Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- – זוֹנָה מְשַׁוֵּי לַהּ, חֲלָלָה לָא מְשַׁוֵּי לַהּ. חָזַר וּבָא עָלֶיהָ – עֲשָׂאָהּ חֲלָלָה.fait d'elle une zona (femme ayant eu une union interdite), mais ne fait pas d'elle une 'halala (femme profanée), car l'interdit n'est pas propre à la kehouna (prêtrise). S'il a de nouveau des relations avec elle, il fait d'elle une 'halala, car elle lui est alors interdite comme zona, interdit propre aux Cohanim.
- אָמַר רַב יְהוּדָה: כֹּהֵן גָּדוֹל בְּאַלְמָנָה לוֹקֶה שְׁתַּיִם, אַחַת מִשּׁוּם ״לֹא יִקָּח״, וְאַחַת מִשּׁוּם ״לֹא יְחַלֵּל״. וְלִילְקֵי נָמֵי מִשּׁוּם ״לֹא יְחַלֵּל זַרְעוֹ״! בְּשֶׁלֹּא גָּמַר בִּיאָתוֹ.Rav Yehouda a dit : un Cohen Gadol (Grand Prêtre) ayant des relations avec une veuve reçoit deux flagellations : l'une au titre de « il ne prendra pas » (Lévitique 21, 14) et l'autre au titre de « il ne profanera pas » (Lévitique 21, 15), car il l'a profanée. On objecte : Qu'il soit aussi flagellé au titre de « il ne profanera pas sa descendance » ! On répond : Il s'agit du cas où il n'a pas achevé son union, de sorte qu'aucune descendance n'est profanée.
- מֵתִיב רָבָא: אַלְמָנָה וּגְרוּשָׁה לוֹקֶה מִשּׁוּם שְׁנֵי שֵׁמוֹת, מַאי לָאו שְׁנֵי שֵׁמוֹת וְתוּ לָא?Rava a objecté à partir d'une Michna (Makot 13a) : une femme veuve et divorcée : il est flagellé pour deux noms d'interdits. N'est-ce pas qu'il s'agit de deux noms et rien de plus ?
- לָא, שְׁנֵי שֵׁמוֹת עַל זֶה וּשְׁנֵי שֵׁמוֹת עַל זֶה.On répond : Non : deux noms pour celle-ci et deux noms pour celle-là : deux flagellations pour la veuve et deux pour la divorcée.
- אִי הָכִי אֵימָא סֵיפָא: גְּרוּשָׁה וַחֲלוּצָה – אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא עַל אַחַת! הָכִי קָאָמַר: אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא עַל אַחַת, וּלְעוֹלָם שְׁנֵי שֵׁמוֹת.On objecte : S'il en est ainsi, cite la fin de cette Michna : une femme divorcée et 'haloutsa (veuve libérée du lévirat par la 'halitsa) : il n'est passible que pour une seule ! On répond : Voici ce qu'il veut dire : il n'est passible que pour une seule, la divorcée, mais en réalité pour deux noms, car la 'haloutsa n'est interdite que par les Sages.
- וַחֲלוּצָה דְּרַבָּנַן? וְהָתַנְיָא: גְּרוּשָׁה – אֵין לִי אֶלָּא גְּרוּשָׁה, חֲלוּצָה מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְאִשָּׁה״! מִדְּרַבָּנַן, וּקְרָא אַסְמַכְתָּא בְּעָלְמָא.On demande : La 'haloutsa est-elle interdite seulement par les Sages ? Or il a été enseigné dans une baraïta : « Divorcée » : je n'ai là que la divorcée ; la 'haloutsa, d'où savons-nous qu'elle est interdite ? Le verset dit : « Et une femme » (Lévitique 21, 7). On répond : L'interdit est d'ordre rabbinique, et le verset n'est qu'un simple appui.
- אָמַר אַבָּיֵי: קִידֵּשׁ – לוֹקֶה, בָּעַל – לוֹקֶה. קִידֵּשׁ לוֹקֶה מִשּׁוּם ״לֹא יִקָּח״. בָּעַל לוֹקֶה מִשּׁוּם ״לֹא יְחַלֵּל״. רָבָא אָמַר: בָּעַל – לוֹקֶה, לֹא בָּעַל – אֵינוֹ לוֹקֶה, מִשּׁוּם דִּכְתִיב: ״לֹא יִקַּח... וְלֹא יְחַלֵּל״ מָה טַעַם ״לֹא יִקַּח״? מִשּׁוּם ״לֹא יְחַלֵּל״.Abayé a dit : s'il l'a consacrée (kiddouchin), il est flagellé ; s'il a eu des relations avec elle, il est flagellé. S'il l'a consacrée, il est flagellé au titre de « il ne prendra pas » ; s'il a eu des relations avec elle, il est flagellé au titre de « il ne profanera pas ». Rava a dit : s'il a eu des relations avec elle, il est flagellé ; s'il n'a pas eu de relations avec elle, il n'est pas flagellé, parce qu'il est écrit : « il ne prendra pas… et il ne profanera pas » : pourquoi « il ne prendra pas » ? À cause de « il ne profanera pas ».
- וּמוֹדֶה אַבָּיֵי בְּמַחֲזִיר גְּרוּשָׁתוֹ, שֶׁאִם קִידֵּשׁ וְלֹא בָּעַל – שֶׁאֵינוֹ לוֹקֶה. ״לְקַחְתָּהּ לִהְיוֹת לוֹ לְאִשָּׁה״ אָמַר רַחֲמָנָא, וְהָא לֵיכָּא.Et Abayé admet, pour celui qui reprend son ex-épouse divorcée, que s'il l'a consacrée sans avoir de relations avec elle, il n'est pas flagellé : le Miséricordieux a dit : « la reprendre pour qu'elle soit sa femme » (Deutéronome 24, 4), et cela n'est pas le cas ici, car l'intimité conjugale fait défaut.
- וּמוֹדֶה רָבָא בְּכֹהֵן גָּדוֹל בְּאַלְמָנָה, שֶׁאִם בָּעַל וְלֹא קִידֵּשׁ – שֶׁלּוֹקֶה. ״וְלֹא יְחַלֵּל זַרְעוֹ בְּעַמָּיו״ אָמַר רַחֲמָנָא, וַהֲרֵי הוּא חִילֵּל. וּשְׁנֵיהֶם מוֹדִים בְּמַחְזִיר גְּרוּשָׁתוֹ, שֶׁאִם בָּעַל וְלֹא קִידֵּשׁ – שֶׁאֵינוֹ לוֹקֶה, דֶּרֶךְ לִיקּוּחִין אָסְרָה תּוֹרָה.Et Rava admet, pour un Cohen Gadol avec une veuve, que s'il a eu des relations avec elle sans l'avoir consacrée, il est flagellé : le Miséricordieux a dit : « Et il ne profanera pas sa descendance parmi son peuple » (Lévitique 21, 15), et voici qu'il a profané. Et tous deux admettent, pour celui qui reprend son ex-épouse divorcée, que s'il a eu des relations avec elle sans l'avoir consacrée, il n'est pas flagellé : c'est par la voie de la prise (les kiddouchin) que la Torah l'a interdite.
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בַּת גֵּר זָכָר כְּבַת חָלָל. תַּנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בַּת גֵּר זָכָר כְּבַת חָלָל זָכָר. וְהַדִּין נוֹתֵן: מָה חָלָל, שֶׁבָּא מִטִּפָּה כְּשֵׁרָה – בִּתּוֹ פְּסוּלָה, גֵּר, שֶׁבָּא מִטִּפָּה פְּסוּלָה – אֵינוֹ דִּין שֶׁבִּתּוֹ פְּסוּלָה?« Rabbi Yehouda dit : la fille d'un converti de sexe masculin est comme la fille d'un 'halal. » Il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Yehouda dit : la fille d'un converti de sexe masculin est comme la fille d'un 'halal de sexe masculin. Et la logique l'impose : si le 'halal, qui provient d'une goutte apte, a sa fille inapte, le converti, qui provient d'une goutte inapte, n'est-il pas logique que sa fille soit inapte ?
- מָה לְחָלָל, שֶׁכֵּן יְצִירָתוֹ בַּעֲבֵירָה. כֹּהֵן גָּדוֹל בְּאַלְמָנָה יוֹכִיחַ, שֶׁאֵין יְצִירָתוֹ בַּעֲבֵירָה, בִּתּוֹ פְּסוּלָה.On réfute : Que dire du 'halal ? Sa formation s'est faite dans la transgression, ce qui n'est pas le cas du converti. On répond : Le Cohen Gadol avec une veuve le prouvera : sa formation n'est pas dans la transgression, et sa fille est inapte.
- מָה לְכֹהֵן גָּדוֹל בְּאַלְמָנָה, שֶׁכֵּן בִּיאָתוֹ בַּעֲבֵירָה! חָלָל יוֹכִיחַ.On réfute : Que dire du Cohen Gadol avec une veuve ? Son union est une transgression ! On répond : Le 'halal le prouvera, car son union n'en est pas une, et sa fille est pourtant inapte.
- וְחָזַר הַדִּין, לֹא רְאִי זֶה כִּרְאִי זֶה, הַצַּד הַשָּׁוֶה שֶׁבָּהֶן – שֶׁאֵינָן בְּרוֹב הַקָּהָל, אַף אֲנִי אָבִיא אֶת הַגֵּר שֶׁאֵינוֹ בְּרוֹב הַקָּהָל וּבִתּוֹ פְּסוּלָה.Et le raisonnement est revenu à son point de départ : l'aspect de l'un n'est pas comme l'aspect de l'autre. Leur point commun est qu'ils ne sont pas comme la majorité de l'assemblée ; moi aussi, j'amènerai le converti, qui n'est pas comme la majorité de l'assemblée, et sa fille sera inapte.
- מָה לְהַצַּד הַשָּׁוֶה שֶׁבָּהֶן, שֶׁכֵּן יֵשׁ בָּהֶם צַד עֲבֵירָה!On réfute : Que dire de leur point commun ? Il y a en eux un aspect de transgression !
- לָא תֵּימָא כֹּהֵן גָּדוֹל בְּאַלְמָנָה יוֹכִיחַ, אֶלָּא אֵימָא: מִצְרִי רִאשׁוֹן יוֹכִיחַ.On répond : Ne dis pas que le Cohen Gadol avec une veuve le prouvera, mais dis : l'Égyptien de première génération le prouvera : marié à une Égyptienne de première génération, son union n'est pas une transgression et sa fille est pourtant inapte.
- מָה לְמִצְרִי רִאשׁוֹן, שֶׁכֵּן אֵינוֹ רָאוּי לָבֹא בַּקָּהָל. חָלָל יוֹכִיחַ.On réfute : Que dire de l'Égyptien de première génération ? Il n'est pas apte à entrer dans l'assemblée. On répond : Le 'halal le prouvera, car lui y est apte, et sa fille est inapte.
- וְחָזַר הַדִּין. לֹא רְאִי זֶה כִּרְאִי זֶה, הַצַּד הַשָּׁוֶה שֶׁבָּהֶן – שֶׁאֵינָן בְּרוֹב קָהָל, וּבִתּוֹ פְּסוּלָה. אַף אֲנִי אָבִיא אֶת הַגֵּר, שֶׁאֵינוֹ בְּרוֹב קָהָל וּבִתּוֹ פְּסוּלָה.Et le raisonnement est revenu à son point de départ : l'aspect de l'un n'est pas comme l'aspect de l'autre. Leur point commun est qu'ils ne sont pas comme la majorité de l'assemblée, et sa fille est inapte. Moi aussi, j'amènerai le converti, qui n'est pas comme la majorité de l'assemblée, et sa fille sera inapte.
- מָה לְהַצַּד הַשָּׁוֶה שֶׁבָּהֶן, שֶׁכֵּן פּוֹסְלִים בְּבִיאָתָם. וְרַבִּי יְהוּדָה: גֵּר נָמֵי פּוֹסֵל בְּבִיאָתוֹ, וּמַיְיתֵי לַהּ בַּמָּה הַצַּד מֵהַאי דִּינָא.On réfute : Que dire de leur point commun ? Ils rendent inapte par leur union la fille d'un Cohen. La Guemara explique : Et Rabbi Yehouda pense que le converti aussi rend inapte par son union, et il le déduit par « bama hatsad » (raisonnement à partir du point commun) de cette règle-là.
- רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב אוֹמֵר גֵּר. תַּנְיָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַי אוֹמֵר: גִּיּוֹרֶת פְּחוּתָה מִבַּת שָׁלֹשׁ שָׁנִים וְיוֹם אֶחָד – כְּשֵׁרָה לַכְּהוּנָּה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְכֹל הַטַּף בַּנָּשִׁים... הַחֲיוּ לָכֶם״, וַהֲלֹא פִּינְחָס הָיָה עִמָּהֶם! וְרַבָּנַן? ״הַחֲיוּ לָכֶם״ – לַעֲבָדִים וְלִשְׁפָחוֹת.« Rabbi Eliézer ben Yaakov dit : un converti… » Il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Chimon ben Yo'haï dit : une convertie de moins de trois ans et un jour est apte à la kehouna, comme il est dit : « Et toutes les petites parmi les femmes… gardez-les en vie pour vous » (Nombres 31, 18), et Pin'has n'était-il pas avec eux ! Le verset les a donc permises même à un Cohen. Et nos Maîtres ? Comment comprennent-ils ce verset ? « Gardez-les en vie pour vous » : comme esclaves et comme servantes.
- וְכוּלָּן מִקְרָא אֶחָד דָּרְשׁוּ: ״אַלְמָנָה וּגְרוּשָׁה לֹא יִקְחוּ לָהֶם לְנָשִׁים כִּי אִם בְּתוּלֹת מִזֶּרַע בֵּית יִשְׂרָאֵל״, רַבִּי יְהוּדָה סָבַר: עַד דְּאִית כׇּל זֶרַע מִיִּשְׂרָאֵל. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב סָבַר: ״מִזֶּרַע״, וַאֲפִילּוּ מִקְצָת זֶרַע.Et tous ont interprété un seul verset : « Ils ne prendront pour femmes ni veuve ni divorcée, mais seulement des vierges de la descendance de la maison d'Israël » (Ézéchiel 44, 22). Rabbi Yehouda pense : il faut que toute la descendance soit d'Israël. Rabbi Eliézer ben Yaakov pense : « de la descendance », et même une partie de la descendance.
- רַבִּי יוֹסֵי סָבַר: מִי שֶׁנִּזְרְעוּ בְּיִשְׂרָאֵל. רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַי סָבַר: מִי שֶׁנִּזְרְעוּ בְּתוּלֶיהָ בְּיִשְׂרָאֵל.Rabbi Yossé pense : celle qui a été semée en Israël, conçue de parents juifs. Rabbi Chimon ben Yo'haï pense : celle dont la virginité a été semée en Israël, qui était déjà juive lorsque sa virginité s'est formée, à l'âge de trois ans.
- אֲמַר לֵיהּ רַב נַחְמָן לְרָבָא:Rav Na'hman a dit à Rava :
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