Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הֲרֵי גּוּפִין מוּחְלָקִים, הֲרֵי שֵׁמוֹת מוּחְלָקִים!Voici des corps distincts, voici des noms distincts ! Trois femmes différentes, trois interdits distincts : il devrait être flagellé pour chacune.
- אֶלָּא שֶׁבָּא עַל אַלְמָנָה אַחַת שָׁלֹשׁ בִּיאוֹת. הֵיכִי דָמֵי? אִי דְּלָא אַתְרוֹ בֵּיהּ – פְּשִׁיטָא דְּאֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא אַחַת.Mais plutôt, il s'agit d'un Cohen Gadol (Grand Prêtre) qui a eu trois unions avec une seule veuve. Comment se présente ce cas ? S'ils ne l'ont pas averti entre chaque union, il est évident qu'il n'est passible que d'une seule peine de flagellation, faute d'avertissement préalable pour chacune.
- אֶלָּא דְּאַתְרוֹ בֵּיהּ אַכֹּל חֲדָא וַחֲדָא – אַמַּאי אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא אַחַת? וְהָתְנַן: נָזִיר שֶׁהָיָה שׁוֹתֶה יַיִן כׇּל הַיּוֹם כּוּלּוֹ – אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא אַחַת. אָמְרוּ לוֹ: ״אַל תִּשְׁתֶּה״ ״אַל תִּשְׁתֶּה״ וְהוּא שׁוֹתֶה – חַיָּיב עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת!Mais plutôt, s'il s'agit du cas où ils l'ont averti pour chacune d'elles, pourquoi ne serait-il passible que d'une seule peine ? Or, n'avons-nous pas appris dans une Michna (Nazir 42a) : Un naziréen qui a bu du vin toute la journée n'est passible que d'une seule peine. Si on lui a dit : « Ne bois pas ! », « Ne bois pas ! » et qu'il boit, il est passible pour chacune de ces fois !
- לָא צְרִיכָא, שֶׁבָּא עַל אַלְמְנַת רְאוּבֵן שֶׁהָיְתָה אַלְמְנַת שִׁמְעוֹן שֶׁהָיְתָה אַלְמְנַת לֵוִי. מַהוּ דְּתֵימָא הֲרֵי שֵׁמוֹת מוּחְלָקִים – קָא מַשְׁמַע לַן גּוּפִים מוּחְלָקִים בָּעֵינַן, וְלֵיכָּא.Ce n'est nécessaire que dans le cas où il a eu une seule union avec la veuve de Réouven, qui était auparavant la veuve de Chimon, qui était auparavant la veuve de Lévi. De peur que tu ne dises : voici des noms distincts, et il mériterait trois peines, elle nous enseigne qu'il nous faut des corps distincts, et il n'y en a pas.
- ״אַלְמָנָה וּגְרוּשָׁה וַחֲלָלָה זֹנָה״. הַאי תַּנָּא מַאי קָסָבַר? אִי קָסָבַר אִיסּוּר חָל עַל אִיסּוּר – אִיפְּכָא נָמֵי! וְאִי קָסָבַר אֵין אִיסּוּר חָל עַל אִיסּוּר – אֲפִילּוּ כַּסֵּדֶר הַזֶּה נָמֵי לָא!« Veuve, divorcée, 'halala (femme profanée) zona » (femme ayant eu une union interdite) : il est passible pour chaque statut si cela s'est produit dans cet ordre. Ce Tanna, que pense-t-il ? S'il pense qu'un interdit prend effet sur un interdit, l'inverse aussi devrait valoir ! Et s'il pense qu'un interdit ne prend pas effet sur un interdit, même dans cet ordre non plus il ne devrait pas être passible !
- אָמַר רָבָא: הַאי תַּנָּא אִיסּוּר חָל עַל אִיסּוּר לֵית לֵיהּ, אִיסּוּר מוֹסִיף אִית לֵיהּ.Rava a dit : ce Tanna n'admet pas qu'un interdit prend effet sur un interdit en général, mais il admet l'issour mossif (interdit additionnel) : un second interdit qui étend le champ du premier prend effet.
- אַלְמָנָה אֲסוּרָה לְכֹהֵן גָּדוֹל וְשַׁרְיָא לְכֹהֵן הֶדְיוֹט. הָוְיָא לַהּ גְּרוּשָׁה, מִיגּוֹ דְּאִיתּוֹסַף לַהּ אִיסּוּרָא לְגַבֵּי כֹּהֵן הֶדְיוֹט – אִיתּוֹסַף לַהּ אִיסּוּרָא לְגַבֵּי כֹּהֵן גָּדוֹל, וַעֲדַיִין שַׁרְיָא לְמֵיכַל בִּתְרוּמָה. הָוְיָא לַהּ חֲלָלָה, מִיגּוֹ דְּאִיתּוֹסַף אִיסּוּרָא לְמֵיכַל בִּתְרוּמָה – אִיתּוֹסַף אִיסּוּרָא לְגַבֵּי כֹּהֵן גָּדוֹל.Une veuve est interdite à un Cohen Gadol et permise à un Cohen ordinaire. Devenue divorcée, puisqu'un interdit s'est ajouté pour elle à l'égard du Cohen ordinaire, l'interdit s'est ajouté pour elle aussi à l'égard du Cohen Gadol ; et elle reste encore permise à manger de la terouma (prélèvement réservé aux Cohanim), si elle est fille de Cohen. Devenue 'halala par une union avec un Cohen, puisqu'un interdit de manger de la terouma s'est ajouté, l'interdit s'est ajouté aussi à l'égard du Cohen Gadol.
- אֶלָּא זוֹנָה – מַאי אִיסּוּר מוֹסִיף אִית בַּהּ? אָמַר רַב חָנָא בַּר רַב קַטִּינָא: הוֹאִיל וְשֵׁם זְנוּת פּוֹסֵל בְּיִשְׂרָאֵל.Mais pour la zona, quel interdit additionnel y a-t-il pour elle ? Elle n'ajoute rien à l'interdit de la 'halala. Rav 'Hana bar Rav Katina a dit : parce que le nom de zenout (débauche) rend inapte en Israël : une femme mariée adultère est interdite à son mari israélite. Le nom de zona a donc une portée plus large.
- תָּנֵי תַּנָּא קַמֵּיהּ דְּרַב שֵׁשֶׁת: כׇּל שֶׁהוּא בְּ״יִקָּח״, הֲרֵי הוּא בְּ״לֹא יִקָּח״. כֹּל שֶׁאֵינוֹ בְּ״יִקָּח״ אֵינוֹ בְּ״לֹא יִקָּח״ – פְּרָט לְכֹהֵן גָּדוֹל שֶׁבָּא עַל אֲחוֹתוֹ אַלְמָנָה.Un Tanna (récitant de baraïtot) a enseigné devant Rav Chéchèt : Toute femme qui entre dans « il prendra » (Lévitique 21, 13-14 : « une vierge … il prendra pour femme ») entre dans « il ne prendra pas » si elle devient veuve ou divorcée. Toute femme qui n'entre pas dans « il prendra » n'entre pas dans « il ne prendra pas » : cela exclut un Cohen Gadol qui a eu des relations avec sa sœur veuve : même vierge, elle lui serait interdite ; il n'est donc pas passible au titre de « il ne prendra pas ».
- אֲמַר לֵיהּ: דַּאֲמַר לָךְ, מַנִּי – רַבִּי שִׁמְעוֹן הִיא, דְּאָמַר: אֵין אִיסּוּר חָל עַל אִיסּוּר. דְּתַנְיָא: רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: הָאוֹכֵל נְבֵילָה בְּיוֹם הַכִּפּוּרִים – פָּטוּר. דְּאִי רַבָּנַן, הָא אָמְרִי: אִיסּוּר חָל עַל אִיסּוּר.Rav Chéchèt lui a dit : Celui qui te l'a dit, selon qui parle-t-il ? C'est Rabbi Chimon, qui a dit : un interdit ne prend pas effet sur un interdit. Car il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Chimon dit : celui qui mange une nevéla (bête non abattue rituellement) le jour de Yom Kippour est pétour (exempt) de karèt (retranchement) pour avoir mangé ce jour-là. Car si c'était nos Maîtres, ils disent au contraire : un interdit prend effet sur un interdit.
- אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבָּנַן, כִּי אָמְרִי רַבָּנַן אִיסּוּר חָל עַל אִיסּוּר – הָנֵי מִילֵּי אִיסּוּר חָמוּר עַל אִיסּוּר קַל, אֲבָל אִיסּוּר קַל עַל אִיסּוּר חָמוּר – לָא חָיֵיל.On rejette cela : Tu peux même dire que c'est nos Maîtres : lorsque nos Maîtres disent qu'un interdit prend effet sur un interdit, cela ne vaut que pour un interdit sévère sur un interdit léger (Yom Kippour sur la nevéla), mais un interdit léger sur un interdit sévère ne prend pas effet : or, l'interdit de la sœur, passible de karèt, est plus sévère que celui de la veuve.
- אִיכָּא דְאָמְרִי: הָא מַנִּי – רַבָּנַן הִיא, דְּאָמְרִי: אִיסּוּר חָל עַל אִיסּוּר, וְכִי אָמְרִי רַבָּנַן אִיסּוּר חָל עַל אִיסּוּר, הָנֵי מִילֵּי אִיסּוּר חָמוּר עַל אִיסּוּר קַל, אֲבָל אִיסּוּר קַל עַל אִיסּוּר חָמוּר – לָא חָיֵיל. דְּאִי רַבִּי שִׁמְעוֹן, הַשְׁתָּא אִיסּוּר חָמוּר עַל אִיסּוּר קַל לָא חָיֵיל, אִיסּוּר קַל עַל אִיסּוּר חָמוּר מִיבַּעְיָא?Certains disent que Rav Chéchèt a répondu ainsi : Selon qui est-ce ? C'est nos Maîtres, qui disent qu'un interdit prend effet sur un interdit ; et lorsque nos Maîtres disent qu'un interdit prend effet sur un interdit, cela ne vaut que pour un interdit sévère sur un interdit léger, mais un interdit léger sur un interdit sévère ne prend pas effet. Car si c'était Rabbi Chimon, puisque même un interdit sévère sur un interdit léger ne prend pas effet, un interdit léger sur un interdit sévère, est-il besoin de le dire ?
- מַהוּ דְּתֵימָא: אִיסּוּר כְּהוּנָּה שָׁאנֵי, קָא מַשְׁמַע לַן.On rejette cela : Il fallait le dire, de peur que tu ne dises que l'interdit de kehouna (propre à la prêtrise) est différent, et qu'il prendrait effet même sur un autre interdit ; elle nous enseigne donc que non.
- אֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא לְאַבָּיֵי: יִשְׂרָאֵל הַבָּא עַל אֲחוֹתוֹ – זוֹנָה מְשַׁוֵּי לַהּ. חֲלָלָה, מְשַׁוֵּי לַהּ אוֹ לָא מְשַׁוֵּי לַהּ?Rav Pappa a dit à Abayé : Un Israélite qui a des relations avec sa sœur fait d'elle une zona. Fait-il d'elle une 'halala ou ne fait-il pas d'elle une 'halala ?
- מִי אָמְרִינַן קַל וָחוֹמֶר: מֵחַיָּיבֵי לָאוִין הָוְיָא חֲלָלָה, מֵחַיָּיבֵי כָרֵיתוֹת לֹא כׇּל שֶׁכֵּן? אוֹ דִילְמָא אֵין חֲלָלָה אֶלָּא מֵאִיסּוּר כְּהוּנָּה? אֲמַר לֵיהּ: אֵין (אִיסּוּר) חֲלָלָה אֶלָּא מֵאִיסּוּר כְּהוּנָּה בִּלְבַד.Dirons-nous qu'il y a un kal va'homer (raisonnement a fortiori) : si, par ceux qui sont passibles d'un simple interdit, elle devient 'halala, par ceux qui sont passibles de karèt, à plus forte raison ? Ou peut-être n'y a-t-il de 'halala que par un interdit de kehouna ? Abayé lui a dit : il n'y a de 'halala que par un interdit de kehouna uniquement.
- אָמַר רָבָא: מְנָא הָא מִילְּתָא דַּאֲמוּר רַבָּנַן ״אֵין חֲלָלָה אֶלָּא מֵאִיסּוּר כְּהוּנָּה״? דְּתַנְיָא: לֹא יֵאָמֵר גְּרוּשָׁה בְּכֹהֵן גָּדוֹל וְתֵיתֵי בְּקַל וָחוֹמֶר מִכֹּהֵן הֶדְיוֹט, וַאֲנָא אָמֵינָא: הַשְׁתָּא לְכֹהֵן הֶדְיוֹט אֲסוּרָה, לְכֹהֵן גָּדוֹל מִיבַּעְיָא? לָמָּה נֶאֶמְרָה: כְּשֵׁם שֶׁחֲלוּקָה גְּרוּשָׁה מִזּוֹנָה וַחֲלָלָה בְּכֹהֵן הֶדְיוֹט, כָּךְ חֲלוּקָה בְּכֹהֵן גָּדוֹל.Rava a dit : D'où vient cette chose qu'ont dite nos Maîtres : « il n'y a de 'halala que par un interdit de kehouna » ? Car il a été enseigné dans une baraïta : Il n'y aurait pas besoin de dire « divorcée » pour le Cohen Gadol ; cela viendrait par un kal va'homer du Cohen ordinaire, et moi je dirais : si elle est interdite à un Cohen ordinaire, pour un Cohen Gadol, est-il besoin de le dire ? Pourquoi cela a-t-il été dit ? De même que la divorcée est distincte de la zona et de la 'halala pour un Cohen ordinaire (il y a pour elle un interdit à part), de même elle est distincte pour un Cohen Gadol.
- פְּשִׁיטָא, מִיגְרָע גָּרְעָה? אֶלָּא: כְּשֵׁם שֶׁחֲלוּקָה גְּרוּשָׁה מִזּוֹנָה וַחֲלָלָה בְּכֹהֵן הֶדְיוֹט – כָּךְ אַלְמָנָה חֲלוּקָה מִגְּרוּשָׁה וַחֲלָלָה זוֹנָה בְּכֹהֵן גָּדוֹל.On objecte : C'est évident ! Serait-il diminué ? Un Cohen Gadol ne perd pas ce qui valait pour lui quand il était Cohen ordinaire. Mais plutôt, enseigne : de même que la divorcée est distincte de la zona et de la 'halala pour un Cohen ordinaire, de même la veuve est distincte de la divorcée et de la 'halala, zona, pour un Cohen Gadol : il est passible pour chacune, bien qu'elles figurent dans le même verset.
- חֲלָלָה לָמָּה נֶאֶמְרָה? אֵין חֲלָלָה אֶלָּא מֵאִיסּוּר כְּהוּנָּה. זוֹנָה לָמָּה נֶאֶמְרָה? נֶאֱמַר כָּאן ״זוֹנָה״, וְנֶאֱמַר לְהַלָּן ״זוֹנָה״, מָה כָּאן זַרְעוֹ חוּלִּין, אַף לְהַלָּן זַרְעוֹ חוּלִּין.Pourquoi « 'halala » a-t-il été dit pour le Cohen Gadol ? Pour enseigner qu'il n'y a de 'halala que par un interdit de kehouna. Pourquoi « zona » a-t-il été dit ? Il est dit ici « zona » (Lévitique 21, 14), et il est dit là-bas « zona » (Lévitique 21, 7) : de même qu'ici sa descendance est profane, de même là-bas sa descendance est profane.
- אָמַר רַב אָשֵׁי: הִילְכָּךְ, כֹּהֵן הַבָּא עַל אֲחוֹתוֹRav Achi a dit : par conséquent, un Cohen qui a des relations avec sa sœur
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