dit : voici qu'elle est bogérèt devant nous, et les kidouchin de son père sont donc sans effet. Et Chmouel a dit : nous tenons compte des kidouchin de tous les deux.
- אֵימַת? אִילֵּימָא בְּתוֹךְ שִׁשָּׁה, בְּהָא נֵימָא רַב הֲרֵי הִיא בּוֹגֶרֶת לְפָנֵינוּ? הַשְׁתָּא הוּא דְּבָגְרָה. אֶלָּא לְאַחַר שִׁשָּׁה, בְּהָא נֵימָא שְׁמוּאֵל: חָיְישִׁינַן לְקִידּוּשֵׁי שְׁנֵיהֶם? וְהָא אָמַר שְׁמוּאֵל: אֵין בֵּין נְעָרוֹת לְבַגְרוּת אֶלָּא שִׁשָּׁה חֳדָשִׁים בִּלְבַד!Quand le cas se présente-t-il ? Si l'on dit : pendant les six mois qui séparent l'état de naara (jeune fille) de celui de bogérèt, dans ce cas, Rav dirait-il : voici qu'elle est bogérèt devant nous ? C'est maintenant seulement qu'elle est devenue bogérèt ! Mais alors, s'il s'agit de la période après les six mois, dans ce cas, Chmouel dirait-il : nous tenons compte des kidouchin de tous les deux ? Or Chmouel n'a-t-il pas dit : il n'y a entre l'état de naara et celui de bogérèt que six mois seulement !
- לָא צְרִיכָא, דְּקַדֵּישׁ בְּהָהוּא יוֹמָא דְּמַשְׁלֵים שִׁשָּׁה. רַב אָמַר: הֲרֵי הִיא בּוֹגֶרֶת לְפָנֵינוּ, מִדְּהַשְׁתָּא בּוֹגֶרֶת, בְּצַפְרָא נָמֵי בּוֹגֶרֶת. וּשְׁמוּאֵל אֲמַר: הַשְׁתָּא הוּא דְּאַיְיתַי סִימָנִים.Non, c'est nécessaire pour le cas où il l'a consacrée le jour même où s'achèvent les six mois. Rav a dit : voici qu'elle est bogérèt devant nous : puisque maintenant elle est bogérèt, le matin aussi elle était bogérèt. Et Chmouel a dit : c'est maintenant seulement qu'elle a produit les signes de l'âge adulte.
- וּשְׁמוּאֵל, מַאי שְׁנָא מִמִּקְוֶה? דִּתְנַן: מִקְוֶה שֶׁנִּמְדַּד וְנִמְצָא חָסֵר – כׇּל טְהָרוֹת שֶׁנַּעֲשׂוּ עַל גַּבָּיו לְמַפְרֵעַ, בֵּין בִּרְשׁוּת הַיָּחִיד בֵּין בִּרְשׁוּת הָרַבִּים – טְמֵאוֹת.Et selon Chmouel, en quoi ce cas est-il différent du mikvé (bain rituel) ? Car nous avons appris (dans la Michna) : un mikvé que l'on a mesuré et qui s'est trouvé insuffisant : tous les objets purifiés qui ont été rendus purs en lui, rétroactivement jusqu'à sa dernière mesure, que ce soit dans le domaine privé ou dans le domaine public, sont temé'ot (impurs). On présume donc que l'état constaté remonte au passé.
- שָׁאנֵי הָתָם, דְּאִיכָּא לְמֵימַר: הַעֲמֵד טָמֵא עַל חֶזְקָתוֹ וְאֵימַר לֹא טָבַל.C'est différent là-bas, car on peut dire : maintiens le tamé (la personne ou l'objet impur) dans sa présomption ('hazaka, statut établi) et dis qu'il ne s'est pas immergé valablement.
- אַדְּרַבָּה, הַעֲמֵד מִקְוֶה עַל חֶזְקָתוֹ וְאֵימַר לֹא חָסַר! הֲרֵי חָסֵר לְפָנֶיךָ. הָכָא נָמֵי: הֲרֵי בּוֹגֶרֶת לְפָנֶיךָ! הַשְׁתָּא הוּא דִּבְגַרָה. הָתָם נָמֵי: הַשְׁתָּא הוּא דַּחֲסַר!Au contraire, maintiens le mikvé dans sa présomption et dis qu'il ne s'est pas trouvé insuffisant ! – Voici qu'il est insuffisant devant toi. – Ici aussi, voici qu'elle est bogérèt devant toi ! – C'est maintenant seulement qu'elle est devenue bogérèt. – Là-bas aussi, c'est maintenant seulement qu'il est devenu insuffisant !
- הָתָם תַּרְתֵּי לְרֵיעוּתָא, הָכָא חֲדָא לְרֵיעוּתָא.Là-bas, il y a deux éléments défavorables : l'impureté présumée et le manque constaté ; ici, un seul élément défavorable : elle est bogérèt à présent.
- וּשְׁמוּאֵל, מַאי שְׁנָא מֵחָבִית? דְּתַנְיָא: הָיָה בּוֹדֵק אֶת הֶחָבִית לְהַפְרִישׁ עָלֶיהָ תְּרוּמָה וְהוֹלֵךְ, וְאַחַר כָּךְ נִמְצֵאת חוֹמֶץ – כׇּל שְׁלֹשָׁה יָמִים וַדַּאי, מִיכָּן וְאֵילָךְ – סָפֵק.Et selon Chmouel, en quoi ce cas est-il différent de la barrique ? Car il a été enseigné (dans une baraïta) : celui qui inspectait la barrique de vin pour prélever sur elle la terouma (prélèvement donné au Cohen) au fur et à mesure, pour d'autre vin, et ensuite elle s'est trouvée être du vinaigre : tous les trois jours sont certains, c'est-à-dire que le vin est assurément resté du vin ; à partir de là et au-delà, c'est un doute.
- וְרָמֵינַן חָבִית אַמִּקְוֶה: מַאי שְׁנָא דְּהָכָא וַדַּאי וּמַאי שְׁנָא דְּהָכָא סָפֵק?Et nous avons opposé la barrique au mikvé : en quoi diffère le cas d'ici, le mikvé, où l'impureté est certaine, et en quoi diffère celui de là, la barrique, où il n'y a qu'un doute ?
- וְאָמַר רַב חֲנִינָא מִסּוּרְיָא: מַאן תְּנָא חָבִית – רַבִּי שִׁמְעוֹן הִיא, דְּגַבֵּי מִקְוֶה נָמֵי סְפֵיקָא מְשַׁוֵּי.Et Rav 'Hanina de Syrie a dit : qui est le Tanna (Sage de l'époque de la Michna) de la barrique ? C'est Rabbi Chimon, qui, pour le mikvé aussi, en fait un doute.
- דְּתַנְיָא: כׇּל טְהָרוֹת שֶׁנַּעֲשׂוּ עַל גַּבָּיו לְמַפְרֵעַ, בֵּין בִּרְשׁוּת הַיָּחִיד בֵּין בִּרְשׁוּת הָרַבִּים – טְמֵאוֹת. וְרַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: בִּרְשׁוּת הָרַבִּים טְהוֹרוֹת, בִּרְשׁוּת הַיָּחִיד – תּוֹלִין.Car il a été enseigné (dans une baraïta) : tous les objets purifiés qui ont été rendus purs en lui, rétroactivement, que ce soit dans le domaine privé ou dans le domaine public, sont temé'ot. Et Rabbi Chimon dit : dans le domaine public, ils sont tehorot (purs), car un doute d'impureté y est considéré comme pur ; dans le domaine privé, on laisse en suspens : on ne les consomme pas, mais on ne les brûle pas non plus.
- אֲבָל לְרַבָּנַן, טֶבֶל לְמַפְרֵעַ! שָׁאנֵי הָתָם, דְּאִיכָּא לְמֵימַר: הַעֲמֵד טֶבֶל עַל חֶזְקָתוֹ – וְאֵימַר לֹא נִיתְקַן.Mais selon les Rabbanan, on devrait dire que le vin que l'on pensait avoir rendu propre à la consommation est tével (produit non prélevé, interdit à la consommation) rétroactivement ! Ainsi, selon eux, l'état présent remonte au passé, à l'encontre de Chmouel. – C'est différent là-bas, car on peut dire : maintiens le tével dans sa présomption et dis qu'il n'a pas été rendu propre.
- אַדְּרַבָּה, הַעֲמֵד יַיִן עַל חֶזְקָתוֹ, וְאֵימַר לֹא הֶחְמִיץ! הֲרֵי הֶחְמִיץ לְפָנֶיךָ. הָכָא נָמֵי, הֲרֵי הִיא בּוֹגֶרֶת לְפָנֵינוּ! הַשְׁתָּא הוּא דִּבְגַרָה. הָכָא נָמֵי: הַשְׁתָּא הוּא דְּאַחְמֵיץ!Au contraire, maintiens le vin dans sa présomption et dis qu'il ne s'est pas aigri ! – Voici qu'il s'est aigri devant toi. – Ici aussi, voici qu'elle est bogérèt devant nous ! – C'est maintenant seulement qu'elle est devenue bogérèt. – Ici aussi, c'est maintenant seulement qu'il s'est aigri !
- הָתָם תַּרְתֵּי לְרֵיעוּתָא, הָכָא חֲדָא לְרֵיעוּתָא הוּא דְּאִיכָּא.Là-bas, il y a deux éléments défavorables : la présomption de tével et le vinaigre constaté ; ici, il n'y a qu'un seul élément défavorable.
- נֵימָא כְּתַנָּאֵי:Dirons-nous que la discussion de Rav et Chmouel correspond à celle des Tannaïm suivants :
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