Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֲפִילּוּ נִדָּה נָמֵי! אַלְּמָה אָמַר אַבָּיֵי: הַכֹּל מוֹדִים בְּבָא עַל הַנִּדָּה וְעַל הַסּוֹטָה, שֶׁאֵין הַוָּלָד מַמְזֵר? אָמַר חִזְקִיָּה: אָמַר קְרָא ״וּתְהִי נִדָּתָהּ עָלָיו״, אֲפִילּוּ בִּשְׁעַת נִדָּתָהּ – תְּהֵא בָּהּ הֲוָיָה.même pour la nidda (femme en état de menstruation), les kiddouchin (consécration matrimoniale) ne devraient pas prendre non plus, et l'enfant devrait être mamzer (né d'une union interdite) ! Pourquoi donc Abayé a-t-il dit : tous admettent, pour celui qui s'unit à une nidda ou à une sota (femme soupçonnée d'infidélité, interdite à son mari), que l'enfant n'est pas mamzer ? 'Hizkiya a dit : le verset dit : « Et que son impureté soit sur lui » (outehi, Lévitique 15, 24) : même au moment de son impureté, il y aura sur elle la havaya, le lien évoqué pour les kiddouchin (Deutéronome 24, 2) ; les mots outehi et havaya ont la même racine.
- מִכְּדֵי אִיכָּא לְאַקּוֹשַׁהּ לְנִדָּה, וְאִיכָּא לְאַקּוֹשַׁהּ לַאֲחוֹת אִשָּׁה, מַאי חָזֵית דְּמַקְּשַׁתְּ לְהוּ לַאֲחוֹת אִשָּׁה? אַקְּשַׁהּ לְנִדָּה! קוּלָּא וְחוּמְרָא – לְחוּמְרָא מַקְּשִׁינַן.Après tout, on peut les rapprocher de la nidda, et on peut les rapprocher de la sœur de l'épouse : qu'as-tu vu pour les rapprocher de la sœur de l'épouse ? Rapproche-les de la nidda ! Entre une indulgence et une rigueur, nous rapprochons dans le sens de la rigueur.
- רַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב אָמַר: אָתְיָא בְּקַל וָחוֹמֶר מִיבָמָה: וּמָה יְבָמָה, שֶׁהִיא בְּלָאו – לָא תָּפְסִי בָּהּ קִידּוּשִׁין, חַיָּיבֵי מִיתוֹת וְחַיָּיבֵי כָרֵיתוֹת לֹא כׇּל שֶׁכֵּן? אִי הָכִי, שְׁאָר חַיָּיבֵי לָאוִין נָמֵי!Rav A'ha bar Yaakov a dit : cette règle se déduit par un kal va'homer (raisonnement a fortiori) de la yevama (veuve soumise au lévirat) : si la yevama, qui n'est interdite que par un simple interdit, les kiddouchin ne prennent pas sur elle, les unions passibles de mort et les unions passibles de karèt (retranchement), à plus forte raison, n'est-ce pas ? S'il en est ainsi, les autres unions interdites par un simple interdit devraient aussi être sans kiddouchin !
- אָמַר רַב פָּפָּא: חַיָּיבֵי לָאוִין בְּהֶדְיָא כְּתִיב בְּהוּ – ״כִּי תִהְיֶיןָ לְאִישׁ שְׁתֵּי נָשִׁים הָאַחַת אֲהוּבָה וְהָאַחַת שְׂנוּאָה״, וְכִי יֵשׁ שְׂנוּאָה לִפְנֵי הַמָּקוֹם וַאֲהוּבָה לִפְנֵי הַמָּקוֹם? אֶלָּא: ״אֲהוּבָה״ – אֲהוּבָה בְּנִישּׂוּאֶיהָ, ״שְׂנוּאָה״ – שְׂנוּאָה בְּנִישּׂוּאֶיהָ. וְקָאָמַר רַחֲמָנָא: ״כִּי תִהְיֶיןָ״.Rav Pappa a dit : à propos des unions interdites par un simple interdit, il est écrit explicitement que les kiddouchin sont valides : « Si un homme a deux femmes, l'une aimée et l'autre haïe » (Deutéronome 21, 15). Y a-t-il donc une haïe devant l'Omniprésent et une aimée devant l'Omniprésent ? Mais « aimée » : aimée dans son mariage ; « haïe » : haïe dans son mariage, c'est-à-dire que ce mariage transgresse un interdit. Et le Miséricordieux a dit : « Si un homme a » : le lien conjugal existe.
- וּלְרַבִּי עֲקִיבָא דְּאָמַר: אֵין קִידּוּשִׁין תּוֹפְסִין בְּחַיָּיבֵי לָאוִין, ״כִּי תִהְיֶיןָ״ בְּמַאי מוֹקֵים? בְּאַלְמָנָה לְכֹהֵן גָּדוֹל, וּכְרַבִּי סִימַאי.Et selon Rabbi Akiva, qui dit que les kiddouchin ne prennent pas sur les unions interdites par un simple interdit, « si un homme a », à quel cas l'applique-t-il ? À une veuve mariée à un Grand Prêtre, et conformément à Rabbi Simaï.
- דְּתַנְיָא, רַבִּי סִימַאי אוֹמֵר: מִן הַכֹּל הָיָה רַבִּי עֲקִיבָא עוֹשֶׂה מַמְזֵר חוּץ מֵאַלְמָנָה לְכֹהֵן גָּדוֹל, שֶׁהֲרֵי אָמְרָה תּוֹרָה: ״לֹא יְחַלֵּל״ – חִילּוּלִים עוֹשֶׂה, וְאֵין עוֹשֶׂה מַמְזֵרוּת.Comme il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Simaï dit : de toutes les unions interdites, Rabbi Akiva faisait un mamzer, sauf de la veuve mariée à un Grand Prêtre, car la Torah a dit : « il ne profanera pas » (lo ye'hallel, Lévitique 21, 15) : il produit des profanés ('hiloulim), et il ne produit pas de mamzerout (statut de mamzer).
- וּלְרַבִּי יְשֵׁבָב, דְּאָמַר: בּוֹאוּ וְנִצְוַוח עַל עֲקִיבָא בֶּן יוֹסֵף שֶׁהָיָה אוֹמֵר: כֹּל שֶׁאֵין לוֹ בִּיאָה בְּיִשְׂרָאֵל – הַוָּלָד מַמְזֵר? הָנִיחָא לְרַבִּי יְשֵׁבָב אִי לְאַפּוֹקֵי מִדְּרַבִּי סִימַאי קָאָתֵי – שַׁפִּיר.Et selon Rabbi Yechévav, qui dit : venez, élevons nos cris contre Akiva ben Yossef, qui disait : toute femme avec laquelle un homme n'a pas d'union permise en Israël, l'enfant est mamzer, que dire ? Cela va bien pour Rabbi Yechévav s'il vient exclure l'avis de Rabbi Simaï, c'est bien : il l'admet alors pour les commandements positifs, et le verset peut porter sur eux.
- אֶלָּא אִי טַעְמָא דְנַפְשֵׁיהּ קָאָמַר, וַאֲפִילּוּ חַיָּיבֵי עֲשֵׂה, בְּמַאי מוֹקֵים לַהּ?Mais s'il énonce un raisonnement à lui, et même pour les unions interdites par un commandement positif, à quel cas applique-t-il le verset ?
- בִּבְעוּלָה לְכֹהֵן גָּדוֹל. וּמַאי שְׁנָא? מִשּׁוּם דְּהָוֵי לֵיהּ עֲשֵׂה שֶׁאֵין שָׁוֶה בַּכֹּל.À une femme non vierge mariée à un Grand Prêtre. Et en quoi est-ce différent ? Parce que c'est un commandement positif qui n'est pas égal pour tous, car il ne concerne que le Grand Prêtre.
- וְרַבָּנַן, אַדְּמוֹקֵי לַהּ בְּחַיָּיבֵי לָאוִין, נוֹקְמַהּ בְּחַיָּיבֵי עֲשֵׂה!Et les Rabbanan, plutôt que d'établir le verset pour les unions interdites par un simple interdit, qu'ils l'établissent pour les unions interdites par un commandement positif !
- הָנֵי חַיָּיבֵי עֲשֵׂה, בְּמַאי נִינְהוּ? אִי שְׁתֵּיהֶן מִצְרִיּוֹת – שְׁתֵּיהֶן שְׂנוּאוֹת, אִי אַחַת מִצְרִית וְאַחַת יִשְׂרְאֵלִית – שְׁתֵּי נָשִׁים מֵעַם אֶחָד בָּעֵינַן, אִי בְּעוּלָה לְכֹהֵן גָּדוֹל – מִי כְּתִיב ״תִּהְיֶיןָ לְכֹהֵן״?Ces unions interdites par un commandement positif, de quoi s'agit-il ? Si toutes deux sont égyptiennes converties, toutes deux sont haïes. Si l'une est égyptienne et l'autre israélite, il nous faut deux femmes d'un même peuple. Si c'est une femme non vierge mariée à un Grand Prêtre, est-il écrit : « si un Cohen a » ?
- וְרַבִּי עֲקִיבָא? בְּעַל כּוּרְחֵיךְ שִׁבְקֵיהּ לִקְרָא דְּהָוֵי דָּחֵיק, וּמוֹקֵי אַנַּפְשֵׁיהּ.Et Rabbi Akiva ? Comment explique-t-il un tel verset ? Bon gré mal gré, abandonne-le, ce verset, car c'est forcé, et il l'applique comme il le peut : puisqu'il estime que les kiddouchin sont nuls dès qu'il y a interdit, il n'a pas le choix.
- וְכׇל מִי שֶׁאֵין לָהּ עָלָיו וְכוּ׳. שִׁפְחָה כְּנַעֲנִית מְנָלַן? אָמַר רַב הוּנָא: אָמַר קְרָא: ״שְׁבוּ לָכֶם פֹּה עִם הַחֲמוֹר״ – עַם הַדּוֹמֶה לַחֲמוֹר. אַשְׁכְּחַן דְּלָא תָּפְסִי בַּהּ קִדּוּשֵׁי,« Et toute celle qui ne peut avoir avec lui, etc. » : la servante cananéenne, d'où le savons-nous ? Rav Houna a dit : le verset dit : « Restez ici avec (im) l'âne » (Genèse 22, 5) : un peuple (am) semblable à l'âne : de même que les kiddouchin sont sans effet sur un animal, ils le sont sur la servante cananéenne. Nous avons trouvé que les kiddouchin ne prennent pas sur elle,
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