Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְנִיחְזֵי זוּזֵי מִמַּאן נָקֵט? לָא צְרִיכָא דְּנָקֵט מִתַּרְוַיְיהוּ וְאָמַר: חַד מִדַּעְתַּאי, וְחַד בְּעַל כּוּרְחַי. וְלָא יְדִיעַ הֵי מִדַּעְתּוֹ וְהֵי לֹא מִדַּעְתּוֹ.Et voyons de qui il a pris l'argent ! Celui-là est l'acheteur. Non, c'est nécessaire pour le cas où il a pris de l'argent des deux, et où il a dit : L'un m'a payé de mon plein gré, et l'autre contre mon gré. Et on ne sait pas lequel de son plein gré et lequel contre son gré.
- נֶאֱמָן דַּיָּין לוֹמַר: לָזֶה זִכִּיתִי וְלָזֶה חִיַּיבְתִּי. בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים – שֶׁבַּעֲלֵי דִינִים עוֹמְדִים לְפָנָיו, אֲבָל אֵין בַּעֲלֵי דִינִים עוֹמְדִים לְפָנָיו – אֵינוֹ נֶאֱמָן. וְנִיחְזֵי זְכוּתָא מַאן נָקֵיט?La baraïta poursuit : Le juge est cru pour dire : C'est celui-ci que j'ai innocenté et celui-là que j'ai condamné. De quoi parle-t-on ? Lorsque les plaideurs se tiennent devant lui ; mais si les plaideurs ne se tiennent pas devant lui, il n'est pas cru. La Guemara demande : Et voyons qui détient l'acte de gain de cause !
- לָא צְרִיכָא, דִּקְרִיעַ זְכוּתַיְיהוּ. וְנִיהְדַּר וְנִידַיְּינִינְהוּ! בְּשׁוּדָא דְּדַיָּינֵי.Non, c'est nécessaire pour le cas où leurs actes de gain de cause ont été déchirés. Mais qu'il recommence et les juge à nouveau ! Il s'agit d'un cas relevant du chouda des juges (décision laissée à leur appréciation), qui pourrait être différente la seconde fois.
- אָמַר רַב נַחְמָן: שְׁלֹשָׁה נֶאֱמָנִין עַל הַבְּכוֹר, אֵלּוּ הֵן: חַיָּה, אָבִיו, וְאִמּוֹ. חַיָּה – לְאַלְתַּר, אִמּוֹ – כׇּל שִׁבְעָה, אָבִיו – לְעוֹלָם. כִּדְתַנְיָא. ״יַכִּיר״ – יַכִּירֶנּוּ לַאֲחֵרִים.Rav Na'hman a dit : Trois sont crus au sujet du premier-né ; ce sont : la sage-femme, son père et sa mère. La sage-femme, sur le moment ; sa mère, durant les sept jours ; son père, pour toujours. Comme il a été enseigné dans une baraïta : « Il reconnaîtra » (Deutéronome 21, 17) : il le fera reconnaître aux autres.
- מִכָּאן אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: נֶאֱמָן אָדָם לוֹמַר: ״זֶה בְּנִי בְּכוֹר״. וּכְשֵׁם שֶׁנֶּאֱמָן לוֹמַר: ״זֶה בְּנִי בְּכוֹר״, כָּךְ נֶאֱמָן לוֹמַר: ״זֶה בֶּן גְּרוּשָׁה״ וְ״זֶה בֶּן חֲלוּצָה״. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵינוֹ נֶאֱמָן.De là, Rabbi Yehouda a dit : Un homme est cru pour dire : Celui-ci est mon fils premier-né. Et de même qu'il est cru pour dire : Celui-ci est mon fils premier-né, de même, s'il est Cohen, il est cru pour dire : Celui-ci est le fils d'une divorcée, et : Celui-ci est le fils d'une 'haloutsa (femme libérée du lévirat par la cérémonie de la 'halitsa). Et les Sages disent : Il n'est pas cru pour ces derniers cas.
- אַבָּא שָׁאוּל הָיָה קוֹרֵא לַשְּׁתוּקִי ״בְּדוּקִי״. מַאי ״בְּדוּקִי״? אִילֵימָא שֶׁבּוֹדְקִין אֶת אִמּוֹ וְאוֹמֶרֶת: לְכָשֵׁר נִבְעַלְתִּי – נֶאֱמֶנֶת, כְּמַאן – כְּרַבָּן גַּמְלִיאֵל, תְּנֵינָא חֲדָא זִימְנָא! דִּתְנַן: הָיְתָה מְעוּבֶּרֶת, וְאָמְרוּ לָהּ: מָה טִיבוֹ שֶׁל עוּבָּר זֶה? אָמְרָה לָהֶם: מֵאִישׁ פְּלוֹנִי וְכֹהֵן הוּא. רַבָּן גַּמְלִיאֵל וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמְרִים: נֶאֱמֶנֶת, וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר: לֹא מִפִּיהָ אָנוּ חַיִּין. וְאָמַר רַב יְהוּדָה, אָמַר שְׁמוּאֵל: הֲלָכָה כְּרַבָּן גַּמְלִיאֵל.La Michna a enseigné : Abba Chaoul appelait le chetouki (enfant de père inconnu) « bedouki » (« vérifié »). Que signifie « bedouki » ? Si l'on dit : qu'on interroge sa mère, et que si elle dit : c'est à un homme apte que je me suis unie, elle est crue – conformément à qui ? À Rabban Gamliel. Or nous l'avons déjà enseigné une fois ! Car nous avons appris dans la Michna (Ketoubot 13a) : Si elle était enceinte, et qu'on lui a dit : Quelle est la nature de ce fœtus ? et qu'elle leur a dit : Il est de tel homme, et il est Cohen, Rabban Gamliel et Rabbi Eliézer disent : Elle est crue. Et Rabbi Yehochoua dit : Nous ne vivons pas de sa bouche, on ne s'en remet pas à ses paroles. Et Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : La halakha est conforme à Rabban Gamliel. Qu'ajoute donc Abba Chaoul ?
- – חֲדָא לְהַכְשִׁיר בָּהּ, וַחֲדָא לְהַכְשִׁיר בְּבִתָּהּ. הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר: לְדִבְרֵי הַמַּכְשִׁיר בָּהּ – פּוֹסֵל בְּבִתָּהּ.La Guemara répond : L'un des enseignements vient pour la rendre apte, elle, et l'autre pour rendre apte sa fille. Cela convient selon celui qui dit : selon l'avis de celui qui la déclare apte, il déclare inapte sa fille ; Abba Chaoul ajoute donc qu'elle est crue aussi pour sa fille.
- אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר: לְדִבְרֵי הַמַּכְשִׁיר בָּהּ – מַכְשִׁיר בְּבִתָּהּ, אַבָּא שָׁאוּל מַאי אֲתָא לְאַשְׁמוֹעִינַן?Mais selon celui qui dit : selon l'avis de celui qui la déclare apte, il déclare aussi apte sa fille, que vient nous apprendre Abba Chaoul ?
- דְּאַבָּא שָׁאוּל עֲדִיפָא מִדְּרַבָּן גַּמְלִיאֵל. דְּאִי מֵהָתָם הֲוָה אָמֵינָא: הָתָם, דְּרוֹב כְּשֵׁרִין אֶצְלָהּ, אֲבָל הֵיכָא דְּרוֹב פְּסוּלִין אֶצְלָהּ – אֵימָא לָא, צְרִיכָא. אָמַר רָבָא: הֲלָכָה כְּאַבָּא שָׁאוּל.La Guemara répond : C'est que l'enseignement d'Abba Chaoul va plus loin que celui de Rabban Gamliel. Car si l'on ne l'apprenait que de là-bas, j'aurais dit : là-bas, c'est que la majorité sont aptes vis-à-vis d'elle ; mais là où la majorité sont inaptes vis-à-vis d'elle, comme une fiancée, je dirais que non, elle n'est pas crue. C'est nécessaire. Rava a dit : La halakha est conforme à Abba Chaoul.
- מַתְנִי׳ כׇּל הָאֲסוּרִין לָבֹא בַּקָּהָל – מוּתָּרִים לָבֹא זֶה בָּזֶה. רַבִּי יְהוּדָה אוֹסֵר.MICHNA : Tous ceux à qui il est interdit d'entrer dans l'assemblée ont permission d'entrer les uns chez les autres. Rabbi Yehouda interdit.
- רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: וַדָּאָן בְּוַדָּאָן – מוּתָּר, וַדָּאָן בִּסְפֵיקָן, וּסְפֵיקָן בְּוַדָּאָן, וּסְפֵיקָן בִּסְפֵיקָן – אָסוּר. וְאֵלּוּ הֵן הַסְּפֵיקוֹת: שְׁתוּקִי, אֲסוּפִי, וְכוּתִי.Rabbi Eliézer dit : Les certains avec les certains, c'est permis ; les certains avec les douteux, les douteux avec les certains et les douteux avec les douteux, c'est interdit. Et voici les douteux : le chetouki, l'assoufi (enfant trouvé) et le Couti (Samaritain).
- גְּמָ׳ מַאי כׇּל הָאֲסוּרִין לָבֹא בַּקָּהָל? אִילֵימָא מַמְזֵירֵי וּנְתִינֵי שְׁתוּקֵי וַאֲסוּפֵי – הָא תְּנָא לֵיהּ רֵישָׁא, מַמְזֵירֵי וּנְתִינֵי שְׁתוּקֵי וַאֲסוּפֵי מוּתָּרִים לָבֹא זֶה בָּזֶה!GUEMARA : Qui sont « tous ceux à qui il est interdit d'entrer dans l'assemblée » ? Si l'on dit : les mamzerim, les netinim (Guibonites), les chetoukim et les assoufim, cela a déjà été enseigné au début du chapitre : les mamzerim, les netinim, les chetoukim et les assoufim ont permission d'entrer les uns chez les autres !
- וְתוּ: רַבִּי יְהוּדָה אוֹסֵר, אַהֵיָיא? אִילֵּימָא אַוַּדָּאָן בִּסְפֵיקָן – הָא מִדְּקָתָנֵי סֵיפָא רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: וַדָּאָן בְּוַדָּאָן – מוּתָּר, וַדָּאָן בִּסְפֵיקָן, וּסְפֵיקָן בִּסְפֵיקָן – אָסוּר, מִכְּלָל דְּרַבִּי יְהוּדָה לָא סְבִירָא לֵיהּ!Et de plus : « Rabbi Yehouda interdit », sur quoi cela porte-t-il ? Si l'on dit : sur les certains avec les douteux, puisque la fin enseigne : Rabbi Eliézer dit : Les certains avec les certains, c'est permis ; les certains avec les douteux et les douteux avec les douteux, c'est interdit, on en déduit que Rabbi Yehouda ne pense pas ainsi !
- וְכִי תֵּימָא: רַבִּי יְהוּדָה אוֹסֵר אַגֵּר בְּמַמְזֶרֶת, מִידֵּי גֵּר בְּמַמְזֶרֶת קָתָנֵי? כׇּל הָאֲסוּרִין לָבֹא בַּקָּהָל קָתָנֵי!Et si tu dis : « Rabbi Yehouda interdit » porte sur le converti avec la mamzérèt (femme mamzer), enseigne-t-on donc ici le converti avec la mamzérèt ? On enseigne : « Tous ceux à qui il est interdit d'entrer dans l'assemblée » ! Or le converti n'en fait pas partie.
- אָמַר רַב יְהוּדָה:Rav Yehouda a dit :
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