Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כֹּל שֶׁאַתָּה נוֹשֵׂא בִּתּוֹ – אַתָּה נוֹשֵׂא אַלְמְנָתוֹ. וְכֹל שֶׁאִי אַתָּה נוֹשֵׂא בִּתּוֹ – אִי אַתָּה נוֹשֵׂא אַלְמְנָתוֹ.Tout homme dont tu peux épouser la fille – toi, Cohen (prêtre) – : tu peux épouser sa veuve, car elle n'a pas été rendue inapte à la prêtrise par son union avec lui. Et tout homme dont tu ne peux pas épouser la fille : tu ne peux pas épouser sa veuve non plus.
- מַאי אִיכָּא בֵּין תַּנָּא קַמָּא וּבֵין רַבִּי יוֹסֵי? אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מִצְרִי שֵׁנִי אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ. וּשְׁנֵיהֶם לֹא לְמָדוּהָ אֶלָּא מִכֹּהֵן גָּדוֹל בְּאַלְמָנָה,La Guemara (discussion des Amoraïm) demande : Quelle différence y a-t-il entre le premier Tanna (Sage de l'époque de la Michna) et Rabbi Yossé ? Tous deux semblent dire la même chose. Rabbi Yo'hanan a dit : C'est l'Égyptien de deuxième génération (fils d'un Égyptien converti) qui les sépare, s'il s'est uni à une femme juive. La Torah interdit aux convertis égyptiens et à leurs fils d'entrer dans l'assemblée par le mariage, mais la troisième génération y est autorisée. Et tous deux ne l'ont appris que du Cohen Gadol (Grand Prêtre) uni à une veuve, mais chacun à sa manière.
- דְּתַנָּא קַמָּא סָבַר: כִּי כֹּהֵן גָּדוֹל בְּאַלְמָנָה. מָה כֹּהֵן גָּדוֹל בְּאַלְמָנָה שֶׁבִּיאָתוֹ בַּעֲבֵירָה וּפוֹסֵל בָּהּ, אַף כֹּל שֶׁבִּיאָתוֹ בַּעֲבֵירָה – פּוֹסֵל.Car le premier Tanna pense : ce cas est comme celui du Cohen Gadol avec une veuve. De même que le Cohen Gadol avec une veuve : son union se fait par une transgression et il la rend inapte à la prêtrise, de même tout homme dont l'union se fait par une transgression, tel l'Égyptien de deuxième génération, la rend inapte.
- וְרַבִּי יוֹסֵי סָבַר: כִּי כֹהֵן גָּדוֹל בְּאַלְמָנָה. מָה כֹּהֵן גָּדוֹל בְּאַלְמָנָה שֶׁזַּרְעוֹ פָּסוּל וּפוֹסֵל, אַף כֹּל שֶׁזַּרְעוֹ פָּסוּל – פּוֹסֵל. לְאַפּוֹקֵי מִצְרִי שֵׁנִי שֶׁאֵין זַרְעוֹ פָּסוּל, דְּאָמַר קְרָא: ״בָּנִים אֲשֶׁר יִוָּלְדוּ לָהֶם דּוֹר שְׁלִישִׁי יָבֹא לָהֶם בִּקְהַל ה׳״.Et Rabbi Yossé pense : ce cas est comme celui du Cohen Gadol avec une veuve. De même que le Cohen Gadol avec une veuve : sa descendance est inapte à la prêtrise (elle a le statut de 'halal, Cohen déchu) et il rend la femme inapte, de même tout homme dont la descendance est inapte la rend inapte. Cela exclut l'Égyptien de deuxième génération, dont la descendance n'est pas inapte, car le verset dit : « Les enfants qui leur naîtront à la troisième génération pourront entrer dans l'assemblée de Hachem » (Deutéronome 23, 9). L'Égyptien de deuxième génération ne rend donc pas inapte la femme à laquelle il s'unit.
- רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: כֹּל שֶׁאַתָּה נוֹשֵׂא בִּתּוֹ – אַתָּה נוֹשֵׂא אַלְמְנָתוֹ, וְכֹל שֶׁאִי אַתָּה נוֹשֵׂא אֶת בִּתּוֹ – אִי אַתָּה נוֹשֵׂא אַלְמְנָתוֹ. מַאי אִיכָּא בֵּין רַבִּי יוֹסֵי לְרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל? אָמַר עוּלָּא: גֵּר עַמּוֹנִי וּמוֹאָבִי אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ. וּשְׁנֵיהֶם לֹא לְמָדוּהָ אֶלָּא מִכֹּהֵן גָּדוֹל בְּאַלְמָנָה.La baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) poursuit : Rabban Chimon ben Gamliel dit : Tout homme dont tu peux épouser la fille, tu peux épouser sa veuve ; et tout homme dont tu ne peux pas épouser la fille, tu ne peux pas épouser sa veuve. La Guemara demande : Quelle différence y a-t-il entre Rabbi Yossé et Rabban Chimon ben Gamliel ? Oulla a dit : C'est le converti ammonite et moabite qui les sépare : selon Rabbi Yossé, il rend inapte la femme à laquelle il s'unit ; selon Rabban Chimon ben Gamliel, non. Et tous deux ne l'ont appris que du Cohen Gadol uni à une veuve.
- דְּרַבִּי יוֹסֵי סָבַר: כִּי כֹּהֵן גָּדוֹל בְּאַלְמָנָה. מָה כֹּהֵן גָּדוֹל בְּאַלְמָנָה שֶׁזַּרְעוֹ פָּסוּל – וּפוֹסֵל, אַף כֹּל שֶׁזַּרְעוֹ פָּסוּל – פּוֹסֵל.Car Rabbi Yossé pense : ce cas est comme celui du Cohen Gadol avec une veuve. De même que le Cohen Gadol avec une veuve : sa descendance est inapte et il rend la femme inapte, de même tout homme dont la descendance est inapte, ce qui inclut le converti ammonite ou moabite, la rend inapte.
- וְרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל: כְּכֹהֵן גָּדוֹל בְּאַלְמָנָה. מָה כֹּהֵן גָּדוֹל בְּאַלְמָנָה שֶׁכׇּל זַרְעוֹ פָּסוּל, אַף כֹּל שֶׁכׇּל זַרְעוֹ פָּסוּל, אֲפִילּוּ נְקֵבוֹת, לְאַפּוֹקֵי גֵּר עַמּוֹנִי וּמוֹאָבִי דִּנְקֵבוֹת הָווּ כְּשֵׁרוֹת לָבֹא בַּקָּהָל. דְּאָמַר מָר: עַמּוֹנִי וְלֹא עַמּוֹנִית, מוֹאָבִי וְלֹא מוֹאָבִית.Et Rabban Chimon ben Gamliel pense : ce cas est comme celui du Cohen Gadol avec une veuve. De même que le Cohen Gadol avec une veuve : toute sa descendance est inapte, filles comme fils, de même tout homme dont toute la descendance est inapte, même les filles, rend la femme inapte. Cela exclut le converti ammonite et moabite, dont les filles sont aptes à entrer dans l'assemblée, car le Maître a dit : Un Ammonite, et non une Ammonite ; un Moabite, et non une Moabite.
- אָמַר רַב חִסְדָּא: הַכֹּל מוֹדִים בְּאַלְמְנַת עִיסָּה שֶׁפְּסוּלָה לַכְּהוּנָּה. מַאן מֵיקֵל בְּהָנֵי תַּנָּאֵי – רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל, וְקָאָמַר: כֹּל שֶׁאַתָּה נוֹשֵׂא בִּתּוֹ – אַתָּה נוֹשֵׂא אַלְמְנָתוֹ, וְכֹל שֶׁאִי אַתָּה נוֹשֵׂא בִּתּוֹ – אִי אַתָּה נוֹשֵׂא אַלְמְנָתוֹ. לְמַעוֹטֵי מַאי? לְמַעוֹטֵי אַלְמְנַת עִיסָּה שֶׁפְּסוּלָה לַכְּהוּנָּה.Rav 'Hisda a dit : Tous reconnaissent qu'une veuve issa (litt. « pâte », de lignée mêlée : veuve d'un homme qui était peut-être 'halal) est inapte à la prêtrise. Qui est le plus indulgent de ces Tannaïm ? Rabban Chimon ben Gamliel, et il dit : Tout homme dont tu peux épouser la fille, tu peux épouser sa veuve ; et tout homme dont tu ne peux pas épouser la fille, tu ne peux pas épouser sa veuve. Pour exclure quoi ? Sa seconde proposition vise à exclure la veuve issa, qui est inapte à la prêtrise, puisque la fille d'un homme peut-être 'halal ne peut épouser un Cohen.
- לְאַפּוֹקֵי מִדְּהָנֵי תַּנָּאֵי דִּתְנַן: הֵעִיד רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ וְרַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתֵירָא עַל אַלְמְנַת עִיסָּה שֶׁכְּשֵׁירָה לַכְּהוּנָּה. מַאי טַעְמָא – הָוֵי סְפֵק סְפֵיקָא, וּסְפֵק סְפֵיקָא לְקוּלָּא.Rav 'Hisda vise à écarter l'avis de ces Tannaïm, car nous avons appris dans la Michna (Edouyot 8, 3) : Rabbi Yehochoua et Rabbi Yehouda ben Betéra ont témoigné au sujet de la veuve issa qu'elle est apte à la prêtrise. Quelle est la raison ? C'est un double doute (séfek séfeika), et un double doute se tranche avec indulgence.
- וַדָּאָן בְּוַדָּאָן מוּתָּר. אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: הֲלָכָה כְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר. כִּי אַמְרִיתַהּ קַמֵּיהּ דִּשְׁמוּאֵל אֲמַר לִי: הִלֵּל שׁוֹנֶה: עֲשָׂרָה יוּחֲסִים עָלוּ מִבָּבֶל וְכוּלָּם מוּתָּרִים לָבֹא זֶה בָּזֶה, וְאַתְּ אָמְרַתְּ הֲלָכָה כְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר?!La Michna enseigne que selon Rabbi Eliézer, les personnes de statut certain peuvent s'unir avec celles de statut certain : c'est permis, à l'exclusion des personnes de statut douteux. Rav Yehouda a dit au nom de Rav : La halakha est conforme à Rabbi Eliézer. Rav Yehouda ajouta : Quand je l'ai dit devant Chmouel, il m'a dit : Hillel enseigne : Dix catégories de lignées sont montées de Babylone et toutes peuvent s'unir l'une à l'autre, et toi, tu dis que la halakha est conforme à Rabbi Eliézer ?!
- וּרְמִי דְּרַב אַדְּרַב וּרְמִי דִּשְׁמוּאֵל אַדִּשְׁמוּאֵל, דְּאִיתְּמַר: אֲרוּסָה שֶׁעִיבְּרָה, רַב אָמַר: הַוָּלָד מַמְזֵר. וּשְׁמוּאֵל אָמַר: הַוָּלָד שְׁתוּקִי.Mais opposons ce que dit Rav à ce que dit Rav, et opposons ce que dit Chmouel à ce que dit Chmouel, car il a été dit (par les Amoraïm) : Une fiancée (aroussa, déjà liée par les kiddouchin) qui est devenue enceinte, sans qu'on sache si c'est de son fiancé ou d'un autre : Rav dit : l'enfant est mamzer (né d'une union interdite). Et Chmouel dit : l'enfant est chétouki (de père inconnu, statut douteux).
- רַב אָמַר: הַוָּלָד מַמְזֵר וּמוּתָּר בְּמַמְזֶרֶת, וּשְׁמוּאֵל אָמַר: הַוָּלָד שְׁתוּקִי וְאָסוּר בְּמַמְזֶרֶת. אֵיפוֹךְ, רַב אָמַר: הַוָּלָד שְׁתוּקִי, וּשְׁמוּאֵל אָמַר: הַוָּלָד מַמְזֵר.Rav dit : l'enfant est mamzer, et il est permis à une mamzérèt ; et Chmouel dit : l'enfant est chétouki, et il est interdit à une mamzérèt. Ils se contredisent donc : ici Chmouel interdit le douteux au certain et Rav le permet, l'inverse de leurs positions précédentes. Inverse : c'est Rav qui dit : l'enfant est chétouki, et Chmouel qui dit : l'enfant est mamzer.
- תַּרְתֵּי לְמָה לִי? צְרִיכָא, דְּאִי אִיתְּמַר בְּהָא, בְּהָא קָאָמַר רַב מִשּׁוּם דְּרוֹב כְּשֵׁרִים אֶצְלָהּ. אֲבָל הָתָם, דְּרוֹב פְּסוּלִים אֶצְלָהּ, אֵימָא מוֹדֵי לִשְׁמוּאֵל.Pourquoi ai-je besoin de deux fois la même discussion ? C'est nécessaire, car si cela avait été dit à propos de celui-ci (le chétouki de la Michna, né d'une femme non mariée), on aurait pensé que c'est à son sujet que Rav le dit, parce que la majorité des hommes sont aptes vis-à-vis d'elle. Mais là-bas, pour la fiancée, où la majorité sont inaptes vis-à-vis d'elle, tous lui étant interdits hormis le fiancé, on aurait dit que Rav reconnaît l'avis de Chmouel.
- וְאִי אִיתְּמַר בְּהָךְ, בְּהָא קָאָמַר רַב – מִשּׁוּם דְּאִיכָּא לְמִיתְלְ[יַ]הּ בְּאָרוּס, אֲבָל בְּהָא אֵימָא מוֹדֵי לִשְׁמוּאֵל, צְרִיכָא.Et si cela avait été dit à propos de l'autre (la fiancée), on aurait pensé que c'est à son sujet que Rav le dit, parce qu'on peut attribuer la grossesse au fiancé. Mais dans ce cas-ci, de la femme non mariée, on aurait dit qu'il reconnaît l'avis de Chmouel. C'est donc nécessaire.
- וְאִי בָּעֵית אֵימָא: לְעוֹלָם לָא תֵּיפוֹךְ, וּמַאי מַמְזֵר דְּקָאָמַר רַב – לָאו מוּתָּר בְּמַמְזֶרֶת, אֶלָּא דְּאָסוּר בְּבַת יִשְׂרָאֵל. וּשְׁמוּאֵל אָמַר: הַוָּלָד שְׁתוּקִי, דְּאָסוּר בְּבַת יִשְׂרָאֵל. אִי הָכִי הַיְינוּ דְּרַב! אֶלָּא: מַאי שְׁתוּקִי – שֶׁמְּשַׁתְּקִין אוֹתוֹ מִדִּין כְּהוּנָּה.Et si tu veux, dis : En réalité, n'inverse pas. Et que signifie mamzer, dont parle Rav ? Non pas qu'il soit permis à une mamzérèt, mais qu'il est interdit à une fille d'Israël. Et Chmouel dit : l'enfant est chétouki, en ce sens qu'il est interdit à une fille d'Israël. On objecte : S'il en est ainsi, c'est précisément l'avis de Rav ! Mais plutôt, que signifie chétouki ? Qu'on le fait taire (mechatekin), c'est-à-dire qu'on l'écarte, du statut de la prêtrise, même si le fiancé était Cohen.
- פְּשִׁיטָא, הַשְׁתָּא מִדִּין יִשְׂרָאֵל מְשַׁתְּקִינַן לֵיהּ, מִדִּין כְּהוּנָּה מִיבְּעֵי?! אֶלָּא: מַאי שְׁתוּקִי – שֶׁמְּשַׁתְּקִין אוֹתוֹ מִנִּכְסֵי אָבִיו. פְּשִׁיטָא, מִי יָדְעִינַן אֲבוּהּ מַנּוּ? לָא צְרִיכָא, דִּתְפַס.C'est évident ! Maintenant qu'on l'écarte du statut d'Israël, puisqu'il ne peut entrer dans l'assemblée, faut-il dire qu'on l'écarte du statut de la prêtrise ?! Mais plutôt, que signifie chétouki ? Qu'on l'écarte des biens de son père présumé. C'est évident : savons-nous qui est son père ? Non, c'est nécessaire dans le cas où il s'est saisi des biens du fiancé en prétendant que celui-ci était son père : on les lui retire.
- וְאִי בָּעֵית אֵימָא: מַאי שְׁתוּקִי – בְּדוּקִי, שֶׁבּוֹדְקִים אֶת אִמּוֹ וְאוֹמֶרֶת: ״לְכָשֵׁר נִבְעַלְתִּי״ – נֶאֱמֶנֶת. כְּמַאן – כְּרַבָּן גַּמְלִיאֵל? הָאָמַר שְׁמוּאֵל חֲדָא זִימְנָא, דִּתְנַן: הָיְתָה מְעוּבֶּרֶת, וְאָמְרוּ לָהּ: מָה טִיבוֹ שֶׁל עוּבָּר זֶה? מֵאִישׁ פְּלוֹנִי וְכֹהֵן הוּא – רַבָּן גַּמְלִיאֵל וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמְרִים: נֶאֱמֶנֶת. רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר: אֵינָהּ נֶאֱמֶנֶת. וְאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: הֲלָכָה כְּרַבָּן גַּמְלִיאֵל!Et si tu veux, dis : Que signifie chétouki ? Bedouki (« examiné ») : on examine sa mère, et si elle dit : Je me suis unie à un homme apte, elle est crue. Selon qui ? Selon Rabban Gamliel ? Mais Chmouel l'a déjà dit une fois ! Car nous avons appris dans la Michna (Ketoubot 13a) : Si elle était enceinte et qu'on lui a dit : Quelle est la nature de ce fœtus ? et qu'elle a répondu : Il est d'Untel, qui est Cohen – Rabban Gamliel et Rabbi Eliézer disent : Elle est crue. Rabbi Yehochoua dit : Elle n'est pas crue. Et Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : La halakha est conforme à Rabban Gamliel !
- צְרִיכָא, דְּאִי מֵהָתָם הֲוָה אָמֵינָא: הָתָם רוֹב כְּשֵׁירִים אֶצְלָהּ, אֲבָל הָכָא דְּרוֹב פְּסוּלִים אֶצְלָהּ, אֵימָא לָא, צְרִיכָא.C'est nécessaire, car si nous l'avions su seulement de là-bas, j'aurais dit : là-bas, la majorité sont aptes vis-à-vis d'elle, puisqu'elle n'est pas mariée ; mais ici, où la majorité sont inaptes vis-à-vis d'elle, puisque tous lui sont interdits sauf le fiancé, dis que non, elle n'est pas crue. C'est donc nécessaire.
- תַּנְיָא: וְכֵן רַבִּי אֶלְעָזָר אוֹמֵר: כּוּתִי לֹא יִשָּׂא כּוּתִית. מַאי טַעְמָא? אָמַר רַב יוֹסֵף: עֲשָׂאוּהוּ כְּגֵר לְאַחַר עֲשָׂרָה דּוֹרוֹת, דְּתַנְיָא: גֵּר, עַד עֲשָׂרָה דּוֹרוֹת – מוּתָּר בְּמַמְזֶרֶת, מִכָּאן וְאֵילָךְ – אָסוּר בְּמַמְזֶרֶת.Il a été enseigné dans une baraïta : Et de même, Rabbi Elazar dit : Un Couti (Samaritain) n'épousera pas une Coutit. Quelle est la raison ? Rav Yossef a dit : On l'a rendu semblable à un converti après dix générations, car il a été enseigné : Un converti, jusqu'à dix générations, est permis à une mamzérèt ; à partir de là, il est interdit à une mamzérèt, car on ne se souvient plus de son origine.
- וְיֵשׁ אוֹמְרִים עַד שֶׁיִּשְׁתַּקֵּעַ שֵׁם עֲבוֹדָה זָרָה מִמֶּנּוּ.Et certains disent : il lui reste permis de l'épouser jusqu'à ce que le nom de l'idolâtrie soit oublié de lui, c'est-à-dire tant qu'on se souvient de ses racines non juives.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: מִי דָּמֵי? הָתָם גֵּר יָשָׁן וּמַמְזֶרֶת חֲדָשָׁה, אָמְרִי: בַּר יִשְׂרָאֵל הוּא דְּקָא נָסֵיב מַמְזֶרֶת. הָכָא אִידֵּי וְאִידֵּי כִּי הֲדָדֵי נִינְהוּ. אֶלָּא: כִּי אֲתָא רַב דִּימִי, אָמַר: רַבִּי אֶלְעָזָר סָבַר לַהּ כְּרַבִּי יִשְׁמָעֵאל,Abayé lui dit : Est-ce comparable ? Là-bas, c'est un converti ancien et une mamzérèt nouvelle, de statut connu ; on dira : C'est un fils d'Israël qui épouse une mamzérèt. Ici, l'un et l'autre sont pareils : si l'on prend l'homme pour un Juif apte, on prendra aussi la femme pour telle. Mais plutôt : quand Rav Dimi est venu d'Erets Israël, il a dit : Rabbi Elazar pense comme Rabbi Ichmaël,
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